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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 17:22

Je suis régulièrement "Ce soir ou jamais". C'est mon Sitcom à moi, ma Commedia d'ell arte, avec des personnages relativement typés. D'un côté des gens de droite ou de non gauche font face à des gens de gauche serrés sur le banc de face. Parmi cette assemblée, on trouve toujours un philosophe, un écrivain ou un homme de théâtre. Il est rare que le théâtreux et le philosophe soient du côté droit du petit hémicycle. Souvent, un intellectuel de droite ou un libéral éminent se fait moucher par un histrion de gauche. C'est la règle de cette émission qui fait remonter en surface tous les clichés de gauche. Je me réjouis de constater souvent la bonne tenue des débats ou malgré l'outrecuidance de certains arguments, la plupart du temps, les participants conservent leur calme. J'ai noté deux moments frappants ces dernières semaines. Le premier, c'est la critique courageuse de Michel Onfray envers Mélanchon. Onfray a pris de la graine avec Camus. D'ailleurs, ses difficultés commencent avec cette interview où il lui est reproché de détruire l'icône Sartre et Simone de Beauvoir. Le second moment, c'est ce pied-de-nez au ronron de l'émission, quand on demande au comédien Pascal Elbé, ce qu'il pense des salaires des grands patrons. Sa réponse est inattendue. Tout juste s'il ne trouve pas cela normal. Mathieu Laine déclare tout surpris : "si cette émission n'existait pas, il faudrait l'inventer."

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 22:09

Les Français se plaignent parfois de ne pas savoir qui voter. Pour un électeur ancré à gauche, c'est l'embarras du choix. Il a devant lui toutes les nuances possibles des extrêmes au centre, sélectionnés aux petits oignons par les élus de la république : un véritable arc en ciel, de la dictature du prolétariat au centre gauche. 

Pour un libéral, le désabusement est puissant. Il n'y a aucun candidat qui porte un tant soit peu ses valeurs selon Mathieu Laine.

Alors les solutions envisagées sont les suivantes :

A l'issue de cette campagne, j'ai de la "compassion" pour Bayrou et Sarko, depuis que je vois la gauche sur un nuage, affichant au grand jour, toute sa batterie d'archaïsme et de clichés et omettant rarement de citer dans ses commentaires le méchant néolibéralisme. On peut mesurer la difficulté de passer entre les gouttes et d'appliquer des mesures libérales. Mais Sarkozy a gouverné au centre, poussant la gauche dans ses retranchements. Il n'a obtenu que l'ire de la gauche, un peu comme Giscard auparavant. Comme si en France, la seule solution était finalement de faire une rupture façon Thatcher, pour repousser la gauche vers le centre et la dépouiller de ses archaïsmes.

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 22:02

progr

Voici un programme d'inspiration libérale pour relancer l'économie française issue de l'excellent ilvre d'Alain Mathieu "Ces mythes qui ruinent la France"

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 22:17

Emmanuel Terray est un ethnologue de gauche. Il a étudié la droite afin d'essayer d'en déterminer le socle des idées de base. Son travail me paraît intéressant. Il permet de plus de voir dans le reflet de son étude, comment un homme de gauche discerne ce qui constitue les fondements de ses idées. Le modèle ci-dessous résume la vision de la droite et de la gauche exprimée par Emmanuel Terray.

 

Références : France-Culture, Atlantico...

Les caractéristiques des idées de droite sont la prédominance du réel et du présent, l'acceptation du monde tel qu'il est, le souci de la sécurité, l'hostilité de l'étranger, le goût pour la singularité. La droite aime les choses immuables, le pouvoir établi, la hiérarchie constituée. A l'inverse, la gauche est plus joueuse, exaltée par l'avenir. 

 "Les valeurs principales de la gauche sont le goût du changement et de la prise de risque, un penchant appuyé pour l'avenir plus que pour le présent".

