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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
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  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 18:55

On trouvera ci-dessous une reprèsentation des chamailleries qui parsemèrent la naissance du parti socialiste au début du XXème siècle.
Les socialistes avaient inventé une forme de théâtre mélodramatique avec dans le rôle du méchant, le capitalisme. Dans le rôle du gentil : la classe ouvrière. Les sentiments et les aventures de ce théâtre était rivés à l'aune de la lutte des classes et de l'avènement du prolétariat. On passait des émotions les plus extrêmes : joies ponctuées par l'internationale aux insultes vengeresses jusqu'à parfois la damnation et l'exclusion. Jean Jaurés faisait parfois office de vilain petit canard car il avait osé avançer en France sur un terrain réformiste qui préfigurait la social-démocratie. Voir article précédent sur Jaurès, socialiste libéral.  Le parti socialiste est-il toujours guesdiste?


Jean Jaurès Jules Guesde (Lénine, Rosa Luxemburg)

« En France, l'influence politique des juifs est énorme, mais elle est, si je puis dire, indirecte. Elle ne s'exerce pas par la puissance du nombre, mais par la puissance de l'argent. "

"La république n'existera qu'au jour où Rotschild sera devant un peloton d'exécution"

 il n'y a qu'une race, l'humanité! « Si c’est être autoritaire, en effet, que de ne pas vouloir comme certains orateurs de Montmartre “la liberté pour les capitalistes comme pour les travailleurs”, – alors oui, nous sommes autoritaires. »
C'est une injustice meurtrière de nous reprocher les fautes, les crimes de ceux que nous ne soutenons que pour empêcher des crimes plus grands ! » Il serait temps que l'on se rappelât que le socialisme n'a pas pour objectif la libération d'un capitaine d'état-major, mais l'affranchissement du prolétariat.

Aller à l'idéal et comprendre le réel".

 

Vous dîtes et vous concluez que vous aviez raison dans la campagne Dreyfus parce qu'elle a conduit Millerand dans le cabinet de Waldeck Rousseau. Je dis mois, que là est la condamnation définitive de votre campagne.
   
Et c'est ainsi que nous voulons discuter encore ;et nous voulons préparer au grand jour la grande unité socialiste, la grande fraternité socialiste, par la lumière, par la raison, par l'organisation ; et cela pour faire d'abord oeuvre de réforme, et dans la réforme, oeuvre commençante de révolution ; car je ne suis pas un modéré, je suis avec vous un révolutionnaire. Le Millerandisme est l'expérience la plus considérable en matière d'application de la tactique politique révisionniste sur une grand échelle. Lénine
Nous accusons le détestable système de morcellement socialiste qui empêche les explications de se produire, les consciences de s'affirmer. Le Parti Socialiste, parti de classe ne saurait devenir sous peine de suicide un parti ministériel.
Ce qu'il faut exclure c'est l'esprit d'exclusion! Jean Jaurès est un dupeur et un menteur!
Jules Guesde a le génie de la simplification

Il faut couler, sans distinction de pilote, le vaisseau qui porte la classe capitaliste et sa fortune

 

 

"Et voilà pourquoi l'objet essentiel du socialisme, collectiviste ou communiste, est de transformer
la propriété capitaliste en propriété sociale" 
Ce que nous pouvons et devons faire dans la présente société, c'est d'obtenir pour les travailleurs le plus d'avantages immédiats possibles. Il ne s'agit pas de faire du socialisme dans le milieu actuel... Il s'agit d'arracher à ce milieu, sous quelque forme que ce soit, une vie meilleure, moins de travail et plus de liberté pour le prolétariat, ainsi mieux armé pour opérer lui-même son affranchissement final..
Oû l''erreur commence, c'est lorsqu'on attend la chute soudaine du capitalisme et l'avènement soudain du prolétariat... Vous vous faîtes le défensuer des dernières combinaisons de la diplomatie capitaliste. Vous nourrissez les illusions des apôtres bourgeois de la paix."  Rosa Luxemburg avec Lénine
- Donc, pour qu'il y ait vraiment lutte des classes, pour que tout le prolétariat organisé
entre en bataille contre le capitalisme, il ne suffit pas qu'il y ait antagonisme des intérêts entre les capitalistes et les salariés, il faut que les salariés espèrent, en vertu des lois mêmes de l'évolution historique, l'avènement d'un ordre nouveau dans lequel la propriété cessant d'être monopoleuse, cessant d'être particulière et privée, deviendra sociale, afin que tous les producteurs associés participent à la fois à la direction du travail et au fruit du travail.
Seulement, à mon avis, Jean Jaurès a été très imprudent en invoquant ce qu'il appelle un principe, et ce que j'appelle, moi, un fait : la lutte de classes.
"Ce n'est pas nous qui sommes les destructeurs de la propriété individuelle. Nous en serons au contraire les restaurateurs"

