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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 00:01
On trouvera un article critique "Libéralisme et égalité des chances, une hypocrisie ?" paru sur AgoraVox contenant une liste d'arguments classiques opposés au libéralisme...

"La sociologie, science humaine relativement jeune, a mis en évidence un phénomène majeur qui contredit cette liberté d’opportunité : le déterminisme social."

On pourra relire Raymond Boudon à propos de cette tendance de nombre de sociologues de considérer un déterminisme inhérent. Le système Bourdieu est antilibéral. Les forces obscures qui agissent sur l'homme sont une invention de nature à inciter celui-ci à se réfugier dans le giron protecteur de plus grand que lui : l'État. (Sur la théorie de Boudon, on verra ses conséquences dans l'analyse du Gauchiste Repenti)

"La vision darwinienne consiste à dire que certains groupes sociaux sont naturellement désavantagés, et qu’en conséquence il est inutile de les aider."
Le Darwinisme social est souvent avancé pour critiquer le libéralisme. On peut lire le Darwinisme non pas comme une façon de promouvoir les plus forts face aux plus faibles mais plutôt comme un dispositif naturel et spontané de progression par tâtonnements fonctionnant sous la forme d'essais, erreurs puis corrections. Le Darwinisme propose dans ce sens une vision adaptative de l'homme face à son environnement. Il s'oppose au créationnisme qui suppose que dès l'origine de l'humanité un grand ordonnateur ait préparé et planifié à l'avance toutes les potentialités des êtres vivants.

"Supprimer l’héritage financier ? Les biens des anciennes générations seraient mis en commun, et ainsi tous les jeunes qui se lancent dans la vie auraient un même capital financier."
La taxation de l’héritage est une spoliation du droit de propriété. Néanmoins le propriétaire y consent parfois pour des motifs de redistribution à l'exemple des Girondins sous la Révolution. Économiquement, elle risque de disperser le capital dans des mains plus arbitraires encore que l'expérience familiale. Ainsi, il n'est pas dit que l'État en fasse meilleur usage. (Voir sur ce sujet le Québecois Libre)

"Il est plus prudent d’admettre que l’égalité des chances est utopique et qu’en conséquence, on devra toujours compenser les différences biologiques, sociales et financières entre les individus."
Attention à ne pas abandonner la notion de Liberté en faisant progresser celle d'égalité. La notion de liberté est incontournable. Dans la fable du "loup et du chien" de La Fontaine, on pourrait supposer que si tous les chiens étaient attachés, ils seraient tous sur le même pied d'égalité.

"Seul un système institutionnel comme l’Etat-providence peut remplir ce rôle de redistribution des richesses, et mettre fin à l’hypocrisie de l’égalité des chances."
Belle idée a priori. Il se trouve que la tâche de redistribution de l'Etat est bien trop complexe et attire nombre de convoitises. Ainsi la corruption est proportionnelle à l'omnipotence des États (démonstration ici). Si cette redistribution organisée fonctionnait, alors les pays producteurs de pétrole seraient les pays les plus égalitaires de la terre.
Même les anarchistes libertaires ne le contrediraient pas, les arguments invoqués dans cet article d'AgoraVox sont une suggestion à plus de servitude.

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21 février 2007 3 21 /02 /février /2007 21:08
Le futur président doit être emphase avec les Français.

Ségo rêve d'entrer à l'Églysée.

Sarko dit le Momo a écrit "Le Chirac et son double".
 
Début de campagne: les candidats se marquent à la hulotte!

Le plein-emploi est un objectif réfractaire.

Ce qui se Francois bien, se déroute clairement.

Ségo: langue d'émoi, Sarko: langue de moi!

Quarante ans après soixante-huit, l'artiste déclare l'état de suggestion antibérale permanent!

Ce qui intéresse vraiment les Francais, c'est la composition du pack tricolore pour le prochain match du concert des nations.

Sarko a un joli logorrhée de campagne.

Les candidats s'échinent à vouloir protéger nos frontières.

Buvet: Vive la démocratie participe-passé!
Boffé: vive la démocratie hâtive!

"Avec la gauche, tout est possible" dit-elle en levant la main droite.

Les candidats se mettent dans tous les États.


Ségo est fascinée par les déserts d'avenir.


Contre l'actionnariat, Ségo soutient l'ardente obligation d'état!

La campagne présidentielle se joue sur les blagues.

