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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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16 décembre 2005 5 16 /12 /décembre /2005 00:00
Pour combattre le chômage, il existe des mesures simples comme une partition écrite sur du papier à musique. Depuis des années, elles ont fait leurs preuves. Il est mystérieux que la France depuis 20 ans n'ait pas appliqué celles-ci. Demander à Goucho!  Flexibilité de l'emploi et liberté de licencier. Voir cet article de l'IFRAP prenant le Danemark pour exemple.

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15 décembre 2005 4 15 /12 /décembre /2005 00:18
Pour Johan Norberg, la perspective critique de Stiglitz est erronée. "Stiglitz explique que la mondialisation n'a pas mené « à la croissance économique et la stabilité » et « peut ne pas engendrer de progrès social ». Il construit ses arguments sur un nouveau rapport de l'OIT, l'Organisation internationale du travail et 26 membres de la Commission, "Une mondialisation juste". Le rapport a plusieurs points valides, mais la perspective globale est simplement erronée. Le fait qu'il y ait des problèmes dans le monde ne montre pas qu'ils sont tous dus à la globalisation, pas plus que la coexistence de la maladie et des médecins montrent que les médecins doivent être à blâmer. Au contraire, les problèmes sont les plus persistants dans les endroits où la mondialisation n'a pas fait son entrée. La croissance économique moyenne des économies les plus libérales est deux fois plus forte qu'ailleurs. Et chaque indicateur de progrès social discuté dans le rapport - les salaires, le travail, le niveau de vie, la protection de l'environnement et ainsi de suite - est franchement corrélé avec la croissance économique. Comment tant d'experts peuvent-ils être si aveugles aux faits les plus fondamentaux ? Peut-être parce qu'ils ont été en particulier influencés par un des membres de la Commission et en particulier - M. Stiglitz ?"

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14 décembre 2005 3 14 /12 /décembre /2005 00:22
Pour Joseph Stiglitz et pour les observateurs d'ATTAC, le consensus de Washington a échoué. Nombre de pays ont du suivre des méthodes libérales trop violentes qui ont généré beaucoup de pauvreté et de difficultés. Pour Johan Norberg, le consensus a échoué en partie seulement. En voici pour lui les explications.
"Les statistiques prouvent clairement que le libre-échange réussit où il est pratiqué, mais la Banque Mondiale peut montrer que très peu d'économies ont réussi parmi celles qu'elle a conseillé  et à qui elle a dpnné des fonds. Pourquoi? Simplement parce qu'il est presque impossible de pousser des gouvernements opposés à la réforme avec des promesses d'aide. Ils prendront l'argent et feront des réformes minimales. Le dictateur Daniel Arap Moi du Kenya a obtenu 19 prêts structuraux d'ajustement mais n' a jamais reformé, le Pakistan a obtenu 20 prêts, tous à la condition de réduire le déficit budgétaire,  et le dictateur Mobutu du Zaïre a obtenu 9 prêts, et la seule privatisation qu'il a jamais pratiquée a été le détournement pour lui-même des fonds empruntés. Quelques pays ont vraiment reformé et ont accompli des progrès, tels que l'Ouganda et les îles Maurice, mais les régimes les plus corrompus n'ont jamais consenti au « consensus de Washington ». Ainsi pourquoi ont-ils obtenu des fonds à plusieurs reprises ? Le problème est que la Banque Mondiale est un établissement politique avec ses propres intérêts. Les budgets du département par pays, le personnel et les perspectives de carrière dépendent de l'argent qu'ils peuvent distribuer. Le seul graphique qui accomplit des progrès réguliers est celui sur celui du personnel de la banque mondiale, de 657 personnes dans les années 60 à plus de 10 000 aujourd'hui. L'ancien économiste William de la banque mondiale de l'Est a écrit un grand livre sur ce problème,  The Elusive Quest for Growth, que je recommande fortement."

