Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
  • Contact

Mon profil

Recherche

Réseau

27 août 2006 7 27 /08 /août /2006 00:12
Turgot fut ministre de Louis XVI et un libéral émérite et innovant. Il s'inscrit dans la tradition française du libéralisme. Ce texte date de 1751. Il prend partie sans concession contre l'esclavage et l'asservissement des femmes. La dernière partie du texte sur la religion musulman a toute son actualité également, au moment où se joue une guerre sans merci entre un Islam modéré et un Islam fasciste...
Je parlerai donc de l'esclavage, de la polygamie, de la mollesse qui en sont la suite; et je vais considérer sur cet article les causes des mœurs différentes parmi les hommes.
L'asservissement des femmes aux hommes est fondé par toute la terre sur l'inégalité des forces corporelles. Mais, comme il naît un peu plus d'hommes que de femmes, partout où l'égalité a régné, la monogamie a été naturelle; elle l'est par conséquent chez tous les peuples peu nombreux, pasteurs, chasseurs, laboureurs; elle l'est chez les peuples divisés en petites sociétés où les États sont renfermés dans l'enceinte des villes comme en Grèce, et dans les républiques démocratiques surtout; elle l'est chez les peuples pauvres et chez les particuliers peu riches dans les pays mêmes où la polygamie est le plus en vogue; elle l'est même dans les empires dont les mœurs datent du temps où les peuples étaient encore gouvernés en république, comme l'empire romain et celui des successeurs d'Alexandre, qui, bien que despotiques, n'ont point connu la polygamie.
Cependant les barbares, qui mettent peu de délicatesse en amour, ont tous été portés à la pluralité des femmes. Tacite rapporte que les chefs des Germains en avaient quelquefois trois ou quatre; mais chez un peuple errant et pauvre, le mal ne saurait être contagieux. C'est donc avec les richesses et l'étendue des empires que la polygamie s'est établie; elle s'est étendue avec l'esclavage. Les premiers hommes furent cruels dans leurs guerres; ils n'ont appris la modération qu'à la longue. Les peuples chasseurs massacrent leurs prisonniers ou, quand ils ne les tuent pas, ils les incorporent dans leur nation. Une mère, qui a perdu son fils, choisit un prisonnier qui lui sert de fils; elle l'aime parce qu'il lui est utile. Les anciens, chez qui les enfants étaient une richesse, qui en recevaient des services, étaient portés à l'adoption des enfants. Peu ou point d'esclaves donc chez les peuples chasseurs ou primitifs.
Les pasteurs commencèrent à connaître l'esclavage. Ceux qui conquièrent des troupeaux sont obligés, pour pouvoir vaquer à de nouvelles expéditions, de conserver ceux qui les gardaient. Les laboureurs portèrent l'esclavage plus loin. Ils eurent, pour employer les esclaves, des services plus variés, des travaux plus fatigants et, à mesure que les mœurs des maîtres se policèrent, l'esclavage devint plus dur et plus avilissant, parce que l'inégalité fut plus grande. Les riches cessèrent de travailler; les esclaves devinrent un luxe et une marchandise; des parents mêmes ont vendu leurs enfants. Mais le plus grand nombre des esclaves fut toujours de ceux qui étaient pris en guerre, ou qui naissaient de parents esclaves. On les occupa dans la maison à tous les offices les plus bas. Ils n'eurent ni biens, ni honneur, en propre; ils furent dépouillés des premiers droits de l'humanité. Les lois donnaient sur eux une autorité sans bornes, et cela est tout simple: c'étaient leurs maîtres qui faisaient les lois, et ces maîtres croyaient assurer l'oppression par l'oppression. Dans les états despotiques, les princes eurent une foule d'esclaves; ainsi firent les gouverneurs et les riches mêmes. La vaste étendue des états porta l'inégalité des fortunes au plus haut point. Les capitales devinrent comme des gouffres où, de toutes les parties de l'empire, les riches se rassemblèrent avec la multitude de leurs esclaves.  Les femmes esclaves appartinrent aux plaisirs du maître. On le voit dans les mœurs des anciens patriarches, car [et c'est encore un point de jurisprudence antique] le crime d'adultère n'était point réciproque comme parmi nous. Le mari seul se croyait outragé; c'est une suite de la grande inégalité entre les deux sexes qu'amène la barbarie. Les femmes n'ont jamais eu de droits dans le mariage chez les anciens peuples. Ce n'est que la pauvreté qui a empêché la polygamie de s'établir partout.
Quand, dans la suite, les mœurs et les lois d'une nation furent fixées, le mélange des familles rendit aux femmes des droits dont elles n'avaient pas joui lors des premiers temps, parce qu'elles employèrent, dans les républiques surtout, le pouvoir de leurs frères contre la tyrannie de leurs maris.  Dans ces républiques, où tout le monde était égal, les parents d'une fille n'auraient point consenti à se priver pour jamais de sa vue. La polygamie et la clôture des femmes n'ont jamais pu s'y établir. Mais, dans les premiers empires dont nous parlons, peuplés d'une multitude d'esclaves, lorsque les femmes n'avaient aucuns droits, et que les maris en avaient sur leurs esclaves, la pluralité des femmes devint un usage aussi général que le permirent les bornes des fortunes particulières. La jalousie est une suite nécessaire de l'amour: elle inspire sagement aux époux un esprit de propriété mutuelle qui assure le sort des enfants. Cette dernière passion, et plus encore le préjugé de déshonneur qu'on avait attaché à l'infidélité des femmes, s'accrurent avec la polygamie.  L'impossibilité de soumettre les femmes à cette loi de la fidélité, quand ni le cœur, ni les sens, ne pouvaient être satisfaits, fit imaginer de les faire renfermer. Les princes, et ensuite ceux qui furent assez riches, se firent des sérails.  La jalousie fit mutiler des hommes pour garder les femmes. De là, dans les mœurs, une mollesse qui ne les adoucit pas, et qui les rendit au contraire plus cruelles.  Les princes étant renfermés avec leurs femmes et leurs esclaves, leurs sujets, qu'ils ne voyaient jamais, furent à peine des hommes pour eux. Leur politique fut toujours la politique des barbares. Elle fut simple, parce qu'ils étaient ignorants et paresseux; et cruelle, parce qu'il faut moins de temps pour couper un arbre que pour en cueillir les fruits, et parce que l'art de rendre les hommes heureux est de tous les arts le plus difficile, celui qui renferme le plus d'éléments à combiner.  Cette même mollesse se répandit dans tout l'État. De là cet affaiblissement subit des monarchies de l'Orient. Celles des Chaldéens, des Assyriens, des Mèdes et des Perses ne survécurent guère aux premiers conquérants qui les avaient fondés. Il semble qu'elles n'aient subsisté quelque temps qu'en attendant un ennemi pour les détruire. Si quelquefois ces monarchies ont écrasé par le nombre de leurs soldats des nations faibles, elles ont échoué devant toute résistance courageuse et, dès que la Grèce a été réunie, elle a renversé presque sans effort ce colosse immense.
Il n'y a qu'une ressource contre cet abâtardissement général d'une nation, une milice entretenue dans une discipline guerrière, telle que les janissaires turcs ou les mamelouks d'Égypte; mais cette milice devient souvent terrible à ses maîtres.

