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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
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  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 19:46
Chavez entraine son pays dans la pauvreté. On trouvera toujours nombre de rêveurs pour croire en son aura comme la dernière illusion d'une révolution socialiste possible. Celle-là se contente de peu, cette fois pas de plan quinquenal emphatique. Seulement une main mise sur le pétrole qui permet de cacher le déperissement de toutes les structures vaillantes de la société. Le pays serait exsangue s'il n'y avait ce pétrole pour cacher la descente en enfer à travers une apparente redistribution. L'insécurité progresse, et toutes les maffias du monde pourront bientôt se ressourcer auprès de la plaque tournante de Caracas. Dans quelques années, le plus tôt possible, quand le masque sera tombé, nous pourrons revoir l'altercation du roi d'Espagne comme un haut fait de résistance à un socialisme pailleté de pétro-dollars qui réussit systématiquement l'exploit de passer par les urnes. On aura découvert à ce moment là, la supercherie: un contrôle des votes qui fait que les citoyens votent pour ne pas avoir d'ennui. Daniel, notre blogger préféré à Caracas, peut toujours s'enflammer, comme avant chaque élection. Nous pouvons craindre que les résultats ne soient pas proportionnels à l'ampleur de la contestation.
L'émission, "Ce soir ou jamais" sur FR3, ne nous aura pas éclairé. Peu de faits côté sceptiques, des émotions et une bonne vieille litanie style Monde Diplomatique, côté partisans.
Il est de notoriété de dire que le coup d'état de Chavez  succédait à une période de néolibéralisme effréné qui avait entraîné le pays dans la crise. C'est tout le contraire, selon Norberg, l'Etat avait commencé à anormalement grossir bien avant Chavez. Le néolibéralisme n'a jamais existé au Vénézuela, seulement son épouvantail.
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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 18:25
"L'Ancien dictateur Augusto Pinochet est mort enfin. Il était un dictateur brutal qui a pris le pouvoir en bombardant le palais présidentiel en torturant et en assassinant ses adversaires sans pitié. Mais ensuite après avoir essayé les vieilles politiques du protectionnisme et de l'interventionnisme dans l'économie et la voyant échouer, il a été convaincu de commencer à libéraliser l'économie. En raison de cela, et de la suite des réformes sous le gouvernement socialiste démocratique, le Chili est de loin le pays latino-américain le plus avancé.
A gauche, on affirme que cette association avec un dictateur souille le libéralisme économique pour toujours. C'est un argument intéressant. Si c'est vraiment le cas, alors l'interventionnisme des gouvernements devrait être bien plus souillée puisque les amis autoritaires de Pinochet dans la région, comme Stroessner, Videla et Banzer ont appliqué et confirmé ce vieil interventionnisme et le modèle protectionniste."
Traduction du message de Johan Norberg.
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4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 09:55
Après quatre ans d'effort pour informer le monde des dérives de Chavez, Daniel est désespéré. Paradoxalement, il se sent libéré également. Tout est fini. Ironiquement, jamais son blog a aussi bien marché et il a même eu droit à la BBC. Voici ce qu'il a écrit hier soir pour célébrer ce jour funeste où la démocratie a disparu du Venézuela. Nous ne pouvons même pas lui exprimer une solidarité issue de France car, aveuglés par un antiaméricanisme d'opérette, nous ne sommes certainement pas une majorité en France à considérer Chavez comme un petit dictateur néfaste pour son pays.
"C'est un autre monde. Cela n'est plus mon pays, désormais. Ce n'est pas le Venezuela avec lequel je peux communiquer. Ils (les partisans de Chavez) peuvent se vanter, ils peuvent humilier le voisinage. Ils ne s'inquiètent pas parce que le pays leur appartient, du moins le pensent-ils. Ils ont raison en partie, ce n'est certainement plus mon pays.
Et aujourd'hui l'historien d'amateur en moi se rend compte ainsi qu'il a eu le privilège d'être témoin d'un jour historique, le jour où la démocratie a quitté le Venezuela. Nous avons perdu la démocratie. On peut le voir dans le discours vulgaire de Chavez après sa victoire...
Ce soir je me sens étrangement libéré parce que tous mes engagements envers le Venezuela ont cessé. Je n'ai pas besoin de m'inquiéter plus pour son futur. Il n'y a aucun rôle pour moi dans ce futur...
Il est temps de m'occuper de moi-même, le Venezuela n'a plus besoin de moi et j'ai besoin seulement de la lumière de ses après-midis tropicaux pour me donner de l'allant, ou de ses déluges de saison des pluies pour donner du rythme à ma vie..."
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2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 18:27
Avant les élections de dimanche, un dernier tour d'horizon! Un reportage sur France-Culture à l'instant "Chavez, l'élu des pauvres!" qui débute par une véritable hagiographie de Chavez, à peine nuancée par l'expression d'un "rare" opposant décrivant la corruption de ce pays. Le reportage semble ne pas croire une seule seconde à la progression de l'opposition. J'imagine la tête de Daniel, notre Blogger vénézuelien favori présenté ici par la BBC, qui fulmine déjà cette semaine devant la fibre pro-Chavez de France5  Malgré l'enthousiasme des opposants basés à Caracas, en distribuant telle une aumône ses billets suintants de pétrole, Chavez contrôle tellement le pays qu'il paraît difficile d'envisager sa non-réélection. On se consolera en lisant l'état actuel de ce pays sur Chroniques Patagones, on relira également ce message paru sur Catallaxia. On prendra à témoin la gauche française qui a toujours soutenu le bouillant Chavez: donnons nous rendez-vous dans quelques années encore puisque ce laboratoire du Socialisme, si riche de ses ressources, ne réussira pas à sortir son pays de la pauvreté et à peine de l'analphabétisme. A ce moment-là, pour ne pas se dédire, les souteneurs de Chavez n'auront plus qu'à invoquer l'impérialisme américain pour expliquer cet échec.
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27 novembre 2006 1 27 /11 /novembre /2006 08:26
Daniel Duquenal est un blogger qui consacre son temps depuis des années à informer le monde des turpitudes de Chavez. On comprend son émotion car ses efforts ne comptent pas pour rien dans les progrès de l'opposition. Daniel se prend à rêver cette semaine (ici et là en vidéo). "I am just back from an event that even in my wildest dreams I could not believe it would ever happen. The march or Rosales today and his rally was something that was never seen, something that nobody could have expected." On lira un compte-rendu de la situation sur Chroniques Patagones en croisant les doigts avec Daniel. Les "sondages" renvoient pour l'instant 59%-27% à l'avantage de Chavez.
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9 juillet 2006 7 09 /07 /juillet /2006 12:18
On trouvera sur France-Culture, vendredi 7 juillet (2.5Mb) une analyse de la situation au Mexique par Alexandre Adler avec l'élection de Felipe Calderon. De plus, Adler est aux anges, en annonçant le "coup d'arrêt définitif à la vague Chavez".
Norberg nous rappelle les choses suivantes face aux arguments de Lopez Obrador qui affirmait que la libéralisation n'avait que des conséquences négatives pour le Mexique.
"-Entre 2000 et 2005, la part des ménages mexicains possédant des appareils ménagers a augmenté considérablement. Spécifiquement, le pourcentage de la population possédant une TV est allé de 86 à 91% ; un réfrigérateur, de 68 à 79% ; une machine à laver, de 52 à 62% ; un ordinateur, de 9.3 à 19.6%.
    - La part des ménages ayant l'électricité a augmenté pendant la même période de 95 à 97% ; l'eau courante, de 84 à 88% ; le branchement aux égouts, de 75 à 85%.
    - Les maisons avec plancher à même le sol ont diminué de 13.2% à 10.2% du total. Les maisons avec quatre habitants ou moins se sont accrue de 55% à 64%."

