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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 11:19

Goucho, est-il un philosophe à la petite semaine? Il distingue dans la belle épopée de l'Open Source les prémices d'un nouveau modèle capable d'ébranler le capitalisme conventionnel. On lira le dernier livre de Bernard Maris. Néanmoins, le crédule que je suis, y voit encore mal la révolution annoncée. Peut-être que le phénomène Opensource s'inscrit même dans cette vision du don qu'ont les tenants du libéralisme : à savoir dans une société où l'Ètat ne met pas son nez partout, les individus sont plus solidaires et altruistes. A l'inverse d'une société où l'Etat-providence se mêle de toute charité, l'individu se déresponsabilise et ne veut pas s'engager dans les affaires revendiquées par l'Etat. J'ai entendu cette thèse chez Boris Cyrulnik, qu'il est difficile de taxer de libéral échevelé, commentant son dernier livre dans le bateau-livre sur France5.
Trouver un modèle permettant de pouvoir continuer à gagner de l'argent et à innover n'est pas chose simple avec le logiciel libre. Celui-ci a généré un modèle de services permettant à nombre de petites entreprises de vendre leurs services autour de ces logiciels.Prenons l'exemple d'Eclipse. Cet Opensource a été initié par IBM. Il a un grand succès avec ses 30 Millions de téléchargements pour un outil destiné principalement aux développeurs de logiciels. Grâce à ce formidable outil, n'importe quel développeur sur la planète peut commencer à écrire des programmes avec des outils de base excellents.Son concepteur de génie s'appelle Erich Gamma. Il est depuis des années, employé par les laboratoires d'IBM. Celui-ci vous dira que la stratégie et les retours des logiciels payants d'IBM fait énormément gagner à la qualité des logiciels libres.
Pourquoi IBM a-t-il investi dans cet outil ? Pourquoi nombre d'entreprises et de développeurs ont-ils participé à ce logiciel libre? Pour que les Etats en fassent leurs stratégies de base? Sûrement pas. J'imagine que pour les développeurs, c'était par exemple, le plaisir de participer à un magnifique projet. Pour IBM, c'était une manière de prendre place dans un marché, de concurrencer Microsoft et de focaliser ses investissements sur cette fondation logicielle (appelée framework). C'était une manière en fournissant la petite voiture de base à ses clients de leur apprendre à conduire et à leur donner le goût des belles voitures qu'ils pourraient acheter plus tard chez ce même constructeur IBM. Cette stratégie comportait ses dangers. Revers du grand effort réalisé, un des plus gros concurrents du constructeur de logiciel IBM aujourd'hui, c'est le logiciel libre. Une nouvelle stratégie s'ébauche désormais chez Big Blue: le logiciel commercial ouvert. Les sources sont désormais disponibles et affichés en toute transparence mais le logiciel de base est payant. Voir www.jazz.net

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17 août 2007 5 17 /08 /août /2007 22:23
Lorsqu'on est dans une voiture sur les périphériques du Caire, on est un peu comme dans un bateau à voile au milieu d'une régate apocalyptique. La voiture flotte. Elle frôle, elle ondule, elle fraye, elle miaule au milieu d'un concert de klaxons. Le code de la route est soumis au bon vouloir et à l'interprétation de chacun. Pourtant ce mouvement, cette course qui semble au passager novice conduire tout droit vers quelque enfer, dans la majorité des cas, aboutit (avec beaucoup de retard parfois). Dans ce bordel routier innommable, compte tenu du nombre de risques pris à la minute par chacun des conducteurs, on peut s'étonner du "faible" nombre d'accidents (trop important encore et terrible tout de même). On sait que pour nombre de chauffeurs, le prophète est le grand ordonnateur du trafic routier au Caire. Si on a une vision plus proche de l'athéisme et rationnelle de cette apparente organisation, on avancera l'analogie de la main invisible avec le trafic routier à la manière de Pascal salin dans "Libéralisme". Chacun s'occupant de ses petites affaires adopte un comportement "responsable" pour lui-même ce qui conduit à un mouvement d'ensemble tendant à l'équilibre relatif. On arrête le jeu de l'analogie ici. Car les constructivistes objecteront qu'avec un peu de régulation du trafic, on améliorerait les choses et les libéraux que la moindre régulation ne ferait que provoquer plus d'engorgements. Si ça se trouve, au Caire, la main invisible frappe à tour de bras.

