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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 20:34

Surprise! Malgré une campagne dynamique de la part de la gauche, l'introduction d'un salaire minimum sur Genève a été refusée. La droite genevoise en était toute étonnée. Hérésie économique : le SMIC est un instrument de démagogie accordée aux politiques pour se faire mousser. Trop haut, il asphyxie, trop bas, c'est comme s'il n'existait pas. Sans doute, ont-ils écouté les arguments du conseil d'état qui a pris l'exemple de la France

Les recherches actuelles ne démontrent pas qu’un salaire minimum légal, même élevé, soit en mesure de réduire la pauvreté. Au contraire, une étude récente atteste qu’il n’y a pas eu de baisse significative du taux de pauvreté
en France depuis une douzaine d’années, malgré la hausse importante du SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance) sur cette période. La hausse du SMIC n’a eu d’impact ni sur le pouvoir d’achat, ni sur le salaire médian.

A moins qu'ils aient lu l'excellent petit livret d'introduction à l'économie "Introduction à l'économie" écrit par Jacques Généreux, ami de Mélenchon. En effet, pour Généreux, le SMIC empêcherait  l'accés au travail des plus défavorisés.

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 17:59

Dans l'imagerie de gauche, les banquiers sont synonymes de voyous. La gauche n'a pas toujours tort, elle a ceci de merveilleux, c'est que souvent elle met le doigt où cela fait mal, mais s'empresse d'aller chercher les solutions préconisées par des docteurs Diafiorus à sa façon. Elle est ainsi capable de faire des saignées à l'économie, de s'acculer parfois au suicide pour lutter contre les mensonges des méchants capitalistes, au nom de son idéal. Les banquiers voyous existent, ce sont ceux qui ne respectent pas les accords de Bâle, ceux qui ont un ratio de fonds propres aussi guilleret que leurs annonces publicitaires et déclarations d'optimisme. Ainsi, il m'est amusant de considérer que travailler dans une banque privée, qui respecte ces ratios car totalement au service de ses clients, est une manière efficace de travailler pour les droits de l'homme. En effet, à l'origine, les banques privées ont permis de sauver nombre d'avoirs de résidents Allemands fuyant le nazisme. Aujourd'hui, les états sont progressistes, mais très dépensiers, en toute obscurité, comme les grandes banques avec lesquels ils travaillent de concert. Ainsi, les banques privées continuent d'être un refuge pour les " riches". Je vois déjà tomber les chaussettes de Goucho. Elles sont aussi un refuge contre la tendance totalitaire des états progressistes qui consisterait à créer un lien automatique et transparent qui informerait ceux-ci de l'ouverture d'un compte par un de leurs ressortissants dans une de ces banques privées. Pour le point de vue biaisée de Goucho à travers les vases communicants de sa réflexion, c'est une avancée certaine de la démocratie, puisque par définition, un " riche" est forcément coupable d'avoir extorqué cet argent à quelque pauvre. Dans cette lutte pour les droits de l'homme, la Suisse est d'ailleurs seule contre tous. Pour réfléchir à cette hypothèse peu conventionnelle, mais combien rafraîchissante, on lira le résumé de l'intervention de Daniel J. Mitchell du Cato institute, à Genève. Pour lui, les conséquences de cette " harmonisation" nuiraient notamment à l'Amérique, mais pour les rond-de-cuir, ceci ne vaut pas l'assentiment des électeurs et une place à court terme au petit paradis de la " bien-pensance".

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 21:44

Jacques Sapir, éminent et sérieux avocat du protectionnisme, prédit la fin de l'euro pour 2012, le 7 avril dans l'émission "Ce soir ou jamais". Il rejoint en ce sens nombre d'économistes qui s'étonnent qu'on ait pu créer une monnaie commune avec un ensemble de nations aux politiques disparates. On citera des libéraux comme JP Chevallier et les Hayekiens qui depuis quelques années abondent dans ce sens... Ce qui était inconcevable hier, s'énonce aujourd'hui.

