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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 00:51
France-Culture a consacré son émission "A voix nue" à Alain Badiou . On pourra les réécouter quelques temps à ces endroits  (1, 2... 5) et y apprécier son austérité (et parfois son manque de modestie). Sur sa vision politique, Il est épinglé dans cet article aux USA pour son anti-capitalisme, son attachement à l'idée communiste et à la révolution maoiste.  Inutile d'aller si loin, on pourra extraire ceci d'une interview de Frédéric Taddéï. "Au fond j’appelle communisme, et c’était déjà le sens que lui donnait Marx au début, une société qui est délivrée de la règle des intérêts. Une société dans laquelle ce qu’on cherche, ce qu’on fait, ce qu’on veut n’est pas réglé de bout en bout par les intérêts individuels ou les intérêts de groupe. C’est ça le communisme. Le communisme c’est aussi la société où tout le monde est polyvalent. C’est à dire où il n’y a pas de division du travail organisée entre ceux qui sont intellectuels, riches etc... et ceux qui sont en bas. C’est une société où tout le monde fait un peu toutes choses. Le communisme c’est le nom de cela. De ce point de vue il existe peut-être depuis très longtemps. Je pense que dans la révolte des esclaves contre les Romains, la révolte de Spartacus, il y avait déjà un élément de communisme. Il y avait déjà la revendication que l’on compte tout le monde, que tout le monde existe dans une figure égalitaire et ça c’est une idée, ça n’a pas à être un programme mais sans cette idée, je pense que la vie politique n’a aucun intérêt. Elle n’a aucun intérêt parce qu’elle consiste à savoir comment on va négocier entre les intérêts des uns et des autres." Ce serait exagéré d'affecter Alain Badiou à la gauche totalitaire. Ce serait plutôt une gauche nostalgique...

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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 09:27

J'ai écouté avec intérêt Fitoussi cette semaine sur France-Culture sur la crise et la dette. (J'aime bien écouter Fitoussi. S'il est keynésien jusqu'au bout des ongles, il est aussi anti-protectionniste. Il me semble pragmatique et désireux de se faire comprendre). Par exemple, Fitoussi s'étonne à juste titre des bonus des banques qui laissent penser que le système de bonus marche la tête à l'envers. Voci son argumentation que je transcris ici...


La crise est la faillite du secteur privé. Les états s'endettent pour sauver le secteur privé. Le germe de la crise est dans le fonctionnement du secteur privé. Les USA n'ont pas de problèmes à financer leur dette. La dette publique n'est pas un problème. Un état vit éternellement et paut être endetté. Un état peut s'endetter au contraire d'un ménage. Nos enfants ne remboursent pas pour nous. Nos enfants héritent de la dette et de la créance. En réalité, la question de la dette est une question de redistribution entre ceux qui la portent. Ce n'est pas une question inter-générationnelle. Arrêtons de faire semblant de pleurer. Si nous ne faisons rien aujourd'hui, nous leur laisserions un monde à feu et à sang. Vaut-il mieux vivre dans un monde de chômeurs sans dette ou un monde de travailleurs avec une dette publique à rembourser? La facture de la dette sera payée par le secteur privé pour payer ses bêtises. Le mot de faillite pour un état n'a pas la même signification que pour une entreprise. Les sommes dues à la crise n'ont rien à voir avec les montants des déficits.

(Fitoussi)


J'avoue que je ne comprends pas cet argument d'une dette dérivant sans fin
consistant à laisser penser que l'état achète la paix sociale avec ses dépenses. Les pays au budget équilibré n'ont pas plus de problèmes sociaux que les autres. J'ai le sentiment que les économistes qui croient que la dette a peu d'impact sont très optimistes voire irresponsables.
On se réfèrera à cet appel d'économistes de renom, non keynésiens, appelant les gouvernements à ne pas financer la crise.