 

Il ne peut rien y avoir de changé dans la société actuelle tant que la propriété capitaliste n'aura pas été supprimée et n'aura pas fait place à la propriété sociale, c'est à dire à votre propriété à vous.

Facile de parler en général de lutte des classes, mais il faut examiner chaque cas particulier. Il ne suffit pas de connaître la direction générale des vents oour déterminer d'avance le mouvement de chaque arbre, le frisson de chaque feuille de la forêt.

 

Jean Jaurès fait fi de la lutte des classes, de la solidarité internationale. Rosa Luxemburg

Références : Le Grand Jaurès de Max Gallo/ Le grand débat : Jaurès-Lafargue-Guesde  
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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 19:00
Le Chili se prépare à une alternance politique malgré la popularité de Bachelet. J'avais publié fin 2005 et début 2006 des articles sur le candidat Sebastian Pinera d'essence libérale qui m'avait particulièrement intéressé même s'il avait en face de lui une candidate de gauche tout à fait respectable. J'avais plongé dans son programme de gouvernement 2006. Voici un résumé de son programme 2010. Un des premiers principes de ce blog est de ne jamais prendre pour argent comptant les constatations de la plupart des journaux français qui sont riches d'a priori. Pinera est comparé sans ambages à l'image populiste de Berlusconi. Voici un résumé de son programme 2010.

1. égalité des sexes
2. restaurer la confiance dans les institutions démocratiques
3. renforcer les droits et libertés individuelles contre l'etat
4. dynamiser les régions et les communautés
5. 
revitalisation de la classe moyenne
6. protection de l'environnement


  • augmentation du PIB par une augmentation de la productivité (qui a diminué ces 4 dernières années)
  • entrepreneuriat, innovation, approvisionnement énergétique diversifié et promotion de la concurrence et flexibilité du marché.
  • sécurité et justice face à l'état
  • éviter l'évasion fiscale
  • construire des hopitaux, amélioration des connexions ADSL 
  • Aide aux ménages les plus pauvres <250$ par mois
Malgré des vélléités de diminution d'impôt, Pinera ne manquera pas d'accroître les depenses sociales. Dans la continuité de la populaire Michelle Bachelet?
Pinera est un homme d'entreprise. Le mélange des genres entre entreptrise et bureaucratie est toujours un peu risqué. Tiendra-t'il ses promesses? A voir d'ci cinq ans.

Références 2006

Le programme de Sebastián Piñera face à Michelle Bachelet: un programme d'essence libérale.

Pour un libéral une élection de rêve au Chili


Le programme de Michelle Bachelet


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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 19:24

Le vote des Suisses contre les minarets a été une surprise. Ici à Genève, nous donnions peu de crédit à cette initiative. Je ne crois pas qu'il y ait de la peur. Même si les Suisses éprouvent les mêmes angoisses que tous les peuples européens devant la montée de l'islamisme radical. Il est vrai que la question était un peu absurde puisqu'il est possible avec l'arsenal des lois actuelles de contrecarrer à la construction de minarets. Si l'UDC n'y allait pas par quatre chemins en désirant freiner l'islamisation rampante, les créateurs de l'initiative intelligemment avait présenté celle-ci comme une manière de lutter contre l'islamisme radical et les minarets à l'instar de Abdelwahab Meddeb comme des symboles guerriers. L'UDC, en bonne vieille droite autoritaire, me paraît dangereuse dans ses initiatives à vouloir briser le consensus démocratique suisse, à concentrer l'exécutif et à renforcer les prérogatives de l'État.
Les Suisses ont répondu dans ce sens : le minaret comme symbole guerrier. Je ne crois pas qu'il y ait des consultations équivalentes en Europe. Et s'il y a un pays européen où il fait bon vivre en tant que musulman, c'est bien la Suisse. On écoutera l'intervention d'
Abdelwahab Meddeb sur France-Culture, le vendredi précédant le vote. On lira le compte rendu d'Yvan Rioufol qui me paraît plus proche de la réalité que les diatribes bien françaises sur la peur. Ce vote pour Daniel Pipes est un gage d'espoir. "Pour ces raisons, le vote suisse représente un possible tournant décisif pour l'islam européen."
Quant au vote soit disant anti-frontalier qui avait fait couler beaucoup d'encre, il y a quelques semaines, leurs prétendants ont été balayés ces dernières semaines. Les Genevois ont approuvé une initiative coûteuse  (Le CEVA) permettant de relier Annemasse et la gare de Genève.
Genève étant une petite ville, il m'est arrivé d'avoir des conversations téléphoniques avec Hervé Falciani, que je prenais pour un type tout à fait sympathique, solide dans ses compétences et très posé. En écoutant cette vidéo, qui tente de dédouaner cet espion fiscal à la solde du gouvernement français, la surprise céda la place à l'agacement de voir l'État se comportait comme une bande de receleurs (pour employer l'expression du gouvernement suisse).