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 00:56

J'ai retrouvé cette réflexion sur l'affaire Redecker. 

Pour Taslima Nasreen, les politiciens indiens, malgré la laïcité de cet état, ont préféré ne pas fâcher quelques-uns de leurs électeurs. Ils se sont désolidarisés de son combat contre les intégristes musulmans et l'ont laissée tomber. C'est une tendance assez naturelle, finalement. On pourrait les comprendre quand on voit l'indignation de Bohringer face à Robert Redecker. Les artistes comme les politiques aiment être aimés de leur public ou de leurs électeurs. Ils feront dans la nuance ou se tairont. Bohringer ménage la chèvre et chou avec la fougue d'un comédien! La détresse de Taslima Nasreen est grande face aux grands ogres totalitaires. On soulignera la solitude courageuse et calme de Redecker dans l'émission de Ruquier.  Sa critique de l'islamisme est sans nuance. On peut la trouver excessive et un peu désespérée car il considère l'islam comme intrinsèquement totalitaire. Cette façon de voir offre peu de place à l'espoir, néanmoins, elle a au moins le mérite de tenter de nous éclairer sur les dangers de l'obscurantisme croissant de l'islam extremiste, qui semble échapper à beaucoup.

 

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 18:55

On trouvera ci-dessous une reprèsentation des chamailleries qui parsemèrent la naissance du parti socialiste au début du XXème siècle.
Les socialistes avaient inventé une forme de théâtre mélodramatique avec dans le rôle du méchant, le capitalisme. Dans le rôle du gentil : la classe ouvrière. Les sentiments et les aventures de ce théâtre était rivés à l'aune de la lutte des classes et de l'avènement du prolétariat. On passait des émotions les plus extrêmes : joies ponctuées par l'internationale aux insultes vengeresses jusqu'à parfois la damnation et l'exclusion. Jean Jaurés faisait parfois office de vilain petit canard car il avait osé avançer en France sur un terrain réformiste qui préfigurait la social-démocratie. Voir article précédent sur Jaurès, socialiste libéral.  Le parti socialiste est-il toujours guesdiste?


Jean Jaurès Jules Guesde (Lénine, Rosa Luxemburg)

« En France, l'influence politique des juifs est énorme, mais elle est, si je puis dire, indirecte. Elle ne s'exerce pas par la puissance du nombre, mais par la puissance de l'argent. "

"La république n'existera qu'au jour où Rotschild sera devant un peloton d'exécution"

 il n'y a qu'une race, l'humanité! « Si c’est être autoritaire, en effet, que de ne pas vouloir comme certains orateurs de Montmartre “la liberté pour les capitalistes comme pour les travailleurs”, – alors oui, nous sommes autoritaires. »
C'est une injustice meurtrière de nous reprocher les fautes, les crimes de ceux que nous ne soutenons que pour empêcher des crimes plus grands ! » Il serait temps que l'on se rappelât que le socialisme n'a pas pour objectif la libération d'un capitaine d'état-major, mais l'affranchissement du prolétariat.

Aller à l'idéal et comprendre le réel".

 

Vous dîtes et vous concluez que vous aviez raison dans la campagne Dreyfus parce qu'elle a conduit Millerand dans le cabinet de Waldeck Rousseau. Je dis mois, que là est la condamnation définitive de votre campagne.
   