Je dois remarquer une chose, c'est que ces inconvénients du despotisme et de la pluralité des femmes n'ont jamais été poussés aussi loin que sous le mahométisme. Cette religion, qui ne permet d'autres lois que celles de la religion même, oppose le mur de la superstition à la marche naturelle du perfectionnement. Elle a consolidé la barbarie en consacrant celle qui existait lorsqu'elle a paru, et qu'elle avait adoptée par préjugé de nation. On ne trouve, ni dans l'histoire des anciennes monarchies, ni dans les mœurs de la Chine et du Japon, ces excès d'abaissement des peuples mahométans. Le despotisme, l'uniformité, et par conséquent l'imperfection des mœurs, des lois, et du gouvernement, se sont conservés dans l'Asie, et partout où les grands empires ont été formés de bonne heure; et je ne doute pas que les vastes plaines de la Mésopotamie n'y aient contribué. Quand il s'est depuis étendu avec le mahométisme, ce n'a été en quelque sorte que par un transport de mœurs d'un pays à l'autre.  Les peuples qui en ont été préservés sont ceux qui sont restés pasteurs ou chasseurs, ceux qui ont formé de petites sociétés et les républiques. C'est parmi ces peuples que les révolutions ont été utiles; que les nations y ont participé et, par conséquent, en ont profité; que la tyrannie n'a pu s'affermir assez pour asservir les esprits; que la multitude de législations particulières et celle des révolutions qui indiquaient les fautes des fondateurs des états, et enfin que la chute et le renouvellement de l'autorité souveraine, qui ramenaient les lois à l'examen, ont perfectionné à la longue la législation et le gouvernement. C'est là que l'égalité s'est conservée, que l'esprit, le courage ont pris de l'activité et que l'esprit humain a fait des progrès rapides. C'est là que les mœurs et les lois ont, à la longue, appris à se diriger vers le plus grand bonheur des peuples.
Anne-Robert-Jacques Turgot :Plan de deux Discours sur l'Histoire Universelle

