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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 11:57

Alors que beaucoup de nos doctes économistes alternatifs voient plus de courage que de bêtise à la proposition de Hollande de taxer les méchants riches à 75%, je me console de tant de médiocrité en cette campagne électorale en relisant Bastiat. Il faut dire que Sarkhozy a pris le pouvoir avec allant en 2007, mais il n'a pas créé de rupture. Il a en quelque sorte entériné toutes les dérives de ses trente dernières années. La gauche socialiste s'engouffre dans cette voie et réclame un coup de barre à gauche sans retenue, puisque la politique de Sarkhozy -soit disant à droite voire même libérale- n'a pas marché. Si Hollande prend le pouvoir, le décor est prêt, ce seront les années Sarkhozy qui auront brisé l'économie. Le socialisme, ce contempteur de la main invisible, a inventé depuis deux siècles la machine perpétuelle à dénoncer l'oppression économique, qu'il est le premier à plébisciter.

La gauche française rêve d'une Egypte des années 90 à l'échelle européenne (et cette Turquie mentionnée par Bastiat): un pays socialiste et centralisé, une masse de gens vivotant dans la débrouille et les petits salaires, des fonctionnaires pauvres mais rutilants en comparaison, un tourisme actif et une petite nomenklatura.

 

Si vous faites de la fraternité une prescription légale, dont les actes soient prévus et rendus obligatoires par le Code industriel, que reste-t-il de cette définition? Rien qu'une chose: le sacrifice; mais le sacrifice involontaire, forcé, déterminé par la crainte du châtiment. Et, de bonne foi, qu'est-ce qu'un sacrifice de cette nature, imposé à l'un au profit de l'autre? Est-ce de la fraternité? Non, c'est de l'injustice; il faut dire le mot, c'est de la spoliation légale, la pire des spoliations, puisqu'elle est systématique, permanente et inévitable. Que faisait Barbès quand, dans la séance du 15 mai, il décrétait un impôt d'un milliard en faveur des classes souffrantes? Il mettait en pratique votre principe. Cela est si vrai, que la proclamation de Sobrier, qui conclut comme le discours de Barbès, est précédée de ce préambule:

« Considérant qu'il faut que la fraternité ne soit plus un vain mot, mais se manifeste par des actes, décrète: les capitalistes, connus comme tels, verseront, etc. » Vous qui vous récriez, quel droit avez-vous de blâmer Barbès et Sobrier? Qu'ont-ils fait, si ce n'est être un peu plus conséquents que vous, et pousser un peu plus loin votre propre principe? Je dis que lorsque ce principe est introduit dans la législation, alors même qu'il n'y ferait d'abord qu'une apparition timide, il frappe d'inertie le capital et le travail; car rien ne garantit qu'il ne se développera pas indéfiniment. Faut-il donc tant de raisonnements pour démontrer que, lorsque les hommes n'ont plus la certitude de jouir du fruit de leur travail, ils ne travaillent pas ou travaillent moins? L'insécurité, qu'on le sache bien, est, pour les capitaux, le principal agent de la paralysation. Elle les chasse, elle les empêche de se former; et que deviennent alors les classes mêmes dont on prétendait soulager les souffrances? Je le pense sincèrement, cette cause seule suffit pour faire descendre en peu de temps la nation la plus prospère au-dessous de la Turquie.
Frédéric Bastiat Justice et Fraternité

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 20:34

Surprise! Malgré une campagne dynamique de la part de la gauche, l'introduction d'un salaire minimum sur Genève a été refusée. La droite genevoise en était toute étonnée. Hérésie économique : le SMIC est un instrument de démagogie accordée aux politiques pour se faire mousser. Trop haut, il asphyxie, trop bas, c'est comme s'il n'existait pas. Sans doute, ont-ils écouté les arguments du conseil d'état qui a pris l'exemple de la France

Les recherches actuelles ne démontrent pas qu’un salaire minimum légal, même élevé, soit en mesure de réduire la pauvreté. Au contraire, une étude récente atteste qu’il n’y a pas eu de baisse significative du taux de pauvreté
en France depuis une douzaine d’années, malgré la hausse importante du SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance) sur cette période. La hausse du SMIC n’a eu d’impact ni sur le pouvoir d’achat, ni sur le salaire médian.

A moins qu'ils aient lu l'excellent petit livret d'introduction à l'économie "Introduction à l'économie" écrit par Jacques Généreux, ami de Mélenchon. En effet, pour Généreux, le SMIC empêcherait  l'accés au travail des plus défavorisés.

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 21:44

Jacques Sapir, éminent et sérieux avocat du protectionnisme, prédit la fin de l'euro pour 2012, le 7 avril dans l'émission "Ce soir ou jamais". Il rejoint en ce sens nombre d'économistes qui s'étonnent qu'on ait pu créer une monnaie commune avec un ensemble de nations aux politiques disparates. On citera des libéraux comme JP Chevallier et les Hayekiens qui depuis quelques années abondent dans ce sens... Ce qui était inconcevable hier, s'énonce aujourd'hui.

