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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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17 décembre 2005 6 17 /12 /décembre /2005 11:57
Goucho tient sous le bras un article du Monde Diplomatique de 2005 intitulé "Effervescence populaire en Bolivie". On peut y lire les lignes suivantes:
En expulsant l’entreprise américaine Betchel. « Le mouvement social d’un des pays les plus pauvres du continent a infligé sa première grande défaite à la mondialisation », déclara alors le chef de la Coordination de l’eau, M. Oscar Olivera.... La violence du mouvement social trouve son explication dans les chiffres macroéconomiques. Les presque vingt ans de néolibéralisme ont profité exclusivement à l’élite patronale et politique, puis au capital étranger ; de plus, l’économie nationale a piétiné, voire reculé, de façon alarmante dans certains domaines."
Ainsi l'évolution de la Bolivie ces dernières années des actions donne du grain à moudre à la gauche anticapitaliste. Voir cette analyse en 2003 de Jesse Walker.  La corruption institutionnalisée a rendu les Boliviens soupçonneux envers les privatisations et l'investissement étranger. Les réformes teintées de libre-échange, la réduction des taxes ont arrêté la destruction de l'économie et la croissance est revenue. Pour Tuto Quiroga, candidat à la présidentielle, "les réformes structurelles depuis 1985 ont permis la stabilisation de l'économie et une réactivation économique modeste. Entre 1985 et 2004, l'économie a enregistré un taux annuel de croissance de 2.6%."  Néanmoins la Bolivie est toujours désespérément pauvre, et souffre des difficultés classiques de l'Amérique latine: corruption, réglementation très lourde et manque de droits de propriété, notamment sur la terre. Le gouvernement a clamé son ouverture vers le libre-échange tout en jouant de contradictions.
1. Pour combattre la drogue, les Etats-Unis dans les années quatre-vingt dix ont éradiqué avec maladresse les plantations de coca sans compensation valable pour les cultivateurs.
2. La "privatisation" de la distribution de l'eau a généré une augmentation de 60% du prix de l'eau. Celle-ci s'apparente plus au transfert d'un monopole d'état à un monopole privé proche du gouvernement et très réglementé. (Bechtel ou Lyonnaise des Eaux)
3. En 2003, la répression de manifestations a tué plusieurs personnes.
Depuis quelques années, deux présidents ont dû démissionner pour cause de mauvais résultats. Les Boliviens semblent désormais vouloir se réapproprier au nom de l'état les ressources du gaz. Le New-York Times en 2003 décrivait la situation ainsi:
"La richesse est toujours partie du pays et a enrichi des étrangers, plutôt que de rester ici pour améliorer nos vies, " dit Pascuala Velázquez, un fournisseur indien d'Aymara, " mais nous ne pouvons pas nous permettre que cela se produise cette fois avec le gaz." Plutôt que d'exporter le gaz et d'autres ressources, les protestataires insistent sur le fait que ces ressources soient employées pour établir une industrie nationale. Mais la Bolivie n'a pas le budget pour financer un tel programme, un diplomate représentant un pays sud-américain se demande, "quelle bonne âme va être disposée à investir dans un pays si instable et hostile au capital étranger ? " Peut-être un autre président pourra convaincre les Boliviens des mérites du projet de gaz. Mais M. Sánchez de Lozada, un allié fidèle de Washington, millionnaire et ancien responsable de centre d'extraction de gaz est considéré ici comme une marionnette assujettie aux intérêts économiques étrangers. Remberto Clavijo, un coordonnier indien de Quechua affirme, "il a régi ce pays au profit des gringos, des compagnies multinationales et des Chiliens, pas au profit des Boliviens. "
Seule note contrastée dans le climat actuel, à la surprise générale les travailleurs boliviens réclament également l'intensification des échanges avec les USA. On retiendra l'imposante manifestation dans ce sens en octobre 2005. Extrait: "Les Boliviens ne veulent pas du communisme. La plupart des Boliviens ne veulent pas d'Evo Morales. Les Boliviens particulièrement ne veulent pas que Fidel Castro et Hugo Chavez fasse de leur pays un de leur nouveau satellite."  Malheureusement Chavez a réussi à faire capoter ce marché ouvert vers les USA. On lira ce résumé paru en août dans l'Express. un autre plus récent paru aujourd'hui dans les échos. Raisonnable, Tuto Quiroga réclame la "nationalisation à 50%" des bénéfices du gaz pour permettre la redistribution vers les pauvres. Radical, Evo Morales en tête des sondages, gauche anticapitaliste à la manière de Chavez, partisan de la dépenalisation de la Coca, affirme. "L'état a des droits de propriété sur les ressources naturelles".  S'il est élu et s'il applique sa politique, il sera difficile d'imaginer que la situation économique puisse s'améliorer. La croissance devrait baisser, la corruption continuer à fleurir. Point positif: de cette manne des ressources naturelles nationalisées par l'état, une partie ira sans doute accroître le budget de l'éducation et de la santé. A la manière de Chavez car c'est la seule réussite que personne ne semble lui contester. Ainsi Goucho, si Morales est élu, pourra avoir les larmes aux yeux devant cette grande avancée vers le socialisme du XXIème siècle et ce pied de nez au néolibéralisme...

