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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 00:03

Voici une traduction d'un petit article simple et pédagogique nommé "Government Projects do not "Create Jobs". Avec toujours en filigrane le sophisme de Bastiat.

Hier en conduisant, j'ai entendu une publicité vantant les dépenses de l'Etat sur les routes. L'idée de routes mieux gérées et entretenues semble raisonnable et j'ai pensé que l'annonce était pertinente - particulièrement pendant que j'affrontais des nids de poule.
Il y a des améliorations potentielles qui peuvent être apportées aux routes du Michigan juste en changeant quelques détails sans dépenses nécessairement croissantes. De plus, il y a beaucoup de manières pour l'état de faire les mêmes choses pour moins d'argent.
L'annonce radio remarquait que de meilleures routes sont plus sûres - CORRECT. Ensuite elle a indiqué que de meilleures routes aident les entreprises à fonctionner - OK. Mais elle a commis une erreur de logique et d'économie quand elle a statué, « la dépense de l'état sur des projets de construction de route créera des emplois et améliorera notre économie. » C'est seulement la moitié de ce qu'il faut dire.
Les projets d'état peuvent créer des emplois, mais la question appropriée est: créent-ils de la richesse ? L'état a pu facilement ramener le chômage du Michigan à 0% en donnant mandat à des citoyens sans emploi de nettoyer certaines zones. L'emploi seulement n'est pas un bon indicateur de succès économique ; la richesse globale l'est. Même si la dépense d'état peut « créer des emplois, » la création seule des emplois ne fait rien pour la prospérité globale ou le niveau de vie de notre état.
La question est désormais, les projets d'état, comme le prétend l'annonce « améliorent-ils notre économie » ? La réponse est non.
Disons que l'état dépense $1 milliards sur des projets de construction de route. Il est facile de voir tous les travailleurs et machines utilisés pour absorber les $1 milliards de valeur dans les projets. Il semble que tous ces travailleurs et la fabrication de toutes ces machines signifient la croissance de l'économie. Mais d'où ce $1 milliards proviennent-ils ?
Il provient des contribuables. Quelle utilisation ce $1 milliard aurait-il eu s'il n'avait pas été dépensé sur des routes ?
Un milliard de dollars divisé par la population de l'état fait $100 par citoyen. Qu'auraient fait ces citoyens avec $100 supplémentaires ? Certains l'auraient dépensé au cinéma, certains en vêtements, d'autres auraient pu épargner ou investir. Si chaque citoyen avait pu dépensé cet argent alors chaque cinéma, détaillant, épicier, ou gestionnaire de fortune auraient reçu plus et auraient produit plus de marchandises - et auraient engagé plus de personnes pour les fabriquer et les vendre. Combien en plus ? Pour $1 milliard de dollards.
Mais ce n'est pas tout. Dans les mains des personnes privées, ces $1 milliards seront dépensés et alloués sur des choses qui sont la priorité la plus élevée pour ces personnes. Ces actions envoient une série de signaux pour le marché concernant quelles choses sont à produire en plus grandes quantités et dans quels domaines il faut plus investir. Ceci produit une concurrence féroce parmi les fournisseurs des divers éléments achetés, les poussant à trouver de meilleurs moyens de créer de meilleurs produits pour moins cher. Voilà comment la richesse est créée. La concurrence stimule l'innovation, qui augmente la productivité.
Quand le gouvernement dépense de l'argent, il prend simplement cet argent d'un endroit (contribuables) et le place à un autre (Employés d'état, routes, etc.). Quand les personnes privées dépensent l'argent, cet argent a toujours le potentiel de créer la richesse parce qu'elles choisissent la meilleure utilisation entre les entreprises de concurrence ou les banques.
Quelque soit votre sentiment sur la nécessité d'améliorer les routes, ne laissez pas le mythe de la « création d'emplois » et la « poussée de l'économie » être le fondement de votre raisonnement.

