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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 20:26

Je gratte au fond de la cour de cette élection antilibérale quelques racines d'optimisme...Voici 3 points afin de panser provisoirement quelques plaies.

1. Reconnaissons que les amis de François Hollande ne sont pas des représentants de la gauche totalitaire: Manuel Valls, François Peillon, Serge Moscovici... Voilà qui est bon signe. Martine Aubry pourrait utiliser ses redoutables compétences à la promotion d'une gauche dure avec le ministère de l'intérieur pour éviter de faire trop de mal à l'économie. Les horaires des piscines ne pourraient être non pas une allégeance à l'Islam envahissant, mais plutôt une adaptation à la demande.

2. A propos de la nuit de la Bastille, les drapeaux algériens et palestiniens ne seraient pas le CQFD des constatations de Marine Le Pen, mais plutôt comme le disait Gilles Kepel ce matin sur France-Culture, une résurgence de la volonté de changement héritée du printemps arabe montrant que celui-ci est possible.

3. La normalité affichée de Hollande est un bon signe. On peut penser qu'un président au profil bas aura tendance à moins augmenter les prérogatives de l'Etat, à ne pas empiéter sur les libertés, à officier avec discrétion et à gérer ses dossiers avec sérieux et sans emphase, voire même à contre-emploi..

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 20:31

Quand on vit depuis des années sous le régime de Chavez, la possibilité d'avoir les résultats des votes rapidement, avec précision et sûreté, ainsi que l'image ci-dessous (du 8 mai) paraîssent extraordinaires.

"Un pays qui après une élection difficile est capable de se rassembler de cette façon, avec tous les symboles de respect de la République, est encore un pays qui a une certaine grandeur... Et chapeau bas à Sarkozy qui, après avoir donné un tel spectacle de lui-même lui coûtant l'élection, rappelle, au cas où le monde l'aurait oublié qu'il a toujours été un grand démocrate. Comparez ceci aux heures sombres de Chavez dans laquelle nous vivons aujourd'hui.... "

 

Daniel, français et vénézuélien, opposant farouche à Chavez. a soutenu Hollande...

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 10:52

Hollande a pu marquer les esprits lors du débat pour des raisons qui tiennent plus de la communication que de la politique. Il a slamé et sa pratique de l'anaphore lui a permis de marquer les esprits en appelant à un autre registre. Sa posture également a été plus solide que son adversaire (regard droit qui ne va pas chercher l'approbation des journalistes et plus grande immobilité qui donne plus de stature et évite le délitement en cas de difficultés). Néanmoins sa connaissance des dossiers m'a semblé faible à tel point que Sarkozy parfois l'a soulignée lourdement plutôt que de le suggérer (par le silence par exemple).

La publication d'une sobre déclaration des économistes libéraux dans le Wall-Street Journal me paraît pleine de bon sens. En supposant même que la politique de Hollande ne soit pas fondamentalement différente de celle de Sarkozy, il y a une autre raison pour laquelle il m'apparaît difficile de m'abstenir. Lors de l'entrée en fonction de Sarkozy, les présupposés et les clichés de gauche s'étaient un peu calmés dans les médias. Depuis les choses sont revenues en l'état et il faut à chaque fois décrypter les inférences des journalistes. La campagne a vu un véritable déchaînement de ce qu'on appelle parfois la propagande de gauche. J'ai de l'intérêt à écouter des penseurs de gauche comme Todd, Onfray et bien d'autres... voire même Badiou, mais j'ai plus de mal quand le moindre journaliste fait des inférences lourdes qui supposent le renforcement de l'état. Si la gauche a l'impression que la pensée unique est le libéralisme, j'ai le sentiment permanent du contraire. Oú est donc le tropisme?. Il me semble que Sarkozy, malgré son étatisme est un rempart face à ce déchainement constant. Mon expérience me fait croiser des jeunes qui apprennent à marcher sur la tête, qui pensent encore que ne pas trop travailler est une forme d'engagement politique, que le travail est l'expression même de l'exploitation de l'homme par le capitalisme, que l'entreprise privée le diable et Marx un penseur moderne. Je vais ainsi faire comme la grande majorité de mes compatriotes résidents en Suisse. Après avoir voté Bayrou, je vais voter pour le moindre mal, pour un altermondialiste de droite, pour le promoteur de la taxe Tobin, pour le traqueur d'exilés fiscaux, pour le protecteur des banques françaises et de leurs avoirs toxiques et bien d'autres horreurs... pour Sarkozy.