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17 décembre 2005 6 17 /12 /décembre /2005 00:37
On lira cette analyse de Guillaume Vuillemey sur son Blog du livre d'écologie sceptique de Bjorn Lomborg. Il est bon parfois de confronter les idées les plus conventionnelles à une nouvelle analyse critique.

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16 décembre 2005 5 16 /12 /décembre /2005 20:53
Les Irakiens ont voté à plus de 70% cette semaine. À l'heure des débats sur la colonisation, on se rappelera que les Etats-Unis ont fait une révolution contre la colonisation anglaise et n'ont jamais colonisé directement un pays. On objectera comme un seul homme que la guerre d'Irak est un acte agressif qui permet aux USA de garder de l'influence et la mainmise sur le pétrole. Cet acte en apparence parmi les plus agressifs et les plus intrusifs qu'a commis les USA, au cours de son histoire pourrait finalement se terminer, malgré les nombreuses erreurs commises, par l'établissement d'une souveraineté irakienne sur son propre pays et d'une démocratie ouverte. Dans ce cas, il n'y aurait pas au final un seul gagnant et un perdant mais bien deux gagnants. On écoutera l'éditorial audio de l'express.

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16 décembre 2005 5 16 /12 /décembre /2005 00:00
Pour combattre le chômage, il existe des mesures simples comme une partition écrite sur du papier à musique. Depuis des années, elles ont fait leurs preuves. Il est mystérieux que la France depuis 20 ans n'ait pas appliqué celles-ci. Demander à Goucho!  Flexibilité de l'emploi et liberté de licencier. Voir cet article de l'IFRAP prenant le Danemark pour exemple.

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15 décembre 2005 4 15 /12 /décembre /2005 00:18
Pour Johan Norberg, la perspective critique de Stiglitz est erronée. "Stiglitz explique que la mondialisation n'a pas mené « à la croissance économique et la stabilité » et « peut ne pas engendrer de progrès social ». Il construit ses arguments sur un nouveau rapport de l'OIT, l'Organisation internationale du travail et 26 membres de la Commission, "Une mondialisation juste". Le rapport a plusieurs points valides, mais la perspective globale est simplement erronée. Le fait qu'il y ait des problèmes dans le monde ne montre pas qu'ils sont tous dus à la globalisation, pas plus que la coexistence de la maladie et des médecins montrent que les médecins doivent être à blâmer. Au contraire, les problèmes sont les plus persistants dans les endroits où la mondialisation n'a pas fait son entrée. La croissance économique moyenne des économies les plus libérales est deux fois plus forte qu'ailleurs. Et chaque indicateur de progrès social discuté dans le rapport - les salaires, le travail, le niveau de vie, la protection de l'environnement et ainsi de suite - est franchement corrélé avec la croissance économique. Comment tant d'experts peuvent-ils être si aveugles aux faits les plus fondamentaux ? Peut-être parce qu'ils ont été en particulier influencés par un des membres de la Commission et en particulier - M. Stiglitz ?"