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 00:38
On écoutera cette interview sur France-Culture réalisée cet été à propos de l'Irak. Et depuis, l'amélioration en Irak ne s'est pas démentie. Le plus étrange, c'est que l'Irak est aujourd'hui un pays riche, à la manière de l'Algérie. Mais à cause de l'insécurité, elle n'a pas de possibilités d'investissements, pas de marchés stables pour permettre de restaurer le pays. Néanmoins, naïvement, je me réfère à ce que disait Goucho: "Bush et sa clique ont colonisé les ressources pétrolières en Irak." Si les sociétés américaines exploitent sans vergogne le pétrole irakien, il est surprenant de voir ce rapide enrichissement de l'état irakien.
"The country is mostly at peace and has a democratically elected government confident enough to send its protectors home. So much for the idea that this was a regime of quislings designed to secure Iraq’s oil for America and serve the superpower’s colonial ambitions." Référence  economist: Well, is it victory or humiliation?

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 09:56

Après 6 ans de travail à mon poste, je viens de me faire virer de celui-ci. Je ne suis pas viré de l'entreprise, je suis remplacé par un jeunot fringant et ambitieux. Je change de poste et dois "retourner au fond de la mine". Je me retrouve dans un poste difficile (celui qu'occupait avec peu de résultats mon remplaçant) et je ne sais pas encore si je serais capable de l'assumer. Mon éviction est-elle le fruit d'un capitalisme sauvage et débridé? En apparence oui, car même si mes compétences étaient reconnues, le jeune manager qui m'a mis de côté l'a fait avec quelques manoeuvres, mais sans justification très solide. Le fait du Prince.

Il me semble aujourd'hui que les grandes sociétés ont un problème : celui de la mesure et de la gratification de leurs collaborateurs. Le jeune manager qui m'a mis dans un placard, agit comme un petit chef au sein de la société.Information dirigée uniquement sur une poignée de collaborateurs à sa botte et triés sur le volet. Il ne joue le jeu de la collaboration qu'avec ceux qu'il a choisi comme faisant partie de sa cour. Avec son petit bastion qu'il a aménagé au sein de la société, Il ne collabore que très rarement avec les autres entités, en dirigeant ses efforts uniquement sur ses potentiels de gratification. Mensonges par omission si nécessaires afin d'endormir sa hiérarchie qui ne demande que cela, ne voyant que le compteur des ventes à court-terme.

Les sociétés ne savent pas mesurer et mettre en lumière les personnes qui participent à son expansion, particulièrement les personnes qui ne sont pas au premier rang sur le front, et qui supportent les ventes au quotidien. Tout cela a peu de choses à voir avec le libéralisme voire avec le capitalisme.

Dans un registre à grande échelle, dans le livre "UBS, les dessous d'un scandale", Myret Zaki décrit la course aux bonus qui aveugle une direction et des administrateurs de pacotille. "Marcel Ospel semblait d'ailleurs surtout mû par sa mégalomanie et par les salaires prodigieux de ses homologues, qui pouvaient atteindre plus de 50 millions de dollars lors des deux dernières années. Pour mettre en oeuvre sa politique de développement agressive sur les marchés financiers aux États-Unis, UBS a débauché les meilleurs traders en leur proposant des ponts d'or."

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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 00:15

Le pain français devient de plus en plus mauvais. A tel point, que le libéral en vient à douter d'une quelconque main invisible aux effets bienfaiteurs. Je me retranche désormais sur la Suisse où il fait des progrès notables. Il paraît qu'au Québec également, on se régale. Par bon pain, je veux dire "pain cuit" avec une croûte épaisse qui lui permet de se conserver quelques jours sans sécher, une farine consistante et très légèrement odorante. Il est étrange de constater que ce n'est pas toujours la faute du boulanger. Si on reste un moment dans la queue, on entendra cette litanie : "Pas trop cuit!". "Une habitude du pain industriel moulé et des hamburgers prisés par les plus jeunes."

En ce sens, le boulanger s'adapte à ses consommateurs. Dernier retranchement, il reste les boulangeries Bio. Chez Satoriz, le pain y est rustique, varié, mais plus cher. Néanmoins, il se conserve, bien qu'il faille encore faire attention à sa cuisson. On lira le blog d'Econoclaste qui fait la même constatation...