Et c'est ainsi que nous voulons discuter encore ;et nous voulons préparer au grand jour la grande unité socialiste, la grande fraternité socialiste, par la lumière, par la raison, par l'organisation ; et cela pour faire d'abord oeuvre de réforme, et dans la réforme, oeuvre commençante de révolution ; car je ne suis pas un modéré, je suis avec vous un révolutionnaire. Le Millerandisme est l'expérience la plus considérable en matière d'application de la tactique politique révisionniste sur une grand échelle. Lénine
Nous accusons le détestable système de morcellement socialiste qui empêche les explications de se produire, les consciences de s'affirmer. Le Parti Socialiste, parti de classe ne saurait devenir sous peine de suicide un parti ministériel.
Ce qu'il faut exclure c'est l'esprit d'exclusion! Jean Jaurès est un dupeur et un menteur!
Jules Guesde a le génie de la simplification

Il faut couler, sans distinction de pilote, le vaisseau qui porte la classe capitaliste et sa fortune

 

 

"Et voilà pourquoi l'objet essentiel du socialisme, collectiviste ou communiste, est de transformer
la propriété capitaliste en propriété sociale" 
Ce que nous pouvons et devons faire dans la présente société, c'est d'obtenir pour les travailleurs le plus d'avantages immédiats possibles. Il ne s'agit pas de faire du socialisme dans le milieu actuel... Il s'agit d'arracher à ce milieu, sous quelque forme que ce soit, une vie meilleure, moins de travail et plus de liberté pour le prolétariat, ainsi mieux armé pour opérer lui-même son affranchissement final..
Oû l''erreur commence, c'est lorsqu'on attend la chute soudaine du capitalisme et l'avènement soudain du prolétariat... Vous vous faîtes le défensuer des dernières combinaisons de la diplomatie capitaliste. Vous nourrissez les illusions des apôtres bourgeois de la paix."  Rosa Luxemburg avec Lénine
- Donc, pour qu'il y ait vraiment lutte des classes, pour que tout le prolétariat organisé
entre en bataille contre le capitalisme, il ne suffit pas qu'il y ait antagonisme des intérêts entre les capitalistes et les salariés, il faut que les salariés espèrent, en vertu des lois mêmes de l'évolution historique, l'avènement d'un ordre nouveau dans lequel la propriété cessant d'être monopoleuse, cessant d'être particulière et privée, deviendra sociale, afin que tous les producteurs associés participent à la fois à la direction du travail et au fruit du travail.
Seulement, à mon avis, Jean Jaurès a été très imprudent en invoquant ce qu'il appelle un principe, et ce que j'appelle, moi, un fait : la lutte de classes.
"Ce n'est pas nous qui sommes les destructeurs de la propriété individuelle. Nous en serons au contraire les restaurateurs"

 

Il ne peut rien y avoir de changé dans la société actuelle tant que la propriété capitaliste n'aura pas été supprimée et n'aura pas fait place à la propriété sociale, c'est à dire à votre propriété à vous.

Facile de parler en général de lutte des classes, mais il faut examiner chaque cas particulier. Il ne suffit pas de connaître la direction générale des vents oour déterminer d'avance le mouvement de chaque arbre, le frisson de chaque feuille de la forêt.

 

Jean Jaurès fait fi de la lutte des classes, de la solidarité internationale. Rosa Luxemburg

Références : Le Grand Jaurès de Max Gallo/ Le grand débat : Jaurès-Lafargue-Guesde  

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 19:00
Le Chili se prépare à une alternance politique malgré la popularité de Bachelet. J'avais publié fin 2005 et début 2006 des articles sur le candidat Sebastian Pinera d'essence libérale qui m'avait particulièrement intéressé même s'il avait en face de lui une candidate de gauche tout à fait respectable. J'avais plongé dans son programme de gouvernement 2006. Voici un résumé de son programme 2010. Un des premiers principes de ce blog est de ne jamais prendre pour argent comptant les constatations de la plupart des journaux français qui sont riches d'a priori. Pinera est comparé sans ambages à l'image populiste de Berlusconi. Voici un résumé de son programme 2010.