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5 juin 2006 1 05 /06 /juin /2006 00:05
Alex Boyd est un opposant sans faille au régime de Chavez. Lors de la venue de ce dernier en Angleterre, Alex Boyd a tenté de mettre quelques grains dans la machine bien huilée et déférente qui l'accueillait.  Le voilà aujourd'hui qui entame une marche entre Koblenz et Bruxelles pour parler du système de vote électronique truqué et inefficace qu'a instauré Chavez. Sort le film "La Lista" qui tente de démonter les mécanismes qui font passer le sénateur McCarthy pour un amateur de morpion. Pendant ce temps, la Colombie vient de réélire son président d'une manière régulière avec un système de bulletin manuel.
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29 avril 2006 6 29 /04 /avril /2006 07:06
Pendant que 80000 belges manifestaient contre l'assassinat de Joe pour un MP3, l'opposition venezuelienne se rassemblait pacifiquement pour commémorer la mort violente de 70000 personnes depuis l'arrivée de Chavez au pouvoir. À Caracas, les jeunes de 15 à 25 ont une vie qui ne tient parfois qu'à un fil. Être le pays-phare de la nouvelle révolution du XXIéme siècle comporte l'inconvénient de voir les crimes augmenter dans des proportions vertigineuses. Néanmoins les victimes pourront se consoler d'avoir été à l'avant-garde d'une nouvelle expérience que Chavez a chantée ainsi: "le socialisme ou la mort". Manifestement, le socialisme tarde un peu...
 