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 00:15

Un petit rappel sur Thanksgiving : Ce n'est pas le souvenir d'une bataille de sang, la célébration d'une guerre passée, la mort d'un illustre, le culte d'une personnalité, une fête religieuse... Non. Cela s'apparenterait à la célébration des droits de propriété...

"En 1620, la plantation de Plymouth était fondée avec un système des droits de propriété communaux. La nourriture et les approvisionnements étaient tenus en commun et distribués en se basant sur l'égalité et la nécessité déterminés par des fonctionnaires attachés à la plantation. Les gens reçevaient les mêmes rations qu'ils aient contribué à produire la nourriture ou non...."

"Confronté à la famine potentielle au printemps de 1623, la colonie a décidé d'implémenter un nouveau système économique. A chaque famille a été assignée une parcelle de terrain privée. Ils pouvaient alors garder tous qu'ils se sont développés pour eux-mêmes, mais désormais eux seuls étaient responsables de se nourrir.
Cette modification, Bradford a eu beaucoup de succès, parce que elle a rendu toutes les mains très productives, pour beaucoup plus de maïs planté. Donner aux gens des incitations économiques a changé leur comportement."

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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 09:06
Si le capitalisme libéral sert de tête de turc à la crise financière, il n'est pas pour grand-chose dans la crise actuelle. Fannie Mae est une créature hybride créée par le gouvernement de Roosevelt, Freddy Mac par le congrès en 1970. Ces entreprises, îlots "socialistes" à visage humain sont sponsorisés par le gouvernement. Le marché de la finance américaine est particulièrement contrôlé par l'État. Il n'est pas cette jungle que les Européens aiment à se représenter en pensant au capitalisme américain. Si le marché avait été derrière ces entreprises, elles auraient fait faillite depuis longtemps. Le sauvetage du gouvernement risque de créer un dangereux précédent qui annonce d'autres crises (Why the bailout is bad?). En effet, les preneurs de risque et actionnaires ne sont pas les payeurs mais l'ensemble des contribuables. Les gouvernements vont créer de la masse monétaire et donc plus d'inflation. Pour nous rassurer un peu, theeconomist pense que le plan mériterait néanmoins un peu de soutien, compromis acceptable pour éviter la crise. Il rappelle que la dépression de 29 supportait à l'époque 20% de chômeurs au lieu de 6% aujourd'hui. On s'étonnera que la plupart des politiques en appelle à plus de régulation. Les gouvernements ne se gênent en aucune manière pour réguler le marché de la finance, lorsqu'ils y voient un avantage. (If regulation is the answer, why didn't it help?) Le marché financier depuis 50 ans, l'illustre (how to create a crisis?).

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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 00:09
Devant les appels à la violence et la passivité du pouvoir: une pétition proposée par nombre d'artistes marocains pour lutter contre l'intégrisme musulman.

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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 18:33

