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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 00:24
Pour provoquer Goucho, après avoir argumenté sur le fait que les gens de gauche préfèrent les dictatures à la liberté, contrairement à l'image d'Epinal qu'ils se plaisent à porter, il m'amuse parfois de célébrer la générosité du capitalisme. Je l'ai déjà fait précedemment en soulignant que le capitalisme a accédé aux revendications du Socialisme du XIXième siècle. N'en déplaise à Goucho, tout frétillant de la naissance du NPA, les entreprises capitalistes essaient d'arbitrer au mieux et chaque année la répartition de leur profit et c'est plutôt un casse-tête : Actionnaires, Investissement, Salariés. Sachant qu'en cas de relâche des investissements, c'est la mort lente.
Goucho les pieds encore crottés de la dernière manifestation va lever les yeux au ciel et me traiter de crédule naïf. Le capitalisme, même quand il cherche le profit n'est-il pas généreux en faisant jouer à plein les mécanismes de la concurrence? Je ne parle pas ici de la fondation de Bill Gates dont la générosité est largement reconnue. Je parlerais plutôt des mécanismes que la perspective du profit peut générer dans les entreprises capitalistes attentives à leurs clients et désireuses d'agrandir leurs marchés. En effet, les entreprises ont besoin d'un marché, le capitalisme a besoin de clients bien portants. Il plébiscite les esprits critiques qui facilitent la concurrence intelligente et déteste les robots incapables de discernement.  Ce qui fait principalement marcher les chefs d'entreprise, ce n'est pas l'attrait financier, mais plutôt la perspective de construire quelquechose.
Dans le cas d'un marché constitué d'esclaves ou de robots, une saine concurrence ne peut s'établir. Voici quelques exemples de "générosité" de la part du capitalisme.
Exemple 1 : En Suisse Swisscom et les autres opérateurs téléphoniques parlent d'installer elles-mêmes des réseaux de fibres optiques. Argument de la part du directeur "Une instance étatique n'aura aucun intérêt à remettre en cause ses choix, alors que chaque opérateur qui investit se casse la tête tous les matins pour être sûr de faire les meilleurs arbitrages."
Exemple 2: le tronçon d'autoroute Genève-Annecy vient d'être construit par un consortium privé qui ne recevra les premiers dividendes qu'à partir de 2030.
Exemple 3: La société IBM et d'autres entreprises informatiques soutient depuis des années des initiatives Opensource dont tout le monde profite en espérant vendre des produits basés sur ceux-ci. La société Microsoft distribue parfois ses logiciels gratuitement aux étudiants.

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 00:40
Albert Camus tentait de montrer la voie infiniment étroite d'une gauche libérale. Il fut sans arrêt en proie aux attaques de cette gauche totalitaire médusée par le communisme.
Quand tout ce beau monde mettaient de l’essence marxiste dans le moteur de l’histoire pour le faire tourner à plein régime (régime aussi concentrationnaire), lui, l’enfant d’Alger d’origine modeste, répétait sa conviction jugée hérétique : « Aucun des maux auxquels prétend remédier le totalitarisme n’est pire que le totalitarisme lui-même. »
"La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil."  avait écrit René Char, ami d'Albert Camus. Cette maxime s'applique parfaitement à Albert Camus.
A l'occasion de la sortie de deux nouveaux tomes des oeuvres de ce grand penseur dans la Pléiade, écoutons cette émission passionnante diffusée sur Canal Académie.

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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 00:19
On trouvera l'article suivant paru dans le NYT et cité par Johan Norberg. Extrait:

  "Le Cambodge a en fait poursuivi une expérience intéressante en fonctionnant avec des usines pour établir des normes de travail et des salaires décents. C'est une idée valable, mais le résultat de payer des salaires au-dessus du marché est que les responsables de réclament souvent des paiements illicites - parfois le salaire d'un mois - en échange d'un travail. En outre, ces normes ajoutent aux coûts de production, ainsi quelques usines se sont fermées en raison de la crise économique globale et de la difficulté de la concurrence internationalement. La meilleure voie d'aider des personnes dans les pays les plus pauvres n'est pas de faire campagne contre des bagnes mais de favoriser leur implantation."