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 22:12
J'ai passé une très mauvaise soirée mercredi 18 novembre. La France a gagné de la plus mauvaise manière. Thierry Henry me semble plus victime qu'acteur dans cette affaire. Je n'ose imaginer ce qu'il aurait enduré en coulisses s'il s'était dénoncé auprès de l'arbitre. Il se serait grillé définitivement auprès de ses coéquipiers et de sa fédération. Voilà qui nous donne une belle idée de la notion d'éthique sportive lorsqu'un capitalisme d'état et sa cohorte d'entreprises affrétées aux résultats de l'équipe de France. Il y a de quoi prendre au sérieux l'article que j'avais écrit à l'époque Le jeu de l'équipe de France de Football est-il libéral, socialiste ou protectionniste ? .
Pour me consoler, je me suis rendu sur FR3 avec
l'émission de Frédéric Taddei.. J'y ai appris que j'étais un communautariste blanc. C'était au cours d'une belle envolée de Vincent Cespedes. Les émeutes de 2005 en étaient la conséquence. Je n'aurais pas l'outrecuidance de me laver de toute réaction xénophobique au sens large où on les entend actuellement. Laïque d'éducation, j'aime bien le curé de mon village et j'admire parfois l'éthique chrétienne. J'aurais des circonstances atténuantes. Je suis d'une famille d'anciens colons d'Algérie et même si je suis libéral, je pourrais avoir quelques réactions imparfaites selon l'éthique commune. Ma famille ne m'a pas raconté les tortures perpétrées par l'armée française. Elle m'a plutôt raconté les harkis et les boucheries du FLN au cours de la guerre d'Algérie.
Il m'arrive parfois de considérer que les jeunes des banlieux manquent d'éducation. Quelle que soit votre origine ce manque d'éducation est rédhibitoire pour qui veut pouvoir s'adapter à tout milieu. La bonne nouvelle, c'est que l'éducation n'a rien à voir avec le milieu social. Il existe nombre de personnes de milieux modestes bien mieux éduqués qu'un fils de riches. Ils en peuvent sans doute remercier leurs parents. Néanmoins, les gamins des banlieues s'ingénient souvent à prouver leur mauvaise éducation. Violences verbales et physiques, attitude victimaire systématique, discrimination envers les femmes, accent grégaire à couper au couteau. Les médias y sont peut-être pour quelque chose, avec leurs gros effets de loupe. Comme tout français moyen, j'aimerais bien m'amender si je savais comment faire. Les Français se sentent impuissants.  La Suisse où je vis me paraît un bel exemple d'intégration jusqu'à présent. Les Suisses tentent au quotidien de ne laisser personne sur le carreau. Les Français font le dos rond. Depuis des années, ils ne bronchent pas, ils ne votent pas Le Pen. Ils rasent les murs. J'essaie de comprendre ce qui se passe, mais j'avoue que cela n'est pas évident. Les paroles de la chanson de Diams "ma France à moi" me donnent bien quelques clés, mais sont loin de me rassurer. Le respect ne se décrète pas, il se gagne. Avec une bonne éducation, c'est la chose la plus facile du monde.
"Non, c'est pas ma France à moi, cette France profonde...
Alors peut être qu'on dérange mais nos valeurs vaincront...
Et si on est des citoyens, alors aux armes la jeunesse,
Ma France à moi leur tiendra tête, jusqu'à ce qu'ils nous respectent. "
Au cours de l'émission l'humoriste au large sourire Thomas N’gijol ne va pas par quatre chemins. "Je n'ose imaginer un match France-Algérie pendant la coupe du Monde. ". L'Algérie, un des plus beaux pays du monde, cette bonne vielle dictature militaire, pétrie bien malgré elle d'Islam radical, serait devenue une valeur refuge. Une terre d'espérance pour les gars qui ne sentent pas entièrement français. Il est difficile d'être sûr de l'avenir.
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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 20:08
Longuement étudié Jaurès en lisant plusieurs biographies. Monique Canto-Sperber (ici et à écouter ) a sans doute raison de le représenter comme une icône dont l'image est apte à refonder une gauche française non pas sur la marionnette de Jules Guesde, dont la lubrique bêtise est à entrer dans la légende. Jaurès était un fin tacticien. Il a enduré les acrimonies ridicules des congrès socialistes sans perdre de sa superbe. Il a réussi à louvoyer à travers plusieurs gouvernements de centre droit ou de droite et maintenir son image de défenseur de la classe ouvrière. On devine parfois à quel prix à travers la précieuse critique que fait de lui Yves Guyot dans la comédie socialiste (à télécharger ici en remerciant google) le montrant comme un opportuniste notoire.  Jean Jaurès a toujours avancé ses pions avec retard mais pertinence. Dans l'affaire Dreyfus, il s'engagea tardivement mais efficacement. Grâce à sa finesse d'analyse des rapports politiques, il avait deviné avec clarté et longtemps avant les autres que nous allions vers une guerre terrible contre l'Allemagne en 1914. Il aurait sûrement fait un excellent ministre des affaires étrangères. Hélas, s'il était philosophe talentueux, il n'avait pas la moindre formation en économie. Sans doute son engagement socialiste lui a t'il permis de passer à la postérité? S'il avait été radical, sans doute aurait-il suscité moins de rêveries autour de lui car il n'aurait pas participé à ce grand guignol mélodramatique, plein de fièvre er de sentiments qu'était la naissance du socialisme. Jean Jaurès a dans la plupart de ses combats attaqué l'omnipotence de l'état, plutôt que le capitalisme. Il se battit contre la collusion de l'Etat et des patrons. Il fut dreyfusard, anticolonialiste et évita les pétoires du nationalisme qui précéda la guerre. En ce sens, s'il existe un socialisme libéral, Jaurès est bien dans la lignée de celui-ci. 
