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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 17:40
Il me semble que l'assimilation du capitalisme à la compétition pure et dure est très confortable intellectuellement. Cette affirmation me paraît plutôt une projection de la manière dont les gens voient le monde plutôt qu'une réalité. Il est vrai que le capitalisme d'état et ses petits privilèges laissent souvent sur le carreau ceux qui n'en sont pas.
Dans une émission consacrée au vin
, le 13 avril, on constatait que l'esprit de collaboration des vignerons californiens leur avait permis de progresser rapidement pour se hisser à la hauteur des vignerons bordelais, qui, bien que voisins, ne se voyaient jamais pour partager leur expérience.
Jacques Garello rappelait en 2002 dans son intéressant livre sur Bastiat, que le capitalisme peut porter une vision du monde plutôt généreuse.
"Telle est la véritable nature de la vie économique. L'homme est un serviteur: il est tourné vers les autres. Voilà pourquoi l'entreprise ne peut pas être perçue comme un centre productif.C'est ne considérer que ce que l'on voit. Le travail et le capital constituent ce qui se voit. Ce que l'on ne voit pas, et pourtant constitue la véritable réalité, c'est que l'entreprise est au service de la communauté, du client, de la satisfaction des besoins de l'humanité. Toute l'activité économique, entrepreneuriale, salariale, capitaliste n'a de sens que si elle est au services des autres."


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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 00:24
Pour provoquer Goucho, après avoir argumenté sur le fait que les gens de gauche préfèrent les dictatures à la liberté, contrairement à l'image d'Epinal qu'ils se plaisent à porter, il m'amuse parfois de célébrer la générosité du capitalisme. Je l'ai déjà fait précedemment en soulignant que le capitalisme a accédé aux revendications du Socialisme du XIXième siècle. N'en déplaise à Goucho, tout frétillant de la naissance du NPA, les entreprises capitalistes essaient d'arbitrer au mieux et chaque année la répartition de leur profit et c'est plutôt un casse-tête : Actionnaires, Investissement, Salariés. Sachant qu'en cas de relâche des investissements, c'est la mort lente.
Goucho les pieds encore crottés de la dernière manifestation va lever les yeux au ciel et me traiter de crédule naïf. Le capitalisme, même quand il cherche le profit n'est-il pas généreux en faisant jouer à plein les mécanismes de la concurrence? Je ne parle pas ici de la fondation de Bill Gates dont la générosité est largement reconnue. Je parlerais plutôt des mécanismes que la perspective du profit peut générer dans les entreprises capitalistes attentives à leurs clients et désireuses d'agrandir leurs marchés. En effet, les entreprises ont besoin d'un marché, le capitalisme a besoin de clients bien portants. Il plébiscite les esprits critiques qui facilitent la concurrence intelligente et déteste les robots incapables de discernement.  Ce qui fait principalement marcher les chefs d'entreprise, ce n'est pas l'attrait financier, mais plutôt la perspective de construire quelquechose.
Dans le cas d'un marché constitué d'esclaves ou de robots, une saine concurrence ne peut s'établir. Voici quelques exemples de "générosité" de la part du capitalisme.
Exemple 1 : En Suisse Swisscom et les autres opérateurs téléphoniques parlent d'installer elles-mêmes des réseaux de fibres optiques. Argument de la part du directeur "Une instance étatique n'aura aucun intérêt à remettre en cause ses choix, alors que chaque opérateur qui investit se casse la tête tous les matins pour être sûr de faire les meilleurs arbitrages."
Exemple 2: le tronçon d'autoroute Genève-Annecy vient d'être construit par un consortium privé qui ne recevra les premiers dividendes qu'à partir de 2030.
Exemple 3: La société IBM et d'autres entreprises informatiques soutient depuis des années des initiatives Opensource dont tout le monde profite en espérant vendre des produits basés sur ceux-ci. La société Microsoft distribue parfois ses logiciels gratuitement aux étudiants.
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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 00:07

Alors que je prenais Stiglitz pour un adepte de la stratégie du choc façon Naomi Klein, fournissant constamment des arguments aux altermondialistes. Je dois revenir sur cette impression. Il est à l'opposé de ceux-ci. Stiglitz est un libéral. Son film "Le Monde selon Stiglitz" dénonce  le protectionnisme des Américains et des Européens, notamment avec la politique agricole commune.
Ses accents anti-keynesiens lors de sa dénonciation de la guerre d'Irak aurait pu déjà me mettre la puce à l'oreille. Par rapport aux libéraux classiques ou radicaux,  il dénie constamment la métaphore de la main invisible (ses travaux antérieurs consistaient à montrer que sans des conditions proches de l'idéal, la main invisible ne fonctionnait pas) et il plébiscite l'intervention de l'état comme grand facilitateur des marchés.