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 00:15
J'ai le souvenir du feuilleton des années "Les Incorruptibles". Le héros s'appelait Elliott Ness. Il portait des bretelles et un porte-flingue sous l'aisselle. Il bataillait avec un courage sans égal contre la pègre de Chicago qui organisait la contrebande de l'alcool.
Nous sommes quelques jours peu après les émeutes des banlieues de 2005.
Émission sur TF1. Le policier français en civil, avec un dévouement sans égal, fait la planque plusieurs heures pour surprendre deux adolescents en train de s'échanger du haschisch. On le voit harcèler avec patience ces jeunes jusque dans les allées des immeubles où ils se réunissent. La prohibition de l'alcool dans les années trente a été un échec. Il y a fort à parier que la lutte contre la consommation de cannabis soit illusoire. La mise en scène spectaculaire du feuilleton américain cache l'inanité de la quête des Incorruptibles. Par contre, les policiers français, sous le montage rapide télévisuel, apparaissent sous un halo pathétique. En fin de reportage, un jeune policier énonce son désir de mutation devant ce qui lui semble être une vaine activité.  La tolérance n'implique pas d'augmentation significative de la consommation.  On a parfois le sentiment que pour vouloir interdire l'avortement, il faut avoir des actions dans des cliniques d'avortement illégal, car l'avortement après libéralisation reste à un niveau statistique acceptable. Même chose avec la drogue. L'immobilisme actuel ne semble pas juguler l'augmentation des consommateurs. De plus, l'Etat loin de nous offrir la liberté dont il se targue, loin de s'arrêter à des campagnes d'information qui seraient largement suffisantes dans ce cas, aime à nous punir, à contrôler notre façon de vivre pour notre sécurité. L'État protège mal les citoyens des uns des autres alors il compense en tentant de protéger chacun de lui-même. Cela n'empêche pas ses éminents représentants d'abuser (cf. l'émission TV italienne qui a testé plusieurs députés à l'utilisation de drogues) parfois de ce qu'ils nous interdisent.
La libéralisation fait peur pourtant elle a plus d'avantage que d'inconvénients. L'ouverture de magasins spécialisés permettrait de contrôler la qualité du produit et la teneur en THC. La limite d'âge éviterait l'accès aux plus jeunes. Des recettes fiscales seraient dégagées. De plus tous les efforts dépensés inutilement par la répression pourrait être utilisés à d'autres fins et d'autres priorités. Dans la tendance actuelle où l'intervention de l'Etat semble être très la panacée, cette libéralisation redonnerait un peu de sens au mot responsabilité.
Dans le même sens, on lira cet article à propos des pays pourvoyeurs de drogue :*right and simple".
"The right thing to do, of course, is to legalize the stuff and conduct a public-education campaign against its use. It works with tobacco, and it would work with illegal drugs. Thousands of people are criminalized for no good reason except a bunch of stupid laws on the books and politicians too cowardly to change them."