A l'aune de la notion des forces spontanées, qui m'intéresse tout particulièrement, la droite semble utiliser la métaphore de l'arbre étendant ses racines, alors que la gauche, apprenti-sorcière, privilégie la table rase et les utopies de la terre brûlée.

Emmanuel Terray propose un bilan des apports positifs de la gauche : "Je suis convaincu que l’avènement de ce que Robert Castel a appelé la société salariale – une société de croissance, de plein emploi, de progrès du niveau de vie, de sécurisation des statuts pour les travailleurs – cette société construite par l’effort commun de l’aile réformiste du mouvement ouvrier et de la bourgeoisie éclairée, devait beaucoup à la pression extérieure exercée par l’aile communiste du mouvement ouvrier."

Le bilan me paraît bien maigre, sachant que les acquis sociaux, s'il en est, ont été mis en jeu par la plupart des pays, même sans grandes luttes politiques. De plus les ambitions de croissance, d'emploi, de progrès de niveau de vie sont des ambitions toujours portées par l'économie libérale.

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 21:07

Excellente émission de C dans l'air. Il faut un aéropage de quelques journalistes étrangers pour apprendre qu'il n'y a pas d'extrême gauche illuminée en Angleterre (grâce à Sophie Pedder qui a écrit l'article sur le déni français dans theeconomist), que le libéralisme est un des principaux moteurs de la démocratie espagnole, que Mario Monti applique les recommandations de la commission Attali initiée par Sarkozhy, que la dette, à l'inverse des affirmations de la campagne existe bel et bien. Les commentaires de l'émission sont une parfaite illustration de l'émission.

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 21:36

Le libéralisme est cohérent dans ses principes. Ce n'est pas le cas des revendications et des espoirs de la gauche emphatique, emportée par les remugles du paradigme socialiste. Les réclamations de la gauche sont contradictoires de telle sorte que peu d'espoir seront comblés. Ainsi si une mesure est mise en place, les effets de bord qu'elle provoquera susciteront toujours des résultats allant à l'encontre d'un autre espoir. Ainsi la gauche n'atteint jamais ses objectifs à moins de se dénier et inversement, en allant au bout de ses idées, elle induit des effets de bord négatifs voire absurdes. Par ce mécanisme de double contrainte, l'exaltation de l'avenir et les regrets sur le passé seront toujours possibles, les nostalgiques seront toujours prêts à amorcer la pompe pour une nouvelle et vaine tentative.

Revendication

Revendication contradictoire

Plus de liberté des moeurs

Moins de liberté économique

Abolition de la prostitution

Plus de multiculturalisme

Plus de protectionnisme

Plus de féminisme et contre la violence conjuguale

Plus d'efficacité et de transparence de l'Etat

Concentration étatique avec

   Plus de fonctionnaires

   Plus de services publiques

Augmentation du salaire minimum légal

Moins de chômage

Pas de salaires minimums pour certaines catégories de populations

Non aux ghettos
Non aux sans papiers
Non au chômage des jeunes

         

Meilleure intégration des immigrés

 

Lutte contre le travail "illicite" et renforcement de l'inspection du travail

Plus de logements accessibles

Contrôle ou blocage des loyers

Plus de droits des locataires

Taux planifié de logements libres

Moins de discrimination

Moins de travailleurs étrangers et de plombiers polonais

Plus d'impôts

 

Plus de pouvoir d'achat

Plus de croissance

Plus de pouvoir d'achat

Plus d'emplois subventionnés

Plus de rèduction du temps de travail

Plus de subventions

Plus de sécurité sociale

Plus de contraintes sur les entreprises

Plus de CDI Plus de rigidité dans le droit du travail
Plus de subventions Plus d'égalité

Plus de recours à l'inflation ou à la planche à billets

Moins de pauvreté

Plus d'exposition aux idées de gauche dans la presse

Plus de démocratie et de pluralisme dans les médias

Plus de droits

Moins de droits de propriété

Moins de droits de propriété

Droits de réquisition

Moins de pauvreté

Plus de démocratie

Plébiscite des insurrections populaires

Plus de spontanéité et d'initiative des « masses populaires »