1. égalité des sexes
2. restaurer la confiance dans les institutions démocratiques
3. renforcer les droits et libertés individuelles contre l'etat
4. dynamiser les régions et les communautés
5. 
revitalisation de la classe moyenne
6. protection de l'environnement


  • augmentation du PIB par une augmentation de la productivité (qui a diminué ces 4 dernières années)
  • entrepreneuriat, innovation, approvisionnement énergétique diversifié et promotion de la concurrence et flexibilité du marché.
  • sécurité et justice face à l'état
  • éviter l'évasion fiscale
  • construire des hopitaux, amélioration des connexions ADSL 
  • Aide aux ménages les plus pauvres <250$ par mois
Malgré des vélléités de diminution d'impôt, Pinera ne manquera pas d'accroître les depenses sociales. Dans la continuité de la populaire Michelle Bachelet?
Pinera est un homme d'entreprise. Le mélange des genres entre entreptrise et bureaucratie est toujours un peu risqué. Tiendra-t'il ses promesses? A voir d'ci cinq ans.

Références 2006

Le programme de Sebastián Piñera face à Michelle Bachelet: un programme d'essence libérale.

Pour un libéral une élection de rêve au Chili


Le programme de Michelle Bachelet


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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 19:24

Le vote des Suisses contre les minarets a été une surprise. Ici à Genève, nous donnions peu de crédit à cette initiative. Je ne crois pas qu'il y ait de la peur. Même si les Suisses éprouvent les mêmes angoisses que tous les peuples européens devant la montée de l'islamisme radical. Il est vrai que la question était un peu absurde puisqu'il est possible avec l'arsenal des lois actuelles de contrecarrer à la construction de minarets. Si l'UDC n'y allait pas par quatre chemins en désirant freiner l'islamisation rampante, les créateurs de l'initiative intelligemment avait présenté celle-ci comme une manière de lutter contre l'islamisme radical et les minarets à l'instar de Abdelwahab Meddeb comme des symboles guerriers. L'UDC, en bonne vieille droite autoritaire, me paraît dangereuse dans ses initiatives à vouloir briser le consensus démocratique suisse, à concentrer l'exécutif et à renforcer les prérogatives de l'État.
Les Suisses ont répondu dans ce sens : le minaret comme symbole guerrier. Je ne crois pas qu'il y ait des consultations équivalentes en Europe. Et s'il y a un pays européen où il fait bon vivre en tant que musulman, c'est bien la Suisse. On écoutera l'intervention d'
Abdelwahab Meddeb sur France-Culture, le vendredi précédant le vote. On lira le compte rendu d'Yvan Rioufol qui me paraît plus proche de la réalité que les diatribes bien françaises sur la peur. Ce vote pour Daniel Pipes est un gage d'espoir. "Pour ces raisons, le vote suisse représente un possible tournant décisif pour l'islam européen."
Quant au vote soit disant anti-frontalier qui avait fait couler beaucoup d'encre, il y a quelques semaines, leurs prétendants ont été balayés ces dernières semaines. Les Genevois ont approuvé une initiative coûteuse  (Le CEVA) permettant de relier Annemasse et la gare de Genève.
Genève étant une petite ville, il m'est arrivé d'avoir des conversations téléphoniques avec Hervé Falciani, que je prenais pour un type tout à fait sympathique, solide dans ses compétences et très posé. En écoutant cette vidéo, qui tente de dédouaner cet espion fiscal à la solde du gouvernement français, la surprise céda la place à l'agacement de voir l'État se comportait comme une bande de receleurs (pour employer l'expression du gouvernement suisse).