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 22:38

En appliquant les mêmes taux de report de voix qu'en 2007, les élections s'avérent serrées... On obtient ceci...


 

Téléchargez ce fichier excel et faîtes vous-même vos propres calculs en comparant avec 2007.

 

source

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 13:39

Voici un extrait du courrier des lecteurs à l'issue d'un article d'un journaliste libéral souhaitant de ses voeux la victoire de Hollande dans le Wall-Street journal. La tonalité des commentaires est convergente.

*Mon raisonnement est simple et j’ai même décidé de créer une nouvelle règle pour commémorer cette analyse, la “Règle ‘Richard Nixon’ de Désinfection” qui veut qu’il est préférable de laisser le parti de gauche gagner lorsque le parti supposément de droite n’a qu’un candidat étatiste.*

To the motto "liberté, égalité, fraternité" France can now add stupidité.

It sounds like the French have reached a critical mass of "takers," i.e. people who have no compunction about cannibalizing the nation if it means they are provided for. This kills any chance of real reforms, especially when it comes to things like labor regulation. I suspect that France, unfortunately, must bottom out further before standing a chance to repair herself. The next step will be to expropriate actual wealth from those who have it, not just the bulk of income from those who earn it. It's gonna get messy.

A horrific future of chaos and violence awaits them

If the French pick Sarkozy they will continue on their no-so-gentle glide slope down. If they pick Hollande they will simply crash sooner. This will have an effect on the entire European economy ranging from bad to severe. Since the German tax payers and industry can't hold up all of Europe THEY might choose to leave the Euro and go back to the DM - in which case the whole project will collapse..

So that's the political choice the French, and most other European voters are given: Weakness, or Socialism, or both


Sarkozy has done nothing in 5 years. He is simply another non-conservative, mouthing bromides to get elected. What a joke. More interested in photo ops and power than actually doing something intelligent. He will not be re-elected. Why vote for socialist light when you can have socialist heavy in the form of the mental degenerate Hollande and 'free' money for all ? Will he change his name to Muhammad perhaps to swing over the Islamicized French non-Republican voters ? Might as well get the bankruptcy process started early. Vote for Mo Hollande.

 

This article well reflects what a French friend wrote in relation to needed welfare cutbacks and the French election,
"...The other priority should be cutting back the obscene amount of money spent by the state to make people believe it really works (limousines, jets, official trips, summits, dinners, useless departments, etc)... But it is exactly what they have been reluctant to do. When he was elected in 2007, Sarkozy was expected to be a kind of Margaret Thatcher, at least enforce his strong economic and social measures. On the contrary, he kept backing up at the first sign of a protest, he did not suppress what the left had started before he was elected, did not fulfill his promises, he hired ex socialists or left wing people (he even married one, by the way). Paradoxically, opinion polls show that a majority of French people wish a right oriented policy, but they are so fed up with the dwarf (one of Sarkozy's knicknames) and so eager to get rid of him, that they are ready to elect the socialist loser, even if they don't like him."  

Alors Enfants de la Patrie, le Jour de Gloire et arrivé on Sunday!!
Mais oui, mais oui.
On Dimanche, you will be dreaming that you are in Fantasy Land, as you have for the last 40 years.
In a dream where there is no opportunity cost, everything is free, and where incentives play no role whatsoever. Francois Hollande will build upon this dream, you will see.
What will it take, Enfants de la Patrie, for you to wake up?