Plus de supervision étatique

Une retraite au plus tôt

Plus de pouvoir d'achat

Plus de déficits

Plus de défiance envers les marchés

Plus d'entrave des méthodes policières Plus de sécurité

Plus de méfiance envers le capitalisme et le libre-échange

Plus de relance par la consommation

Exemples :

  • La gauche est très critique en général envers les actions de l'État sur le plan intérieur et extérieur, mais finit toujours par demander un accroissement de ses prérogatives
  • La gauche se révolte contre les salaires trop bas de patrons exploiteurs, mais ne peut accepter que ses salaires soient versées à de noiuveaux arrivants sur le marché, alors que leur manque de formation les rend improductifs. Leur intégration dans le monde du travail est ainsi rendu plus difficile.
  • La gauche réclame des contrats à durée indéterminée (ce qui est une bonne chose) et en même temps réclame moins de précarité et de flexibilité pour les entreprises qui embauchent ce qui rend inopérant l'introduction des CDI.
  • La gauche réclame un relance Keynésienne depuis des années, mais ces derniers temps elle réfute les marchés qui voient la dette s'accumuler, se montrant moins coopératifs avec les pays qui creusent leurs déficits. 
  • La gauche réclame l'accroissement des logements sociaux pour donner des logements au plus démunis et en même temps réclame le contrôle des loyers, le renforcement des droits des locataires qui rendent plus difficiles aux propriétaires de louer.
  • La gauche n'a pas peur de la dette, qui selon Bernard Maris, par exemple, est un faux problème qui pourrait se juguler par l'inflation. Hors, l'inflation est un moyen sûr de rendre lea pauvres plus pauvres.
  • Le gauche réclame plus de démocratie, mais en général cela signifie plus d'exposition aux idées de gauche. Riche de son vivier d'élus locaux, elle a donné plus aisément des signatures à ses partisans. Elle a également tendance à se victimiser en terme médiatique, alors qu'elle est représentée dans toutes ses nuances dans nombre de médias publics et journaux. La stigmatisation du néolibéralisme est rentré dans le langage courant, à gauche et à droite très souvent également.
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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 10:00

La période actuelle avec la figure de Hollande et l'engouement pour Mélanchon me replonge dans les années 70 ou 80, ou je ferraillais, même si j'avais le coeur à gauche, pour défendre le capitalisme américain face à l'impérialisme soviétique que mes amis de gauche renvoyaient à l'époque dos à dos. Je me souviens de cette belle intervention de Rocard, responsable du PSU, qui avait dit avec courage  à l'époque. "Entre la Russie et l'Amérique, je choisis l'Amérique." Je me souviens des harangues de Marchais. Mélanchon est son reflet, dépouillé des oripeaux du parti et de l'ouvriérisme.

Avec Mélanchon et Hollande, la gauche retrouve l'ardente fièvre des possibles. Je repense à ce livre de Jean-François Revel "La grande parade". La ferveur de gauche malgré les démentis de la réalité ne s'est jamais étiolée en France. Les communistes ne se sont jamais tout à fait amendés. Cette fièvre tournée vers un avenir idéalisé est son moteur essentiel. Même si en matière d'expérience, on a du mal à trouver des réussites probantes, la gauche française propose de soigner le mal par de plus grands maux encore, en se targuant de faire le bien. Elle est la plus créative des gauches du monde. Elle a inventé en quelques années : l'Altermondialisme, le Anti(Néo)libéralisme, l'Indignation. Ces notions aussi essentielles et sans doute bien vaines sont établies dans le langage courant. Ce nouvel éclairage sur le monde ne semble pas encore avoir propulsé notre pays vers un meilleur avenir. Ses prophètes sont, par exemple, le quarteron discret de généraux du Monde diplo qui se plaint de l'ostracisme des médias à travers les "nouveaux chiens de garde". On peut compter en plus Alain Badiou, Stéphane Hessel et bien d'autres encore. Devant cette gauche si créative, qui joue des coudes sans se laisser effleurer par le doute, produit parfois de l'université française, la droite est hypnotisée. Elle s'en inspire souvent : impôts, taxes, règlementations multiples... car entre constructivistes, on trouve un terrain d'entente. Même le libéralisme, au mépris de l'histoire, semble frayer avec le fascisme et l'autoritarisme. Ainsi, même si la gauche perd les élections, sur le plan du marketing des concepts et du marché des idées : chapeau bas !