Partager cet article

Repost0
7 août 2006 1 07 /08 /août /2006 00:08
Le cycle vertueux du libéralisme peut se décrire à partir de l'exemple de l'Irlande. Contrairement à ce que l'on pense, l'Irlande ne doit pas sa réussite aux subventions européennes, mais plutôt à une politique volontariste et libérale. Selon Paolo Pamini de l’Institut Constant de Rebecque...
"La croissance de l’Irlande a décollé à partir de 1995 grâce à la politique économique d’inspira­tion libérale insufflée par le petit parti créé dix ans plus tôt par Mary Harney, les Progressive Democrats. Malgré un faible nombre de dépu­tés, ce mouvement sut convaincre son allié, le parti majoritaire conservateur, Fianna Fail, de diminuer le poids de l’Etat. La baisse du taux des prélèvements obligatoires sur le travail a donné l’impulsion initiale: il est tombé de 37% à 19%... Le taux de l’impôt sur les bénéfices des sociétés a baissé, lui, de 50% à 12,5%, ce qui s’est traduit par un cercle vertueux sans précédent: les entreprises ont réinvesti leurs bénéfices, leur permettant d’augmenter ensuite leur chiffre d’affaires, l’emploi, la demande de biens et de services et… les bénéfices des années suivantes. Résultat: le chômage a diminué de 11,7% au milieu des an­nées 1990 à 4,4% actuellement. Sur la même période, les exportations ont augmenté de 30 à 84 milliards d’euros en dix ans! Le produit in­térieur brut est passé en même temps de 80% à 106% de la moyenne de l’Union européenne...
En diminuant drastiquement les impôts et en contrôlant les dépenses publiques, l’Irlande a encouragé la prise de risques et le travail productif. Les subventions de l’UE, depuis 1973, ont tout au plus retardé ce succès. Jamais l’aide étatique n’a d’ailleurs permis de gain d’efficacité: les catastrophes socialistes du XXe siècle ou l’Afrique actuelle le montrent à profusion."

Partager cet article

Repost0
3 août 2006 4 03 /08 /août /2006 00:02
Derrière toute l'argumentation entre libéraux et antilibéraux, la querelle économique se résume souvent à une bataille entre le libéralisme de Mises, Hayek... et Keynes. Après la deuxième guerre mondiale, les thèses de Keynes ont prévalu. En voici un des fondements illustré par le dessin ci-dessous.
"Lorsque la récession apparaît, le gouvernement accroît les dépenses publiques, il crée un déficit et emprunte aux organismes financiers. Cette augmentation des dépenses publiques a pour conséquence un accroissement de la demande ayant pour corollaire la diminution du chômage. Lorsque la récession a disparu, nous entrons dans une seconde phase, il est indispensable de rembourser la dette en diminuant les dépenses et en augmentant les impôts.