It sounds like the French have reached a critical mass of "takers," i.e. people who have no compunction about cannibalizing the nation if it means they are provided for. This kills any chance of real reforms, especially when it comes to things like labor regulation. I suspect that France, unfortunately, must bottom out further before standing a chance to repair herself. The next step will be to expropriate actual wealth from those who have it, not just the bulk of income from those who earn it. It's gonna get messy.

The big risk in this as in practically all French elections is that France will get the government the French deserve!

Au contraire, they are reading too much Paul Krugman. They ought to look at Venezuela, Argentina and Cuba. Then they need to decide if they want to “get real”. The French are fabulous at looking reality in the face and applying their famously foolish intellect make exactly the wrong choice.

Instead of a Napoleon or Hitler, Europe and more specifically France, are facing the excrement run-off of an ideology of entrapment which pitted the tyranny of bureaucracy against the freedoms of the individual. The tyrants were clever, but eventually they ran out of other people’s money. The real problem is that the citizens of France and Europe have just begun to wake up and are not fully cognizant of the dilemma which they have confined themselves too. On the other side of the wring are the bureaucrats, who like our democrats, have been telling lies so long they are beginning to believe them. Therefore, this French revolution is between the masses, ever more indignant at their learned serfdom situation and a monolithic authority whose position forces them to construct a wall of disbelief as to the upstart citizens who ungratefully should challenge the best years of their harness building. If this doesn't sound familiar, watch France and remember, these are the taxpayers who invented the guillotine. The modern world is a communications bazar which brooks no quarter for special anything. France has become the classic tyranny whose worth will soon be weighed in blood of its own making. Tragically, neither side has become aware of the socialist lie they live in so a logical extension of opinion must weigh France and Europe's fortunes within the weight of the blood they shed.

What we are watching is the death of socialism. Some skirmishes will be won by the other side, but those victories will be short lived. I say, Godspeed Hollande or even Melancon. Your victory will speed your demise.

 

I can only hope the the leftist party wins. Maybe after seeing a few implosions from following the "all our problems are because of the rich" crowd, our country will finally see the light.

I've long thought that the reason French intellectuals hate the United States is that the two countries are alike in so many ways. This article is another piece of evidence for my thesis. 

"Inside Mr. Hollande's gift bag: 60,000 new teaching jobs, new housing subsidies and rent controls, and increased public funding for small and medium enterprises. He would raise the minimum wage to €1,700 a month and enact a new law to prevent and fight layoffs. He also promises to reverse Mr. Sarkozy's most important domestic-policy victory: raising the retirement age to 62 from 60. "
Wow! That should hammer the last nail or two into France's coffin. No way the EU is going to survive the coming collapse of France... but we'll have a chance to pick up a nice chateau or two on the cheap!

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 17:22

Je suis régulièrement "Ce soir ou jamais". C'est mon Sitcom à moi, ma Commedia d'ell arte, avec des personnages relativement typés. D'un côté des gens de droite ou de non gauche font face à des gens de gauche serrés sur le banc de face. Parmi cette assemblée, on trouve toujours un philosophe, un écrivain ou un homme de théâtre. Il est rare que le théâtreux et le philosophe soient du côté droit du petit hémicycle. Souvent, un intellectuel de droite ou un libéral éminent se fait moucher par un histrion de gauche. C'est la règle de cette émission qui fait remonter en surface tous les clichés de gauche. Je me réjouis de constater souvent la bonne tenue des débats ou malgré l'outrecuidance de certains arguments, la plupart du temps, les participants conservent leur calme. J'ai noté deux moments frappants ces dernières semaines. Le premier, c'est la critique courageuse de Michel Onfray envers Mélanchon. Onfray a pris de la graine avec Camus. D'ailleurs, ses difficultés commencent avec cette interview où il lui est reproché de détruire l'icône Sartre et Simone de Beauvoir. Le second moment, c'est ce pied-de-nez au ronron de l'émission, quand on demande au comédien Pascal Elbé, ce qu'il pense des salaires des grands patrons. Sa réponse est inattendue. Tout juste s'il ne trouve pas cela normal. Mathieu Laine déclare tout surpris : "si cette émission n'existait pas, il faudrait l'inventer."