Goucho membre du conseil scientifique d'INEGAL

Pigiste au Monde Platonique,

Conseiller d'Antialternatives philosophales,
Professeur émérite à l'université de Paradis...

 

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 22:57

 

Après avoir lu le programme de Mélanchon, je me suis amusé à lui opposer des citations du livre de Yves Guyot, rare politique qui a entrepris à la fin de XIXème de démonter la mécanique du socialisme. Très vite, il lui est apparu que les fondements de cette doctrine ne pouvaient mener qu'à la dictature ou à la paupérisation. Il a toujours considéré que le socialisme était une régression de la société et la négation des principes de la révolution de 89. A ce propos, Mélanchon admirateur de Robespierre et de la révolution de 1793 ne pourrait le démentir..... Retour aux sources.

 

Programme de Mélanchon

Extraits de la comédie socialiste d'Yves Guyot 1890

Dans les entreprises. Il veut abolir la précarité et prône une augmentation des salaires et des retraites, le droit au logement pour tous, la défense d’une vraie protection sociale, des services publics consolidés et étendus.

Nous sommes volontiers mélodramatiques dans nos conceptions politiques, et nous nous enivrons d'enthousiasme pour telle ou telle journée révolutionnaire, parce que nous sommes séduits par la mise en scène de l'action. Quant au résultat, nous nous en inquiétons moins.

Il propose une véritable réduction du temps de travail

Il ne faut pas travailler, parce que si un ouvrier, si
un maître d'atelier produisent trop, ils diminuent la part d'ouvrage des autres.

Jules Guesde et ses amis leur disent : —Ne travaillez pas. Mettez-vous en grève. Votez pour nous et nous garantissons votre bonheur.

 

D'après les promesses des chefs du collectivisme, il représente : Un état de société où nul ne travaillera que sur la réquisition de ses ennemis et où nul ne recevra que par la faveur des gouvernants.

Smic à 1 700 euros brut par mois pour 35 heures

Instauration d’un salaire maximum pour toutes les entreprises

Droit au travail, à l’emploi et au repos

C'est un spectacle navrant que de voir certains ouvriers se figurer qu'ils marchent en avant quand ils ont les yeux fixés sur un idéal du moyen âge; qu'ils sont « avancés », alors qu'ils sont aussi rétrogrades que le moine qui voudrait nous ramener au bon temps de l'Inquisition; qu'ils veulent vivre en hommes libres, alors qu'ils demandent la reconstitution du servage de l'homme sous la tyrannie de la corporation; qui, dans leur aberration, au moment où ils évoquent à grands cris toutes sortes de droits, veulent supprimer pour l'homme le droit de vivre en travaillant; qui sont dans un tel aveuglement qu'ils appellent leurs ennemis ceux qui leur signalent les contradictions où ils tombent, les déceptions qu'ils se préparent et les cataclysmes dans lesquels ils précipiteraient eux et leurs compatriotes, s'ils pouvaient entraîner la foule dans leur démence où se mêlent, d'une manière si caractéristique, le délire de la persécution et le délire persécuteur.

 

Dans le travail servile, la tâche est imposée d'autorité : l'individu doit l'accomplir par crainte d'un châtiment.