Ce cercle vertueux est souvent achevé par moitié. Les politiques continuent à augmenter la dette pour plaire aux électeurs. Pour Mises, la dépense publique est une porte ouverte à la démagogie. L'hypothése serait peut-être valide si les politiciens respectaient la deuxième partie consistant à fermer la boucle et à combler la dette. Hélas, ils ne sont pas tous parfaits.
Une autre hypothèse est sous-jacente au cycle de Keynes. L'épargne crée de la récession et du chômage. Les libéraux pensent, quant à eux, que l'épargne est source d'investissement et donc d'emploi. Les thèses de Keynes restent souvent la norme. Ainsi Nixon avait déclaré "Nous sommes tous désormais des Keynésiens". Bush aujourd'hui s'inscrit dans un cycle Keynésien sans qu'on puisse savoir quand sera lancée la seconde phase: celle vertueuse de la restauration des finances.
Ref : Mises Blog

Partager cet article

Repost0
23 juillet 2006 7 23 /07 /juillet /2006 00:21
L'école libérale française a été très vivante au dix-neuvième à partir de la publication en 1803 de Jean-Baptiste Say. Cette école avait d'illustres prédécesseurs comme Cantillon et Turgot. Malheureusement son influence en France a disparu brutalement après la première guerre mondiale. Elle a été discréditée par les libéraux anglo-saxons qui ne l'ont pas compris et vu en elle une pâle imitation des grands-maîtres anglo-saxons. Charles Gide, économiste français au renom sans lendemain, la caricatura en école très optimiste, rigide dans ses principes, limitée théoriquement. Cette école très anti-étatiste et anti-protectioniste a combattu les socialistes avec force et son credo était le libre-échange, avec ce fameux laissez-faire à la Française. L'école française est ainsi tombée dans les oubliettes de l'histoire alors que sa contribution était parfaitement originale, dans la lignée d'illustres prédécesseurs comme Turgot, Cantillon et Say. C'est la thèse que soutient depuis 1976 Joseph Salerno (économiste autrichien) qui parle de conspiration du silence. Par exemple, comme Von Mises, l'école libérale française considérait que la statistique en économie devait être maniée avec la plus grande précaution du fait du manque d'homogénéité des phénomènes sociaux. Cette école était composée de Say, de l'Italien Pellegrino Rossi, Michel Chevalier, Paul Leroy-Beaulieu, de Destutt de Tracy, Charles Dunoyer, Fredéric Bastiat, du Suisse A. E. Cherbuliez, J. G. Courcelle-Seneuil, J. A. Blanqui, Joseph Garnier, Leon Say, Yves Guyot, Maurice Block, Pierre Emile Levasseur et du Belge Molinari.  Shumpeter pourtant admiratif des prémices de cette école en devint un des plus agressifs pourfendeurs. Il lui reprocha le manque de pertinence de ses analyses. Par exemple à propos de Bastiat : "Je ne dis pas que Bastiat était un mauvais théoricien, je dis qu'il n'était en rien un théoricien." Avec le retour en grâce de Bastiat depuis une vingtaine d'années, on peut supposer une mise en lumière progressive (voir le séminaire de juin 2005) de cette riche école française. Chez les théoriciens anglo-saxons en tout cas... Quant à la France, on peut supposer que les théoriciens d'ATTAC qui semblent être à l'économie d'aujourd'hui ce que les fanfares militaires sont à la musique moderne, vont continuer, dans les années qui viennent, à occulter le terrain économique...