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15 juillet 2007 7 15 /07 /juillet /2007 00:06
On lira cet article de Jamie Whyle, prix Bastiat 2006, libéral iconoclaste. Pour lui, vouloir rendre l'éducation libre et gratuite est une vieille idée aux relents marxistes. "Si les écoles sont libres, les parents choisissent de préférence la plus réputée et ainsi la moitié se retrouve déçue. ... Si les écoles étaient privatisées, on éliminerait l'inégalité instantanément. La demande des uns pour de hautes écoles augmenterait le prix de celles-ci, alors que le manque d'intérêt pour une université la forcerait à offrir une remise. Ce processus continuerait jusqu'à ce que la différence de prix entre les écoles correspondent à la différence de valeur entre les deux écoles pour les parents. Les parents qui étudient le rapport qualité/prix ne préféreraient plus une école à l'autre.
Ceux qui sont disposés à dépenser plus que la moyenne préféreront la haute école de Snodbury ; les autres préféreront l'université. Une bonne école chère contre une mauvaise école bon marché: c'est un vrai choix. Une bonne école libre contre une mauvaise école libre : ce n'en est pas un!"

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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 00:12
Sans doute peut-on affirmer que les techniques du terrorisme de demain sont à l'état d'ébauche dans la guerre d'Iraq aujourd'hui. Les terroristes ont ces derniers temps particulièrement amélioré leurs techniques. Les premiers brouillons sont apparus ce week-end au Royaume-Uni. The Times, dans un article saisissant baptisé "The Enemy's new tools in Iraq" parlent d'un certain Saïf abdallah ainsi dénommé dans l'article. "For more than four years, he has been developing remote-control devices that Sunni insurgents use to detonate improvised explosive devices (IEDS), the roadside bombs that are the No. 1 killer of U.S. soldiers in Iraq."
Ce crack de l'électronique, une espèce de Docteur Folamour de la bombe citadine est capable de fabriquer un détonateur à distance avec un vieil appareil électronique ou un téléphone. Ainsi, les Américains sont face à des "roadside" bombs risquant d'exploser à tout moment et pouvant demeurer dans n'importe quel container: cadavre, vieux frigo, voiture, tuyau... On rapprochera la réalité en Iraq à la projection de Daniel Pipes, "Intifada américaine", partant de faits réels, de ce que pourrait être une offensive du terrorisme aux Etats-Unis ou ailleurs... Il vaut mieux avoir une idée des risques majeurs que l'on court.

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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 00:00
L'avion qui mène à Islamabad est plein comme un oeuf. Sur trois-cent-cinquante passagers, il n'y a  seulement que quelques femmes. L'avion tangue furieusement à l'atterissage face aux fortes bourrasques de vent. Peu d'attente à l'aéroport. Une pluie abondante éclate sous un ciel chargé. Le long des grandes avenues qui nous ramènent de l'aéroport, notre voiture dépasse de petits bus magnifiquement chamarrés qui représentent les transports publics au Pakistan.
Mon hôte me demande si je sais à qui appartient le profil éclairé qui domine la route. C'est Ali Jinnah, le fondateur du  Pakistan dont la mémoire est vivement célébrée ici. Trois mots  éclairés résument la doctrine qui préjuge de la naissance du Pakistan "Faith-Unity-Discipline". Pour tout Pakistanais la partition est la concrétisation d'une aspiration à la liberté. Celle de vivre notamment sa religion.
Les directives de conduite pour l'étranger sont ici à appliquer avec le plus grand respect. Chaque matin et soir, on viendra me chercher pour me ramener à l'hotel.  L'hotel Serena est peuplé d'hommes d'affaires. Les conditions d'entrée y sont très surveillées. Un militaire en uniforme à la moustache vaillante soulève le capot de la voiture. Les marques Japonaises ou coréennes constituent l'essentiel du marché automobile.  Islamabad est une ville artificielle construite en soixante-huit, adossée aux collines. Les politiciens l'ont imaginé pour pouvoir profiter en toute tranquilité de leur pouvoir loin des rumeurs tournoyantes des villes de Lahore et Karachi. Elle est moins représentative du Pakistan que les autres villes. Elle a considérablement grandi en population. Les habitants aiment sa tranquillité (qui va s'étiolant dans le temps) et la liberté qui semble y régner. On peut y vivre en toute sécurité et y mener rondement ses affaires. C'est ce que suggère Aster, serveuse à la pâtisserie de l'hotel, qui déclare pouvoir y vivre plus facilement en femme célibataire et indépendante que dans les autres villes. "Tous les jours, je remercie Dieu" dit-elle "pour le bonheur qu'il me donne."