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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 08:09
Voici les grandes lignes du programme du Parti Socialiste proposé vers 1880. (référence: La Tyrannie Collectiviste - Yves Guyot)
  • "Le travail est la source de toute richesse et de toute civilisation, et comme un travail profitable à tous n'est possible que par la société, le produit général du travail devrait appartenir à la société, c'est-à-dire, à chacun de ses membres.
  • Les classes ouvrières ne peuvent pas transférer les moyens de production à partir du privé vers la propriété collective, sans avoir acquis la puissance politique... Les classes ouvrières socialistes s'efforcent d'établir par tous les moyens légaux un état libre et une société capitaliste, d'écraser la loi d'airain des salaires par la suppression du système du salariat, de faire cesser l'exploitation sous toutes ses formes, d'écarter toute inégalité politique et sociale. Le parti ouvrier socialiste allemand, afin de préparer les voies à la solution de la question sociale, revendique la fondation d'associations productives socialistes, à l'aide de l'État, sous le contrôle démocratique du peuple ouvrier.
  • Suffrage universel direct (proposition disparue par la suite)
  • Législation directe par le peuple, particulièrement le pouvoir de décider sur des questions de guerre ; armement universel au lieu des armées permanentes;
  • Suppression de toute loi ou mesure opposée à la liberté de la presse, des réunions publiques, des coalitions et juridiction par le peuple ;
  • Éducation universelle d'État dans toutes les branches ;
  • Un seul impôt progressif sur le revenu, la propriété  et sur les successions suivant l'importance de l'héritage et le degré de parenté
  • Droit de coalition sans limites
  • Un travail journalier limité à un maximum de huit heures. ;
  • La prohibition du travail de dimanche ;
  • La prohibition du travail des enfants et du travail des femmes probablement nuisible à la santé ou à la moralité ;
  • Un intervalle du repos non interrompu, au moins de trente-six heures hebdomadaire, pour chaque ouvrier.
  • Lois pour la protection de la vie et de la santé des ouvriers ;
  • Loi pénale sur la responsabilité des employeurs ;
  • Règlement du travail dans les prisons
  • Surveillance de toutes les usines, règlement des conditions du travail dans les villes et dans le pays par un office de l'emploi... Hygiène industrielle à imposer strictement.
  • Le même statut juridique pour les travailleurs agricoles et domestiques. Suppression des règlements au sujet de serviteurs.
  • Assurance de travail entièrement à la charge de l'état"
Pour le libéral Yves Guyot en 1880, le plus choquant dans le programme socialiste est la substitution de l'État au contrat. C'est l'État qui décide des avancées sociales et non plus l'individu en négociant gré à gré. Au vu des revendications exposées, il est fascinant de constater que la plus grande part du programme socialiste a été appliquée en France. La nationalisation de l'ensemble des entreprises, l'interdiction du travail des femmes sont parmi les seules propositions qui n'ont pas vu le jour.
Comment le capitalisme a-t'il pu absorber l'essentiel de ces revendications sans devenir pour autant socialiste? En conservant le principe le plus important de la déclaration des droits de l'homme: En respectant les droits de propriété...
L'intrusion de l'Etat atténue l'efficacité du capitalisme à juguler la précarité. Il crée une violence qui laisserait entendre que les rapports de classe perdurent. donnant toujours du grain à moudre à la gauche se réclamant d'un Socialisme désuet. Le Parti Socialiste a peu d'imagination car il est resté rivé à ses figures ancestrales. Dans cette veine, à l'image de son dernier programme, il lui ne reste qu'à inventer de multiples tracasseries (voir son programme).

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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 00:00
Les États n'ont pas froid aux yeux. Les États ont du mal à gérer les prisons, à éviter le trafic de drogue, à juguler l'immigration sauvage, à faire régner avec diligence la justice... Qu'importe, ils désirent s'attaquer à une des tâches la plus extraordinaire jamais imaginée : contrôler le climat.
Voici un extrait ci-dessous de la critique libertarienne aux USA de la guerre au changement climatique "Let me worry about the climate changes" :
"Une Guerre au Changement Climatique peut engendrer la plus terrible dictature que le monde ait jamais vue, envahissant les vies privées de chaque personne. Dans une telle guerre, il n'y aura aucune ligne de démarcation claire de l'ennemi. L'ennemi changera avec le climat et le climat est notoirement variable. Comme le climat change naturellement, les États politiques de notre monde auront une perpétuelle excuse pour aller plus loin dans leur intrusion dans notre vie privée afin de contrôler le moindre de nos comportements."
On pourra ajouter à cela le dossier préparé par les cercles libéraux avec le dernier article de Claude Allègre qui analyse les propositions de Nicolas Hulot (pas de nucléaire, pas d'OGM tout en luttant contre le réchauffement). "Mais plus encore cette stratégie est un danger pour la démocratie. Une société du rationnement et de régression économique serait refusée par les citoyens, il faudrait donc l’imposer et on sait où ont mené les sociétés qui voulaient faire le bien des gens malgré eux ! Toute cette stratégie est l’inverse de ce qu’il faut faire.
"