Néanmoins, il reste à éclaircir deux points ambigus sans lesquels, il n'est pas un socialiste libéral, ni même un grand social-démocrate. Il désirait la destruction du capitalisme et négligeait (moins que les autres) la propriété privée. Néanmoins, il acceptait celle-ci en la parant du nom de propriété sociale. Coopératives, nationalisations pouvaient être considérées comme des propriétés sociales. Vu le contexte de l'époque, on peut considérer que l'argument de la destruction du capitalisme était rhétorique (il était imbattable à cet exercice) Néanmoins les nostalgiques ne manqueront pas de prendre à la lettre ses affirmations surtout en ces temps de crise où de nombreux apprentis-sorciers, à moins qu'ils ne soient que de simples aspirants au totalitarisme, parlent de remise en cause du capitalisme.
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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 21:15
Le journal "le monde" titre le 21.10 sur la pause bienveillante opérée par l'hydre du réchauffement climatique...
"C'est une information surprenante, qui circule intensément sur Internet depuis plusieurs mois. Et qui, à l'approche du sommet de Copenhague (Danemark), est de plus en plus fréquemment reprise dans les médias, colportée par certains scientifiques, responsables politiques ou commentateurs. De quoi s'agit-il ? De la fin du réchauffement. Celui-ci se serait... arrêté en 1998 !"
 Dans mon refus de succomber au pessimisme mimique arboré par la multitude, je me réfère à cette édifiante conférence de Vincent Courtillot. Voir également ici
J'avoue que j'écris peu pour ce blog. En effet, ma désaffection est due à un recentrage sur mes activités principales (Travail, Activités indépendantes...). Je commençais à m'approcher d'un burn-out qui m'empêchait d'être efficace et lucide dans mes activités essentielles, trop préoccupé que j'étais par mes multiples travaux. Parfois je rêve de me couler dans un moule et du confort intellectuel que me procurerait la rumeur : je penserais que le capitalisme doit profondément être régulé s'il veut survivre. Je me réjouirais de la fin du secret bancaire, tout en pestant que cette fin ne soit pas assez incisive. Je penserais que l'Etat, malgré des dysfonctionnements contre lesquels il est important de protester, gère bien notre avenir. Je me ferais juste du souci à cause du réchauffement climatique. Ainsi je chercherais à réguler ma consommation en croyant sauver la planète. (Je régule bien ma consommation pour éviter de polluer bêtement autour de moi et pour privilégier en tant que consommateur ce que je pense être les meilleurs produits, mais surement pas en pensant aider à sauvegarder la planète)
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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 00:33
Dans l'émission du Grain à Moudre du 22.06, j'ai trouvé le débat intéressant où André Comte-Sponville et Pierre Corguff discutent du capitalisme et de ses alternatives possibles. Pour le social-démocrate André Comte-Sponville, il n'en existe pas. Toutes les alternatives participent du capitalisme. Pour Pierre Corguff, anticapitaliste assumé et anarchiste. Il faut essayer, tout en évitant le totalitarisme. Cela me rappelle les théories de Hayek: s'il existe des alternatives qui puissent ouvrir l'imagination, elles ne peuvent être explorées que par l'initiative spontanée. Aujourd'hui, il n'y a que le capitalisme libéral qui magnifie l'initiative spontanée. Si le responsable ne sait pas où il va, il ose y aller, il prend le risque du laissez-construire. Un projet entièrement conduit et imaginé par l'Etat est voué à l'échec. Pourtant, les commentaires semblent compter sur l'Etat pour nous sortir des ornières et trouver des solutions. L'Etat capitaliste est en apparence bon-enfant, il fait de son mieux pour aider les pauvres. Hélas, il est maladroit et finit par se prendre les pieds dans le tapis. On déclare péremptoire que Hayek s'est trompé et implicitement que Keynes a raison. Ainsi, on est pas prêt d'innover et de faire des découvertes. Les anarchistes ou pseudo-tels, s'ils étaient cohérents, devraient être tous du côté d'Hayek. Ils ne devraient pas s'affirmer anti-capitalistes mais anti-corporatistes. Il n'y a pas d'échappatoire, toutes les alternatives participent bien du capitalisme.
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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 19:31