Partager cet article

Repost0
2 juin 2006 5 02 /06 /juin /2006 00:03
On trouvera ci-dessous une courbe montrant pour 2005 le lien entre la propension au libre-échange et la corruption. Ces données sont basées sur l'index de liberté économique 2005 et l'indice de transparence 2005, fonction inverse du taux de corruption. La France se classe 18ième sur le taux de transparence. Sa faiblesse semble être, d'après le rapport annuel, les travaux publics... Plus un pays est libre-échangiste, plus il est transparent.


Y-a-t'il un effet seuil au delà duquel il devient très difficile d'éviter la corruption? Aprés un index de liberté économique supérieur à 3.2, il y a peu d'exception à une corruption endémique.

Les premières données de cette courbe sont affichées ci-dessous.
 
PAYS TRANSPARENCE  ETAT
Hong Kong  8.3 1.35
Singapore  9.4 1.6
Luxembourg  8.5 1.63
Estonia  6.4 1.65
Ireland  7.4 1.7
New Zealand  9.6 1.7
United Kingdom  8.6 1.75
Denmark  9.5 1.76
Iceland   9.7 1.76
Australia  8.8 1.79
Chile  7.3 1.81
Switzerland  9.1 1.85
USA  7.6 1.85
Sweden  9.2 1.89
Finland  9.6 1.9
Canada  8.4 1.91
Netherlands  8.6 1.95
Germany  8.2 2
Austria  8.7 2.09
Bahrain  5.8 2.1
Belgium  7.4 2.13
Cyprus  5.7 2.13
Lithuania  4.8 2.18
El Salvador  4.2 2.2
Italy  5 2.28
Taiwan  5.9 2.29
Latvia  4.2 2.31
Malta  6.6 2.33
Norway  8.9 2.33
Spain  7 2.34
Barbados  6.9 2.35
Czech Republic  4.3 2.36
Israel  6.3 2.36
Hungary  5 2.4
Slovakia  4.3 2.43
Botswana  5.9 2.44
Portugal  6.5 2.44
Japan  7.3 2.46
Trinidad and Tobago  3.8 2.49
Poland  3.4 2.54
Armenia  2.9 2.58
Uruguay  5.9 2.6
France  7.5 2.63

Partager cet article

Repost0
25 mai 2006 4 25 /05 /mai /2006 11:33
Seul moyen de faire recoller Goucho au peloton de la liberté, de le ramener à plus de pragmatisme et de l'empêcher de faire les yeux doux à la Sainte Trinité formée par Castro, Chavez et Morales? On peut toujours rêver. Désormais, la gauche libérale tient son manifeste (traduit en français par swissroll). Voici la version officielle en français.

Partager cet article

Repost0
20 mai 2006 6 20 /05 /mai /2006 00:08
Un petit tour d'horizon sur le blog de Bilan de ce livre d'économie iconoclaste. Exemple: "la criminalité a drastiquement baissé dans les années 1990 aux Etats-Unis grâce à la légalisation de l’avortement vingt ans plus tôt."

Partager cet article

Repost0
21 avril 2006 5 21 /04 /avril /2006 00:07
Pour Henry Hazlitt, Bastiat est facile à lire et très moderne par les sujets traités, le fond et la forme. Dans un article de janvier 2006 il célèbre la traduction des oeuvres complètes de Bastiat en anglais : "Lire Bastiat c'est être immunisé à jamais contre la maladie protectionniste, ou les illusions de l'état providence, si ce n'est sous une forme très atténuée. Bastiat a détruit le protectionnisme et le socialisme en les ridiculisant."

