Les conférences d'été de Michel Onfray sur France-Culture sont l'occasion de parler des errements de la gauche totalitaire. Une oeuvre salutaire de qualqu'un qui ne pourra être soupçonné de pencher vers le libéralisme ou la droite.
Rue89 se délecte d'un article de François Hollande écrit en 85, « Un mélo de série B » : quand Hollande se payait Guy Sorman, qui taille des croupières au libéralisme proné par Guy Sorman. Hollande fait mouche grâce à son sens de l'humour et au punch de son article.
Cela commence avec les mêmes acteurs : Reagan, réduit désormais au second rôle (dur de tenir dans ce métier), Hayek, jeune premier malgré ses quatre-vingt ans passés, et Frédéric Bastiat, cet Humphrey Bogart de l’économie trop tôt disparu.
Hollande reproche à Sorman de faire du neuf avec du vieux. Aujourd'hui, Sorman campe sur ses positions et plébiscite toujours un état minimum. Examinons les trois raisons invoquées par Hollande qui tente de ringardiser, il y a plus de 20 ans, les arguments de Sorman.
"C’est donc ça le libéralisme :
Les raisons de Hollande me semblent aujourd'hui sujettes à discussion.
1. Pour de multiples raisons, les exportations américaines battent des records et je ne crois pas que l'industrie française fasse de même.
2. La droite a essayé à juste titre de contourner les contraintes d'airain du salaire minimum avec le smic jeune en 93 et le CPE avec villepin. elle a échoué par deux fois. Avec les résultats que l'on sait, les jeunes sont au chômage dans une proportion plus importante uue la moyenne. Depuis ces deux échecs, la droite a lâché prise sur cette question.
3. Les multiples reglementations qui assaillent les entreprises aujourd'hui assurent-elles, avec l'aide du principe de précaution, une meilleure sécurité du
consommateur? En tous cas, elles pèsent lourdement aujourd'hui sur les entreprises.
Les collectifs sans-papiers tissent un lien social important avec les immigrés qui débarquent à Paris. Ils les soutiennent par exemple à travers des rencontres festives où l'on déguste du thieb en buvant du jus de gingembre. Néanmoins, si cet accueil et cette aide sont louables à travers l'initiative d'associations et d'individus, les actions principales me paraissent entachées d'immaturité. Icône de cette immaturité : des tracts maoïstes décrivant les méfaits du capitalisme dans les pays africains accompagnent les manifestations du collectif. En effet, à peine débarqués sur cette terre promise qu'est l'Europe, les jeunes Maliens sont mis au parfum par les jeunes et impulsifs militants : "sachez qu'ici nous vivons dans une société pourrie qui a colonisé votre pays et pillé les ressources de l'Afrique". Les sans-papiers squattent un immeuble désaffecté appartenant à une entreprise anonyme avec le slogan : "Ils investissent dans l'immobilier, investissons leurs maisons." Néanmoins, malgré un travail non déclaré et au noir, dans la restauration ou dans le bâtiment, et grâce à une énergie extraordinaire, Moussa a réussi au bout de quelques années à construire une maison à Bamako dans laquelle dès que cela sera possible, il rêve de revenir s'installer. Hélas, la maison de ses rêves a été squattée avant d'être accaparée directement par d'autres car au Mali les droits de propriété sont précaires. Moussa a tout perdu. Les militants du collectif sans papiers n'ont pas pour autant modifié leur slogan.
La relance crée des déficits qui entraîne la relance qui à son tour a besoin de relance qu'il faudra relancer encore... Stiglitz considère que baisser le coût du travail ne sert à rien s'il n'y a pas de demande. Ainsi, les pays rigides du point de vue des lois du travail s'en tire mieux en pleine crise. Paul Krugman se moque des Irlandais qui avec leur austérité (1/3 impôts , 2/3 baisse des dépenses) n'obtiennent que des taux d'emprunt plus élevés. Krugman plébiscite le doux Hollande face à l'avarice de Merckel. Baisser les dépenses publiques est pour lui une hérésie. Les Européens ont donc raison de se révolter, contre ce quelque chose qui est à peine expérimenté en Grande Bretagne ou ailleurs. Pour Goucho, cet article de l'éminent Krugman est limpide et renvoie dans les cordes, une fois de plus, la pensée unique qu'est le libéralisme. Acquiesçons en partie au raisonnement de Krugman : oui, relâchons la pression. En baissant les impôts (15% impôts , 85% baisse des dépenses) ! Nos gouvernants sont très prompts à lever des impôts. à chasser comme en Italie, les exilés fiscaux, à contrôler plus encore. Voilà qui n'est pas de nature à permettre la croissance ! Vive la liberté. Gordon Brown avait raillé la Suède qui, il y a quelques années, avait réduit ses impôts. Depuis la croissance est revenue et les impôts avec elle...
Intéressant, également. Krugman annonce la fin probable de l'Euro, ce
qu'il ne semble pas voir d'un mauvais oeil.
"1. La Grèce sort de l'euro, très probablement le mois prochain.
2. Des retraits massifs des banques espagnoles et italiennes, vers l'Allemagne.
3a. Peut-être. Les banques interdisant de transférer des dépôts hors du pays et contrôlant les limites sur les retraits d'espèces.
3b. Alternativement, ou peut-être en tandem, énorme tension sur le crédit à la BCE afin d'empêcher les banques de s'effondrer.
4a. L'Allemagne doit choisir. Accepter d'énormes créances publiques indirectes sur l'Italie et l'Espagne...
4b. Fin de l'euro."
