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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 00:17
L'hebdomadaire "The economist" établit un bilan de la pénétration d'IBM en Inde. Mieux, l'Inde est un partenaire essentiel et un réservoir de cerveaux sans égal pour IBM. Voilà de quoi alimenter la contrition de l'incontournable Goucho. Dans sa grande mansuétude envers les pays africains, Goucho prend un air abattu chaque fois qu'il voit les grandes sociétés multinationales (spécialement les Américaines) progresser dans les pays émergents.  J'avancerais l'hypothèse suivante, qui tient de l'enfoncement de porte ouverte pour un économiste normal et d'une provocation pour un rhétoricien de la politique française qu'est Goucho. La progression des logiciels vendus par IBM (de même pour Microsoft) n'est pas un résultat de la malbouffe informatique, mais plutôt un excellent symptôme de l'amélioration du niveau de vie des pays émergents. En effet, dès que ceux-ci progressent, ils font comme n'importe qui, ils achètent ce qu'il y a de meilleur (même parfois du logiciel libre qui comme chacun sait a un coût lui aussi). Ainsi le marché russe progresse à vive allure pour être équivalent aujourd'hui de celui de la Suisse aujourd'hui. Le marché pakistanais démarre. Les pays de l'Est sont tous en pleine ascension sauf la Bosnie-Herzégovine. Dans le continent africain, les altermondialistes -avec paille sans OGM au fond de la rétine- peuvent encore rêver, l'Afrique subsaharienne n'achète pas de logiciel IBM. L'Egypte et le Maroc eux s'en offrent. Le jour où toute l'Afrique achètera des logiciels IBM et Microsoft en abondance, c'est qu'elle sera sauvée.

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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 08:03
Goucho pensait que Ségo nous referait le coup de Mitterand. Heureusement, il s'est trompé. Je trouve nombre de motifs de satisfaction dans cette élection. Un débat qui a progressé, une droite qui s'affirme comme droite et laissant ainsi une place à une gauche libérale, le laminage des extrêmes, la nécessaire rénovation de la gauche dinosauresque, l'élection d'un Sarkozy qui donne l'image d'un pays prêt à prendre un peu plus de risques. Néanmoins, nous sommes loin du compte. Le crédule que je suis hésitait entre l'abstention et le vote Sarkozy. Succombant au civisme du moindre mal, j'ai cédé au vote Sarkozy sous l'oeil furibond de Goucho et devant l'enthousiasme (mesuré il est vrai) de mes amis bloggers. On lira la longue mais belle analyse d'Edouard Fillias sur son blog. Alternative Libérale est une caisse de résonance dont les libéraux devront user. Sarko est considéré parfois comme libéral alors qu'il est un fervent défenseur d'un protectionnisme désuet dénommé parfois "pragmatisme". Le mot protéger est celui que j'ai entendu le plus souvent prononcé hier soir: il va falloir que la droite entame sa rénovation! 

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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 00:02

Johan Norberg n'a pas dit un mot sur l'élection française. Si ce n'est en plein débat, mercredi soir, quand il s'est insurgé sur les erreurs de Ségolène concernant la Suède. "Ségolène Royal's mother talked, but she didn't listen"

Il est de bon ton de parler de choix entre "grippe et rage", ou entre "peste ou choléra" pour ce qui concerne notre élection présidentielle. Imaginons le choix draconien auquel a dû faire face le peuple américain dans le duel Bush-Kerry.
En 2004, l'hebdomadaire "the Economist" considéré comme le meilleur jugement de la planète par Johan Norberg, apportait son soutien à John Kerry. Voici ce qu'écrivait en sus Johan Norberg à propos de l'élection américaine  après avoir résumé ainsi les deux candidats: 
"Je n'approuve pas le choix des libertariens pour Bush. Je ne voterais pas pour Kerry ou Bush. La raison est que je ne veux pas encourager le vote dans une direction particulière. Parce que je vote toujours pour une raison spécifique, pour montrer ma sympathie, avec ce geste symbolique pour celui auquel je m'identifie, cela rend très difficile de voter pour un moindre mal quand il y a deux mauvais candidats. Mais je connais nombre de personnes qui voient d'autres raisons, et ne sont pas effrayées de se salir. Je n'ai pas de problème avec ce choix, et je ne veux pas les décourager. Bonne chance, maintenant. Tant que Ralph Nader n'est pas élu, cela me va."
On lira le choix de Madelin paru aujourd'hui. La gauche, en France, sous le regard de Bayrou a encore de quoi faire... dans l'opposition.

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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 00:18
Il semble acquis que le salaire minimum n'aurait pas d'effets facilement mesurables sur le chômage. J'avoue que j'en doute un peu mais je ne suis pas économiste. En France, il est très haut, il crée sans doute du chômage. Quand il est au prix du marché comme en Grande-Bretagne (sans doute), en Irlande, en Nouvelle-Zélande, il fait de la figuration, a peu de conséquences et ne sert qu'aux politiques à se faire mousser. Alexandre Delaigue, l'Econoclaste revient sur ce sujet dans Libération. Pour lui, le salaire minimum est un moyen de subventionner les salaires des pauvres par les plus pauvres.

