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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 10:00

La période actuelle avec la figure de Hollande et l'engouement pour Mélanchon me replonge dans les années 70 ou 80, ou je ferraillais, même si j'avais le coeur à gauche, pour défendre le capitalisme américain face à l'impérialisme soviétique que mes amis de gauche renvoyaient à l'époque dos à dos. Je me souviens de cette belle intervention de Rocard, responsable du PSU, qui avait dit avec courage  à l'époque. "Entre la Russie et l'Amérique, je choisis l'Amérique." Je me souviens des harangues de Marchais. Mélanchon est son reflet, dépouillé des oripeaux du parti et de l'ouvriérisme.

Avec Mélanchon et Hollande, la gauche retrouve l'ardente fièvre des possibles. Je repense à ce livre de Jean-François Revel "La grande parade". La ferveur de gauche malgré les démentis de la réalité ne s'est jamais étiolée en France. Les communistes ne se sont jamais tout à fait amendés. Cette fièvre tournée vers un avenir idéalisé est son moteur essentiel. Même si en matière d'expérience, on a du mal à trouver des réussites probantes, la gauche française propose de soigner le mal par de plus grands maux encore, en se targuant de faire le bien. Elle est la plus créative des gauches du monde. Elle a inventé en quelques années : l'Altermondialisme, le Anti(Néo)libéralisme, l'Indignation. Ces notions aussi essentielles et sans doute bien vaines sont établies dans le langage courant. Ce nouvel éclairage sur le monde ne semble pas encore avoir propulsé notre pays vers un meilleur avenir. Ses prophètes sont, par exemple, le quarteron discret de généraux du Monde diplo qui se plaint de l'ostracisme des médias à travers les "nouveaux chiens de garde". On peut compter en plus Alain Badiou, Stéphane Hessel et bien d'autres encore. Devant cette gauche si créative, qui joue des coudes sans se laisser effleurer par le doute, produit parfois de l'université française, la droite est hypnotisée. Elle s'en inspire souvent : impôts, taxes, règlementations multiples... car entre constructivistes, on trouve un terrain d'entente. Même le libéralisme, au mépris de l'histoire, semble frayer avec le fascisme et l'autoritarisme. Ainsi, même si la gauche perd les élections, sur le plan du marketing des concepts et du marché des idées : chapeau bas !

Goucho membre du conseil scientifique d'INEGAL

Pigiste au Monde Platonique,

Conseiller d'Antialternatives philosophales,
Professeur émérite à l'université de Paradis...

 

capitalismdead.png

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 22:57

 

Après avoir lu le programme de Mélanchon, je me suis amusé à lui opposer des citations du livre de Yves Guyot, rare politique qui a entrepris à la fin de XIXème de démonter la mécanique du socialisme. Très vite, il lui est apparu que les fondements de cette doctrine ne pouvaient mener qu'à la dictature ou à la paupérisation. Il a toujours considéré que le socialisme était une régression de la société et la négation des principes de la révolution de 89. A ce propos, Mélanchon admirateur de Robespierre et de la révolution de 1793 ne pourrait le démentir..... Retour aux sources.

 

Programme de Mélanchon

Extraits de la comédie socialiste d'Yves Guyot 1890

Dans les entreprises. Il veut abolir la précarité et prône une augmentation des salaires et des retraites, le droit au logement pour tous, la défense d’une vraie protection sociale, des services publics consolidés et étendus.

Nous sommes volontiers mélodramatiques dans nos conceptions politiques, et nous nous enivrons d'enthousiasme pour telle ou telle journée révolutionnaire, parce que nous sommes séduits par la mise en scène de l'action. Quant au résultat, nous nous en inquiétons moins.

Il propose une véritable réduction du temps de travail

Il ne faut pas travailler, parce que si un ouvrier, si
un maître d'atelier produisent trop, ils diminuent la part d'ouvrage des autres.

Jules Guesde et ses amis leur disent : —Ne travaillez pas. Mettez-vous en grève. Votez pour nous et nous garantissons votre bonheur.

 

D'après les promesses des chefs du collectivisme, il représente : Un état de société où nul ne travaillera que sur la réquisition de ses ennemis et où nul ne recevra que par la faveur des gouvernants.