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13 décembre 2005 2 13 /12 /décembre /2005 22:35
Voici un extrait du dernier discours de Bush sur l'Irak, le 11 décembre. Il est rare de pouvoir analyser ses arguments à travers les traductions hachées et la barrière de la langue. Bush explique sa stratégie et décrit ses objectifs avec ce style simple qui lui a valu sur le plan de la communication, pendant les dernières élections, un large assentiment par rapport à Kerry.
"Pendant que les Irakiens luttent pour établir une démocratie, les adversaires continuent leur guerre contre l'Irak libre. L'ennemi en Irak est une combinaison des rebelles, de Saddamistes et de terroristes. Les rebelles sont des Irakiens ordinaires, la plupart du temps ce sont des Arabes sunnites qui ont perdu le statut privilégié qu'ils avaient sous le régime de Saddam Hussein. Ils rejettent l'Irak duquel ils ne sont plus le groupe dominant. Nous croyons que, avec le temps, la majeure partie de ce groupe soutiendra l'Irak démocratique mené par un gouvernement fédéral qui sera assez fort pour protéger les droits de minorité. Il existe des signes encourageants  montrant que beaucoup de Sunnites participeront activement à l'élection de cette semaine. Les Saddamistes sont d'anciens partisans du régime qui hébergent des rêves de retour au pouvoir, et ils essayent de fomenter un sentiment antidémocratique parmi la communauté sunnite. Pourtant ils manquent d'appui populaire et, avec le temps, ils peuvent être marginalisés, défaits par le peuple et les forces de sécurité de l'Irak libre.
Du côté économique, nous aidons les Irakiens à reconstruire leur infrastructure, réformons leur économie et établissons une prospérité qui donnera à tous les Irakiens une fondation pour un Irak libre et paisible. Nous aidons les Irakiens à combattre leurs ennemis, nous travaillons pour bâtir des forces irakiennes de sécurité capables et efficaces afin qu'elles puissent par la suite prendre la responsabilité de la sûreté et de la sécurité de leurs citoyens sans aide étrangère. Nous accomplissons des progrès réguliers. Les forces irakiennes deviennent de plus en plus efficaces. Elles prennent plus de responsabilité.
Aujourd'hui, je veux discuter le volet politique de notre stratégie : nos efforts pour aider les Irakiens à établir une démocratie qui protégera les intérêts de tous les Irakiens.
En aidant les Irakiens à établir une démocratie, nous gagnerons la confiance de ceux qui ont douté qu'il puisse naître un nouvel Irak et affaiblirons les terroristes et les Saddamistes.
En aidant des Irakiens à bâtir une démocratie, nous gagnerons un allié dans la guerre contre le terrorisme. En aidant les Irakiens à bâtir une démocratie, nous inspirerons des réformateurs à travers le Moyen-Orient. Et en aidant les Irakiens à bâtir une démocratie, nous apporterons l'espoir à une région inquiète. Dès le début, l'élément politique de notre stratégie en Irak a été guidé par un principe clair. La démocratie prend différentes formes dans différentes cultures. Pourtant dans toutes les cultures, des sociétés libres accomplies sont établies sur certaines bases communes : règle de loi, liberté de la parole, liberté de réunion, une économie libre et l'amour de la liberté. Le respect pour les croyances des autres est la seule manière d'établir une société où règnent la compassion et la tolérance."
Malgré les erreurs des Américains, on trouvera, découvert par Johan Norberg, un sondage sur la situation en Irak qui montre les espoirs du peuple irakien et une confiance de 61 % envers les réalisations du gouvernement irakien. Le fait qu'on puisse faire un sondage fiable (s'il l'est) est déjà un signe en soit.


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13 décembre 2005 2 13 /12 /décembre /2005 00:17
Les entreprises dites publiques font payer leurs services comme n'importe quelle entreprise mais en plus de cela elles ont désormais la facheuse tendance de nous faire payer pendant de longues années les retraites de leurs employés. Le prix réel de leurs services est sans doute à reconsidérer. Voir ce petit article de l'IFRAP.

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12 décembre 2005 1 12 /12 /décembre /2005 18:18
Avec émotion, Denis Jeambar nous parle des élections chiliennes dans cet enregistrement audio. Pour Denis Jeambar, le Chili est un exemple!