Les commentaires de cet article sont également intéressants. Morceaux choisis.
"
- Le SMIC interdit au chômeur d'accepter un travail en-dessous d'une certaine rémunération,
- il interdit à l'entrepreneur de créer un poste en-dessous d'un certain niveau de productivité."
"On pourrait néanmoins ajouter que les effets du Smic dépendent de son niveau et de la productivité des travailleurs à qui il est appliqué. Que le Smic américain, à un niveau très faible, ne conduise pas à une augmentation du chômage, n'est guère une surprise. A l'inverse si on applique le Smic français en Inde, il y a peu de doute que cela conduise au chômage et à (encore plus) de misère des millions de travailleurs Indiens.... L'IRES (dont les chercheurs sont peu suspects de complaisance avec le patronat) met en avant que la France a le plus haut Smic brut en proportion du salaire médian de toute l'Union Européenne (62% contre 42% pour le RU). Et il s'agit des Smic brut et non du coût du Smic (incluant les cotisations sociales), qui rendrait la situation française plus atypique encore."
"Il y certains postes où un salarié expérimenté n'arrive pas à se faire payer plus que le SMIC, et c'est lui la victime nunéro un de la réduction des inégalités salariales."
"Je suis beaucoup moins sûr que vous que le salaire minimum a un effet faible en France sur l'emploi. Les études que vous citez sont réalisées sur des pays oú le salaire minimum est très bas, alors qu'en France il touche 15% des salaries."

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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 23:59

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29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 00:03
Les libertariens représenteraient 13 % environ de l'électorat aux USA (voir theeconomist).  Cet électorat pour 72% aurait voté Bush en 2000. Néanmoins pris dans les contradictions de la politique de celui-ci, il semble y avoir désormais un rééquilibrage dans l'autre sens puisque 59% d'entre eux auraient voté Kerry. "Libertarians apparently became disillusioned with Republican overspending, social intolerance, civil liberties infringements, and the floundering war in Iraq. If that trend continues into 2006 and 2008, Republicans will lose elections they would otherwise win."

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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 19:40
Cette élection est étonnante. La gauche archaïque est réduite à la portion congrue. Sarkozy fait le plein de ses voix. En assumant sa position à droite, il pousse la gauche dans ses retranchements. Celle-ci doit donc désormais se déplacer au centre... Devenir un peu plus social-démocrate et surtout un peu plus libérale. Les prochains quinze jours vont être à suivre avec attention. Dans cette perspective, on écoutera le Franc-parler sur France-Inter aujourd'hui. Une émission passionnante où les digues de la gauche semblent s'amollir. On y entendra un Kouchner ému et utopique. Kouchner se prend parfois les pieds dans le plat en critiquant le libéralisme et en réclamant plus d'état mais on lui pardonnera cette fois, empruntant le langage de ses adversaires comme pour mieux se faire comprendre. "Enfin, on va changer!" lance-t'il à la cantonnade. Gauche Totalitaire doit son nom de baptème aux archaïsmes de la gauche dénoncés par Jean-François Revel. Le rêve de Gauche Totalitaire, c'est aussi la modernisation de la gauche, le rapprochement de la gauche vers ce libéralisme qui faisait son histoire avant la naissance du socialisme. On est très loin de ce rêve impossible mais les choses peuvent un peu bouger ces jours-ci.
On lira avec intérêt l'analyse pertinente du francophile Daniel du lointain Venezuela, très impressionné par la qualité des graphiques et des données. Extraits...
"
The 2002 debacle is reverted, we know that 80% of France espouses strong democratic values and even when they want real reforms they want them in peace and democracy, be these reforms coming from the right or the left.... Thus if Royal does well in the debate I might find myself voting for her in two weeks while hoping that Sarkozy wins. But if she does not convince me I will find myself voting for Sarkozy hoping that her showing is good enough in the second round so that she will still be able to modernize the socialist party. In other words, if I vote for Sarkozy that might mean that he indeed will win by an 8 % margin." Traduction:
« La débâcle 2002 est oubliée, nous savons que 80% de la France embrasse des valeurs démocratiques fortes et même lorsqu'ils veulent de vraies réformes ils les veulent dans la paix et la démocratie, réformes venant de droite ou du gauche…. Ainsi si Royal se débrouille bien au cours du débat, je pourrais ainsi voter pour elle dans deux semaines tout en espérant que Sarkozy gagne. Mais si elle ne me convainc pas, je voterai pour Sarkozy espérant que son influence soit assez forte par la suite pour qu'elle puisse moderniser le Parti Socialiste...»

