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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
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  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 19:34

Les chaussettes m'en tombent.. J'ai toujours cru que le régime hitlérien était une excroissance vengeresse de l'histoire. Il fallait une conviction solide dans le capitalisme libéral pour ne pas croire que le fascisme hitlérien était une forme de repositionnement du capitalisme pour reprendre le contrôle du capital, faire renaître l'impérialisme allemand et résorber la crise par une guerre à outrance. Au vu de ce livre clair et plein de retenue de Benoît Malbranque, ce serait bien le socialisme le véritable accident de l'histoire.

"Ainsi lui (Hitler) viendra l’idée  d’une « troisième voie », entre le capitalisme, qu’il détestait, et le communisme, dont il observait les échecs. Comme dans le communisme, l’Etat aurait les pleins pouvoirs sur le système économique. Comme dans le capitalisme, les entreprises resteraient pour autant dans des mains privées."


Plus tard, les juifs représentant à eux seuls tout ce que le capitalisme libéral pouvait représenter, l'antisémitisme devint un cheval de bataille exemplaire du régime.

Benoît Malbranque considère que sans nous en rendre compte, nous empruntons le même chemin. Voir son interview et lire le livre ici....

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 19:37

Cette drôlatique description de Jaurès est d'Yves guyot qui fut en son temps adversaire de Jaurès.

"En 1885, on vît arriver à la Chambre nu petit homme, une épaule plus haute que l'autre, mal nettoyé, la chevelure et la barbe d'un jaune aussi peu défini que le pelage du cheval de d'Artagnan, clopinant, inquiet, furetant partout, fouinant dans tous les groupes, l'œil quêteur, se fermant devant tout regard direct par un tic convulsif : on sut qu'il s'appelait Jaurès"

Pendant la campagne électorale, on a rapproché souvent Jaurès à Mélanchon. Il est vrai, toutes proportions gardées, si on transpose l'échiquier politique de l'époque, Mélanchon n'est pas loin de Jaurés. Je ne vois pas d'équivalent à Clémenceau. il faut dire qu'en ces temps, le socialisme n'avait pas encore fini de coloniser les bancs de la gauche.

Les socialistes en s'associant aux radicaux firent battre Guyot qui perdit son mandat de député.

  "Ceux-là se font anarchistes qui, ne trouvant pas la justice dans l'ordre capitaliste, s'imaginent, sur la foi de M Yves Guyot, qu'ils ne trouveraient pas la liberté dans l'ordre socialiste. En sorte que c'est nous qui faisons contre l'anarchie, je parie de L'anarchie doctrinale, la seule propagande efficace. (Jean Jaurès)"

Guyot reprochait à Jaurès son opportunisme, sa faculté de dire tout et son contraire, et son opposition molle voire son soutien au boulangisme...

M. Jaurié Callau oublie qu'au moment où tous les républicains sincères, où certains des socialistes même du parti possibiliste, s'unissaient pour sauver la France du retour à la dictature, M. Jaurès, qui voulait maintenir pour lui toutes les portes ouvertes, votait contre les poursuites du général Boulanger...

M. Jaurès était tout à tait propre à y répondre. Ses qualités d'obscurité habituelle ne pouvaient que lui servir dans une polémique de ce genre. En noyant l'accusation et son argumentation dans un torrent de mots où personne ne se reconnaît, à commencer, par lui, il peut échapper à ceux qui se contentent des apparences et ne serrent pas les questions. M. Jaurès déclara que « l'expropriation politique de la bourgeoisie est la condition nécessaire de son expropriation économique ». C'est l'air connu de Marx.

M. Jaurès a le plus profond mépris des faits et des chiffres. C'esl une force. Dépourvu d'esprit critique pour les autres, il suppose que les autres en sont dépourvus pour lui-même. Il ne pense que quand il parle : il est un des fils directs de ces sots de l'université du moyen âge qui pendant des siècles ont pris et ont fait prendre des mots pour des réalités. Il prononce avec solennité des formules comme celles-ci : « Affranchissons l'individu par ta souveraineté de la nation. »

Tirés de la Comédie socialiste.

