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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 00:21
Début mars, une tentative d'attentat échouait grâce à la présence d'esprit d'un employé de cybercafé. Le Maroc vient de déjouer un nouvel attentat aujourd'hui. Il y a une dizaine de jours, j'ai rencontré un pays serein et fier de condamner unanimement le terrorisme. Il souffle également un air de liberté dans ce pays qui affiche sans complexe sa modernité. Khadija a 20 ans. Elle est une fière pratiquante de sa religion arborant un magnifique foulard multicolore "Je viens de divorcer car mon mari refusait que je continue mes études." Au centre-ville, aussi bien à Rabat qu'à Casa, deux films marocains tiennent l'affiche. "Les anges de Satan", réalisé par Ahmed Boulane raconte l'histoire vraie de punks assignés au tribunal du fait de leur marginalité. On citera également le beau film "Marock" où l'on voit une jeune musulmane tombée amoureuse d'un juif. Décidement le Maroc ne s'en laisse pas conter. Dans cet étonnant pays qui aime la liberté, les transporteurs font grève pour protester contre des lois jugées abusives. Seule ombre à ce tableau: l'omnipresence de l'État. Héritage de la dictature? On compte trop sur l'État au Maroc avant de prendre la moindre initiative! Grande semble être la propension de la jeunesse à attendre beaucoup des autorités, de l'administration et des aînés. Relire message de l'an dernier.

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10 avril 2007 2 10 /04 /avril /2007 20:55
J'ai été réveillé de ma torpeur par une courte interview aujourd'hui de Mouna Haddaoui sur France-Info, la mère de Ghofrane, jeune fille de 23 ans lapidée. J'ai été touché par la dignité sans haine qu'elle affichait. On trouvera ici une interview récente de celle-ci et l'adresse de son site ghofrane.ifrance.com/.

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8 avril 2007 7 08 /04 /avril /2007 00:08
Trouvé sur www.gaucheliberale.org



Extrait de la lettre des libéraux du 30/03/07.
"
Pour mieux situer les libéraux dans le paysage politique, le célèbre philosophe autrichien Hayek nous a invités à sortir les libéraux de l'axe politique traditionnel gauche/droite.  «L'image généralement donnée de la position relative des trois partis obscurcit plus qu'elle n'éclaire, leurs rapports véritables. Elle les représente d'ordinaire comme trois points sur une même ligne, les socialistes à gauche, les conservateurs à droite, et les libéraux quelque part entre les deux. Rien ne saurait être plus fallacieux si nous voulons faire un schéma, il serait plus approprié de les disposer en triangle, les conservateurs occupant l'un des angles, les socialistes tirant vers un second et les libéraux vers un troisième».

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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 00:08
Philippe Legrain vient de publier un livre qui fait du bruit dans le landerneau des politiques d'immigration. Son livre "Immigrants, your country needs them" soutient que l'immigration est positive pour les pays d'accueil. On trouvera ici la critique de son livre parue dans l'economist. On pourra lire sur son site l'introduction de son livre. On s'intéressera à un article de Legrain à propos de l'immigration en Australie dont les politiques semblent opter pour une immigration choisie, voie qui semble une impasse pour Legrain. Traduction.
"Le taux d'immigration a presque doublé ces huit dernières années en Australie, avec près de 180.000 étrangers. Les immigrés sont un avantage pour l'économie éclatante de l'Australie. Ils ne prennent le travail de personne :  le taux de chômage, 4.6 pour cent, est au niveau le plus bas depuis 30 ans. Les immigrés créent des emplois et ils dépensent leurs salaires. Un afflux de maçons, par exemple, provoque un afflux de fournisseurs et de dessinateurs d'intérieurs.
L'Australie tire clairement bénéfice de l'immigration, mais le désir du gouvernement de sélectionner son immigration est une erreur. Même dans une économie où les qualifications sont un plus, chaque immigré doué a besoin de travailleurs moins qualifiés. Chaque hôtel n'exige pas seulement des directeurs et des personnes de vente, mais des réceptionnistes, femmes de chambre et des serveurs aussi.
Une autre faille avec le système d'immigration est qu'il a tendance à la planification des emplois à la manière du modèle soviétique, avec des bureaucrates prenant très au sérieux une tâche impossible. Les étrangers ajoutent de la diversité et du dynamisme, stimulant l'innovation et l'entreprise, et la croissance économique.
L'Australien, immigré ou pas, doit respecter les lois de la démocratie parlementaire avec ses contraintes et ses principes fondamentaux comme l'égalité devant la loi et la tolérance des différences. Ce ne sont pas "des valeurs australiennes", ce sont des valeurs libérales, partagées par beaucoup, même par les non-Australiens, et rejetées par quelques Australiens marginaux, bigots blancs ou certains musulmans. Et alors que les gens ne peuvent pas être forcés de croire en ces valeurs, ils peuvent être obligés de respecter la loi : même ceux qui croient que les femmes ne sont pas l'égal des hommes. Naturellement, toutes les sociétés parfois abandonnent ses idéaux élevés de la démocratie libérale - la discrimination existe, la tolérance est parfois limitée - mais ils sont toujours les normes auxquelles nous aspirons et à la base de notre coexistence paisible. Mais si les immigrés doivent respecter les règles, ils doivent également avoir la sensation d'être les bienvenus. La rhétorique xénophobique n'aide en rien."