Dans le travail libre, l'individu choisit la tâche qui lui convient, et il l'accomplit librement en vue d'un gain, déterminé par la loi de l'offre et de la demande. La société collectiviste supprimant la rémunération débattue et consentie, le travail ne peut y revêtir que la forme du travail servile.

Élargissement des droits sociaux aux jeunes majeurs

Ne croyez pas que l'Etat soit fait pour donner du bonheur, pour garantir de la richesse. Sachez bien que le gouvernement ne peut enrichir les uns qu'en dépouillant les autres. Il a des missions strictement déterminées. Ne faites pas comme les rajahs de l'Inde et les tyrans orientaux toujours prêts pour l'inutile et jamais pour le nécessaire.

Le droit à la retraite à 60 ans à taux plein

M. Leydet demanda que l'Etat vint au secours de tous les vieillards n'ayant pas de moyens de subsistance acquis. Il fait participer à cette charge pour moitié les départements et les communes : mais ce seront toujours les contribuables qui la supporteront.

A combien se monteront ces charges? Ces évaluations varient autant que les systèmes. L'expérience de la loi de 1853 sur les retraites nous permet d'affirmer qu'elles seront toujours au-dessous de la réalité. On va de 100, de 180 millions à 500 ou 600 millions. Ces clliffres n'ont, en réalité, d'autre mérite que la fantaisie du législateur.

Mais le législateur ne pourra s'arrêter. L'expérience qu'il tente l'engage pour l'avenir. Il crée une nouvelle dette viagère; il ajoute des créanciers à tous ceux qui obèrent déjà l'Etat; il prend des engagements, tels que s'il les trouvait un jour trop onéreux, il ne pourrait s'y dérober sans être, ajuste titre, accusé de banqueroute.

On a beaucoup parlé de solidarité, à propos de ce projet. Je ferai observer à M. Bourgeois que la solidarité obligatoire qu'il impose aux contribuables n'a point pour résultatde développer leurs vertus morales :la contrainte provoque la résistance chez ceux qui sont forcés de payer; la proclamation du droit à l'assistance développe l'esprit de mendicité chez ceux qui se croient appelés à recevoir.

Aucun salarié ne touchera de retraite inférieure au Smic.
Le financement des retraites sera assuré en particulier par une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises, au même taux que les cotisations employeurs sur les salaires.

Si les collectivistes arrivent jamais à conquérir le pouvoir, ils institueront un régime qui constituera :

1° Les travaux forcés pour les uns,

2° Les loisirs pour les autres.

Pour les uns et pour les autres, à l'état permanent, la guerre sociale.

 

Éradiquer la pauvreté !

En réalité, entre les prétentions des socialistes et leur caractère réel, il y a contradiction complète, à commencer par leur titre même; car, comme nous venons de le démontrer, ce sont, des antisociaux. Ils se prétendent égalitaires, et ils emploient tous leurs efforts à constituer des inégalités. Ils réclament la liberté pour eux, mais dans le but d'opprimer les autres et eux-mêmes réciproquement. Ils se prétendent « avancés », et les procédés qu'ils proposent aboutissent à frapper d'arrêt de développement ceux à qui ils s'appliquent; et l'idéal qu'ils nous offrent c'est la régression vers des civilisations passées.

Le logement locatif social sera reconnu comme le logement universel accessible à tous.

 

Nous interdirons les expulsions locatives de toute personne et famille en difficulté économique et sociale

Pour favoriser l’accès au logement dans le parc privé, nous upprimerons la caution.