Au fond de son kaléidoscope, l’alter-mondialiste Naomi Klein décrit le libre-échange en rouge sang et irise les cris d’orfraie des hordes nationalistes, du bleu de la liberté. Pour donner plus de consistance à son allégorie, une figure hasardeuse : le gentil docteur Milton Friedmann dont l’humble rictus cache un goût irrépressible pour le remède de cheval. Sous la loupe de Naomi Klein, on distingue la barricade vengeresse sur laquelle flotte au vent du désert le résistant Mustafa al-Sadr; le drapeau du Hezbollah, ébouriffante figure de proue d’un Liban moderne; la gouaille de Mahmoud Ahmadinejad qui a remplacé la poésie iranienne par l’art récurrent de remettre en place les Juifs du monde; le spécialiste des blagues américaines Hugo Chavez et l’inusable timonier du Tee-Shirt: Che Guevara. Face à cet aréopage lumineux fleurissant sous la cendre du capitalisme, on aperçoit sous la lucarne droite de la charmante Naomi, Madame Thatcher. Cette harpie profiteuse de la guerre non déclarée des Malouines, dont le crime le plus apparent, malgré le fait qu’elle ait houspillé quelque trublion en grève, fut sans doute d’avoir empêché l’équipe d’Angleterre de football de gagner le moindre titre de gloire depuis des lustres, en ouvrant son gazon à tous les baroufs de la mondialisation. On trouve à ses côtés l’outrecuidant Pinochet. Celui qui après quelques années bien ancrées dans la torture et le sang, trahit son icône bardée de lunettes noires.  Sous les conseils lubriques de Friedman entouré de sa clique de mannequins de Chicago, il ne noya pas le Chili dans la plus extrême pauvreté comme l’aurait parachevé n’importe quel dictateur digne de ce nom.
Eltsine empêcha les militaires de faire une révolution nationale « en douceur » en appliquant une politique basée sur un capitalisme sauvage et sans loi dont le brave Poutine se délecte encore des effets. On trouve même ce funambule plus féru de vodka que de milices, nominé « grand Pinochet Russe », comble de l'histoire réifiée, au pays de Staline.
On trouvera l’égal à lui-même, le punching-ball néoconservateur, l’inexpugnable Georges Bush, qui pour le coup, endosse les habits du plus tranchant des néolibéraux. Remerciements à celui qui de la façon la plus keynésienne du monde a affublé la dette des USA de nombreuses loques et d’une guerre discutable. Finalement, la stratégie du chocolat de Naomi Klein consiste à prendre une autre voie que la pompeuse méthode dictée par les adeptes de la régulation totalitaire, le (néo)libéralisme, et à finir (sans masquer les difficultés), par dévorer un gâteau au chocolat qui consiste à se libérer de la pauvreté extrême et à entrer dans le concert des nations les plus dynamiques du monde. Le dernier livre de Naomi Klein est une nouvelle bible pour les anticapitalistes de la gauche totalitaire bobo qui risquait de s’essouffler.  Les altermondialistes confondent allègrement libéralisme et corporatisme. En attaquant de front le (néo)libéralisme sans crainte de plier grossièrement la réalité à leurs fantasmes, on se demande parfois si les alter-mondialistes ne sont pas des libéraux contrariés.
Prochain message : traduction de la critique du livre de Naomi Klein « La stratégie du choc » par Johan Norberg

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 00:37
Jean Ziegler est un essayiste suisse particulièrement virulent envers le capitalisme des grandes entreprises. Je n'ai pas lu son livre "L'empire de la honte" , mais en général lorsqu'on s'en prend aux grandes entreprises, c'est plutôt pour dénoncer un capitalisme sauvage avec des accents alter-mondialistes. "L'intérêt privé s'est imposé, au lieu de l'intérêt collectif." Je me suis amusé lorsque France-Inter en guise d'échauffement à l'émission de Daniel Mermet a repris ses déclarations. Sans doute, a-t'on mal lu entre les lignes mais sa diatribe plaide également contre un protectionnisme des grands pays comme les USA, le Canada et l'Autralie qui subventionnent leur agriculture.
"Je souhaitais trois décisions. Tout d'abord, l'interdiction totale de brûler de la nourriture pour en faire des biocarburants. Ensuite, retirer de la Bourse la fixation des prix des aliments de base, et instaurer un système où le pays producteur négocie directement avec le pays consommateur pour exclure le gain spéculatif. Troisièmement, que les institutions de Bretton Woods, notamment le Fonds monétaire international, donnent la priorité absolue dans les pays les plus pauvres aux investissements dans l'agriculture vivrière, familiale et de subsistance."
La France est en Europe le héraut
de ce type de politique et l'arrivée de Sarkozhy n'y a rien changé. Il est piquant également de savoir que les principaux soutiens à ce protectionnisme prédateur ne sont pas les Bush et encore moins McCain, mais plutôt la radieuse Hillary et le charismatique Obama (à leur décharge avec nombre de républicains également) dont on ne saurait douter de l'attachement virtuel à vaincre la pauvreté et la faim dans le monde. Voir l'article de Johan Norberg ici. "The hypocrites Obama and Clinton"

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 00:17
Le modèle de l'UBS avait été trés bon en 2006 pour prévoir le vainqueur de la coupe du monde de football. Pour l'Euro, plus difficile à modéliser et beaucoup plus concurrent, elle avance la République Tchèque. Voir ici.

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