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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 00:08
Voter a une très relative importance dans les démocraties libérales... Il est de bon ton de tenter de mobiliser les citoyens pour tel ou tel scrutin en laissant entendre que le vote est la chose la plus importante que l'on puisse faire. Il est également fréquent de mentionner le fait que les candidats ne sont pas représentatifs et que notre bulletin glissé dans l'urne ne sera qu'une stratégie de moindre mal sans enthousiasme. Ce contexte vu sous un autre angle pourrait être considéré plutôt comme un signe de maturité politique. Voici une traduction de l'article "Voter est une perte de temps" de l'iconoclaste James Whyle, prix Bastiat 2006, libéral néo-zélandais, qui s'applique à travers ses écrits à déchiffrer les bêtises subliminales cachées dans l'argumentation de nos politiciens au quotidien. Pour lui, dans une société libérale, le vote perd de son importance et c'est tant mieux...
"L'apathie politique, attitude qui consiste à ne pas voter est une attitude parfaitement saine. Les politiques rêveraient de pouvoir nous faire voter de force. Dans les pays totalitaires, les hommes d'affaires doivent avoir des accointances avec les politiciens. Dans les pays libres, on ne leur demande rien, les alternances politiques se font sans heurt ni démonstration d'enthousiasme avec un taux d'abstention qui n'aurait de quoi effrayer que les politiciens narcissiques de leurs prérogatives. Ainsi à partir du moment où un État cesse de faire la pluie et le beau temps en s'arrogeant et contrôlant nombre d'entreprises, le vote politique perd de son importance. Quand les grands partis politiques diffèrent peu dans leurs politiques, il n'est pas du tout surprenant que les gens ne votent pas. Ceci n'est pas regrettable mais plutôt bon signe. Signe que les choses se jouent sans doute ailleurs, une fois la démocratie installée.
La démocratie est exigée pour défendre notre liberté et notre prospérité. Quand les personnes ne peuvent pas lutter contre un gouvernement, le despotisme, la corruption et l'inefficacité s'installent. Mais nous ne devrions pas confondre notre amour de la démocratie avec notre passion pour le vote. Celui-ci n'est valable seulement qu'en cas de graves problèmes politiques. Le scrutin est comme une sortie de secours : c'est bon de l'avoir, mais dans l'idéal, il ne sert pas à grand-chose." Dans le cas de la France, qui n'est pas tout à fait un pays libéral, le choix d'un vote Bayrou peut passer pour un moindre mal
comme celui de ne donner sa voix à aucun des candidats.... On verra ici la position désenchantée de Madelin. Le choix Bayrou m'évoque cette interview de Vargas Llosa qui avançait que ce n'était pas la dictature qui avait ramené le Chili vers la démocratie libérale, mais un compromis centriste.

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8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 00:08
Un article d'actualité dans l'Economist de cette semaine:
"Ce ne sont pas les gouvernements qui doivent collecter les Stats. Les chiffres doivent être dignes de confiance. Le nouveau système de statistiques de Grande-Bretagne ne passe pas la rampe. Chaque pays devrait avoir un Bureau National des Statistiques, régi par une loi garantissant sa qualité et son indépendance. Les statisticiens argentins ont protesté contre le déplacement d'un fonctionnaire responsable des chiffres de l'inflation après qu'il ait refusé de changer la manière dont ils étaient calculés. La Norvège est un exemple à suivre : le Bureau de Statistiques édite des graphiques avec sa propre analyse, selon son propre calendrier. Les ministres du gouvernement voient l'information en même temps que la découvre le citoyen. Moins d'un Britannique sur cinq pense que les chiffres officiels sont produits objectivement. La statistique sur la criminalité passe auparavant entre les mains du gouvernement. Tous les gouvernements trouvent tentant de tordre les chiffres à leur avantage. Mais en faisant ceci ils se privent du meilleur guide d'élaboration de leur politique." Toute ressemblance avec un pays comme la France est purement fortuite, seules les statistiques du chômage sont un peu empêchées mais c'est pour mieux les recalculer.