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15 mars 2006 3 15 /03 /mars /2006 00:00
En Amérique latine, un nouveau racisme : les Indiens contre les blancs
 
 
LONDRES.– Evo Morales, président élu de la Bolivie, assumera après-demain la première magistrature de son pays. D’ors et déjà son investiture a été un grand succès médiatique.

Sa tenue et son aspect, qui paraissaient programmés par un brillant conseiller d'image ont fait les délices de la presse et élevé l'enthousiasme de la « gauche stupide » à des hauteurs orgasmiques.

Je pronostique que le style du nouveau président bolivien, ses pull-overs doublées avec toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, blousons de cuir usés, se transformeront bientôt en nouveau signe de distinction vestimentaire de l’intelligentsia progressiste occidentale.

Nouvelles excellentes pour ce qui est marchands de colifichets boliviens et péruviens et pour les fabricants pull-overs des pays andins, qui verront ainsi augmenter leurs exportations.

Ce qu'ont souligné des journalistes et des politiciens occidentaux est qu’Evo Morales est le premier indigène occupant la présidence de la Bolivie, et par conséquent on corrige une injustice discriminatoire et raciste de cinq siècles, commise par la petite minorité blanche contre les millions d'Indiens aymaras et quechuas boliviens.

Cette affirmation est une inexactitude historique flagrante, parce que par la présidence de la Bolivie sont passés un bon nombre de boliviens d’origine plus humble, généralement « espadones » qu'en ayant commencé comme simples soldats, ils sont montés dans la hiérarchie de l'armée jusqu'à se hisser au pouvoir au moyen d'une « cuartelazo », peste endémique dont la Bolivie n'est pas parvenue à être libérée avant la seconde moitié du XXème siècle. Pour les racistes intéressés par ce type de statistiques, je leur recommande de lire un essai splendide “Los caudillos bárbaros” sur les dictateurs  qui se sont succédés à la présidence de la Bolivie au XIXème écrit par Alcides Arguedas, historien incisif, bien que pessimiste dans sa vision.

Non il y a de nombreuses années, il apparaissait que le racisme était une tare dangereuse, qui devait être combattue sans relâche, parce que les idées de race pure, ou de races supérieures et inférieures, avaient montré avec le nazisme les conséquences apocalyptiques que ces stéréotypes idéologiques pouvaient provoquer. Mais grâce à des personnages comme le Vénézuélien Hugo Chávez, Evo Morales et la famille Humala au Pérou, le racisme perçoit  à travers ces protagonistes une nouvelle respectabilité et, il est favorisé et béni par un secteur irresponsable de la gauche, il se transforme en valeur, critère qui sert à déterminer la bonté et la méchanceté des personnes, c'est-à-dire, la correction ou  l’incorrection politique.