Mais, l'article qui m'a le plus surpris est celui paru dans le Figaro. et écrit par Max Gallo. Sa biographie "Le grand Jaurés" fait 500 pages. Elle est une des plus riches qui se puisse lire et l'une des plus hagiographiques.

"La voix de Clémenceau vibre, aiguë. Il exprime le coeur de sa philosophie, de sa morale : «L'individu saura réformer de lui-même le cadre qui lui convient sans s'inquiéter de vos prophéties. Vous nous avez dit : "Faites comme les hommes de la Grande Révolution, choisissez votre bord." Il y a longtemps que j'ai choisi : contre vous et pour le juste et libre développement de l'individu. Voilà le programme que j'oppose à votre collectivisme.» ...Clémenceau ne se trompait pas.

Connaissant son Jaurès sur le bout des doigts, c'est Max Gallo. lui-même qui lui oppose le visionnaire Clémenceau.

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 19:31

J'ai quelque désagrément à m'intéresser à la politique en ce moment. Le travail et des projets plus personnels m'accaparent. Je n'ai pas de choses particulièrement intéressantes à dire. Je discute parfois avec un ancien militant de l'UMP pro-Sarkozhy. Il a parfaitement absorbé les clichés de gauche et les ressert à la moindre occasion. En plus de cela, il aime bien les états forts voire tentaculaires. C'est à se demander s'il ne vaut pas mieux parfois un bon vieux gauchiste c'est à dire un beauf de la politique. Il ne fait pas spécialement bon être libéral ces temps. Les anti nous assènent des vérités de plomb, ils veulent entraver le monde avec des lois anti-réchauffement qui auront aussi peu d'effet sur nos pollutions qu'elles vont confiner à l'absurdité. ils rêvent naïvement de réguler plus que jamais.
Seule consolation, je dévore les biographies de Lafayette. Il est typiquement français qu'un personnage de cette envergure ne soit pas plus présent dans nos références. Pionnier de la liberté, du libre-échange et d'une indéfectible amitié avec les US, ses biographies ne sont pas excessivement nombreuses. Le personnage a traversé une des périodes les plus tumultueuses de l'histoire de France sans jamais se départir de sa verve libérale. Heureusement la littérature l'a sorti de l'ombre avec le LaFayette épique et courageux de Joseph Delteil. Avant de dévorer d'autres biographies, celle du Duc de Castries, de Gonzague St Bris, de René Belin, je me délecte de celle d'Olivier Bernier, l'Américain, baptisée Lafayette comme il se doit.

Ajouté aprés lectures des biographies :

Si nos gouvernements se gaussent d'une France éprise de liberté, toujours proche des droits de l'homme, cette réputation, ils la doivent en grande partie, non pas à la révolution synonyme de terreur, mais à un homme associé aux idéaux de celle-ci: LaFayette. Un libéral qui plus est!

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 17:40
Il me semble que l'assimilation du capitalisme à la compétition pure et dure est très confortable intellectuellement. Cette affirmation me paraît plutôt une projection de la manière dont les gens voient le monde plutôt qu'une réalité. Il est vrai que le capitalisme d'état et ses petits privilèges laissent souvent sur le carreau ceux qui n'en sont pas.
Dans une émission consacrée au vin
, le 13 avril, on constatait que l'esprit de collaboration des vignerons californiens leur avait permis de progresser rapidement pour se hisser à la hauteur des vignerons bordelais, qui, bien que voisins, ne se voyaient jamais pour partager leur expérience.
Jacques Garello rappelait en 2002 dans son intéressant livre sur Bastiat, que le capitalisme peut porter une vision du monde plutôt généreuse.
"Telle est la véritable nature de la vie économique. L'homme est un serviteur: il est tourné vers les autres. Voilà pourquoi l'entreprise ne peut pas être perçue comme un centre productif.C'est ne considérer que ce que l'on voit. Le travail et le capital constituent ce qui se voit. Ce que l'on ne voit pas, et pourtant constitue la véritable réalité, c'est que l'entreprise est au service de la communauté, du client, de la satisfaction des besoins de l'humanité. Toute l'activité économique, entrepreneuriale, salariale, capitaliste n'a de sens que si elle est au services des autres."