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 22:12
J'ai passé une très mauvaise soirée mercredi 18 novembre. La France a gagné de la plus mauvaise manière. Thierry Henry me semble plus victime qu'acteur dans cette affaire. Je n'ose imaginer ce qu'il aurait enduré en coulisses s'il s'était dénoncé auprès de l'arbitre. Il se serait grillé définitivement auprès de ses coéquipiers et de sa fédération. Voilà qui nous donne une belle idée de la notion d'éthique sportive lorsqu'un capitalisme d'état et sa cohorte d'entreprises affrétées aux résultats de l'équipe de France. Il y a de quoi prendre au sérieux l'article que j'avais écrit à l'époque Le jeu de l'équipe de France de Football est-il libéral, socialiste ou protectionniste ? .
Pour me consoler, je me suis rendu sur FR3 avec
l'émission de Frédéric Taddei.. J'y ai appris que j'étais un communautariste blanc. C'était au cours d'une belle envolée de Vincent Cespedes. Les émeutes de 2005 en étaient la conséquence. Je n'aurais pas l'outrecuidance de me laver de toute réaction xénophobique au sens large où on les entend actuellement. Laïque d'éducation, j'aime bien le curé de mon village et j'admire parfois l'éthique chrétienne. J'aurais des circonstances atténuantes. Je suis d'une famille d'anciens colons d'Algérie et même si je suis libéral, je pourrais avoir quelques réactions imparfaites selon l'éthique commune. Ma famille ne m'a pas raconté les tortures perpétrées par l'armée française. Elle m'a plutôt raconté les harkis et les boucheries du FLN au cours de la guerre d'Algérie.
Il m'arrive parfois de considérer que les jeunes des banlieux manquent d'éducation. Quelle que soit votre origine ce manque d'éducation est rédhibitoire pour qui veut pouvoir s'adapter à tout milieu. La bonne nouvelle, c'est que l'éducation n'a rien à voir avec le milieu social. Il existe nombre de personnes de milieux modestes bien mieux éduqués qu'un fils de riches. Ils en peuvent sans doute remercier leurs parents. Néanmoins, les gamins des banlieues s'ingénient souvent à prouver leur mauvaise éducation. Violences verbales et physiques, attitude victimaire systématique, discrimination envers les femmes, accent grégaire à couper au couteau. Les médias y sont peut-être pour quelque chose, avec leurs gros effets de loupe. Comme tout français moyen, j'aimerais bien m'amender si je savais comment faire. Les Français se sentent impuissants.  La Suisse où je vis me paraît un bel exemple d'intégration jusqu'à présent. Les Suisses tentent au quotidien de ne laisser personne sur le carreau. Les Français font le dos rond. Depuis des années, ils ne bronchent pas, ils ne votent pas Le Pen. Ils rasent les murs. J'essaie de comprendre ce qui se passe, mais j'avoue que cela n'est pas évident. Les paroles de la chanson de Diams "ma France à moi" me donnent bien quelques clés, mais sont loin de me rassurer. Le respect ne se décrète pas, il se gagne. Avec une bonne éducation, c'est la chose la plus facile du monde.
"Non, c'est pas ma France à moi, cette France profonde...
Alors peut être qu'on dérange mais nos valeurs vaincront...
Et si on est des citoyens, alors aux armes la jeunesse,
Ma France à moi leur tiendra tête, jusqu'à ce qu'ils nous respectent. "
Au cours de l'émission l'humoriste au large sourire Thomas N’gijol ne va pas par quatre chemins. "Je n'ose imaginer un match France-Algérie pendant la coupe du Monde. ". L'Algérie, un des plus beaux pays du monde, cette bonne vielle dictature militaire, pétrie bien malgré elle d'Islam radical, serait devenue une valeur refuge. Une terre d'espérance pour les gars qui ne sentent pas entièrement français. Il est difficile d'être sûr de l'avenir.