 

Nous bloquerons les loyers

dans le public et encadrerons leur évolution dans le privé par le plafonnement des prix à la vente et à la location

M. Léon Say termina son discours en leur disant ;

« Déclarez que vous êtes avec nous pour honorer 1789 n'en reniez pas les grands principes et nous serons d'accord ! Cet accord ne durera peut-être pas longtemps, mais ce n'en sera pas moins pour moi un très grand plaisir. »

M. Vaillant répondit à cet appel par la déclaration suivante :

« Nous voulons la suppression du régime capitaliste et l'avènement d'une société égalitaire dans laquelle les classes soient abolies et le privilège de la grande propriété individuelle supprimé. »

Nous appliquerons la loi de réquisition des logements vacants

Si le vol est un crime, comment M. Jules Guesde et ses amis présentent-ils comme vertueuse l'expropriation violente qu'ils réclament? Cette « expropriation sans indemnité » s'est appelée vol jusqu'à présent.

D'après M. Guesde, est-ce que le vol ne serait une action blâmable que lorsqu'il est commis isolément? Le vol serait-il une action vertueuse s'il est opéré collectivement?

Nous abrogerons les lois de libéralisation du rail.

Le socialiste dit et répète que la Société — par un grand S régira la production et la répartition des produits et des services. Mais qu'est-ce que la Société? Nation, État? quoi donc! des hommes, des gouvernants, des administrateurs, un césar, un basileus, un khalife, concentrant tous les pouvoirs dans ses mains! sinon, un comité, expression d'un parti, parvenu au pouvoir par la force des à-coups électoraux? D'où cette conséquence : c'est que les gens qui attribuent tous les maux à la concurrence économique y substituent la concurrence politique la plus acharnée et, par la force des choses, aboutissent aussi bien à la servitude politique qu'à la servitude économique.

Nous développerons et créerons des services publics,

Le socialisme consiste à s'emparer des moyens de production, à mettre en mouvement les moyens de production au bénéfice de la collectivité, des travailleurs...Nous demandons également la nationalisation du sol... Ce programme est précisément le contraire des principes de 89 qui garantissent la liberté, l'égalité, la propriété et la sûreté.

Nous étendrons et augmenterons la place de représentants du peuple dans la gestion des services publics.

Pour juger la morale des socialistes-collectivistes révolutionnaires, il ne faut jamais oublier qu'ils se considèrent comme des assiégeants de tout ce qui n'est pas à eux. Ils ont la morale des gens qui montent à l'assaut et se préparent au pillage. Leur demander des raisonnements qui se tiennent, quelque respect pour les faits, les idées, quelque franchise dans leur politique, c'est de la naïveté.

Les secteurs confiés au service public seront protégés de la libéralisation des marchés et de leur mise en concurrence.

N'est pas socialiste, à mon avis, quiconque n'accepte pas la substitution nécessaire et progressive de lapropriétê sociale à la propriété capitaliste. C'est dire qu'il ne saurait s'agir seulement de la transformation de ces trois catégories de moyens de production et d'échange qu'on peut qualifier de classique : le crédit ou la banque, les transports par voie ferrée, les exploitations minières.

Nous stopperons toutes les libéralisations entreprises notamment dans les secteurs du rail

Dans un régime de liberté du travail, la concurrence est économique : dans la société collectiviste, la concurrence sera politique; car ceux qui auront pour unique tâche d'imposer le travail aux autres auront tous les droits et leurs subordonnés auront toutes les sujétions, y compris la condamnation à la famine, s'ils sont récalcitrants.

Augmentation de l’ISF et de l’impôt sur les revenus du capital,

« Il faut le combler, ce gouffre effroyable. Eh bien! voici la liste des propriétaires fonciers: choisissez parmi les plus riches, afin de sacrifier moins de gens, mais choisissez, car ne faut-il pas qu'un petit nombre périsse pour sauver la masse du peuple? Frappez, immolez ces tristes victimes ! Précipitez-les dans l'abîme !... il va se refermer... vous reculez d'horreur?... Hommes inconséquents! hommes pusillanimes ! ne voyez vous donc pas qu'en décrétant la banqueroute, ou ce qui est plus odieux encore, en la rendant inévitable sans la décréter, vous vous souillez d'un acte mille fois plus criminel !... »