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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 13:13
Laurence Boone (Telos) fait une étude comparative des trois principaux  candidats à l'aune du libéralisme. La surprise est le faible score de Bayrou. Conclusion de l'auteur:
"le degré de libéralisme économique proposé par les réformes de nos candidats demeure très faible en regard des critères qualifiant un « libéral économique »"


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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 00:10

Voici un quadrant magique (rapidement ébauché) concernant les mystères de la campagne. Deux axes : le protectionnisme et son contraire, le libre-échangisme, de haut en bas le libéralisme et son contraire  : l'Étatisme. La variable "libéralisme" me paraît trop large pour comprendre les tendances de chacun même si le libre-échange est indissociable du libéralisme. Le protectionnisme a souvent un corollaire: le nationalisme. Dans le cas des candidats Bayrou et Royal, ils sont portés à l'étatisme, mais ne rejettent pas le libre-échange. La gauche a même une tradition antiprotectionniste avec Delors et Pascal Lamy (que Bayrou aimerait bien comme premier ministre), du point de vue des relations internationales, alors qu'elle est fortement étatique et régulatrice dans ses frontières. La droite d'inspiration gaulliste a une tradition étatique. De plus, avec Villepin, elle a provisoirement réhabilité le patriotisme économique. Quant à Le Pen, sur le papier et à l'intérieur des frontières, son programme est économiquement le moins étatique des candidats, mais il est à la fois très protectionniste et très nationaliste. (voir la critique de Garello)
La politique d'immigration poussée au maximum en est un exemple, le rejet de l'Europe un autre. Du point de vue de la liberté des moeurs, le programme de Le Pen est conservateur et antilibéral : abrogation de la loi sur l'avortement, contre le mariage homosexuel et la libéralisation des drogues...
Selon Nicolas Baverez ("Pourquoi je vote Nicolas Sarkozy"), "Les options autoritaires, protectionnistes et xénophobes promues par le leader du Front National parachèvent le divorce de la France d'avec le monde moderne."
On comparera les quatre programmes des candidats en cliquant sur ce lien. Un programme authentiquement libéral flirterait avec le coin en haut à droite de la figure ci-dessus, mais cela est une autre histoire.

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14 avril 2007 6 14 /04 /avril /2007 00:04
Un logiciel libre est comme une 2CV. On a accés à toutes les pièces. On peut monter son logiciel en kit en toute liberté. Le logiciel libre permet à l'ensemble des étudiants, des petites sociétés et parfois de quelques grandes sociétés de partir en sécurité, avec un minimum, sur les routes chaotiques de l'informatique. Bien sûr, il faut être un peu mécanicien. Le logiciel libre pour une entreprise peut être complexe à gérer car il est comme une voiture en kit que va monter l'entreprise pour améliorer sa productivité et rendre plus efficace ses procédures métiers. Un logiciel fourni par un éditeur de logiciel a pour ambition d'être une Formule 1. Nul besoin de regarder sous le capot, il est juste nécessaire de conduire au plus vite. Obtenir le résultat voulu au plus vite. 
En général tout État aime le logiciel libre. D'un point de vue politique, c'est tout bénéfice. L'État s'affranchit de la tutelle coûteuse des sociétés d'éditeurs logiciels, le plus souvent américaines comme Microsoft ou IBM. Politiquement, cela fait bon effet. Il devient plus flexible car il a toute la palette des "open-sources" qui s'offre à son choix. Il diminue son budget logiciel. En général, ses procédures sont plus lourdes et bureaucratiques pour obtenir un budget. C'est parfait!
Néanmoins il prend un risque, il lui faudra apprendre à gérer son logiciel, pièce par pièce. Un vrai mécano. Il se confronte à un danger plus insidieux: Celui de perdre de l'argent en coûts supplémentaires de main-d'oeuvre pour gérer son mécano logiciel. Pour un État, ce n'est pas trop grave, il a souvent à disposition de la main-d'oeuvre dont il n'aime pas se débarrasser. Dans le pire des cas, il devra faire appel à des consultants externes qui vont l'aider à gérer ses logiciels libres. Ainsi, le coût d'un logiciel libre peut s'avérer à long terme plus important que celui d'un logiciel d'un gros éditeur de logiciel. Prenons l'exemple d'un logiciel acheté 3000 €. Sur 3 ans, avec 20% de maintenance, ce logiciel reviendra à 3000+600x3=4800 €. Cette somme correspond à 4-5 jours d'un consultant externe. On peut espérer au minimum que ce logiciel bâti avec force investissements fera gagner plus de 5 jours de productivité en 3 ans. Ainsi les coûts apparents d'un logiciel informatique sont à considérer sur le moyen terme et non à l'achat. Le logiciel libre devrait ainsi être considéré comme n'importe quel logiciel sur le marché. Restreindre le choix de son logiciel informatique aux logiciels libres est dangereux pour la productivité à long-terme de l'informatique des États. Les sociétés privées qui ont une gestion informatique saine font des choix en fonction de leurs besoins et non en fonction de critères idéologiques ! Les États prennent ainsi le risque d'avoir des coûts informatiques importants à long terme et une productivité plus faible de leurs équipes.

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