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 00:57
Je me suis beaucoup amusé à lire "Le modèle suisse" de François Garçon. Ce livre dithyrambique et rafraichissant a l'avantage de remettre les idées en place sur la Suisse. Nous, Français, ne manquont pas de préjugés sur ce pays. Si vous parlez de la Suisse à un Français, il ne manquera pas de vous citer les banques de ce pays. Comme si son enrichissement était du à de troubles accointances avec les pays corrupteurs et les nazis plutôt qu'à son savoir-faire et à son allégeance au capitalisme libéral. Nous l'avons enfermé dans quelques clichés qui nous évite tout esprit critique et remise en cause sur notre pays. La modestie culturelle du Suisse l'empêche naturellement de chercher à se défendre. Ces histoires lui passent au-dessus. L'État est particulièrement représentatif d'un état limité à la gestion des biens publics, sans apparât. La démocratie y est plutôt représentative. Le cosmopolitisme y est hors normes par rapport à nombre de pays. Le pouvoir d'achat et le salaire médian sont très hauts. C'est un des pays du monde où il fait le mieux vivre. Les capacités d'intégration sont grandes."Le pays est d'une prospérité sans égale."  On écoutera l'interview de François Garçon ici.

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 18:27
Sur le site de l'institut Constant de Rebecque, Pascal Salin publie un article pour expliquer la crise. Il est toujours très agréable de le lire. Son explication de la crise est pédagogique et d'une simplicité enfantine. Voici quelques citations tirées de son texte.
"Il est donc absolument faux de dire que le libre fonctionnement des marchés financiers fait apparaître des « bulles » parce que les marchés sont « court-termistes » et que les agents économiques sont irrationnels, ce qui justifierait la « régulation » par des autorités publiques à la fois rationnelles et bien informées. Ce qui se passe est bien différent : il y a destruction d’information par les autorités publiques, précisément parce qu’elles sont « court-termistes », c’est-à-dire que, du
fait de l’existence d’un horizon court dans le monde politique (horizon des élections), les gouvernants sont tentés de créer des apparences...."
Les solutions préconisées par Salin:
- éviter les politiques monétaires déstabilisatrices (à la limite, il serait nécessaire d’empêcher les banques centrales de créer des liquidités) ;
- permettre aux individus d’accumuler davantage d’épargne volontaire, notamment sous la forme de fonds propres (en particulier d'actions), ce qui constitue le fondement de la responsabilité. Il est donc paradoxal et même tragique que, d'une part, l’on attribue la crise financière et économique au fonctionnement libre des marchés – alors qu’elle a été provoquée par une mauvaise politique monétaire – et que, d'autre part, l’on attende maintenant des solutions de la politique économique, alors qu’il conviendrait de faire confiance aux marchés !

La vision court-termiste des Etats incitent les banques à accorder des crédits,
L'État crée de la monnaie artificielle, la FED diminue les taux d'intérêts artificiellement ce qui incite les banques à accorder des crédits. Résultat : une bulle financière. 

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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 00:15
Au cours de ces dernières vacances, je suis tombé sur le discours de Malika Sorel lors de deux émissions sur France-Culture 1 et 2. J'avoue que j'ai été ébranlé par le punch de ses arguments. Son discours comporte quelques éléments d'espoir, même s'il est accompagné d'un fond de pessimisme (ou de réalisme?). Je note ci-dessous quelques idées directes lancées par celle-ci:
  • La colonisation n'est pas un facteur pertinent. Il existe nombre de pays comme le Danemark ou la Suède qui ont des problèmes d'intégration.
  • La discrimination positive est un écueil.  (que Barack Obama a lui-même dénoncé)
  • On monte les Français les uns contre les autres. On se dirige vers des affrontements ethniques.
  • On donne aux jeunes une image déformée de la France qui les laisse à penser que ce pays aurait opprimé leurs ancêtres
  • Des politiciens de droite comme de gauche se font les relais de ces arguments
  • Les Français ne sont pas racistes, bien au contraire.
  • ....

