J'ai quelque désagrément à m'intéresser à la politique en ce moment. Le travail et des projets plus personnels m'accapar
ent. Je n'ai pas de choses particulièrement intéressantes à dire. Je discute parfois avec un
ancien militant de l'UMP pro-Sarkozhy. Il a parfaitement absorbé les clichés de gauche et les ressert à la moindre occasion. En plus de cela, il aime bien les états forts voire
tentaculaires. C'est à se demander s'il ne vaut pas mieux parfois un bon vieux gauchiste c'est à dire un beauf de la politique. Il ne fait pas spécialement bon être libéral ces
temps. Les anti nous assènent des vérités de plomb, ils veulent entraver le monde avec des lois anti-réchauffement qui auront aussi peu d'effet sur nos pollutions qu'elles vont confiner
à l'absurdité. ils rêvent naïvement de réguler plus que jamais.
Seule consolation, je dévore les biographies de Lafayette. Il est typiquement français qu'un personnage de cette envergure ne soit pas plus présent dans nos références. Pionnier de la liberté, du
libre-échange et d'une indéfectible amitié avec les US, ses biographies ne sont pas excessivement nombreuses. Le personnage a traversé une des périodes les plus tumultueuses de l'histoire de
France sans jamais se départir de sa verve libérale. Heureusement la littérature l'a sorti de l'ombre avec le LaFayette épique et courageux de Joseph Delteil. Avant de dévorer d'autres
biographies, celle du Duc de Castries, de Gonzague St Bris, de René Belin, je me délecte de celle d'Olivier Bernier, l'Américain, baptisée Lafayette comme il se doit.
Ajouté aprés lectures des biographies :
Si nos gouvernements se gaussent d'une France éprise de liberté, toujours proche des droits de l'homme, cette réputation, ils la doivent en grande partie, non pas à
la révolution synonyme de terreur, mais à un homme associé aux idéaux de celle-ci: LaFayette. Un libéral qui plus est!
Il me semble que l'assimilation du capitalisme à la compétition pure et dure est très confortable intellectuellement. Cette affirmation me paraît plutôt une
projection de la manière dont les gens voient le monde plutôt qu'une réalité. Il est vrai que le capitalisme d'état et ses petits privilèges laissent souvent sur le carreau ceux qui n'en sont pas.