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 19:00
Le Chili se prépare à une alternance politique malgré la popularité de Bachelet. J'avais publié fin 2005 et début 2006 des articles sur le candidat Sebastian Pinera d'essence libérale qui m'avait particulièrement intéressé même s'il avait en face de lui une candidate de gauche tout à fait respectable. J'avais plongé dans son programme de gouvernement 2006. Voici un résumé de son programme 2010. Un des premiers principes de ce blog est de ne jamais prendre pour argent comptant les constatations de la plupart des journaux français qui sont riches d'a priori. Pinera est comparé sans ambages à l'image populiste de Berlusconi. Voici un résumé de son programme 2010.

1. égalité des sexes
2. restaurer la confiance dans les institutions démocratiques
3. renforcer les droits et libertés individuelles contre l'etat
4. dynamiser les régions et les communautés
5. 
revitalisation de la classe moyenne
6. protection de l'environnement


  • augmentation du PIB par une augmentation de la productivité (qui a diminué ces 4 dernières années)
  • entrepreneuriat, innovation, approvisionnement énergétique diversifié et promotion de la concurrence et flexibilité du marché.
  • sécurité et justice face à l'état
  • éviter l'évasion fiscale
  • construire des hopitaux, amélioration des connexions ADSL 
  • Aide aux ménages les plus pauvres <250$ par mois
Malgré des vélléités de diminution d'impôt, Pinera ne manquera pas d'accroître les depenses sociales. Dans la continuité de la populaire Michelle Bachelet?
Pinera est un homme d'entreprise. Le mélange des genres entre entreptrise et bureaucratie est toujours un peu risqué. Tiendra-t'il ses promesses? A voir d'ci cinq ans.

Références 2006

Le programme de Sebastián Piñera face à Michelle Bachelet: un programme d'essence libérale.

Pour un libéral une élection de rêve au Chili


Le programme de Michelle Bachelet


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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 21:15
Le journal "le monde" titre le 21.10 sur la pause bienveillante opérée par l'hydre du réchauffement climatique...
"C'est une information surprenante, qui circule intensément sur Internet depuis plusieurs mois. Et qui, à l'approche du sommet de Copenhague (Danemark), est de plus en plus fréquemment reprise dans les médias, colportée par certains scientifiques, responsables politiques ou commentateurs. De quoi s'agit-il ? De la fin du réchauffement. Celui-ci se serait... arrêté en 1998 !"
 Dans mon refus de succomber au pessimisme mimique arboré par la multitude, je me réfère à cette édifiante conférence de Vincent Courtillot. Voir également ici
J'avoue que j'écris peu pour ce blog. En effet, ma désaffection est due à un recentrage sur mes activités principales (Travail, Activités indépendantes...). Je commençais à m'approcher d'un burn-out qui m'empêchait d'être efficace et lucide dans mes activités essentielles, trop préoccupé que j'étais par mes multiples travaux. Parfois je rêve de me couler dans un moule et du confort intellectuel que me procurerait la rumeur : je penserais que le capitalisme doit profondément être régulé s'il veut survivre. Je me réjouirais de la fin du secret bancaire, tout en pestant que cette fin ne soit pas assez incisive. Je penserais que l'Etat, malgré des dysfonctionnements contre lesquels il est important de protester, gère bien notre avenir. Je me ferais juste du souci à cause du réchauffement climatique. Ainsi je chercherais à réguler ma consommation en croyant sauver la planète. (Je régule bien ma consommation pour éviter de polluer bêtement autour de moi et pour privilégier en tant que consommateur ce que je pense être les meilleurs produits, mais surement pas en pensant aider à sauvegarder la planète)

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 00:27

Grand Connaisseur de Bastiat puiqu'il avait fait des conférences en 2001 à son propos,  le président Vaclav Klaus a provoqué quelque scandale en critiquant la commission européenne.
« Bon nombre d'entre vous connaissent certainement le nom de l'économiste français Frédéric Bastiat et sa pétition célèbre concernant les fabricants de chandelles qui est devenue un article de fond, illustrant l'absurdité des interventions politiques dans l'économie. Le 14 novembre 2008 la Commission européenne a imposé un tarif de 66% aux bougies importées de Chine. Je n'aurais jamais cru qu'un essai de 160 ans pourrait devenir une réalité, mais cela s'est produit. Un effet inévitable de la mise en place étendue de telles mesures en Europe est le ralentissement économique, sinon un arrêt complet de la croissance économique. La seule solution est la libéralisation et la déréglementation de l'économie européenne." Lire ici son discours. Cité par Johan Norberg.