Je gratte au fond de la cour de cette élection antilibérale quelques racines d'optimisme...Voici 3 points afin de panser provisoirement quelques plaies.
1. Reconnaissons que les amis de François Hollande ne sont pas des représentants de la gauche totalitaire: Manuel Valls, François Peillon, Serge Moscovici... Voilà qui est bon signe. Martine Aubry pourrait utiliser ses redoutables compétences à la promotion d'une gauche dure avec le ministère de l'intérieur pour éviter de faire trop de mal à l'économie. Les horaires des piscines ne pourraient être non pas une allégeance à l'Islam envahissant, mais plutôt une adaptation à la demande.
2. A propos de la nuit de la Bastille, les drapeaux algériens et palestiniens ne seraient pas le CQFD des constatations de Martine Le Pen, mais plutôt comme le disait Gilles Kepel ce matin sur France-Culture, une résurgence de la volonté de changement héritée du printemps arabe montrant que celui-ci est possible.
3. La normalité affichée de Hollande est un bon signe. On peut penser qu'un président au profil bas aura tendance à moins augmenter les prérogatives de l'Etat, à ne pas empiéter sur les libertés, à officier avec discrétion et à gérer ses dossiers avec sérieux et sans emphase, voire même à contre-emploi..
Quand on vit depuis des années sous le régime de Chavez, la possibilité d'avoir les résultats des votes rapidement, avec précision et sûreté, ainsi que l'image ci-dessous (du 8 mai) paraîssent extraordinaires.
"Un pays qui après une élection difficile est capable de se rassembler de cette façon, avec tous les symboles de respect de la République, est encore un pays qui a une certaine grandeur... Et chapeau bas à Sarkozy qui, après avoir donné un tel spectacle de lui-même lui coûtant l'élection, rappelle, au cas où le monde l'aurait oublié qu'il a toujours été un grand démocrate. Comparez ceci aux heures sombres de Chavez dans laquelle nous vivons aujourd'hui.... "
Daniel, français et vénézuélien, opposant farouche à Chavez. a soutenu Hollande...
Voici un extrait du courrier des lecteurs à l'issue d'un article d'un journaliste libéral souhaitant de ses voeux la victoire de Hollande dans le Wall-Street journal. La tonalité des commentaires est convergente.
*Mon raisonnement est simple et j’ai même décidé de créer une nouvelle règle pour commémorer cette analyse, la “Règle ‘Richard Nixon’ de Désinfection” qui veut qu’il est préférable de laisser le parti de gauche gagner lorsque le parti supposément de droite n’a qu’un candidat étatiste.*
To the motto "liberté, égalité, fraternité" France can now add stupidité.
A horrific future of chaos and violence awaits them
If the French pick Sarkozy they will continue on their no-so-gentle glide slope down. If they pick Hollande they will simply crash sooner. This will have an effect on the entire European economy ranging from bad to severe. Since the German tax payers and industry can't hold up all of Europe THEY might choose to leave the Euro and go back to the DM - in which case the whole project will collapse..
So that's the political choice the French, and most other European voters are given: Weakness, or Socialism, or both
Je suis régulièrement "Ce soir ou jamais". C'est mon Sitcom à moi, ma Commedia d'ell arte, avec des personnages relativement typés. D'un côté des gens de droite ou
de non gauche font face à des gens de gauche serrés sur le banc de face. Parmi cette assemblée, on trouve toujours un philosophe, un écrivain ou un homme de théâtre. Il est rare que le théâtreux
et le philosophe soient du côté droit du petit hémicycle. Souvent, un intellectuel de droite ou un libéral éminent se fait moucher par un histrion de gauche. C'est la règle de cette émission qui
fait remonter en surface tous les clichés de gauche. Je me réjouis de constater souvent la bonne tenue des débats ou malgré l'outrecuidance de certains arguments, la plupart du temps, les
participants conservent leur calme. J'ai noté deux moments frappants ces dernières semaines. Le premier, c'est la critique courageuse de Michel Onfray envers Mélanchon. Onfray a pris de la graine avec Camus. D'ailleurs, ses difficultés commencent avec cette interview où il lui est reproché de détruire l'icône Sartre et Simone de Beauvoir. Le second moment, c'est ce pied-de-nez au ronron de l'émission, quand on demande au comédien Pascal Elbé, ce qu'il pense des
salaires des grands patrons. Sa réponse est inattendue. Tout juste s'il ne trouve pas cela normal. Mathieu Laine déclare tout surpris : "si cette émission n'existait pas, il faudrait
l'inventer."
Voici un programme d'inspiration libérale pour relancer l'économie française issue de l'excellent ilvre d'Alain Mathieu "Ces mythes qui ruinent la France"
Excellente émission de C dans l'air. Il faut un aéropage de quelques journalistes étrangers pour apprendre qu'il n'y a pas d'extrême gauche illuminée en Angleterre (grâce à Sophie Pedder qui a écrit l'article sur le déni français dans theeconomist), que le libéralisme est un des principaux moteurs de la démocratie espagnole, que Mario Monti applique les recommandations de la commission Attali initiée par Sarkozhy, que la dette, à l'inverse des affirmations de la campagne existe bel et bien. Les commentaires de l'émission sont une parfaite illustration de l'émission.
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It sounds like the French have reached a critical mass of "takers," i.e. people who have no compunction about cannibalizing the nation if it means they are provided for. This kills any chance of real reforms, especially when it comes to things like labor regulation. I suspect that France, unfortunately, must bottom out further before standing a chance to repair herself. The next step will be to expropriate actual wealth from those who have it, not just the bulk of income from those who earn it. It's gonna get messy.