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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 13:47
Lors du débat intéressant du 26.02 dans l'émission du Grain à Moudre, la discussion porte sur le bilan de Sarko et sur sa "propension" à être libéral. L'intéressé ne s'en vante qu'à hauteur des 3% de votants pour Madelin en 2002. Les autres raisons de ne pas le voir comme un libéral seraient:
  • - son protectionnisme affiché,
  • - les résultats de sa politique avant en 93 l'arrivée de Juppé qui parlait d'ardoise salée,
  • - ses lois anti-racolages où on voit l'État s'immiscer dans les questions sexuels,
  • - les lois qui punissent les propos contre l'homosexualité...
  • - son choix de directeur de campagne (Henri Guaino) selon Douce de Franclieu
  L'avantage que Sarkozy a pour l'instant, par rapport à Ségo, c'est qu'on se pose la question du libéralisme à son propos.
The Economist est toujours sous le charme de Sarkozy. Un dernier article propose une critique positive de son livre Témoignage.  L'amour déclaré par Sarkozy pour les Etats-Unis le fait passer pour un politicien français original. L'article conclut "The question is whether the French are ready to take on Mr Sarkozy".
En complément, on pourra lire l'analyse de Sarko par Guy Sorman qui met en exergue sa singularité et ses points communs avec Chirac.

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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 00:09
L'importance d'une manifestation ne se compte pas toujours en nombre. En 2000, on protestait avec vigueur contre le transport de déchets nucléaires vers la Hague plutôt que de soutenir le commandant Massoud en Afghanistan. L'histoire préfère l'emphase énergique de Dom Quichotte au flegme réfléchi de Sancho Pança. On visitera le site de Johan Norberg où l'on voit que le soutien à l'Égyptien AbdelKareem Soliman condamné à quatre ans prison pour des motifs absurdes a suscité une petite manifestation de quelques libéraux suédois...

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25 février 2007 7 25 /02 /février /2007 18:39
Le livre de Péan agace Sorman et FOG. Il n'est pas surprenant. Ce livre pourrait finalement réconcilier Chirac avec la gauche. Voir cet ancien message : "Chirac n'est pas un mauvais président de gauche". On relira le bilan de la politique de Chirac par Sorman: "Le résultat... aura été un mélange inefficace d’exhortations aux entrepreneurs et de semi-mesures social-démocrates pour aider les activités en difficulté."
Il m'amuse parfois de penser que si Jospin avait été élu, il n'aurait pas eu,
pour le meilleur ou pour le pire, une attitude aussi opposée à la guerre d'Irak que celle de Chirac. L'influence de Blair sur Jospin aurait été notamment plus importante.

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20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 00:04

J'ai été surpris que le revenu d'Arlette Laguillier puisse lui donner droit à un HLM (Voir RFI janvier). Néanmoins après enquête, même si on trouve sa photo dans le Point au treizième étage de son HLM aux Lilas (artifice de campagne pour faire pauvre?), son revenu est au-dessus du seuil d'accession aux logements sociaux (~22000 € pour personne seule). Ainsi, comme le souligne Alternative Libérale 12, elle serait donc à part entière locataire de son F3. "60 % des Français sont éligibles à l'octroi d'un tel logement - ce qui pose le problème de la pertinence des seuils d'aide publique" écrit les échos dans son dossier immobilier. Yves de Kerdrel dans le Figaro mentionne: "Du côté des offices de gestion des HLM, cette pénurie de logements sociaux entraîne une prime à la solvabilité des locataires. Si bien qu’aujourd’hui 80 % des logements sociaux sont habités par des ménages « non pauvres »."  On lira l'excellent dossier des Cercles Libéraux sur cette question. On y trouvera une description des effets pervers de ce système (Lettre d'un locataire à son propriétaire) et une vue d'ensemble proposée par Alain Madelin.

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