Avec des arguments similaires, voici la traduction d'un article sur le même sujet paru ici

Les faibles salaires dans les pays en développement sont parmi les nombreux péchés attribués au capitalisme.  Dans son livre de 2007 "The Myth of the Rational Voter" l'économiste Bryan Caplan propose une expérience intéressante qui suggère que les gens acceptent implicitement les résultats des marchés concurrentiels. Caplan demande si ceux qui critiquent les compagnies qui paient de si faibles salaires dans les pays émergents estiment qu'ils pourraient devenir riches vite en investissant toutes leurs ressources dans ces entreprises - spécifiquement, dans des entreprises appartenant à des pays pauvres. Après tout, il est raisonnable de considérer que si des ouvriers dans les pays en développement sont sous-payés et exploités, un homme d'affaires serait en mesure de récolter des bénéfices immédiats en engageant les ouvriers à partir de leurs métiers actuels et en les réemployant ailleurs.

  Si les gens déclinent cette possibilité, Caplan considère qu’implicitement ces personnes admettent le fait que les ouvriers dans les pays très pauvres ne sont simplement pas très productifs. Les faibles salaires, alors, ne sont pas le produit des sociétés multinationales exploitantes mais plutôt - de la faible productivité. La question appropriée pour ceux préoccupées par le destin des très-pauvres n'est pas « comment convaincre (ou forcer) des sociétés multinationales à payer plus » mais « comment pouvons nous améliorer la productivité des ouvriers les plus pauvres du monde ? »  Les investisseurs ou les activistes socialement conscients devraient essayer d'encourager le développement d’organismes qui faciliteraient l’établissement de contrats empêchant la coercition et limitant la fraude.

 Dans une étude des salaires et des conditions de travail dans les pays en développement, les économistes Benjamin Powell et le David Skarbek ont constaté que les usines de textile (ces bagnes) raillées par les riches occidentaux offrent des salaires plus élevés et de meilleures conditions de travail que les solutions de rechange dans les pays très pauvres. Les gens dans les pays en développement auraient ainsi besoin de plus encore de ces usines.

 Les gens arguent parfois du fait qu'ils sont pour « le libre échange » mais que des normes environnementales devraient être améliorées afin de s'assurer que des ouvriers dans les pays pauvres ne sont pas exploités et leurs environnements pillés. Mais ceci élimine l'avantage compétitif des pauvres ouvriers, réduit les gains possibles du commerce, et les relègue à un marché du travail souterrain de prostitution ou de deuxième zone. Les réglementations également ne changent pas la productivité des ouvriers très pauvres. Elles produisent probablement des effets de bord non désirés. Le règlement environnemental et les législations de travail onéreuses modifient les incitations de façon à augmenter la rentabilité relative d’une société qui contourne la loi, faisant ainsi basculer l'équilibre concurrentiel en faveur des sociétés sans scrupules. On peut répondre, « mais les sociétés multinationales de plusieurs milliards de dollars ne peuvent-elles pas se permettre de payer plus ? N'est-il pas injuste que les Présidents de société gagnent des millions tandis que les ouvriers dans les pays sous-développés gagnent seulement quelques centimes de l’heure ? » Cela est regrettable ? Oui. Est-ce injuste ? Non. Est-ce que les compagnies peuvent « se permettre de payer plus ? » De nouveau, la réponse est que si ces sociétés sont en mesure de payer des salaires au-dessus du marché à court terme, elles se heurteront au fonctionnement à la concurrence internationale. Les sacrifices réalisés afin de payer des salaires plus élevés réduiront leur capacité de gagner des bénéfices, d'attirer le capital, et d'assurer leur avenir. À court terme, nous pouvons améliorer les normes de vie de certains. En fin de compte, cette prospérité illusoire risque après coup d'augmenter la future pauvreté. La crise actuelle à laquelle font face les constructeurs d'automobiles américains fournit un exemple utile et tragique. Pendant des années, ils étaient en mesure de payer quelques ouvriers aux échelles de salaires des syndicats avec des indemnités importantes. Avec le temps, cependant, ils ont été doublés par les concurrents qui étaient libérés de ces restrictions coûteuses et ils ont été brusquement limités dans leur capacité de s’améliorer. Maintenant, apparemment, il n'y a plus grand-chose à rattraper.