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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 00:07
Gauche Totalitaire rejoint les Kiwis, un regroupement de blogueurs sympas et pas intolérants pour un sou. La Charte des Kiwis est plutôt ouverte :



  • Originalité des analyses et des points de vue.
  • Esprit critique et prise de recul.
  • Qualité de la rédaction & du style.
  • Humour & pertinence.
  • Indépendance éditoriale.
  • Tolérance des points de vue et refus des extrêmes
Voici la liste des blogs appartenant à cette petite bande sans prétention


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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 00:15

Alors que nous sommes dans une période keynésienne, que les actions des gouvernements semblent les seuls à même de juguler la crise finacière. le sophisme de Bastiat sur la vitre cassée dans "Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas" est plus que jamais d'actualité. Il nous dit que chaque investissement effectué par l'état pour le sauvetage des banques, l'environnement, les transports, détourne cet argent d'investissements qui auraient été réalisés spontanément par le marché. Ainsi, cet argent détournée de ses fins premières a de fortes chances d'alimenter quelque entreprise parasite ou de disparaître dans un trou béant et inutile. Cette parabole est fréquemment citée : ici "Henry Hazlitt and the Bail-out",  là "Broken Glass everywhere". De plus, Les actions destructrices, les catastrophes naturelles confèrent à la violation de cette règle élémentaire de l'économie, une nouvelle jeunesse.


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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 00:03

Voici une traduction d'un petit article simple et pédagogique nommé "Government Projects do not "Create Jobs". Avec toujours en filigrane le sophisme de Bastiat.

Hier en conduisant, j'ai entendu une publicité vantant les dépenses de l'Etat sur les routes. L'idée de routes mieux gérées et entretenues semble raisonnable et j'ai pensé que l'annonce était pertinente - particulièrement pendant que j'affrontais des nids de poule.
Il y a des améliorations potentielles qui peuvent être apportées aux routes du Michigan juste en changeant quelques détails sans dépenses nécessairement croissantes. De plus, il y a beaucoup de manières pour l'état de faire les mêmes choses pour moins d'argent.
L'annonce radio remarquait que de meilleures routes sont plus sûres - CORRECT. Ensuite elle a indiqué que de meilleures routes aident les entreprises à fonctionner - OK. Mais elle a commis une erreur de logique et d'économie quand elle a statué, « la dépense de l'état sur des projets de construction de route créera des emplois et améliorera notre économie. » C'est seulement la moitié de ce qu'il faut dire.
Les projets d'état peuvent créer des emplois, mais la question appropriée est: créent-ils de la richesse ? L'état a pu facilement ramener le chômage du Michigan à 0% en donnant mandat à des citoyens sans emploi de nettoyer certaines zones. L'emploi seulement n'est pas un bon indicateur de succès économique ; la richesse globale l'est. Même si la dépense d'état peut « créer des emplois, » la création seule des emplois ne fait rien pour la prospérité globale ou le niveau de vie de notre état.
La question est désormais, les projets d'état, comme le prétend l'annonce « améliorent-ils notre économie » ? La réponse est non.
Disons que l'état dépense $1 milliards sur des projets de construction de route. Il est facile de voir tous les travailleurs et machines utilisés pour absorber les $1 milliards de valeur dans les projets. Il semble que tous ces travailleurs et la fabrication de toutes ces machines signifient la croissance de l'économie. Mais d'où ce $1 milliards proviennent-ils ?
Il provient des contribuables. Quelle utilisation ce $1 milliard aurait-il eu s'il n'avait pas été dépensé sur des routes ?
Un milliard de dollars divisé par la population de l'état fait $100 par citoyen. Qu'auraient fait ces citoyens avec $100 supplémentaires ? Certains l'auraient dépensé au cinéma, certains en vêtements, d'autres auraient pu épargner ou investir. Si chaque citoyen avait pu dépensé cet argent alors chaque cinéma, détaillant, épicier, ou gestionnaire de fortune auraient reçu plus et auraient produit plus de marchandises - et auraient engagé plus de personnes pour les fabriquer et les vendre. Combien en plus ? Pour $1 milliard de dollards.
Mais ce n'est pas tout. Dans les mains des personnes privées, ces $1 milliards seront dépensés et alloués sur des choses qui sont la priorité la plus élevée pour ces personnes. Ces actions envoient une série de signaux pour le marché concernant quelles choses sont à produire en plus grandes quantités et dans quels domaines il faut plus investir. Ceci produit une concurrence féroce parmi les fournisseurs des divers éléments achetés, les poussant à trouver de meilleurs moyens de créer de meilleurs produits pour moins cher. Voilà comment la richesse est créée. La concurrence stimule l'innovation, qui augmente la productivité.
Quand le gouvernement dépense de l'argent, il prend simplement cet argent d'un endroit (contribuables) et le place à un autre (Employés d'état, routes, etc.). Quand les personnes privées dépensent l'argent, cet argent a toujours le potentiel de créer la richesse parce qu'elles choisissent la meilleure utilisation entre les entreprises de concurrence ou les banques.
Quelque soit votre sentiment sur la nécessité d'améliorer les routes, ne laissez pas le mythe de la « création d'emplois » et la « poussée de l'économie » être le fondement de votre raisonnement.