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14 décembre 2005 3 14 /12 /décembre /2005 00:22
Pour Joseph Stiglitz et pour les observateurs d'ATTAC, le consensus de Washington a échoué. Nombre de pays ont du suivre des méthodes libérales trop violentes qui ont généré beaucoup de pauvreté et de difficultés. Pour Johan Norberg, le consensus a échoué en partie seulement. En voici pour lui les explications.
"Les statistiques prouvent clairement que le libre-échange réussit où il est pratiqué, mais la Banque Mondiale peut montrer que très peu d'économies ont réussi parmi celles qu'elle a conseillé  et à qui elle a dpnné des fonds. Pourquoi? Simplement parce qu'il est presque impossible de pousser des gouvernements opposés à la réforme avec des promesses d'aide. Ils prendront l'argent et feront des réformes minimales. Le dictateur Daniel Arap Moi du Kenya a obtenu 19 prêts structuraux d'ajustement mais n' a jamais reformé, le Pakistan a obtenu 20 prêts, tous à la condition de réduire le déficit budgétaire,  et le dictateur Mobutu du Zaïre a obtenu 9 prêts, et la seule privatisation qu'il a jamais pratiquée a été le détournement pour lui-même des fonds empruntés. Quelques pays ont vraiment reformé et ont accompli des progrès, tels que l'Ouganda et les îles Maurice, mais les régimes les plus corrompus n'ont jamais consenti au « consensus de Washington ». Ainsi pourquoi ont-ils obtenu des fonds à plusieurs reprises ? Le problème est que la Banque Mondiale est un établissement politique avec ses propres intérêts. Les budgets du département par pays, le personnel et les perspectives de carrière dépendent de l'argent qu'ils peuvent distribuer. Le seul graphique qui accomplit des progrès réguliers est celui sur celui du personnel de la banque mondiale, de 657 personnes dans les années 60 à plus de 10 000 aujourd'hui. L'ancien économiste William de la banque mondiale de l'Est a écrit un grand livre sur ce problème,  The Elusive Quest for Growth, que je recommande fortement."

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13 décembre 2005 2 13 /12 /décembre /2005 22:35
Voici un extrait du dernier discours de Bush sur l'Irak, le 11 décembre. Il est rare de pouvoir analyser ses arguments à travers les traductions hachées et la barrière de la langue. Bush explique sa stratégie et décrit ses objectifs avec ce style simple qui lui a valu sur le plan de la communication, pendant les dernières élections, un large assentiment par rapport à Kerry.
"Pendant que les Irakiens luttent pour établir une démocratie, les adversaires continuent leur guerre contre l'Irak libre. L'ennemi en Irak est une combinaison des rebelles, de Saddamistes et de terroristes. Les rebelles sont des Irakiens ordinaires, la plupart du temps ce sont des Arabes sunnites qui ont perdu le statut privilégié qu'ils avaient sous le régime de Saddam Hussein. Ils rejettent l'Irak duquel ils ne sont plus le groupe dominant. Nous croyons que, avec le temps, la majeure partie de ce groupe soutiendra l'Irak démocratique mené par un gouvernement fédéral qui sera assez fort pour protéger les droits de minorité. Il existe des signes encourageants  montrant que beaucoup de Sunnites participeront activement à l'élection de cette semaine. Les Saddamistes sont d'anciens partisans du régime qui hébergent des rêves de retour au pouvoir, et ils essayent de fomenter un sentiment antidémocratique parmi la communauté sunnite. Pourtant ils manquent d'appui populaire et, avec le temps, ils peuvent être marginalisés, défaits par le peuple et les forces de sécurité de l'Irak libre.
Du côté économique, nous aidons les Irakiens à reconstruire leur infrastructure, réformons leur économie et établissons une prospérité qui donnera à tous les Irakiens une fondation pour un Irak libre et paisible. Nous aidons les Irakiens à combattre leurs ennemis, nous travaillons pour bâtir des forces irakiennes de sécurité capables et efficaces afin qu'elles puissent par la suite prendre la responsabilité de la sûreté et de la sécurité de leurs citoyens sans aide étrangère. Nous accomplissons des progrès réguliers. Les forces irakiennes deviennent de plus en plus efficaces. Elles prennent plus de responsabilité.
Aujourd'hui, je veux discuter le volet politique de notre stratégie : nos efforts pour aider les Irakiens à établir une démocratie qui protégera les intérêts de tous les Irakiens.
En aidant les Irakiens à établir une démocratie, nous gagnerons la confiance de ceux qui ont douté qu'il puisse naître un nouvel Irak et affaiblirons les terroristes et les Saddamistes.
En aidant des Irakiens à bâtir une démocratie, nous gagnerons un allié dans la guerre contre le terrorisme. En aidant les Irakiens à bâtir une démocratie, nous inspirerons des réformateurs à travers le Moyen-Orient. Et en aidant les Irakiens à bâtir une démocratie, nous apporterons l'espoir à une région inquiète. Dès le début, l'élément politique de notre stratégie en Irak a été guidé par un principe clair. La démocratie prend différentes formes dans différentes cultures. Pourtant dans toutes les cultures, des sociétés libres accomplies sont établies sur certaines bases communes : règle de loi, liberté de la parole, liberté de réunion, une économie libre et l'amour de la liberté. Le respect pour les croyances des autres est la seule manière d'établir une société où règnent la compassion et la tolérance."
Malgré les erreurs des Américains, on trouvera, découvert par Johan Norberg, un sondage sur la situation en Irak qui montre les espoirs du peuple irakien et une confiance de 61 % envers les réalisations du gouvernement irakien. Le fait qu'on puisse faire un sondage fiable (s'il l'est) est déjà un signe en soit.