Smic à 1 700 euros brut par mois pour 35 heures

Instauration d’un salaire maximum pour toutes les entreprises

Droit au travail, à l’emploi et au repos

C'est un spectacle navrant que de voir certains ouvriers se figurer qu'ils marchent en avant quand ils ont les yeux fixés sur un idéal du moyen âge; qu'ils sont « avancés », alors qu'ils sont aussi rétrogrades que le moine qui voudrait nous ramener au bon temps de l'Inquisition; qu'ils veulent vivre en hommes libres, alors qu'ils demandent la reconstitution du servage de l'homme sous la tyrannie de la corporation; qui, dans leur aberration, au moment où ils évoquent à grands cris toutes sortes de droits, veulent supprimer pour l'homme le droit de vivre en travaillant; qui sont dans un tel aveuglement qu'ils appellent leurs ennemis ceux qui leur signalent les contradictions où ils tombent, les déceptions qu'ils se préparent et les cataclysmes dans lesquels ils précipiteraient eux et leurs compatriotes, s'ils pouvaient entraîner la foule dans leur démence où se mêlent, d'une manière si caractéristique, le délire de la persécution et le délire persécuteur.

 

Dans le travail servile, la tâche est imposée d'autorité : l'individu doit l'accomplir par crainte d'un châtiment.

Dans le travail libre, l'individu choisit la tâche qui lui convient, et il l'accomplit librement en vue d'un gain, déterminé par la loi de l'offre et de la demande. La société collectiviste supprimant la rémunération débattue et consentie, le travail ne peut y revêtir que la forme du travail servile.

Élargissement des droits sociaux aux jeunes majeurs

Ne croyez pas que l'Etat soit fait pour donner du bonheur, pour garantir de la richesse. Sachez bien que le gouvernement ne peut enrichir les uns qu'en dépouillant les autres. Il a des missions strictement déterminées. Ne faites pas comme les rajahs de l'Inde et les tyrans orientaux toujours prêts pour l'inutile et jamais pour le nécessaire.

Le droit à la retraite à 60 ans à taux plein

M. Leydet demanda que l'Etat vint au secours de tous les vieillards n'ayant pas de moyens de subsistance acquis. Il fait participer à cette charge pour moitié les départements et les communes : mais ce seront toujours les contribuables qui la supporteront.

A combien se monteront ces charges? Ces évaluations varient autant que les systèmes. L'expérience de la loi de 1853 sur les retraites nous permet d'affirmer qu'elles seront toujours au-dessous de la réalité. On va de 100, de 180 millions à 500 ou 600 millions. Ces clliffres n'ont, en réalité, d'autre mérite que la fantaisie du législateur.

Mais le législateur ne pourra s'arrêter. L'expérience qu'il tente l'engage pour l'avenir. Il crée une nouvelle dette viagère; il ajoute des créanciers à tous ceux qui obèrent déjà l'Etat; il prend des engagements, tels que s'il les trouvait un jour trop onéreux, il ne pourrait s'y dérober sans être, ajuste titre, accusé de banqueroute.

On a beaucoup parlé de solidarité, à propos de ce projet. Je ferai observer à M. Bourgeois que la solidarité obligatoire qu'il impose aux contribuables n'a point pour résultatde développer leurs vertus morales :la contrainte provoque la résistance chez ceux qui sont forcés de payer; la proclamation du droit à l'assistance développe l'esprit de mendicité chez ceux qui se croient appelés à recevoir.

Aucun salarié ne touchera de retraite inférieure au Smic.
Le financement des retraites sera assuré en particulier par une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises, au même taux que les cotisations employeurs sur les salaires.

Si les collectivistes arrivent jamais à conquérir le pouvoir, ils institueront un régime qui constituera :

1° Les travaux forcés pour les uns,

2° Les loisirs pour les autres.

Pour les uns et pour les autres, à l'état permanent, la guerre sociale.

 

Éradiquer la pauvreté !

En réalité, entre les prétentions des socialistes et leur caractère réel, il y a contradiction complète, à commencer par leur titre même; car, comme nous venons de le démontrer, ce sont, des antisociaux. Ils se prétendent égalitaires, et ils emploient tous leurs efforts à constituer des inégalités. Ils réclament la liberté pour eux, mais dans le but d'opprimer les autres et eux-mêmes réciproquement. Ils se prétendent « avancés », et les procédés qu'ils proposent aboutissent à frapper d'arrêt de développement ceux à qui ils s'appliquent; et l'idéal qu'ils nous offrent c'est la régression vers des civilisations passées.