J'ai quelque désagrément à m'intéresser à la politique en ce moment. Le travail et des projets plus personnels m'accaparent. Je n'ai pas de choses particulièrement intéressantes à dire. Je discute parfois avec un ancien militant de l'UMP pro-Sarkozhy. Il a parfaitement absorbé les clichés de gauche et les ressert à la moindre occasion. En plus de cela, il aime bien les états forts voire tentaculaires. C'est à se demander s'il ne vaut pas mieux parfois un bon vieux gauchiste c'est à dire un beauf de la politique. Il ne fait pas spécialement bon être libéral ces temps. Les anti nous assènent des vérités de plomb, ils veulent entraver le monde avec des lois anti-réchauffement qui auront aussi peu d'effet sur nos pollutions qu'elles vont confiner à l'absurdité. ils rêvent naïvement de réguler plus que jamais.
Seule consolation, je dévore les biographies de Lafayette. Il est typiquement français qu'un personnage de cette envergure ne soit pas plus présent dans nos références. Pionnier de la liberté, du libre-échange et d'une indéfectible amitié avec les US, ses biographies ne sont pas excessivement nombreuses. Le personnage a traversé une des périodes les plus tumultueuses de l'histoire de France sans jamais se départir de sa verve libérale. Heureusement la littérature l'a sorti de l'ombre avec le LaFayette épique et courageux de Joseph Delteil. Avant de dévorer d'autres biographies, celle du Duc de Castries, de Gonzague St Bris, de René Belin, je me délecte de celle d'Olivier Bernier, l'Américain, baptisée Lafayette comme il se doit.