En conclusion, quand il revient de prendre des décisions sur la production d'une entreprise, les salaires ne sont pas le sujet principal. Les sociétés investiront dans différents axes - « la main-d'oeuvre non qualifiée » et « la main-d'oeuvre qualifiée » - jusqu'à ce que le rapport des produits marginaux des facteurs soient égal pour toutes les entrées. Si un salarié américain gagne $30 par heure tandis qu'un ouvrier chinois gagne $1 par heure, ce n'est pas par elle-même suffisamment pour prouver que l'investissement en Chine est meilleur pour une entreprise. Si le salarié américain peut produire 120 unités de sortie dans une heure tandis que l'ouvrier chinois peut seulement produire deux, alors la production aux Etats-Unis est réellement meilleur marché. Chaque unité produite aux Etats-Unis coûte vingt-cinq cents, alors que chaque unité produite en Chine coûte cinquante cents.

L'idée que la mondialisation exploite les pauvres est un mythe qui entraîne la misère. La protestation et la tentative de ralentir l'avancée du capitalisme international n'est pas la solution. Encourager le développement d’institutions grâce auxquelles les pays pauvres peuvent augmenter leur productivité est la solution.

 

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 18:27
Sur le site de l'institut Constant de Rebecque, Pascal Salin publie un article pour expliquer la crise. Il est toujours très agréable de le lire. Son explication de la crise est pédagogique et d'une simplicité enfantine. Voici quelques citations tirées de son texte.
"Il est donc absolument faux de dire que le libre fonctionnement des marchés financiers fait apparaître des « bulles » parce que les marchés sont « court-termistes » et que les agents économiques sont irrationnels, ce qui justifierait la « régulation » par des autorités publiques à la fois rationnelles et bien informées. Ce qui se passe est bien différent : il y a destruction d’information par les autorités publiques, précisément parce qu’elles sont « court-termistes », c’est-à-dire que, du
fait de l’existence d’un horizon court dans le monde politique (horizon des élections), les gouvernants sont tentés de créer des apparences...."
Les solutions préconisées par Salin:
- éviter les politiques monétaires déstabilisatrices (à la limite, il serait nécessaire d’empêcher les banques centrales de créer des liquidités) ;
- permettre aux individus d’accumuler davantage d’épargne volontaire, notamment sous la forme de fonds propres (en particulier d'actions), ce qui constitue le fondement de la responsabilité. Il est donc paradoxal et même tragique que, d'une part, l’on attribue la crise financière et économique au fonctionnement libre des marchés – alors qu’elle a été provoquée par une mauvaise politique monétaire – et que, d'autre part, l’on attende maintenant des solutions de la politique économique, alors qu’il conviendrait de faire confiance aux marchés !

La vision court-termiste des Etats incitent les banques à accorder des crédits,
L'État crée de la monnaie artificielle, la FED diminue les taux d'intérêts artificiellement ce qui incite les banques à accorder des crédits. Résultat : une bulle financière. 

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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 00:40
Après avoir cessé de boire de la bière insipide dans les bars suisses, j'ai redécouvert le goût de la bière grâce à cette petite brasserie la Dauphine située dans l'Isère. Celle-ci est tenue par une jeune femme formée en belgique. Je ne sais si c'est la même chose en France, mais en Suisse, ces brasseries artisanales se heurtent aux pratiques anticoncurrentielles des grosses sociétés de distribution. Ces sociétés obtiennent des contrats d'exclusivité dans la plupart des brasseries en prêtant par exemple de l'argent  au gérant. Ceci est un cas intéressant de capitalisme corporatiste face à un capitalisme libéral devant permettre la libre concurrence. Si les USA est la terre promise des petits brasseurs, en Suisse romande la BFM  est la bière artisanale la plus connue. Nous autres consommateurs avons ici une part importante à jouer. Faisons appel à notre esprit critique à tout instant: réclamons de la bière artisanale qui parfois, nous offre une complexité proche d'excellents vins!

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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 00:08
"Society is for the left what God is for Christians". Tel un sujet de philo au bac, c'est la citation qu'on peut extraire de l'article ci-dessous de Jamie Whyte. La notion de société serait une pure abstraction de politiciens. Reprenant les mots de Thatcher "They're casting their problem on society. And, you know, there is no such thing as society. There are individual men and women, and there are families. And no government can do anything except through people..."