Le logement locatif social sera reconnu comme le logement universel accessible à tous.

 

Nous interdirons les expulsions locatives de toute personne et famille en difficulté économique et sociale

Pour favoriser l’accès au logement dans le parc privé, nous upprimerons la caution.

 

Nous bloquerons les loyers

dans le public et encadrerons leur évolution dans le privé par le plafonnement des prix à la vente et à la location

M. Léon Say termina son discours en leur disant ;

« Déclarez que vous êtes avec nous pour honorer 1789 n'en reniez pas les grands principes et nous serons d'accord ! Cet accord ne durera peut-être pas longtemps, mais ce n'en sera pas moins pour moi un très grand plaisir. »

M. Vaillant répondit à cet appel par la déclaration suivante :

« Nous voulons la suppression du régime capitaliste et l'avènement d'une société égalitaire dans laquelle les classes soient abolies et le privilège de la grande propriété individuelle supprimé. »

Nous appliquerons la loi de réquisition des logements vacants

Si le vol est un crime, comment M. Jules Guesde et ses amis présentent-ils comme vertueuse l'expropriation violente qu'ils réclament? Cette « expropriation sans indemnité » s'est appelée vol jusqu'à présent.

D'après M. Guesde, est-ce que le vol ne serait une action blâmable que lorsqu'il est commis isolément? Le vol serait-il une action vertueuse s'il est opéré collectivement?

Nous abrogerons les lois de libéralisation du rail.

Le socialiste dit et répète que la Société — par un grand S régira la production et la répartition des produits et des services. Mais qu'est-ce que la Société? Nation, État? quoi donc! des hommes, des gouvernants, des administrateurs, un césar, un basileus, un khalife, concentrant tous les pouvoirs dans ses mains! sinon, un comité, expression d'un parti, parvenu au pouvoir par la force des à-coups électoraux? D'où cette conséquence : c'est que les gens qui attribuent tous les maux à la concurrence économique y substituent la concurrence politique la plus acharnée et, par la force des choses, aboutissent aussi bien à la servitude politique qu'à la servitude économique.

Nous développerons et créerons des services publics,

Le socialisme consiste à s'emparer des moyens de production, à mettre en mouvement les moyens de production au bénéfice de la collectivité, des travailleurs...Nous demandons également la nationalisation du sol... Ce programme est précisément le contraire des principes de 89 qui garantissent la liberté, l'égalité, la propriété et la sûreté.

Nous étendrons et augmenterons la place de représentants du peuple dans la gestion des services publics.

Pour juger la morale des socialistes-collectivistes révolutionnaires, il ne faut jamais oublier qu'ils se considèrent comme des assiégeants de tout ce qui n'est pas à eux. Ils ont la morale des gens qui montent à l'assaut et se préparent au pillage. Leur demander des raisonnements qui se tiennent, quelque respect pour les faits, les idées, quelque franchise dans leur politique, c'est de la naïveté.

Les secteurs confiés au service public seront protégés de la libéralisation des marchés et de leur mise en concurrence.

N'est pas socialiste, à mon avis, quiconque n'accepte pas la substitution nécessaire et progressive de lapropriétê sociale à la propriété capitaliste. C'est dire qu'il ne saurait s'agir seulement de la transformation de ces trois catégories de moyens de production et d'échange qu'on peut qualifier de classique : le crédit ou la banque, les transports par voie ferrée, les exploitations minières.

Nous stopperons toutes les libéralisations entreprises notamment dans les secteurs du rail

Dans un régime de liberté du travail, la concurrence est économique : dans la société collectiviste, la concurrence sera politique; car ceux qui auront pour unique tâche d'imposer le travail aux autres auront tous les droits et leurs subordonnés auront toutes les sujétions, y compris la condamnation à la famine, s'ils sont récalcitrants.