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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 00:17
Dans les matins de France-Culture ce 11 mars, vous pourrez écouter ici l'échange (en fin d'émission) entre A.G Slama et Antoine Bello concernant "Atlas Shrugged" le livre de Ayn Rand. Antoine Bello est l'auteur des Falsificateurs. Il présente son dernier livre tentant de nous donner quelque clés de compréhension du monde à travers les représentations qui nous sont implicitement présentées, sans pour autant rentrer dans les bas-fonds des théories du complot. Il considère Atlas Schrugged comme un livre unique, "une ode au capitalisme".
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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 19:08
Entendu sur les matins de France-culture, le 17 février, cette passionnante discussion.
Matthieu Pigasse explique la crise à la manière de Pascal Salin et de l'école libérale autrichienne. "Les pouvoirs publics ont une responsabilité dans la crise. Ils ont injecté des liquidités à bas prix. Ils ont dopé l'économie. Ils ont créé une hausse des prix artificielle. Il y avait là un choix politique de leur part. Le secteur bancaire était réglementé. Les banques ont contourné les réglementations. Elles ont créé un "shadow système bancaire" leur permettant de faire plus de dettes hors bilan. Les banques et les régulateurs ont fait n'importe quoi!
La crise financière est une fièvre qui cache les symptômes: la fin du modèle de croissance fondé sur l'endettement. Au même moment, les pays émergents prennent une importance grandissante."
Au contraire des libéraux de l'école autrichienne, il pense qu'il est nécessaire d'intervenir, même si on ajoute de la dette publique à la dette privée. Pour lui, il n'y a pas d'alternatives aux relances budgétaires.
On écoutera ici.
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 00:17
Je me suis replongé dans un livre passionnant et émouvant datant des années soixante. 1940-1944 La bataille de Grenoble. Le Commandant Louis Nal y décrit les méthodes et l'organisation de la résistance dans le département de l'Isère. A lire les aventures extraordinaires et parfois rocambolesques des résistants en Isère, on se demande pourquoi aucun scénariste ne s'en soit encore inspiré pour bâtir une belle et haletante fresque de la Résistance en son temps. Les personnages ne manquent pas: d'Aimé Requet le flegmatique, des trois brigadiers qui sabotèrent les fichiers avec l'application de bureaucrates zélés, jusqu'à la "Marie-jeanne", reine de l'évasion. Le Commandant Nal partage en détail les principes et l'organisation de la résistance en Isère. En gros, toutes les opérations de harcèlement étaient parfois discrètes, souvent audacieuses voire sensationnelles et soigneusement ciblées. Une des principales caractéristiques consistait à éviter toute perte humaine et représailles. Chaque personne impliquée indirectement sur le lieu d'une opération se voyait confier un scénario solide à raconter aux Allemands et de faux signalements à donner de manière à éviter les représailles et à augmenter la confusion.
Le fait d'armes le plus spectaculaire fut l'explosion du dépôt de munitions le 11 novembre 43. "Requet, toujours avec ce flegme dont il ne se départira jamais, fait une nouvelle visite dans le hangar aux munitions... L'amorçage a été réalisé avec des crayons de retardement à six heures... La demi-heire de minuit semble encore une fois nous enlever tous nos espoirs. Minuit quarante-cing. Le front collé à ma fenêtre qui fait face au parc, je ressens un profond découragement m'envahir. Soudain-est-ce possible?- une éblouissante lueur éclaire tout le ciel en même temps qu'une explosion formidable déchire l'air. L'opération vient de réussir. L'arsenal saute."
Une autre spécialité en dehors des sabotages consistaient à voler ou saboter les fichiers de recensement. Durant ces quatre années, il y eut toujours un résistant à la préfecture apte à donner les informations sur les fichiers afin de pouvoir les voler ou à transformer les noms pour les rendre inutilisables. Hélas, les Groupes Francs virent avec amertume apparaître, dès la libération, nombre d'inconnus qui profitant de leurs accointances politiques purent mettre en lumière leurs virtuels exploits.
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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 00:57
Je me suis beaucoup amusé à lire "Le modèle suisse" de François Garçon. Ce livre dithyrambique et rafraichissant a l'avantage de remettre les idées en place sur la Suisse. Nous, Français, ne manquont pas de préjugés sur ce pays. Si vous parlez de la Suisse à un Français, il ne manquera pas de vous citer les banques de ce pays. Comme si son enrichissement était du à de troubles accointances avec les pays corrupteurs et les nazis plutôt qu'à son savoir-faire et à son allégeance au capitalisme libéral. Nous l'avons enfermé dans quelques clichés qui nous évite tout esprit critique et remise en cause sur notre pays. La modestie culturelle du Suisse l'empêche naturellement de chercher à se défendre. Ces histoires lui passent au-dessus. L'État est particulièrement représentatif d'un état limité à la gestion des biens publics, sans apparât. La démocratie y est plutôt représentative. Le cosmopolitisme y est hors normes par rapport à nombre de pays. Le pouvoir d'achat et le salaire médian sont très hauts. C'est un des pays du monde où il fait le mieux vivre. Les capacités d'intégration sont grandes."Le pays est d'une prospérité sans égale."  On écoutera l'interview de François Garçon ici.
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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 00:33