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10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 00:56
L'inflation, c'est la solution préférée de Bernard Maris pour annihiler la dette française. Voici ce qu'en pensait l'économiste politique Henry Hazlitt dans les années soixante. Voilà peut-être ce que les États nous réservent. On pourra toujours dire que c'est la faute du capitalisme prédateur et du libre-échange...
L'inflation, pour résumer, est l'augmentation du volume d'argent et de crédit bancaire par rapport au volume de marchandises. Elle est nocive parce qu'elle déprécie la valeur de l'unité monétaire, élève tout le monde du coût de la vie, impose ce qui est en vigueur un impôt sur les plus pauvres (sans exception) aussi haut que le taux de l'impôt sur les plus riches, elle élimine la valeur de l'épargne passée, décourage l'épargne future, redistribue la richesse et le revenu étourdiment, encourage et récompense la spéculation aux dépens de l'épargne et du travail, mine la confiance en la justice d'un système de libre entreprise, et corrompt la morale publique et privée.

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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 00:10
La gauche a un lieu commun qui ressemble à un proverbe lancinant et résonne comme une évidence.  "Les riches deviennent plus riches et les pauvres toujours plus pauvres..."
"Neige en novembre, Noël en décembre".
" L'adage a traversé le temps, à la fin du XIXème, dans la "Tyrannie collectiviste", Yves Guyot ferraillait déjà contre celui-ci. Ben Laden l'a repris mot pour mot. Dans la machine infernale de la critique du capitalisme, je dénonçais dans cet argument : la machine critique perpétuelle. En fait, en examinant les faits depuis deux siècles. "Les riches deviennent plus riches et les pauvres plus riches!" L'adage, par abus de langage, veut peut-être laisser entendre que les pauvres s'enrichissent moins rapidement que les riches. Ce qui n'est pas tout à fait la même chose. Il est vrai que 1% d'augmentation sur une fortune est plus conséquente en valeur absolue que 1% sur le salaire minimum. Néanmoins, les régions pauvres, les pays émergents ont aujourd'hui un taux de croissance plus important que nombre de pays riches. Ainsi, suivant le point de vue, il se peut fort qu'en pourcentage de croissance c'est à dire en valeur relative: "Les riches deviennent plus riches et les pauvres plus riches, plus rapidement que les riches! " Soit l'exact contraire du plus vieux lieu commun proférée par la gauche totalitaire.

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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 00:28
A propos de la retraite, ne nous faudrait -il pas complètement changer de paradigme? Celui qui prévaut aujourd'hui est affecté par une vision lourde de style plan quinquennal: "Nous travaillons et cotisons toute notre vie et il nous faudrait à l'heure de notre vieillesse, prendre quelque repos, à l'issue d'un engagement de toute une vie dédiée à l'entreprise (de l'État.)" En fait, c'est au seuil de notre mort que nous avons le plus besoin de travailler. Pour avoir une vie sociale et ne pas être seul! Dans un monde de plein-emploi, tiré par un capitalisme de bon aloi, on peut imaginer qu'on puisse travailler quand bon nous semble et prendre quelques distances avec le travail lorsqu'on a d'autres projets. Si l'on sait qu'au moment de notre vieillesse, on trouvera toujours un petit boulot, il ne sert à rien de s'inquiéter et de cotiser toute une vie pour finir par se profiler dans un mouroir, parfois géré par le trésor public, qui finira par épuiser nos dernières économies du fait de l'augmentation de l'espérance de vie et de l'inflation. Illustration mardi 8 avril avec le film "Profession retraité"   sur Arte. Le film par le renversement total des valeurs qu'il met en scène est très plaisant.

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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 00:44
Intéressante question sous-jacente à l'article de Guy Sorman "Revoilà Attali". Peut-on appliquer avec la poigne d'un État sûr de lui des lois libérales à la manière des constructivistes comme Attali ou privilégier l'émergence des forces spontanées?
"On craindra que l’application du rapport Attali -Sarkozy , suscite des émeutes légitimes tout en laissant intacts les Himalayas fiscaux , réglementaires , bancaires hostiles au dynamisme des entrepreneurs . Craignons aussi qu’Attali nous accable de plusieurs Plans Calcul ou équivalents . Donc , pour reprendre l’aphorisme célèbre de Hayek, Attali est partisan de l’ordre décrété contre l’ordre spontané."

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