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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 00:05
Bastiat au Xixème siècle s'étonnait que les Parisiens ne se couchent pas tous les soirs avec anxiété en pensant au lendemain.  "Et cependant tous dorment en ce moment sans que leur paisible sommeil soit troublé un seul instant par l’idée d'une aussi effroyable perspective. D’un autre côté, quatre-vingts départements ont travaillé aujourd’hui, sans se concerter, sans s’entendre, A l’approvisionnement de Paris. Comment chaque jour amène t'il ce qu’il faut, rien de plus, rien de moins, sur ce gigantesque marché? Quelle est donc l’ingénieuse et secrète puissance qui préside à l’étonnante régularité de mouvements si compliqués, regularité en laquelle chacun a une foi si insouciante, quoiqu’il y aille du bien-être et de la vie ? Cette puissance, c’est un principe absolu, le principe de la liberté des transactions." Cette idée est similaire à celle du laissez-faire de Turgot, à celle de la main invisible de Smith puis à celle de l'ordre spontané de Proudhon puis d'Hayek. Murray Rothbard pense que le premier anarchiste à avancer cette idée fut Chuang-tzu en 300 avant JC. Hayek est le théoricien qui a le plus poussé l'idée de l'utilisation des forces spontanées dans la coordination des échanges. En 1958, Leonard Read écrit un texte qui fait école "Moi, le crayon" (I, Pencil) dans lequel il reprend cette idée d'une collaboration admirable entre toutes les forces spontanées d'organisation pour aboutir à la construction de cet objet si banal qu'est le crayon. "Il y a quelque chose d’encore plus étonnant : c’est l’absence d’un esprit supérieur, de quelqu’un qui dicte ou dirige énergiquement les innombrables actions qui conduisent à mon existence. On ne peut pas trouver trace d’une telle personne. A la place, nous trouvons le travail de la Main Invisible." Le concept de l'ordre spontané s'oppose à l'idée que la perfection puisse être atteinte par la planification d'un gouvernement centralisé. Mais attention, le moteur social de la spontanéité ne s'exprime que s'il y a un minimum de liberté!

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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 00:05
Le comédien n'a pas en France l'image du libéral. Au contraire, à force de grenouiller dans les jupons de l'État et des politiques, il semble ne survivre que grâce aux subventions. Nombreux sont les metteurs en scène, aussi prestigieux soient-ils qui n'imaginent pas leur carrière sans subventions. (exemple Alain Françon en déc 2005 sur France-Culture) Pourtant les principes de vie sur scène de l'acteur s'apparentent au libéralisme. Si on s'amusait à transposer le processus de création d'un spectacle de théâtre à la politique, on ne tomberait pas sur une entreprise collectiviste, bien au contraire... Liberté et responsabilité sont deux clés de voûte d'un processus de création. L'entreprise collective de la création a besoin d'avancer par petits pas et de prendre des risques innovants. Dans ce cadre, l'initiative de chacun est plus utile au groupe que le strict respect de la hiérarchie. Mener une troupe jusqu'à la création d'un spectacle est une véritable entreprise qui nécessite une grande confiance entre les partenaires. Jouvet était un régisseur de haut niveau qui travaillait pour Copeau, avant d'être le grand acteur que l'on connaît. L'art du comédien au XXème, au-delà de la méthode, laisse une large place à la spontanéité afin de permettre à la vie de s'insuffler dans le spectacle. C'est une des découvertes du théâtre russe au début du XXème avec Stanislavski. Il n'y a jamais rien d'acquis en théâtre et chaque représentation est différente.
La notion de "propriété" est fortement développée dans le théâtre. Outre le respect du texte et des auteurs, la performance individuelle de chacun est soulignée, conditionnant fortement leur carrière. Je ne crois pas que nos acteurs modernes participeraient avec enthousiasme à un "Mass Game" coréen. La troupe, dès ces premières prestations reçoit un "feedback" rapide de la part du public comme une entreprise reçoit un retour de la part de ses clients par la vente de ses produits. C'est le succès octroyé par le public dans le rôle du consommateur qui donne un sens à la représentation théâtrale. Une partie de l'évolution du théâtre d'aujourd'hui, c'est de permettre au public de participer de plus en plus activement au processus théâtral. On voit même par le Théâtre-Forum d'Augusto Boal, l'outil théâtre utilisé comme outil d'exploration et de prototypage de nouveaux comportements rendant les individus plus maîtres de leur destin. De plus, l'art de l'acteur ainsi que celui de l'écriture d'une pièce, est de toucher à l'universel à partir du particulier. L'acte théâtral va nous faire partager le destin singulier d'un individu-personnage qui à travers ses pérégrinations va nous apprendre des choses sur le monde et sur nous-mêmes.  La grande force du théâtre, c'est de s'adapter à son public et développer les compétences individuelles de chacun au bénéfice de la collectivité. La magie du théâtre, c'est un peu comme la main invisible d'Adam Smith où toutes les forces engagées concourent à la réussite du projet. L'entreprise économique a à apprendre de l'entreprise théâtrale.
On lira cet article de Mary Crossan sur le sujet. On pourrait même se demander aussi si l'entreprise théâtrale ne doit pas aussi quelque chose aux préceptes de l'économie qui, bien plus tôt que le théâtre, a théorisé le libre-échange et l'ordre spontané. Le comédien est un entrepreneur libéral qui s'ignore!

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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 00:00
Croyez-vous qu'il soit facile de ne plus être socialiste?