Jörg-Guido Hülsmann publie une biographie de Von Mises en Français. Il décrit notamment deux théories marquantes et iconoclastes de Von Mises.

L'impossibilité de toute planification socialiste:

Dans une économie primitive et figée, il y aura une échelle de correspondance simple et relativement durable entre les différents biens : une stère de rondins équivaudra à tant de blé, etc. Dans les sociétés modernes, la production de nouveaux produits, la disparition de ceux qui sont obsolètes, le progrès technique, tout cela fait varier les valeurs de chacun des biens. Dès lors, le choix d’une méthode de production plutôt que d’une autre par un entrepreneur est fait par des calculs sur les valeurs respectives de chacune des solutions. Le mécanisme des prix transmet cette valeur et permet la coordination de l’ensemble des efforts individuels dans une relative harmonie. La collectivisation des moyens de production dans les mains d’une autorité planificatrice unique fait disparaître les échanges et les prix libres, et donc cet outil indispensable du calcul économique. Privé de tout moyen de connaître la valeur relative des différents biens, le planificateur central en est réduit à décider de façon aveugle et, en un mot, « irrationnelle ». On ne peut dès lors parler d’ « économie » planifiée, la planification est impossible. Certes le planificateur pourra toujours décider une répartition arbitraire mais elle ne sera fondée sur rien de rationnel, comme l’illustrera l’économie soviétique : des clous d’une tonne au lieu d’une tonne de clous, des chaussures mais toutes de la même pointure, etc.

le refus des mathématiques en économie.

« La méthode mathématique doit être rejetée, et pas seulement en raison de sa stérilité. C’est une méthode entièrement fautive, partant de postulats faux et conduisant à des déductions fallacieuses. Ses syllogismes ne sont pas seulement stériles ; ils détournent l’esprit de l’étude des problèmes réels [..]. En fait, ils décrivent seulement un état de choses hypothétique et irréalisable. [..] En fait, ils rendent confus et embrouillé ce qui est traité de façon satisfaisante dans les manuels d’arithmétique et de comptabilité. »

 

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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 00:17
On lira avec intérêt le livre de Victoria Curzon Price, libérale suisse, ex présidente de la société du Mont Pélerin.
Selon elle, le libéralisme est une lutte contre toutes les formes de clientélisme. Mme Curzon-Price explique le phénomène des patrons-voyous par un manque d'éthique des patrons profitant d'entreprise dont l'actionnariat est dispersé. Elle avance que l'entreprise n'étant pas toujours porté à la concurrence mais plutôt au lobbying, c'est à l'État de veiller à garantir la concurrence,
État dont il faut veiller pourtant à réduire l'ampleur sous peine de lavage de cerveau.
Voici son interview parue dans Bilan.
"Le Libéralisme: Pourquoi ça marche?"
par Victoria Curzon Price, 224 pages, Ed. Favre, 2007.
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