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12 décembre 2005 1 12 /12 /décembre /2005 08:33
Le second tour de l'élection présidentielle au Chili verra s'affronter deux "libéraux". Michelle Bachelet, centre gauche, et Sebastien Pinera à droite. Ce type de schéma constitue un schéma idéal pour un libéral. La droite conservatrice ne sera même pas présente au second tour. Selon l'Express du 12/12 : "Sous les gouvernements de centre gauche qui se sont succédé depuis la chute du régime Pinochet en 1990, le Chili a prospéré jusqu'à devenir un pays développé où le taux de pauvreté a été divisé par deux pour être ramené à 18%, soit un des plus bas de la région."
Nous l'avions auparavant noté par l'intermédiaire de Vargas Llosa sur Charivari.Cette sérénité s'est exprimée par un intérêt moyen des Chiliens pour les débats politiques qui ont précédé la campagne. Les Chiliens se sont montré plus empressés à faire du shopping pour Noël et à profiter des fruits de la croissance. plutôt qu'à débattre âprement de politique. Cela me semble être le signe d'une forme de maturité plutôt que d'une désertion du champ démocratique.
La bonne nouvelle également, c'est le faible score de la gauche nostalgique et communiste proche d'ATTAC, la gauche "Allendiste" de Tomas Hirsch. Voici un petit extrait de leur prose originale. On peut supposer que la plus grande tragédie pour celle-ci est de pouvoir aller faire ses cadeaux de Noël en subissant un taux de croissance de 6% pour 2005: «Au Chili d'aujourd'hui, le grand capital domine non seulement les moyens de production mais aussi la pensée, au moyen du contrôle des médias et de l'information. En l'état actuel des choses, la solidarité ancienne se désagrège et, en définitive, on assiste à la désintégration du tissu social et à la déconnexion des personnes. Les référents politiques et sociaux n'ont pas échappé à cette fragmentation. Mais le projet néo-libéral de la dictature, fait sien par la Concertation (socialiste - démocrate chrétienne) a déçu les espérances de la majorité populaire. La tragédie sourde que subit notre peuple aujourd'hui requiert une responsabilité et une lucidité accrues pour désarticuler avec rapidité la tyrannie de l'argent qui a succédée celle des armes. Nous sommes convaincus qu'il est possible d'articuler le plus vaste ensemble de forces politiques et sociales de gauche, progressistes et anti-néolibérales pour conformer un grand mouvement susceptible de surmonter résolument les conditions actuelles d'inégalité et d'injustice sociale, capable d'offrir une alternative politique et sociale viable pour le Chili.»
"Juntos Podemos Más" : extrait de la Plate-forme programmatique pour un Chili juste et solidaire.
Hirsch espérait jusqu'à 8%, il obtient 5%. N'en pouvant plus, Il appelera à voter nul au second tour.

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11 décembre 2005 7 11 /12 /décembre /2005 16:26
La gauche Chilienne est une gauche moderne, ouverte et plus libérale encore que celle de Jean-Marie Bockel...  D'ailleurs, La Croix le reconnaît implicitement en arguant des points de convergence du programme de Bachelet et de Pinera.
"Une certaine tension est néanmoins perceptible chez les stratèges de la campagne de Michelle Bachelet. À mots couverts, ils redoutent un éventuel face-à-face avec Sebastian Pinera, leur programme n’étant en effet pas si éloignés. À moins que le débat sur la parité et le rôle des femmes dans la société et en politique ne s’impose alors comme la clé du scrutin."
Il est drôle de voir Martine Aubry et Elisabeth Guigou soutenir avec emphase Michelle Bachelet. C'est sans doute plus parce qu'elle est une femme que pour la pertinence de son programme dont il faudrait sans doute qu'ellent puisse s'inspirer. A moins, à leur décharge, que le Parti Socialiste soit bien plus macho que celui du Chili.
On lira également la courte interview de Michelle Bachelet dans le nouvel observateur.