Ajouté aprés lectures des biographies :

Si nos gouvernements se gaussent d'une France éprise de liberté, toujours proche des droits de l'homme, cette réputation, ils la doivent en grande partie, non pas à la révolution synonyme de terreur, mais à un homme associé aux idéaux de celle-ci: LaFayette. Un libéral qui plus est!

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 00:24
Avec la crise, le libéralisme est la tête de turc des langoureux de la réglementation; des rêveurs de lois à multi-têtes de chapitre, d'emphases juridiques avec floraison de notes de bas de page, d'algorithmes logorrhiques à désambigüiser les cas épineux et de systèmes à noyer les effets de bord. Les amoureux d'un libéralisme modéré qui s'accommodent d'un état qui serait peu interventionniste "stratège, léger et fin régulateur" ont eux découvert leur tête de turc : c'est Hayek. C'est Milton Friedmann avec la soi-disant thérapie de choc dont l'a affubé N. Klein, c'est Greenspan, hypnotisé par la trop extrême Ayn Rand. Bref c'est le néolibéralisme et ses figures de proue: L'école "allemande", selon Slama pour ne pas désigner l'école autrichienne... Malgré ses points très discutables qui sont représentatifs de la grande confusion intellectuelle sur l'explication de la crise, l'émission est passionnante. On y trouve des citations intéressantes. A réécouter ici. (à partir de 35mn). J'ai apprécié notamment la définition de A.G Slama. "Le libéralisme se définit contre l'ordre moral, il s'agit de faire confiance à l'individu pour distinguer entre le bien et le mal. C'est un mode d'organisation qui privilégie la liberté de l'individu à condition qu'il ne soit pas enfermé dans des groupes, il n'y a pas de fin dernière, ce n'est pas une idéologie..."
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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 11:46
On trouvera ici une excellente critique d'un documentaire nommée "The End of Poverty". Apparemment ce documentaire présenté en 2008 lors du festival de Cannes est un véritable  bréviaire de clichés sur le capitalisme mondialisé : "les riches plus en plus riches, le Nord contre le sud, les grandes entreprises capitalistes qui appauvrissent le monde..." Cela m'a rappelé les documentaires qu'Arte (extrait retrouvé ici) nous avaient infligés en octobre 2008 en les présentant comme des argumentaires incontournables contre les privatisations. Arte que je regarde frequemment, est bien souvent une télévision de propagande altermondialiste. Depuis 90, j'y ai appris l'horreur économique du néolibéralisme, la noblesse de Chavez et bien d'autres choses que je me suis empressé d'oublier. Si ces documentaires ne nous démontrent pas les soi-disants effets désastreux de la privatisation, ils restent intéressants. A propos des chemins de fer britanniques, on y voit à travers le regard de syndicalistes désoeuvrés les multiples tâtonnements de cette privatisation, qui ne s'est pas faîte sans difficultés. De multiples entreprises sont impliquées. Pour lisser ces difficultés d'organisation, l'État britannique a du entretenir les voies ferrées par lui-même car elles étaient partagées par toutes ces sociétés. Le documentaire nous balade à Cochabamba en Bolivie. Cet exemple est lui-même cité par l'article ci-dessus. "As the film notes, the Cochabamba privatization was a big mistake. What it doesn’t say is that before privatization Cochabamba was an equally good example of state-supported monopoly at its worst, replete with fare hikes (35 percent) and resource theft. "  On s'y étonne que l'eau privatisée doive augmenter alors qu'auparavant elle était payée en partie par les impôts. On est surpris du commentaire laconique de la fin où les habitants auraient repris soi-disant le contrôle de leur eau. Aux Philippines, on voit des hôpitaux privés rutilants et des hôpitaux publics exangues comme si les deux allaient automatiquement de pair. La partie la plus étrange est dévolue à Soweto où un gentil "gauchiste" -qui sera assassiné- détourne toutes les distributions électriques pour les remettre gratuitement aux pauvres de Soweto. C'est une conception romantique et bien étrange. Cette violation des lois les plus élémentaires semble plébiscitée par les auteurs. En tous cas, je n'y vois pas d'arguments contre la privatisation. Si l'État décidait de donner de l'électricité aux plus pauvres, rien ne l'empêcherait de l'acheter aux sociétés privées. Tous ses exemples pourraient sans doute être repris par un documentariste talentueux pro-mondialisation qui à l'inverse fustigerait le manque d'organisation des États en terme de justice et de police, d'allocation des budgets ou de mise en route d'une politique de privatisation décente.
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