Augmentation de l’ISF et de l’impôt sur les revenus du capital,

« Il faut le combler, ce gouffre effroyable. Eh bien! voici la liste des propriétaires fonciers: choisissez parmi les plus riches, afin de sacrifier moins de gens, mais choisissez, car ne faut-il pas qu'un petit nombre périsse pour sauver la masse du peuple? Frappez, immolez ces tristes victimes ! Précipitez-les dans l'abîme !... il va se refermer... vous reculez d'horreur?... Hommes inconséquents! hommes pusillanimes ! ne voyez vous donc pas qu'en décrétant la banqueroute, ou ce qui est plus odieux encore, en la rendant inévitable sans la décréter, vous vous souillez d'un acte mille fois plus criminel !... »

Mirabeau

Nouvelle cotisation sociale sur les revenus financie

Jules Guesde et ses amis comptent sur l'intelligence de leurs disciples pour comprendre cette doctrine simpliste. « Ceux qui possèdent plus que nous sont les voleurs, nous sommes les volés : tout est mal. Demain, nous serons les voleurs et eux les volés : tout sera bien. »

 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 17:36

Première idée : la création monétaire provoque de l'inflation

«L'inflation est toujours et partout un phénomène monétaire en ce sens qu'elle est et qu'elle ne peut être générée que par une augmentation de la quantité de monnaie plus rapide que celle de la production.» Milton Friedman

 

 

 

 

Les agrégats monétaires semblent être une méthode d'analyse des grandes tendances de l'économie. La théorie est la suivante. Avec le PIB, les agrégats monétaires progressent, (plus vite en général que le PIB car au fur et à mesure l'épargne augmente). Une hypertrophie de l'un de ces agrégats dénonce une possible bulle. Ainsi la crise de 2008 traduisait une trop forte épargne des entreprises : M3-M2. Aujourd'hui, en Europe, l'agrégat M1 est très important et pourrait annoncer une chute de l'Euro. La théorie de Jean-Pierre Chevallier stipule que l'accroissement de l'épargne M2-M1 des ménages, comme celle des entreprises diminue la croissance du PIB.

 

 

 

 

 

Examinons la situation européenne. Aujourd'hui, l'excédent commercial allemand semble participer à l'accroissement de la masse M1. En contrepartie, M3 augmente en proportion mais faiblement. M3-M2 ce dernier agrégat diminue. L'épargne des entreprises faiblit.

 

 

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 02:46

A l'heure où nombre de commentateurs émérites et cultivés, prédisent la fin du capitalisme, je me retourne sur les grandes réalisations du socialisme, philosophie qui permit de transformer le monde et de lutter contre les "dérives" du capitalisme. Je considère que ce socialisme, intrépide et contagieux, aux fondements solides et durables a forcément laissé derrière lui nombre de poussières radieuses et de bonnes influences qui ont permis à ce monde de contrer les violences bien connues du capitalisme libéral.

Je mets de côté cet accident qu'est le totalitarisme soviétique qui comme chacun sait n'a rien à voir avec la disposition essentielle à l'émancipation de l'homme qu'est cet inéluctable frémissement de liberté qu'est le socialisme. Hélas, je ne vois rien, n'en déplaise à Goucho, qui puisse justifier un tel engouement. Je ne vois rien de très positif... Le socialisme n'est qu'une aspiration, mais dans les faits je ne vois qu''inspirations néfastea et vaines réalisations... soutenues indirectement par le capitalisme. Le bonheur des peuples est inversement proportionnel à l'allégeance au socialisme.

 

 

socialisme-copie-1.png

 

Après avoir enfermé la Russie et les pays de l'est dans les ténébres, le socialisme a eu une grande influence sur les mouvements indépendantistes qui, au lieu de se contenter de mettre en place pas à pas un capitalisme libéral, se sont inspiré d'un socialisme éculé pour sombrer aujourd'hui dans les plus grandes difficultés. Ils se sont pris à rêver à une révolution universelle. Aujourd'hui, l'histoire pourait se reproduire en partie. Des opposants lors du printemps arabe semblent parfois se laisser influencer par la vacuité des sirènes anti(néo)libérales, ce qui les rend inopérant face aux machineries de l'islamisme. Le socialisme a offert en héritage aux pays délivrés du colonialisme les promesses les plus vaines. Sans le socialisme, ces pays s'en seraient beaucoup mieux sortis. Sans la vague antilibérale et désormais pétrie d'indignation, qui excuse même parfois les courants les plus liberticides, les opposants aux dictatures arabes et à l'islamisme auraient aujourd'hui quelque chose de plus solide à se mettre sous la dent pour sortir leur pays du marasme.