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10 décembre 2005 6 10 /12 /décembre /2005 23:22
Michelle Bachelet même si elle a souffert de la dictature de Pinochet est sans doute loin de la politique à l'époque préconisée par Allende. Son élection permettra sans doute de tourner la page Pinochet. La stratégie préconisée par Michelle Bachelet est une politique ouverte et, contrairement à la motion Hollande, ne fait à aucun moment le procès de la mondialisation. Voici quelques morceaux choisis de son programme précis et volumineux. Michelle Bachelet en politique de gauche, réclame un peu plus d'état et de régulations. Néanmoins, ses demandes s'inscrivent toujours dans une politique de coopération avec le privé. Et du point de vue de l'état, le Chili a sans doute de la marge...
Collaboration public-privé
Au Chili, plus de 90 pour cent des emplois est produit par le secteur privé, avec pour une bonne partie des entreprises moyennes et petites. L'État ne s'occupe pas directement de ceux qui trouvent un emploi. Mais les politiques publiques en effet peuvent produire les conditions pour que l'économie croisse et qu'apparaissent davantage d'occasions de travail, pour que les plus vulnérables aient les mêmes possibilités d'accéder aux emplois et pour que quand quelqu'un perd son emploi, il ne reste pas dans une situation d'abandon.
Globalisation : la fin des barrières discriminatoires
Nous devons refléter le phénomène de la globalisation dans notre politique extérieure à travers  l'intégration régionale et mondiale, le multilateralisme et la coopération internationale. Nous reconnaissons la globalisation, l'interdépendance croissante entre les nations  et les forces qui poussent l'intégration régionale comme tendances propres de notre temps.  Nous chercherons des alliances avec des pays avec lesquels il y a des  « critères convergents », qui nous permettent de maximiser la réalisation d'objectifs clefs de notre politique extérieure : la paix, les droits humains, la lutte contre la pauvreté et la fin des barrières discriminatoires dans le commerce mondial.
Exemple du Transport
Nous aspirons à un système de transport public qui garantisse la mobilité pour tous les Chiliens. Nous voulons un système compétitif et efficace, respectueux de l'environnement et qui offre sécurité aux citoyens. À partir de 1990, les gouvernements de la Concertation ont favorisé des politiques d'investissement du secteur privé. L'objectif de cette nouvelle façon de faire face au problème du transport était de disposer d'un système efficace et moins polluant. On a
énormément avancé  en infrastructure et dans la modernisation du transport. Pendant les dernières 15 années, nous avons privatisé la gestion des chemins de fer et du secteur portuaire. On a aussi avancé en transport urbain : le projet Transantiago marque le début  d'un énorme processus de modernisation du transport public urbain. Pour accomplir nos objectifs en matière de transport, nous proposons un plan de politiques publiques avec des réformes institutionnelles et politiques spécifiques pour les différents modes de transport.
Un peu plus d'état
La dictature dans son alliance avec le néolibéralisme a consacré de grands efforts à réduire la taille de l'État, en dédaignant la fonction publique, en éliminant les fonctionnaires. Une des tâches fondamentales que les gouvernements de la Concertation ont assumées dans la rectification du modèle économique a été de revendiquer le rôle de l'État, récupérer ses capacités, moderniser son fonctionnement et rendre transparente sa gestion. Les efforts des gouvernements de la Concertation pour récupérer la fonction publique ont abouti à un agenda de réformes sous le gouvernement du Président Lagos ; il a été légiféré sur la nomination de directeurs publics, la carrière des fonctionnaires, la gestion financière, les frais, les achats gouvernementaux et l'évaluation de programmes publics. Au prochain gouvernement il lui reviendra d'appliquer ces réformes.
Commerce International
En matière d'intégration économique, les avancées du Chili durant les dernières 15 années n'ont pas de comparaison. À partir des années 90, la Concertation a avancé dans l'ouverture négociée avec les  pays de l'Amérique latine. Depuis des débuts de la présente décennie, la priorité du Chili s'est  concentrée sur les traités de libre commerce avec les Etats-Unis, l'Union Européenne, EFTA, la Corée et l'Océanie.  Simultanément, nous avons travaillé et participé dans toutes les initiatives commerciales ALCA,  APEC et OMC. Sur le plan multilatéral, notre priorité sera le terme des négociations de la Ronde de Doha, dans le cadre de l'Organisation Mondiale de Commerce, qui permettent de disposer d'un système multilatéral de commerce plus juste, avec des règles claires et qui, en particulier, réduit et élimine les subventions à l'agriculture.
OBJECTIFS PRIORITAIRES
Avec l'objectif principal de fortifier les liens avec l'Amérique latine, nous donnerons la priorité aux relations internationales avec les pays émergents de l'Asie, avec les pays qui partagent nos intérêts et stades de développement, et avec les Etats-Unis. Nous maximiserons le potentiel du Chili comme pays plate-forme pour les investisseurs du Asie-Pacifique. Si notre pays matérialise les accords commerciaux dans des voies de négociation avec la Chine et l'Inde, et  éventuellement avec le Japon, le lien vertueux avec l'Asie croîtra, en pouvant comprendre, en outre, les dimensions diplomatiques et culturelles. Certains pays, comme la Nouvelle-Zélande, l'Irlande, le Canada et l'Australie, et les pays de l'EFTA, comme la Suisse et la Norvège, sont géographiquement éloignés mais partagent avec nous non seulement des intérêts commerciaux ou d'investissement, mais, en outre, des orientations politiques démocratiques et de valeurs humanitaires. À ces pays nous accorderons une attention spéciale sur le plan bilatéral et multilatéral. Avec les Etats-Unis nous partageons des valeurs et des objectifs centraux en politique extérieure, comme la démocratie, la protection des droits humains et la recherche d'un commerce international plus libre. Nous continuerons à consolider notre relation avec les Etats-Unis. Nous utiliserons pour cela le Sommet des Amériques et le projet de création d'un secteur de libre Commerce des Amériques.