Mirabeau

Nouvelle cotisation sociale sur les revenus financie

Jules Guesde et ses amis comptent sur l'intelligence de leurs disciples pour comprendre cette doctrine simpliste. « Ceux qui possèdent plus que nous sont les voleurs, nous sommes les volés : tout est mal. Demain, nous serons les voleurs et eux les volés : tout sera bien. »

 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 17:36

Première idée : la création monétaire provoque de l'inflation

«L'inflation est toujours et partout un phénomène monétaire en ce sens qu'elle est et qu'elle ne peut être générée que par une augmentation de la quantité de monnaie plus rapide que celle de la production.» Milton Friedman

 

 

 

 

Les agrégats monétaires semblent être une méthode d'analyse des grandes tendances de l'économie. La théorie est la suivante. Avec le PIB, les agrégats monétaires progressent, (plus vite en général que le PIB car au fur et à mesure l'épargne augmente). Une hypertrophie de l'un de ces agrégats dénonce une possible bulle. Ainsi la crise de 2008 traduisait une trop forte épargne des entreprises : M3-M2. Aujourd'hui, en Europe, l'agrégat M1 est très important et pourrait annoncer une chute de l'Euro. La théorie de Jean-Pierre Chevallier stipule que l'accroissement de l'épargne M2-M1 des ménages, comme celle des entreprises diminue la croissance du PIB.

 

 

 

 

 

Examinons la situation européenne. Aujourd'hui, l'excédent commercial allemand semble participer à l'accroissement de la masse M1. En contrepartie, M3 augmente en proportion mais faiblement. M3-M2 ce dernier agrégat diminue. L'épargne des entreprises faiblit.

 

 

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 02:46

A l'heure où nombre de commentateurs émérites et cultivés, prédisent la fin du capitalisme, je me retourne sur les grandes réalisations du socialisme, philosophie qui permit de transformer le monde et de lutter contre les "dérives" du capitalisme. Je considère que ce socialisme, intrépide et contagieux, aux fondements solides et durables a forcément laissé derrière lui nombre de poussières radieuses et de bonnes influences qui ont permis à ce monde de contrer les violences bien connues du capitalisme libéral.

Je mets de côté cet accident qu'est le totalitarisme soviétique qui comme chacun sait n'a rien à voir avec la disposition essentielle à l'émancipation de l'homme qu'est cet inéluctable frémissement de liberté qu'est le socialisme. Hélas, je ne vois rien, n'en déplaise à Goucho, qui puisse justifier un tel engouement. Je ne vois rien de très positif... Le socialisme n'est qu'une aspiration, mais dans les faits je ne vois qu''inspirations néfastea et vaines réalisations... soutenues indirectement par le capitalisme. Le bonheur des peuples est inversement proportionnel à l'allégeance au socialisme.

 

 

socialisme-copie-1.png

 

Après avoir enfermé la Russie et les pays de l'est dans les ténébres, le socialisme a eu une grande influence sur les mouvements indépendantistes qui, au lieu de se contenter de mettre en place pas à pas un capitalisme libéral, se sont inspiré d'un socialisme éculé pour sombrer aujourd'hui dans les plus grandes difficultés. Ils se sont pris à rêver à une révolution universelle. Aujourd'hui, l'histoire pourait se reproduire en partie. Des opposants lors du printemps arabe semblent parfois se laisser influencer par la vacuité des sirènes anti(néo)libérales, ce qui les rend inopérant face aux machineries de l'islamisme. Le socialisme a offert en héritage aux pays délivrés du colonialisme les promesses les plus vaines. Sans le socialisme, ces pays s'en seraient beaucoup mieux sortis. Sans la vague antilibérale et désormais pétrie d'indignation, qui excuse même parfois les courants les plus liberticides, les opposants aux dictatures arabes et à l'islamisme auraient aujourd'hui quelque chose de plus solide à se mettre sous la dent pour sortir leur pays du marasme.

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