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 22:19

Il existe un cliché économique qui consiste à affirmer sans nuance qu'une monnaie forte nuit aux exportations, alors qu'une faible monnaie est profitable. Une monnaie faible, si elle profite principalement aux entreprises exportatrices nuit au pouvoir d'achat des consommateurs. L'un dans l'autre les effets positifs atténuent les négatifs. Voir référence.

Monnaie faible

 

Une monnaie forte permet de diminuer l'inflation et permet aux consommateurs de visiter le monde sans contraintes. Les effets positifs équilibrent les effets négatifs.

 

 

monnaie forte

 

Les consommateurs achètent des produits dont le prix diminue avec la monnaie. Les entreprises doivent s'adapter, voire diminuer leur prix. Les consommateurs gagnent en pouvoir d'achat.

 

  Des pays comme la Grèce, le Portugal ou la France, avec une monnaie surévaluée comme l'euro, face à la concurrence de l'Allemagne dont la monnaie est sousévaluée, ont du mal à vendre leurs produits à l'étranger. L'Allemagne, elle, a des exportations mirifiques, mais sa situation intérieure est morose en comparaison.

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 20:50

Je relisais cette citation sur le blogue de Chevallier qui me semblait bien résumer la situation actuelle. "Les malheureux 7,7 millions de petits Suisses sont attaqués par les 300 millions de barbares ignares qui les cernent et par l’hyper puissance américaine sous le prétexte que cette réussite serait le fait d’un paradis fiscal condamnable alors que règne chez eux l’enfer fiscal dont les effets négatifs sont accentués par les erreurs commises par leurs dirigeants sur le plan économique."

Genève bruisse de la venue de riches Français qui passent le cap de l'évasion fiscale légale et s'installent ici. Les plus cyniques des banquiers privés souhaitent même la victoire de Hollande afin qu'il y ait encore plus d'exilés français à Genève. Ceux-ci profitent du cordon sanitaire qu'a créé Hildebrand en arrimant le franc suisse à l'Euro. Cette subtile manœuvre, qui était en apparence une bévue économique, maintenait en plus la Suisse dans la cour des grands. La venue de ces étrangers a permis d'équilibrer cette balance financière. Hélas, la gauche en ce sens là a raison, (fait rare pour ne pas être noté) la droite Européenne soutient bêtement les banques. Ainsi l'UDC qui ne pouvait supporter que le directeur de la Banque Nationale Suisse ait l'audace de demander aux banquiers voyous, comme l'UBS et le Crédit Suisse, de respecter le ratio de fonds propres a réussi à le "dégommer".

On comprend les Français qui s'exilent. Un président élu comme Sarkhozy sur un mode conservateur parle, lui aussi, de taxer les riches. Il veut même mettre en pratique ce fleuron de la pensée économique et alternative : la taxe Tobin. Ainsi, les perspectives sont noires pour les détenteurs de capitaux. Les banques privées suisses sont les derniers refuges du libre capital avant que les Big Brother réussissent à faire remonter les informations sur un mode automatique. Le secret bancaire, incompréhensible pour Goucho, est une invention qui a plus à voir avec les droits de l'homme qu'avec l'exploitation de celui-ci. Les États soutenus par la gauche s'empressent de la détruire. Les riches devront aller à Singapour pour trouver le salut. Les rêves de décroissance au sens économique sont assurés.

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 11:57

Alors que beaucoup de nos doctes économistes alternatifs voient plus de courage que de bêtise à la proposition de Hollande de taxer les méchants riches à 75%, je me console de tant de médiocrité en cette campagne électorale en relisant Bastiat. Il faut dire que Sarkhozy a pris le pouvoir avec allant en 2007, mais il n'a pas créé de rupture. Il a en quelque sorte entériné toutes les dérives de ses trente dernières années. La gauche socialiste s'engouffre dans cette voie et réclame un coup de barre à gauche sans retenue, puisque la politique de Sarkhozy -soit disant à droite voire même libérale- n'a pas marché. Si Hollande prend le pouvoir, le décor est prêt, ce seront les années Sarkhozy qui auront brisé l'économie. Le socialisme, ce contempteur de la main invisible, a inventé depuis deux siècles la machine perpétuelle à dénoncer l'oppression économique, qu'il est le premier à plébisciter.