Poser le problème latino-americain en termes ethniques comme le font ces démagogues est une irresponsabilité insensée. Cela équivaut à vouloir remplacer certains préjugés latino-americains stupides des blancs contre les Indiens, par d'autres, absurdes, des Indiens contre les blancs. Au Pérou, Isaac Humala, père de deux candidats présidentiels dans les élections du prochain avril - dont l’un d'eux, le lieutenant colonel Ollanta- a expliqué l'organisation de la société péruvienne, en accord avec la race, qu’il aimerait que chacun de ses sbires arrivant au gouvernement mette en pratique : le Pérou serait un pays où seulement les « andins » jouiraient de la nationalité ; le reste - des blancs, noirs, jaunes seraient seulement « des citoyens » auxquels on reconnaîtrait quelques droits.

Si un « blanc » latino-americain avait fait une proposition semblable, il aurait été crucifié, avec raison, par la colère universelle. Mais comme c'est une hypothèse indienne, cela a seulement mérité quelques commentaires discrets ou une approbation silencieuse.

J'appelle ceci une « hypothèse » indienne, parce que, en vérité, Isaac Humala a quitté  son village d'où la famille Humala est sortie pour tout transférer à Lima. Un sociologue est récemment allé enquêté sur les antécédents andins des Humala dans ce lieu, et a découvert que les paysans locaux les considéraient comme des « mistis », c'est-à-dire, des « blancs », parce qu'ils avaient des propriétés, bétails, et ils étaient des exploitants d'Indiens.

Evo Morales non plus n'est pas un Indien, proprement dit, même s'il est né dans une famille indigène très pauvre. Il suffit de l'entendre parler son bon castillan, de voir sa modestie astucieuse (« je m’alarme un peu, messieurs, me voir entourée de tant de journalistes ; pardonnez-moi »), ses ambiguïtés étudiées et sages (« le capitalisme européen est bon, donc, mais celui des Etats-Unis ne l'est pas ») pour savoir que Evo est emblématique du type créole latino-americain. Il a une vaste expérience de manipulateur acquise dans sa longue trajectoire de dirigeant « cocalero », membre de l'aristocratie syndicale.

Quelqu'un qui n'est pas aveugle et obtus signale, d'entrée, en Amérique latine, que, plus qu'ethniques, les notions d'« Indien » et le « blanc » (ou « noir » ou « jaune ») sont culturelles, et qu’elles sont imprégnée d'un contenu économique et social. Un latino-americain est blanchi au fur et à mesure qu'il s’enrichit ou acquiert du pouvoir. Tandis qu'un pauvre s’indianise au fur et à mesure qu'il descend dans la pyramide sociale. Ce qui indique que le préjugé ethnique a causé et cause encore des injustices énormes. Il est aussi, et peut-être surtout, un préjugé social et économique des secteurs favorisés et privilégiés contre ceux qui sont exploités et marginalisés.

L'Amérique latine est chaque fois plus un continent métis, culturellement parlant. Ce métissage a été beaucoup plus lent dans les pays andins qu’au Mexique ou au Paraguay, mais a avancé. De telle façon que parler « Indiens purs » ou « blancs purs » est une incongruité. Cette pureté ethnique, si elle existe, est confinée dans des minorités tellement insignifiantes qu'elle n'entre pas dans les statistiques (au Pérou, les seuls Indiens « purs » seraient, selon les biologistes, les « urus du Titicaca ».)

En tout cas, par une raison élémentaire de justice et d'égalité, les préjugés ethniques doivent être dénoncés comme une source abjecte de discrimination et de violence. Tous, sans exception, ceux des blancs contre les Indiens et ceux d'Indiens contre des blancs, noirs ou jaunes. Il est extraordinaire qu’il faille rappeler encore et, surtout, à cette gauche que, par des gens comme le commandant Hugo Chávez, Evo Morales ou le docteur Isaac Humala, on a droit à des formes renouvelées de racisme.

Non seulement la race devient un concept idéologique présentable en ces temps aberrants. Et le militarisme aussi. Le président du Vénézuéla, Hugo Chávez, vient de faire l'éloge la plus exaltée du général Juan Velasco Alvarado, le dictateur qui a régi le Pérou entre 1968 et 1975, dont la politique, a-t-il dit, continuera au Pérou avec son protégé, le commandant Ollanta Humala, s'il gagnait les élections.