J'ai dû taire mon arrogance face aux Américains que je prenais pour des imbéciles.
J'ai dû renoncer à mon émotion en évoquant les "avancées sociales" des gouvernements de gauche.
J'ai dû apprécier que l'activité indépendante que j'allais monter était plus porteuse pour la société que ma lutte sans faille contre le patronat.
J'ai dû conclure que la mondialisation n'était pas une mécanique inventée par le capitalisme pour mettre les travailleurs au chômage.
J'ai dû faire confiance à l'humanité.
Croyez-vous qu'il soit facile de ne plus être socialiste?

J'ai dû découvrir que mes meilleurs potes anarchistes, qui se targuaient de profiter des subventions de l'État en refusant de travailler, étaient de tristes maraudeurs.
J'ai dû ne pas rejeter les riches au premier chef et ne pas voir les "pauvres" comme une entité informe de laquelle j'allais me considérer comme le bienfaiteur potentiel, puisque j'étais de gauche.
J'ai dû m'affranchir de ma haine du commerce et des commerçants, ces "Dupont-la-joie personnifiés".
J'ai dû respecter les propriétaires, ces "petits-bourgeois puants", des appartements que je louais.
J'ai dû concéder que la théorie marxiste n'était pas forcément un cadeau pour l'humanité.
J'ai dû admettre que le Chili, ce n'était pas Allende.
J'ai dû accepter le capitalisme comme un bienfait alors qu'il rendait les riches plus riches et plus pauvres les pauvres.
J'ai dû conclure que les multinationales n'étaient pas responsables des difficultés de l'Afrique.
J'ai dû jauger la culture au même titre que les autres domaines et ne plus l'apprécier comme si elle fut universelle, dépassant tous les clivages et prioritaire sur toute subvention.
J'ai dû renoncer à cette posture gourmande qui ânonnait que la panacée était de distribuer gratuitement des allocations, quarante litres d'eau et un abonnement électrique gratuits.
J'ai dû désigner les intermédiaires, du nom de grossiste et de distributeur alors qu'ils étaient des parasites spoliant le producteur.
Croyez-vous qu'il soit facile de ne plus être socialiste?

J'ai dû me crisper lorsqu'il s'agissait de squatter dans l'allégresse militante des appartements inoccupés.
J'ai dû consentir que la propriété, cette invention de la petite bourgeoisie libérale était une forme sophistiquée de l'évolution humaine.
J'ai dû commencer à regarder l'État avec de plus en plus de circonspection...
J'ai dû me rendre à l'évidence que nombre de manifestations auxquelles j'avais participé étaient des attrape-nigauds.
J'ai dû perdre l'amitié de mes copains de gauche pour qui je suis désormais, un damné de droite...
Croyez-vous qu'il soit facile de ne plus être socialiste?

J'ai fait la paix avec mon passé que la lutte des classes a fourvoyé.
J'ai considéré que j'étais libre et qu'en face de moi, il y avait plein d'incertitudes et de lendemains qui dansent...

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13 janvier 2007 6 13 /01 /janvier /2007 00:03
On écoutera avec intérêt et émotion (ça c'est pour les fans comme le "crédule" libéral que je suis) l'émission consacrée à Revel début janvier dans du Grain à moudre. Voir sur le site consacré à Revel. On écoutera notamment le débat à partir de la minute 48:30, le libéralisme est-il à gauche? Ouiii concluent en coeur les différents interlocuteurs de l'émission. Scoop à faire dégommer ce maffieux de la pensée qu'est Goucho, dopé au protectionnisme et au coca façon lutte des classes! Nous en reparlerons dans les semaines à venir.  Voir précédent message sur cette question. Finalement, il y a la gauche, il y a la droite et il y a le socialisme!

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11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 00:21
Fumer de l'herbe comporte des dangers et cette information n'est pas encore rentrée dans les moeurs. Il est encore très près, le temps où le guitariste de Grateful Dead, Jerry Garcia, faisait l'apologie du shit en concert devant des milliers de personnes. La majorité des gens pense encore que fumer du cannabis est plutôt inoffensif et l'herbe a encore une connotation positive. La situation idéale serait la suivante : libéralisation de la drogue et information sur ses dangers. La situation est presque inverse. La drogue est prohibée et ses dangers ne sont pas assez affirmés. Voir la vidéo où l'on voit des présentateurs télé se vanter de fumer un joint chez Sarko. Quant aux dangers de la drogue, une excellente émission sur Canal Académie. Rare et passionnant!

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