La gauche française rêve d'une Egypte des années 90 à l'échelle européenne (et cette Turquie mentionnée par Bastiat): un pays socialiste et centralisé, une masse de gens vivotant dans la débrouille et les petits salaires, des fonctionnaires pauvres mais rutilants en comparaison, un tourisme actif et une petite nomenklatura.

 

Si vous faites de la fraternité une prescription légale, dont les actes soient prévus et rendus obligatoires par le Code industriel, que reste-t-il de cette définition? Rien qu'une chose: le sacrifice; mais le sacrifice involontaire, forcé, déterminé par la crainte du châtiment. Et, de bonne foi, qu'est-ce qu'un sacrifice de cette nature, imposé à l'un au profit de l'autre? Est-ce de la fraternité? Non, c'est de l'injustice; il faut dire le mot, c'est de la spoliation légale, la pire des spoliations, puisqu'elle est systématique, permanente et inévitable. Que faisait Barbès quand, dans la séance du 15 mai, il décrétait un impôt d'un milliard en faveur des classes souffrantes? Il mettait en pratique votre principe. Cela est si vrai, que la proclamation de Sobrier, qui conclut comme le discours de Barbès, est précédée de ce préambule:

« Considérant qu'il faut que la fraternité ne soit plus un vain mot, mais se manifeste par des actes, décrète: les capitalistes, connus comme tels, verseront, etc. » Vous qui vous récriez, quel droit avez-vous de blâmer Barbès et Sobrier? Qu'ont-ils fait, si ce n'est être un peu plus conséquents que vous, et pousser un peu plus loin votre propre principe? Je dis que lorsque ce principe est introduit dans la législation, alors même qu'il n'y ferait d'abord qu'une apparition timide, il frappe d'inertie le capital et le travail; car rien ne garantit qu'il ne se développera pas indéfiniment. Faut-il donc tant de raisonnements pour démontrer que, lorsque les hommes n'ont plus la certitude de jouir du fruit de leur travail, ils ne travaillent pas ou travaillent moins? L'insécurité, qu'on le sache bien, est, pour les capitaux, le principal agent de la paralysation. Elle les chasse, elle les empêche de se former; et que deviennent alors les classes mêmes dont on prétendait soulager les souffrances? Je le pense sincèrement, cette cause seule suffit pour faire descendre en peu de temps la nation la plus prospère au-dessous de la Turquie.
Frédéric Bastiat Justice et Fraternité

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 00:00

En tant que libéral délivré des chaînes dantesques que sont les superstitions de gauche, mais toujours poursuivi comme une ombre par mon passé cauchemardesque de gauchiste en la personne de Goucho, je suis un inconditionnel de cet îlot de liberté qu'est la Suisse : Pays que chaque petit Français éberlué par la propagande venue de droite comme de gauche rêverait de voir disparaître pour son mauvais exemple ou soi-disant pour son côté paradisiaque qui fait de l'ombre à la France éternelle dont l'atterrante bêtise fera dans les années à venir la rigole chaude des pays émergents ou libérés du poids de leur dette- si elle ne provoque pas quelque nouveau conflit pour se dédouaner -. J'ai compris pourquoi la Suisse m'aura touché au cœur. N'importe quel français quelle que soit son obédience politique pourra me comprendre. Ce pays a une frontière si proche de la France et, pourtant, on y respire un air totalement différent.

Exemple : Vous croisez une femme exquise, chaleureuse et terriblement intelligente. Il se trouve que celle-ci est blonde pour les amateurs de clichés. Elle vous tend sa carte ! Geste auguste et merveilleux. Elle se déclare, militante du Parti Libéral, ce conte de fées m'est arrivé plus d'une fois en ce pays et je ne crois pas qu'il puisse jamais se produire de l'autre côté de la frontière. Et comme pour s'excuser, elle déclare faire partie seulement du parti Libéral Radical qui lui-même est plus tolérant envers les bienveillances débordantes de l'État que ne le serait le Parti Libéral, vous lui pardonnez sur-le-champ prêt à partir avec elle n'importe où pour refaire le monde et louer la beauté des femmes de ce pays.