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 20:08
Longuement étudié Jaurès en lisant plusieurs biographies. Monique Canto-Sperber (ici et à écouter ) a sans doute raison de le représenter comme une icône dont l'image est apte à refonder une gauche française non pas sur la marionnette de Jules Guesde, dont la lubrique bêtise est à entrer dans la légende. Jaurès était un fin tacticien. Il a enduré les acrimonies ridicules des congrès socialistes sans perdre de sa superbe. Il a réussi à louvoyer à travers plusieurs gouvernements de centre droit ou de droite et maintenir son image de défenseur de la classe ouvrière. On devine parfois à quel prix à travers la précieuse critique que fait de lui Yves Guyot dans la comédie socialiste (à télécharger ici en remerciant google) le montrant comme un opportuniste notoire.  Jean Jaurès a toujours avancé ses pions avec retard mais pertinence. Dans l'affaire Dreyfus, il s'engagea tardivement mais efficacement. Grâce à sa finesse d'analyse des rapports politiques, il avait deviné avec clarté et longtemps avant les autres que nous allions vers une guerre terrible contre l'Allemagne en 1914. Il aurait sûrement fait un excellent ministre des affaires étrangères. Hélas, s'il était philosophe talentueux, il n'avait pas la moindre formation en économie. Sans doute son engagement socialiste lui a t'il permis de passer à la postérité? S'il avait été radical, sans doute aurait-il suscité moins de rêveries autour de lui car il n'aurait pas participé à ce grand guignol mélodramatique, plein de fièvre er de sentiments qu'était la naissance du socialisme. Jean Jaurès a dans la plupart de ses combats attaqué l'omnipotence de l'état, plutôt que le capitalisme. Il se battit contre la collusion de l'Etat et des patrons. Il fut dreyfusard, anticolonialiste et évita les pétoires du nationalisme qui précéda la guerre. En ce sens, s'il existe un socialisme libéral, Jaurès est bien dans la lignée de celui-ci. 
Néanmoins, il reste à éclaircir deux points ambigus sans lesquels, il n'est pas un socialiste libéral, ni même un grand social-démocrate. Il désirait la destruction du capitalisme et négligeait (moins que les autres) la propriété privée. Néanmoins, il acceptait celle-ci en la parant du nom de propriété sociale. Coopératives, nationalisations pouvaient être considérées comme des propriétés sociales. Vu le contexte de l'époque, on peut considérer que l'argument de la destruction du capitalisme était rhétorique (il était imbattable à cet exercice) Néanmoins les nostalgiques ne manqueront pas de prendre à la lettre ses affirmations surtout en ces temps de crise où de nombreux apprentis-sorciers, à moins qu'ils ne soient que de simples aspirants au totalitarisme, parlent de remise en cause du capitalisme.

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 21:15
Le journal "le monde" titre le 21.10 sur la pause bienveillante opérée par l'hydre du réchauffement climatique...
"C'est une information surprenante, qui circule intensément sur Internet depuis plusieurs mois. Et qui, à l'approche du sommet de Copenhague (Danemark), est de plus en plus fréquemment reprise dans les médias, colportée par certains scientifiques, responsables politiques ou commentateurs. De quoi s'agit-il ? De la fin du réchauffement. Celui-ci se serait... arrêté en 1998 !"
 Dans mon refus de succomber au pessimisme mimique arboré par la multitude, je me réfère à cette édifiante conférence de Vincent Courtillot. Voir également ici
J'avoue que j'écris peu pour ce blog. En effet, ma désaffection est due à un recentrage sur mes activités principales (Travail, Activités indépendantes...). Je commençais à m'approcher d'un burn-out qui m'empêchait d'être efficace et lucide dans mes activités essentielles, trop préoccupé que j'étais par mes multiples travaux. Parfois je rêve de me couler dans un moule et du confort intellectuel que me procurerait la rumeur : je penserais que le capitalisme doit profondément être régulé s'il veut survivre. Je me réjouirais de la fin du secret bancaire, tout en pestant que cette fin ne soit pas assez incisive. Je penserais que l'Etat, malgré des dysfonctionnements contre lesquels il est important de protester, gère bien notre avenir. Je me ferais juste du souci à cause du réchauffement climatique. Ainsi je chercherais à réguler ma consommation en croyant sauver la planète. (Je régule bien ma consommation pour éviter de polluer bêtement autour de moi et pour privilégier en tant que consommateur ce que je pense être les meilleurs produits, mais surement pas en pensant aider à sauvegarder la planète)

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