 

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 12:27
Pour Goucho, la fin du secret bancaire sonne comme un clairon annonçant la rénovation du capitalisme sous la poussée d'un Obama révolutionnaire. Rien n'est moins sûr. La fin du secret bancaire marque surtout une extension des prérogatives des États. Goucho est capable de s'offusquer de la concentration des fichiers informatiques, mais lorsqu'il s'agit de quelques pseudo-riches, il se sent pousser des ailes de grand délateur... C'est facile. Personne ne va plaindre un "riche". La fin du secret bancaire est aussi une façon de casser la concurrence bancaire de la Suisse, c'est une manière de protectionnisme.
Carlo Lombardini est un défenseur courageux à Genève du secret bancaire. Il y a quelques mois, il disait :
"En fait, l’UE, et notamment les Britanniques, s’intéresse plus à l’argent que ses riches contribuables placent en Suisse qu’a la traque des fonds criminels. Il est normal qu’un Français ou un Allemand veuille se défendre contre une charge fiscale qu’il juge excessive. Pourquoi la Suisse devrait-elle collaborer à la réalisation de concepts de société, comme les 35 heures, auxquels elle n’adhère pas. Pourquoi devrions-nous aider ces pays à fortement ponctionner leurs citoyens? Si le secret bancaire disparaît, les capitaux n’auront plus aucun motif de préférer la Suisse à Londres. Le moment est décisif." Voir Vidéo.
Voir la réaction des libéraux suisses de l'Institut Constant de Rebecque, le 27.02 "Le secret bancaire, un impératif moral!"

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 09:00
Comme il arrive souvent, les revendications catégorielles d'un groupe mettent en avant des problèmes qu'un libéralisme affirmé résoudrait. C'est particulièrement vrai pour la Guadeloupe qui serait encore chargé d'un passé colonial. On sait que le colonialisme est l'antithèse du libéralisme et du libre-échange : droit de propriété non respecté, régime corporatiste tourné uniquement sur les échanges avec le pays colonisateur, exclusion des autochtones du régime de la concurrence. Quand bien même cette minorité d'anciens colons détiendrait-elle tous les rouages économiques des îles, la seule possibilité pour les Guadeloupéens qui ne seraient pas issus du sérail, c'est de les affronter sur le même terrain: celui de l'économie. Et non sur le terrain du registre étatique qui ne ferait que renforcer la situation actuelle. Quand bien même ces anciens colons empêcheraient-ils la moindre concurrence (ce dont je doute) la seule solution, c'est de revendiquer la lutte contre toute forme de protectionnisme. Protectionnisme au niveau de l'île qui réclame de pouvoir échanger avec d'autres entités que la métropole. Protectionnisme au niveau de la vie économique intérieure où toute atteinte au régime de la concurrence libre, toute dérive maffieuse de quelques-uns, doivent être combattues. N'étant jamais allé en Guadeloupe, j'ai particulièrement apprécié le débat de lundi 16 dans C dans l'air.

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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 17:12
Voilà ce qu'a écrit Daniel sur son blog aujourd'hui...
"Je pense que demain le vote est beaucoup plus important que certains l'affirment. Demain, si le oui passe, cela signifiera que le chantage, l'abus de pouvoir, la corruption, les insultes quotidienes et la justice dans la main d'un seul homme sont OK, sont acceptables, sont désirables même...".

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 00:18
On lira la dernière contribution de Guy Sorman à propos de la crise. Celui-ci nous donne un bon état des lieux. Si les idées libérales sont en veilleuse aujourd'hui sous les coups de boutoirs des étatistes, elle peuvent constituer une utopie de rechange lorsque les idées keynésiennes auront montré leurs limites. "Croire que la dépense publique aide l’économie, c’est un espoir que contredit l’expérience. Le retour à la croissance exige de supprimer les obstacles au travail, à l’épargne et à l’investissement : en particulier par la baisse durable des impôts."
Néanmoins s'est-il montré optimiste en avançant que "Par bonheur, nous ne sommes plus dans les années 1930 ni dans l’après-guerre : les appels au protectionnisme, au nationalisme et au socialisme restent ultra minoritaires. Les étatistes ont intériorisé les progrès de la science économique : ils admettent qu’il faut rétablir le marché, pas y renoncer." The Economist titre cette semaine sur le danger du protectionnisme. Il s'inquiète des manifestations en Angleterre "Les boulots anglais pour les travailleurs anglais" et en France "Des salaires et plus de pouvoir d'achat!".
 
Sa conclusion : "une nouvelle fois, la tâche de sauver le monde économique incombe à l'Amérique. M. Obama doit nous montrer la voie. S'il est l'homme de la situation, il mettra sous l'éteignoir tout énoncé du type "Achetez américain". S'il ne l'est pas, l'Amérique et le reste du monde entrent dans de profonds troubles."

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