En attendant, voici un article passionnant écrit par une femme chaleureuse, économiste libéral de renom de ce pays. Une de ces blondes qui si elle existait en France ferait la raillerie d'un de nos grands artistes gonflés de rebellitude ou un de nos philosophes ignares en économie dont l'objet critique consiste à absoudre les vieilles chimères en persifflant tout symptôme de néolibéralisme soupçonné.

Elle explique simplement ce que Goucho n'imaginerait même pas dans ses dialectiques cauchemardesques parce que personne ne le lui a jamais dit, c'est que l'on puisse avoir de la croissance en diminuant les dépenses publiques. Elle fait même l'hypothèse, révolutionnaire pour les ordinateurs boursouflfés de modèles économiques conventionnels, que la vision de l'école autrichienne qui consiste simplement en bon père de famille à ne pas dépenser beaucoup plus que ce que l'on a, serait la moins mauvaise. 
La preuve par le frein à l'endettement
Victoria Curzon Price
L'expérience de la Suisse remet sérieusement en question la doctrine keynésienne.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:07

 

Objectif :

Découvrir qu'il existe d'autres points de vue que la vision socialiste ou altermondialiste pour critiquer le capitalisme. Que la révolte salutaire ne se situe pas forcément là où l'on pense. Découvrir par soi-même ses vraies valeurs et à travers l'exploration de nouveaux points de vue, vérifier si le mouvement que l'on soutient correspond bien à ses valeurs personnelles ?

Le stage sera mi-pratique mi-théorique, la discussion sera conduite par la médiation de la spontanéité.

 

Participants : Vous êtes plein d'énergie, vous acceptez de discuter d'autres points de vue, vous avez envie de changer le monde et lors de vos recherches, vous n'avez trouvé que la critique altermondialiste pour critiquer le capitalisme et canaliser votre indignation.

Vous êtes prêts à voter Mélanchon ou plus à gauche encore, et vous risquez en toute résignation de voter Hollande au second tour. Vous êtes militant ou sympathisant de gauche affirmé. Sympathisant sarkozyste ou de droite sensible aux théories altermondialistes accepté, après entretien avec un formateur.

Une session spécifique est prévue pour les militants de droite souffrant du symptôme de bigotterie politique, caractérisé par le désir d'appliquer une politique adoubée à gauche, comme auparavant un chrétien après avoir pêché cherchait un confesseur.

 

Formateurs :

Ayant une expérience pratique de l'ordre spontané en société, les formateurs ont une connaissance théorique en philosophie politique et se répartissent en fonction de leur spécialité. Ils ont étudié en détail l'histoire du socialisme ainsi que ses récents avatars comme l'altermondialisme. Ils sont formés en économie politique notamment à l'étranger, pays de l'Est, pays émergents et USA aux grandes théories économiques et au monétarisme. Ils ont décrypté les théories des économistes dits atterrés, fleuron de la vision de l'économie issue des universités françaises.

 

 

Programme du stage


Jour 1 :

 Présentation du stage et des valeurs qui sont nécessaires à sa pleine exploration : Écoute, acceptation de l'autre, générosité, échanges mutuels. Mise en pratique de ces valeurs par des exercices sur le vif.

 

Introduction a d'autres théories autres que le socialisme et retour aux sources

. La naissance du socialisme

. La critique du socialisme à partir de la Révolution française

. De la révolution française au XXème siècles : les grandes batailles idéologiques

. Le tournant de la révolution française

. Jaurès : le socialiste à multiples facettes

. La conversion au forceps des bancs de la gauche au socialisme

. La scission imparfaite entre socialisme et anarchisme

. Le socialisme-communisme en France au XXième siècle : La " grande parade " du procès Stavisky à Albert Camus jusqu'à la chute du mur de Berlin

. Le monde diplomatique et la naissance d'Attac. Le concept de " néolibéralisme " est-il une imposture, un point de vue, une vérité intangible ?