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 00:40
Albert Camus tentait de montrer la voie infiniment étroite d'une gauche libérale. Il fut sans arrêt en proie aux attaques de cette gauche totalitaire médusée par le communisme.
Quand tout ce beau monde mettaient de l’essence marxiste dans le moteur de l’histoire pour le faire tourner à plein régime (régime aussi concentrationnaire), lui, l’enfant d’Alger d’origine modeste, répétait sa conviction jugée hérétique : « Aucun des maux auxquels prétend remédier le totalitarisme n’est pire que le totalitarisme lui-même. »
"La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil."  avait écrit René Char, ami d'Albert Camus. Cette maxime s'applique parfaitement à Albert Camus.
A l'occasion de la sortie de deux nouveaux tomes des oeuvres de ce grand penseur dans la Pléiade, écoutons cette émission passionnante diffusée sur Canal Académie.
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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 00:51
On écoutera le récit  de la courageuse Linda Weil-Curiel sur la mort de Sohane, brûlée vive. Il est surprenant qu'à aucun moment, elle n'emploie de référence à une quelconque religiosité radicale. Elle s'en tient aux faits et dénonce un crime sexiste. On peut imaginer que si elle avait fait une référence à un pourquoi possible issu de la culture religieuse, son combat n'aurait pas abouti.Ecoute ici.
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 00:17
Dans les matins de France-Culture ce 11 mars, vous pourrez écouter ici l'échange (en fin d'émission) entre A.G Slama et Antoine Bello concernant "Atlas Shrugged" le livre de Ayn Rand. Antoine Bello est l'auteur des Falsificateurs. Il présente son dernier livre tentant de nous donner quelque clés de compréhension du monde à travers les représentations qui nous sont implicitement présentées, sans pour autant rentrer dans les bas-fonds des théories du complot. Il considère Atlas Schrugged comme un livre unique, "une ode au capitalisme".
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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 00:27

Grand Connaisseur de Bastiat puiqu'il avait fait des conférences en 2001 à son propos,  le président Vaclav Klaus a provoqué quelque scandale en critiquant la commission européenne.
« Bon nombre d'entre vous connaissent certainement le nom de l'économiste français Frédéric Bastiat et sa pétition célèbre concernant les fabricants de chandelles qui est devenue un article de fond, illustrant l'absurdité des interventions politiques dans l'économie. Le 14 novembre 2008 la Commission européenne a imposé un tarif de 66% aux bougies importées de Chine. Je n'aurais jamais cru qu'un essai de 160 ans pourrait devenir une réalité, mais cela s'est produit. Un effet inévitable de la mise en place étendue de telles mesures en Europe est le ralentissement économique, sinon un arrêt complet de la croissance économique. La seule solution est la libéralisation et la déréglementation de l'économie européenne." Lire ici son discours. Cité par Johan Norberg.

 