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 00:38
On écoutera cette interview sur France-Culture réalisée cet été à propos de l'Irak. Et depuis, l'amélioration en Irak ne s'est pas démentie. Le plus étrange, c'est que l'Irak est aujourd'hui un pays riche, à la manière de l'Algérie. Mais à cause de l'insécurité, elle n'a pas de possibilités d'investissements, pas de marchés stables pour permettre de restaurer le pays. Néanmoins, naïvement, je me réfère à ce que disait Goucho: "Bush et sa clique ont colonisé les ressources pétrolières en Irak." Si les sociétés américaines exploitent sans vergogne le pétrole irakien, il est surprenant de voir ce rapide enrichissement de l'état irakien.
"The country is mostly at peace and has a democratically elected government confident enough to send its protectors home. So much for the idea that this was a regime of quislings designed to secure Iraq’s oil for America and serve the superpower’s colonial ambitions." Référence  economist: Well, is it victory or humiliation?

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 09:56

Après 6 ans de travail à mon poste, je viens de me faire virer de celui-ci. Je ne suis pas viré de l'entreprise, je suis remplacé par un jeunot fringant et ambitieux. Je change de poste et dois "retourner au fond de la mine". Je me retrouve dans un poste difficile (celui qu'occupait avec peu de résultats mon remplaçant) et je ne sais pas encore si je serais capable de l'assumer. Mon éviction est-elle le fruit d'un capitalisme sauvage et débridé? En apparence oui, car même si mes compétences étaient reconnues, le jeune manager qui m'a mis de côté l'a fait avec quelques manoeuvres, mais sans justification très solide. Le fait du Prince.

Il me semble aujourd'hui que les grandes sociétés ont un problème : celui de la mesure et de la gratification de leurs collaborateurs. Le jeune manager qui m'a mis dans un placard, agit comme un petit chef au sein de la société.Information dirigée uniquement sur une poignée de collaborateurs à sa botte et triés sur le volet. Il ne joue le jeu de la collaboration qu'avec ceux qu'il a choisi comme faisant partie de sa cour. Avec son petit bastion qu'il a aménagé au sein de la société, Il ne collabore que très rarement avec les autres entités, en dirigeant ses efforts uniquement sur ses potentiels de gratification. Mensonges par omission si nécessaires afin d'endormir sa hiérarchie qui ne demande que cela, ne voyant que le compteur des ventes à court-terme.

Les sociétés ne savent pas mesurer et mettre en lumière les personnes qui participent à son expansion, particulièrement les personnes qui ne sont pas au premier rang sur le front, et qui supportent les ventes au quotidien. Tout cela a peu de choses à voir avec le libéralisme voire avec le capitalisme.

Dans un registre à grande échelle, dans le livre "UBS, les dessous d'un scandale", Myret Zaki décrit la course aux bonus qui aveugle une direction et des administrateurs de pacotille. "Marcel Ospel semblait d'ailleurs surtout mû par sa mégalomanie et par les salaires prodigieux de ses homologues, qui pouvaient atteindre plus de 50 millions de dollars lors des deux dernières années. Pour mettre en oeuvre sa politique de développement agressive sur les marchés financiers aux États-Unis, UBS a débauché les meilleurs traders en leur proposant des ponts d'or."

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