Le général Velasco Alvarado a démoli par un coup d'État le gouvernement démocratique de Fernando Belaunde Terry et a instauré une dictature militaire de gauche expropriant tous les moyens de communication et a mis les canaux de télévision et les périodiques entre les mains d'une camarilla de mercenaires recrutés dans les sentines de la gauche. Il a nationalisé les terres et la bonne partie des industries, il a emprisonné et a déporté ses adversaires et a mis fin à toute forme critique et d’opposition politique. Sa politique économique désastreuse a fait entrer le Pérou dans une crise indigne qui a frappé, surtout, les secteurs les plus humbles, ouvriers, paysans, et le pays ne récupère pas encore de cette catastrophe que le général Velasco et sa maffia militaire ont causée au Pérou. Celui-là est le modèle que le commandant Chávez et son disciple le commandant Humala voudraient - avec la complicité des électeurs idéologisés- voir réinstaurer au Pérou et en Amérique latine.

Outre racistes et militaires, ces nouveaux caudillos barbares se vantent d'être nationalistes. Il ne pouvait en être autrement. Le nationalisme est la culture de ce qui est inculte, une initiative idéologique construite de manière aussi obtuse et primaire que le racisme (et sa corrélation inévitable), qui réduit la propriété à une abstraction collectiviste – et promeut la nation au rang de valeur suprême.

S'il y a un continent où le nationalisme a fait des dommages c’est l'Amérique latine. Il a été l'idéologie avec laquelle se sont dissimulées toute les dictatures qui ont désagrégé ce continent dans des guerres internes ou externes, le prétexte ayant servi à dilapider des ressources dans des armements (ce qui a facilité les grandes corruptions) et l'obstacle principal pour l'intégration économique et politique des pays latino-americains.

Il paraît étrange que, avec tout ce que nous avons vécu, qu’il y ait encore une gauche en Amérique latine qui ressuscite ces monstres - la race, la botte et le nationalisme - comme la panacée pour résoudre nos problèmes.

Il est vrai qu'il y a une autre gauche, plus responsable et plus moderne - celle représentée par un Ricardo Lagos, un Tabaré Vásquez ou un Lula qui se distingue nettement de celle qu’incarne ces anachronismes vivants qui sont Hugo Chávez, Evo Morales et le clan des Humala. Je l’espère plus influente que celle que propage sur tout le continent le président vénézuélien avec sa verve et ses pétrodollars.

Par Mario Vargas Llosa
Janvier 06

Pour la NATION
Traduction creduleetgoucho
 

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31 janvier 2006 2 31 /01 /janvier /2006 00:01
En complément des envolées lyriques du Monde diplomatique sur le Venezuela affichées il y a quelques jours, j'ai publié sur le site de Catallaxia un article écrit sous le regard furieux de Goucho ("Goucho rime avec Hugo") qui considère, sans rire, la politique du Venezuela comme les prémices de la troisième voie, celle du socialisme du XXIème siècle. En voici l'introduction:
"Chavez est au pouvoir au Venezuela depuis sept ans. Malgré la manne pétrolière, l’économie stagne. L’insécurité augmente rendant les plus pauvres plus vulnérables encore. La plupart des libertés sont en régression. La seule chose qui ne faiblit pas, c’est le bruit que fait Chavez sur la scène internationale et le soutien inconsidéré de ses admirateurs."
Lire la suite... Voici les principales références employées par cet article.
Le Blog de Daniel pointant quotidiennement sur de nombreux articles internationaux comme le New York Times et sur nombre de blogs: http://daniel-venezuela.blogspot.com/

tropicalfascism: http://tropicalfascism.blogspot.com/
oilwars: http://oilwars.blogspot.com/2005/09/critical-point-and-its-aftermath.html
salon.com: http://blogs.salon.com/0001330/categories/venezuela/2006/01/16.html#a2693
Le rapport concernant les droits de l'homme: http://hrw.org/english/docs/2006/01/18/venezu12258.htm
Le rapport annuel de Index of Economic Freedom:
http://www.heritage.org/research/features/index/country.cfm?id=Venezuela
Le monde diplomatique: www.monde-diplomatique.fr/index/pays/venezuela
San Francisco Chronicle: http://www.independent.org/newsroom/article.asp?id=1350
Divers statistiques: http://www.nationmaster.com/graph-T/lif_hap_lev_ver_hap

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