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 00:31
H16, un ami de la bonne bande des Kiwis, m'a gentiment passé la balle concernant 7 blogs bien aimés dont nous étions. Mon site est depuis assailli par de nombreuses visites provenant de H16... Je flane souvent sur les sites anglo-saxons. J'écoute beaucoup France-Culture. Ainsi, il me reste assez peu de temps pour surfer. Si je voue depuis toujours une grande vénération à Johan Norberg , je consulte le plus frequemment ces jours-ci, côté français sans ordre de préférence:
Guy Sorman
Sorman, le sage, est un gentleman libéral modéré. Il cherche quand il le peut la moindre note d'espoir. Il défend les progrès de la science, ce qui est étrangement à contre courant en France. Sa culture cosmopolite est indispensable à la formation de notre esprit critique.
Ivan Rioufol
Pour Goucho, Yvan Rioufol est un "réac". La France est un pays vu de l'étranger si viscéralement de gauche que la moindre parole qui se soit affranchie de cette complaisance routinière et si reconnaissable entre toutes est une véritable source d'étonnement. Avec une belle constance, à la radio et sur son blog, il offre un autre discours direct sans agressivité. Les gens comme lui se font rares. Il le fait avec courage car cela est bien moins confortable que de faire du compassionnel, panoplie de base de tous nos Gouchos en herbe.
L'Econoclaste
La croissance de l'intérêt des Français pour la philosophie cache un manque d'économistes notoires. Bichonnons donc nos économistes!
Extreme Centre
Ils vont souvent s'abreuver sur les sites anglo-saxons. Ils ne font pas dans la dentelle avec l'Islamisme radical et prennent Obama pour un petit voyou gauchiste. Comme on le voit, à lire incorrectement!
JP Chevallier est infatigable. Pas facile à lire, mais hors normes. Il est un grand admirateur de la capacité d'adaptation américaine. Pour lui, la France a décroché avec Mitterand. Si je veux tomber de ma chaise et sortir de mon confort, je vais le lire. Quelques dernières citations :
  • "Pour ne pas faire perdre davantage d’argent aux actionnaires, 64 millions de Français subissent la récession, les prêts étant bloqués, tout est bloqué partout."
  • "Ce n’est pas une crise du capitalisme, mais une mauvaise application des règles bien établies que doivent respecter les banques."
  • "Il ne sert à rien de leur donner des milliards d’euros d’aide car la monnaie qui circule actuellement dans les Antilles françaises est surévaluée, ce qui fait que les produits antillais ne sont pas compétitifs et qu’ils ne le seront jamais tant que durera cette surévaluation."
  • "Le total des dettes de la BNP dépasse maintenant le PIB de la France !"
Je citerais encore Aurélien Véron, ancien d'Alternative Libérale, parce que j'écoute à la télé Sabine Herold et que je rêve d'un parti libéral en France.
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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 19:08
Entendu sur les matins de France-culture, le 17 février, cette passionnante discussion.
Matthieu Pigasse explique la crise à la manière de Pascal Salin et de l'école libérale autrichienne. "Les pouvoirs publics ont une responsabilité dans la crise. Ils ont injecté des liquidités à bas prix. Ils ont dopé l'économie. Ils ont créé une hausse des prix artificielle. Il y avait là un choix politique de leur part. Le secteur bancaire était réglementé. Les banques ont contourné les réglementations. Elles ont créé un "shadow système bancaire" leur permettant de faire plus de dettes hors bilan. Les banques et les régulateurs ont fait n'importe quoi!
La crise financière est une fièvre qui cache les symptômes: la fin du modèle de croissance fondé sur l'endettement. Au même moment, les pays émergents prennent une importance grandissante."
Au contraire des libéraux de l'école autrichienne, il pense qu'il est nécessaire d'intervenir, même si on ajoute de la dette publique à la dette privée. Pour lui, il n'y a pas d'alternatives aux relances budgétaires.
On écoutera ici.
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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 12:27
Pour Goucho, la fin du secret bancaire sonne comme un clairon annonçant la rénovation du capitalisme sous la poussée d'un Obama révolutionnaire. Rien n'est moins sûr. La fin du secret bancaire marque surtout une extension des prérogatives des États. Goucho est capable de s'offusquer de la concentration des fichiers informatiques, mais lorsqu'il s'agit de quelques pseudo-riches, il se sent pousser des ailes de grand délateur... C'est facile. Personne ne va plaindre un "riche". La fin du secret bancaire est aussi une façon de casser la concurrence bancaire de la Suisse, c'est une manière de protectionnisme.
Carlo Lombardini est un défenseur courageux à Genève du secret bancaire. Il y a quelques mois, il disait :
"En fait, l’UE, et notamment les Britanniques, s’intéresse plus à l’argent que ses riches contribuables placent en Suisse qu’a la traque des fonds criminels. Il est normal qu’un Français ou un Allemand veuille se défendre contre une charge fiscale qu’il juge excessive. Pourquoi la Suisse devrait-elle collaborer à la réalisation de concepts de société, comme les 35 heures, auxquels elle n’adhère pas. Pourquoi devrions-nous aider ces pays à fortement ponctionner leurs citoyens? Si le secret bancaire disparaît, les capitaux n’auront plus aucun motif de préférer la Suisse à Londres. Le moment est décisif." Voir Vidéo.
Voir la réaction des libéraux suisses de l'Institut Constant de Rebecque, le 27.02 "Le secret bancaire, un impératif moral!"
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