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10 décembre 2005 6 10 /12 /décembre /2005 20:00
Dans l'article paru en 2003 d'Emir Sader dans le Monde Diplomatique sur le Vénézuela, on trouve l'extrait suivant :
"L’Amérique latine paie au prix fort le fait d’avoir été le laboratoire privilégié des expériences néolibérales. La ripaille financière qui a accompagné ces expérimentations en a fait l’une des régions les plus instables du monde en termes économiques, politiques et sociaux. De 120 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté en 1980 on est passé à 214 millions en 2001 (43 % de la population), 92,8 millions connaissant les affres de l’indigence (18,6 % de la population) (1)."
Quand on examine la référence citée par l'auteur, on découvre (1) « Panorama social de América latina 2001-2002 » on lit (Traduction Systransoft) :
"Comme en 2001, le plus grand accroissement se produit à nouveau en Argentine et on enregistrerait d'importantes détériorations au Vénézuéla, au Paraguay et l'Uruguay. Probablement seulement au Pérou et en République dominicaine, la pauvreté sera légèrement réduite. La situation la plus favorable est celle que présente le Chili et Panama, qui en 2000 ont atteint l'objectif de réduction de moitié de la pauvreté extrême, et comme le Brésil, la République dominicaine et l'Uruguay ils montrent un accomplissement partiel mais important de l'objectif, supérieur à à 95% dans les deux premiers cas et à 82% dans le tiers. À son tour, des pays comme Costa Rica, El Salvador, le Guatemala, le Mexique et le Nicaragua révèlent un progrès proche à à 40%. La Bolivie, le Honduras et le Pérou ont aussi montré des avances, bien qu'à un rythme qui, si maintenu, ne permettrait pas d'atteindre l'objectif souhaité à la fin de la période. Un panorama plus complexe est celui de la Colombie, de l'Équateur, du Paraguay et du Vénézuéla, dont les niveaux de pauvreté extrême durant l'année 2000 dépassaient ceux de 1990."
A propos de l'Argentine, il apparaît plutôt aujourd'hui que c'est l'abandon d'une politique libérale qui fut notamment responsable de la faillite. Quant au Chili et au Mexique, ils sont justement parmi les plus ouverts au libre-échange en Amérique latine ses dernières années. Quant au Vénézuela, on ne doute pas qu'il soit dans la liste et qu'il s'y installe tant que le président Chavez officiera. Ainsi, on découvre dans cet article une technique qui consiste à citer des statistiques qui sont le signe des échecs de la politique que l'on veut défendre en attribuant ses résultats à la stratégie que l'on veut abattre (ici le néolibéralisme).

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Published by Le crédule libéral - dans le bêtisier du Monde Diplomatique
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