. De la centralisation planificatrice à l'émergence des forces spontanées

. Les paradigmes à la base du socialisme... Autres paradigmes possibles. Comment le choix du paradigme initial influe sur la pensée finale ?


Jour 2

. Redonner l'initiative et la parole au peuple : Atelier d'improvisation théâtrale basée sur les principes d'acceptation de la réalité et de la synergie du groupe

 

. Lecture de Von Mises et du sociologue Raymond Boudon sur quelques raisons personnelles qui peuvent faire pencher à gauche

. L'économie est-elle comme un vase communicant ou toute richesse de l'un résulte-t-elle dans un plus grande pauvreté de l'autre ? Les riches deviennent-ils plus riches et les pauvres plus pauvres ?

. Rencontre avec un "riche" en chair et en os

.  "Pourquoi je quitte la France?"

.   L'imposition supérieure à 50 % est-elle justifiée ?

.   Les " paradis fiscaux " contre Big brother

 .  Discussion à bâtons rompus avec un vrai " riche "...

 
Jour 3 :
    . Redonner l'initiative et la parole au peuple : Atelier d'improvisation théâtrale basée sur les principes d'acceptation de la réalité et de la synergie du groupe.
Les participants développeront par la voie de la spontanéité peu à peu leur propre discours politique et leurs références en toute connaissance.
    . Initiation à la théorie de l'ordre spontané.
    .  Étude des prix Nobel d'économie privilégiant l'ordre spontané
    .      Dans quel point de vue de l'économie se situent Krugman et Stiglitz ?

 
Jour 4
    . Redonner l'initiative et la parole au peuple. Atelier d'improvisation théâtrale basée sur les principes de générosité et d'harmonie du groupe
    .  Le multiplicateur de Keynes et la parabole de la vitre cassée
    .  La théorie Keynézeinne et la théorie de Hayek : Où sont les extrêmes ?

       .   Impôts - Dépenses publiques et croissance : l'expérience d'autres pays.
    . Mise en relief des différents points de vue sur la crise : De l'altermondialisme, du FMI, des gouvernants, des protectionnistes, des libéraux classiques, des libertariens aux monétaristes Friedmaniens.
    . Retour aux sources avec Bastiat et Smith : De la main invisible aux Harmonies économiques du capitalisme

    . Littérature et main invisible : de la fabrication du stylo à "Paris s'éveille" de Dutronc


Jour 5 :
  .  Procès du capitalisme de la révolution française à nos jours.
    Vous choisissez de faire partie de la défense et de l'accusation. Au cours de la matinée, vous préparez votre argumentation et celle-ci doit être étayée de statistiques et de faits. Les formateurs vous aiguillent rapidement sur les chiffres recherchés dans des sources reconnues.
    . Après-midi :     Séance plénière du procès improvisé.
    Verdict : Le procès du capitaliste est-il un vrai ou un faux procès ? 

 

Bilan du stage :

Retour aux objectifs initiaux avec cette profession de foi : Quel que soit le verdict prononcé, chacun en tant qu'individu peut désormais, en toute conscience, faire son chemin...


Date du stage : improvisée

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 20:54

S'il est un économiste qui avait prédit les aléas de l'Euro, c'est bien Milton Friedman. Johan Norberg le rappelle ici en présentant un film qui lui est consacré "Free or equal!". Voici quelques citations :

 Le première remarque de Friedman était que l'intérêt commun - le prix à payer pour de l'argent - était trop faible pour les pays à croissance rapide, et trop haut pour les autres. Des économies comme l'Irlande et l'Espagne ont été surchauffés avec des faibles taux d'intérêt, de sorte qu'il a été bon marché d'emprunter et de spéculer pour préparer à la bulle immobilière.  

L'autre remarque était que les Etats négligés comme l'Italie et la Grèce pourraient emprunter à bon marché, parce qu'ils avaient l'utilisation de pays comme l'Allemagne en tant que filet de sécurité. Ils n'ont rien fait pour stimuler leur économie.Ils ont exporté moins, mais l'augmentation des dépenses et des salaires explosive avec l'argent emprunté a changé la donne. 

L'euro n'est pas un projet économique, mais un effort politique pour stimuler l'unification de l'Europe, mais, ajoute Friedman, «Je crois que son effet est exactement le contraire."

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