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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 00:03
J'ai accepté la mission qui consiste à former pendant cinq jours à Islamabad une quinzaine d'ingénieurs pakistanais aux nouvelles technologies. La préparation du voyage ne se fait pas sans quelques heurts. Obtenir un visa, cela est relativement simple. Le problème survient lorsqu'un manager quelquepart en Europe me propose de diminuer mon séjour à Islamabad pour des questions de sécurité. Je dois réduire mon séjour de sept à quatre jours. Islamabad menace de réduire le contrat à néant (celui-ci prévoit d'autres cycles de formation). Recul du management. On me demande d'être particulièrement vigilant. J'embarque enfin pour Islamabad en passant par Muscat dans le sultanat d'Oman. Capitalisme sauvage? Les éléves sont conviés à travailler samedi et dimanche afin de limiter leur absence de leur entreprise respective. Voici un extrait des règles de conduites que Shahid me fait parvenir d'Islamabad.
    WELCOME  TO  PAKISTAN
Hello,
Mr.  G. T.,
We invite your attention to the following:
As per government of Pakistan regulations, you are not permitted to bring any hard drinks into Pakistan.
I will personally receive you at Islamabad airport.  I will be waiting for you in the arrival area  and transport company's driver will be standing close to the arrival exit displaying your name.  Please open my Photograph in attached file for identification.

If you have any over sized luggage, which cannot fit into the boot/trunk of the car then please inform us prior to departure from your country for     necessary arrangement.

Islamabad--Minimum 30 degree C,  Maximum 42 degree C
We work Monday thru Friday, our weekend is Saturday and Sunday. Our office hours are 08:30 to 17:00 hours, flexi lunch break is for 45 minutes from 13:00 to 13:45.
You are requested to exercise the following precautions:
1.    Have your meals at the Hotel only.

2.    Keep sight of your briefcase/luggage

3.    For any necessary personal travel, please use hotel "RENT-A- CAR".

A)    Tips from Medical Adviser

1.    Drink bottled Mineral Water during your stay.

2.    Avoid cold platters, Salads and Dressings specially where raw Eggs have been used. Cream and Ice Cream are suspect to better avoid.

3.    Take hot freshly cooked food and fresh fruits.

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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 00:05
Une émission intéressante de Culture d'Islam animée par Abdelwahab Meddeb le 13 mai 2007. Elle réunit Jeanne Favret-Saada et Mohamed Sifaoui, auteur de reportages sur l'islamisme militant...  Pour Jeanne Favret-Saada, le Danemark est un des pays les plus accueillants de la planète. Là, dans les années 80,  une petite partie des musulmans vit sous les bienfaits de l'état-providence, logée gratuitement, s'organisant en communauté grégaire, en ghetto, refusant de d'apprendre la langue et rejetant les valeurs démocratiques. L'affaire des caricatures éclate. Les politiciens occidentaux loin de renvoyer les revendications ahurissantes des Islamistes dans les cordes ne disent pas non, voire comme Chirac, les justifient à demi-mot. Loin d'un pays "raciste", le Danemark défend les valeurs démocratiques avec bien plus d'énergie que les autres pays européens. Il n'a pas craqué contrairement aux autres et ne se s'est pas confondu en excuses.
Pour Mohamed Sifaoui, les télévisions françaises, avec un mépris qui veut ne pas froisser ces susceptibles musulmans, ne montrent pas les dessins à l'écran. L'Islam politique en Europe n'est pas dans une logique de défense de l'Islam mais dans une logique politique. Le double discours est une seconde nature dans ces organisations. Mentir à un non musulman est normal et nécessaire pour faire progresser la cause. A écouter ici.

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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 22:35

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 00:00
En Afghanistan, les Américains font à la fois la guerre à la drogue et la guerre aux Talibans. Il risquent ainsi de perdre les deux. C'est l'avis de Johan Norberg.

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 00:48
La Suisse voit sa pauvreté s'amenuiser, elle va passer sous la barre des 3 % de chômage, elle prévoit une croissance continue jusqu'en 2020. À l'image de la Suisse, le plein-emploi c'est beaucoup de mondialisation et un peu plus de libéralisme que la moyenne. Les Suisses travaillent beaucoup, mais la qualité de la vie là-bas y est une des meilleures du monde. La ville de Zurich est classée première pour la seconde année consécutive.
La Suède n'est pas mal non plus. (Voir Johan Norberg) Mais le chômage y est encore un peu haut. Qu'à cela ne tienne, la Suède va ajouter un peu plus de libéralisme à sa politique.

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