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13 décembre 2005 2 13 /12 /décembre /2005 00:17
Les entreprises dites publiques font payer leurs services comme n'importe quelle entreprise mais en plus de cela elles ont désormais la facheuse tendance de nous faire payer pendant de longues années les retraites de leurs employés. Le prix réel de leurs services est sans doute à reconsidérer. Voir ce petit article de l'IFRAP.

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12 décembre 2005 1 12 /12 /décembre /2005 18:18
Avec émotion, Denis Jeambar nous parle des élections chiliennes dans cet enregistrement audio. Pour Denis Jeambar, le Chili est un exemple!

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12 décembre 2005 1 12 /12 /décembre /2005 08:33
Le second tour de l'élection présidentielle au Chili verra s'affronter deux "libéraux". Michelle Bachelet, centre gauche, et Sebastien Pinera à droite. Ce type de schéma constitue un schéma idéal pour un libéral. La droite conservatrice ne sera même pas présente au second tour. Selon l'Express du 12/12 : "Sous les gouvernements de centre gauche qui se sont succédé depuis la chute du régime Pinochet en 1990, le Chili a prospéré jusqu'à devenir un pays développé où le taux de pauvreté a été divisé par deux pour être ramené à 18%, soit un des plus bas de la région."
Nous l'avions auparavant noté par l'intermédiaire de Vargas Llosa sur Charivari.Cette sérénité s'est exprimée par un intérêt moyen des Chiliens pour les débats politiques qui ont précédé la campagne. Les Chiliens se sont montré plus empressés à faire du shopping pour Noël et à profiter des fruits de la croissance. plutôt qu'à débattre âprement de politique. Cela me semble être le signe d'une forme de maturité plutôt que d'une désertion du champ démocratique.
La bonne nouvelle également, c'est le faible score de la gauche nostalgique et communiste proche d'ATTAC, la gauche "Allendiste" de Tomas Hirsch. Voici un petit extrait de leur prose originale. On peut supposer que la plus grande tragédie pour celle-ci est de pouvoir aller faire ses cadeaux de Noël en subissant un taux de croissance de 6% pour 2005: «Au Chili d'aujourd'hui, le grand capital domine non seulement les moyens de production mais aussi la pensée, au moyen du contrôle des médias et de l'information. En l'état actuel des choses, la solidarité ancienne se désagrège et, en définitive, on assiste à la désintégration du tissu social et à la déconnexion des personnes. Les référents politiques et sociaux n'ont pas échappé à cette fragmentation. Mais le projet néo-libéral de la dictature, fait sien par la Concertation (socialiste - démocrate chrétienne) a déçu les espérances de la majorité populaire. La tragédie sourde que subit notre peuple aujourd'hui requiert une responsabilité et une lucidité accrues pour désarticuler avec rapidité la tyrannie de l'argent qui a succédée celle des armes. Nous sommes convaincus qu'il est possible d'articuler le plus vaste ensemble de forces politiques et sociales de gauche, progressistes et anti-néolibérales pour conformer un grand mouvement susceptible de surmonter résolument les conditions actuelles d'inégalité et d'injustice sociale, capable d'offrir une alternative politique et sociale viable pour le Chili.»
"Juntos Podemos Más" : extrait de la Plate-forme programmatique pour un Chili juste et solidaire.
Hirsch espérait jusqu'à 8%, il obtient 5%. N'en pouvant plus, Il appelera à voter nul au second tour.

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