Partager cet article

Repost0
19 avril 2006 3 19 /04 /avril /2006 00:01

Il est cocasse de voir alors que la France s'affirme comme un des pays les plus antilibéraux de la planète (on lira le dernier éditorial d'Ignacio Ramonet: "La France au contraire est un pays qui résiste") et que dans le même temps l'école autrichienne insiste sur Bastiat, ce génie français méconnu. (Voir cet article de l'Institut Von Mises et surtout sa traduction en français) Que les antilibéraux se rassurent: en France, Bastiat est encore loin de se trouver dans le Lagarde & Michard aux côtés de Proudhon et Babeuf. "Claude Frédéric Bastiat (1801-1850) est l'un des plus grands économistes de tous les temps. Son rôle comme organisateur, et inspirateur du mouvement européen de libre-échange du dix-neuvième siècle n'est pas controversé. Si tous les historiens l'identifient comme un grand pamphletiste et comme « le journaliste économique le plus brillant qui ait jamais vécu. », on oublie généralement que Bastiat était également un théoricien significatif dont les découvertes ont eu une importance durable. Il a beaucoup de points communs avec les sciences économiques autrichiennes actuelles et le but de cet article est de mettre en lumière certaines de ces similitudes et d'aider à remettre Bastiat à sa place légitime dans l'histoire de la science économique."
Pour les Autrichiens, ce qui semble
faire la force de Bastiat est le recentrage de l'économie non pas dans une perspective "matérialiste apte à concevoir des richesses" à la manière de l'école britannique mais plutôt comme une recherche ardente du bonheur de l'homme. "Le thème de Bastiat de l'harmonie économique a été presque totalement négligé en science économique pendant le vingtième siècle. Il est donc temps de retourner aux travaux de ce génie et à la construction sur certaines des bases sur lesquelles il s'est étendu."
Gageons que si le libéralisme progresse, le XXIème siècle sera le siècle de Bastiat alors que le XXème aura été celui de Keynes. Sans les Français?

Partager cet article

Repost0
13 avril 2006 4 13 /04 /avril /2006 00:00
En observant l'attachement des Américains pour la religion, il me semble que leur amour de la religion est proportionnel à leur désir de liberté. Au premier abord, ils n'ont pas tout à fait tort. L'athéisme aujourd'hui n'a pu encore s'affranchir du totalitarisme. Le communisme de l'Union soviétique était un état athée. Michel Onfray dans sa tentative intéressante de déconstruction des religions et dans son affirmation de l'athéisme et de l'antilibéralisme, revendique l'état comme unique solution pour permettre l'expression de l'athéisme. Dans un article paru dans Le Monde en décembre 2005 intitulé "Michel Onfray, vicaire de la laïcité postchrétienne", l'état lui semble le seul propagateur possible de cet athéisme. Pour René Rémond, son contradicteur, on n'est pas loin de la campagne dite du "sans-dieu" au temps de l'Union Soviétique. Ayn Rand, intellectuelle libérale américaine et athée, revendique à la fois une forme de libéralisme et d'athéisme.
"Nous devons garder la religion hors de la politique pour les mêmes raisons avancées par les Pères Fondateurs. La différence entre religion et philosophie est que la religion est une question de foi. Il est difficile d'argumenter. Avec la philosophie, vous utilisez raisonnement et logique... Avec la religion, il n'y a pas d'accord possible si toutes les religions revendiquent leur propre autorité et leur propre croyance. C'est pourquoi les Pères Fondateurs ont fait preuve de sagesse en séparant église et religion... Persuasion, raison, argumentation n'appartiennent pas au monde de la religion. C'est pourquoi, celle-ci doit rester privée. Quand elle reste privé, c'est bien - elle peut même être une source d'inspiration. La foi est ce que chaque homme choisit pour lui-même, s'il le désire. Ce n'est pas mon cas." Answers p62
Dans son combat, Onfray se fourvoie par deux fois. 
Primo: la voie est étroite entre antilibéralisme et totalitarisme. Ainsi l'athéisme risque une nouvelle fois de tomber dans les affres du totalitarisme.
Deuzio, moins dispersés, les états libéraux sont plus forts qu'une dictature et plus fort encore qu'une social-démocratie affaiblie par la complexité de gestion d'un état-providence. Les états libéraux sont donc les plus à mêmes de garantir l'expression de l'athéisme.

Partager cet article

Repost0