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 22:09

Les Français se plaignent parfois de ne pas savoir qui voter. Pour un électeur ancré à gauche, c'est l'embarras du choix. Il a devant lui toutes les nuances possibles des extrêmes au centre, sélectionnés aux petits oignons par les élus de la république : un véritable arc en ciel, de la dictature du prolétariat au centre gauche. 

Pour un libéral, le désabusement est puissant. Il n'y a aucun candidat qui porte un tant soit peu ses valeurs selon Mathieu Laine.

Alors les solutions envisagées sont les suivantes :

A l'issue de cette campagne, j'ai de la "compassion" pour Bayrou et Sarko, depuis que je vois la gauche sur un nuage, affichant au grand jour, toute sa batterie d'archaïsme et de clichés et omettant rarement de citer dans ses commentaires le méchant néolibéralisme. On peut mesurer la difficulté de passer entre les gouttes et d'appliquer des mesures libérales. Mais Sarkozy a gouverné au centre, poussant la gauche dans ses retranchements. Il n'a obtenu que l'ire de la gauche, un peu comme Giscard auparavant. Comme si en France, la seule solution était finalement de faire une rupture façon Thatcher, pour repousser la gauche vers le centre et la dépouiller de ses archaïsmes.

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 22:02

progr

Voici un programme d'inspiration libérale pour relancer l'économie française issue de l'excellent ilvre d'Alain Mathieu "Ces mythes qui ruinent la France"

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 22:17

Emmanuel Terray est un ethnologue de gauche. Il a étudié la droite afin d'essayer d'en déterminer le socle des idées de base. Son travail me paraît intéressant. Il permet de plus de voir dans le reflet de son étude, comment un homme de gauche discerne ce qui constitue les fondements de ses idées. Le modèle ci-dessous résume la vision de la droite et de la gauche exprimée par Emmanuel Terray.

 

Références : France-Culture, Atlantico...

Les caractéristiques des idées de droite sont la prédominance du réel et du présent, l'acceptation du monde tel qu'il est, le souci de la sécurité, l'hostilité de l'étranger, le goût pour la singularité. La droite aime les choses immuables, le pouvoir établi, la hiérarchie constituée. A l'inverse, la gauche est plus joueuse, exaltée par l'avenir. 

 "Les valeurs principales de la gauche sont le goût du changement et de la prise de risque, un penchant appuyé pour l'avenir plus que pour le présent".

A l'aune de la notion des forces spontanées, qui m'intéresse tout particulièrement, la droite semble utiliser la métaphore de l'arbre étendant ses racines, alors que la gauche, apprenti-sorcière, privilégie la table rase et les utopies de la terre brûlée.

Emmanuel Terray propose un bilan des apports positifs de la gauche : "Je suis convaincu que l’avènement de ce que Robert Castel a appelé la société salariale – une société de croissance, de plein emploi, de progrès du niveau de vie, de sécurisation des statuts pour les travailleurs – cette société construite par l’effort commun de l’aile réformiste du mouvement ouvrier et de la bourgeoisie éclairée, devait beaucoup à la pression extérieure exercée par l’aile communiste du mouvement ouvrier."

Le bilan me paraît bien maigre, sachant que les acquis sociaux, s'il en est, ont été mis en jeu par la plupart des pays, même sans grandes luttes politiques. De plus les ambitions de croissance, d'emploi, de progrès de niveau de vie sont des ambitions toujours portées par l'économie libérale.

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 21:07

Excellente émission de C dans l'air. Il faut un aéropage de quelques journalistes étrangers pour apprendre qu'il n'y a pas d'extrême gauche illuminée en Angleterre (grâce à Sophie Pedder qui a écrit l'article sur le déni français dans theeconomist), que le libéralisme est un des principaux moteurs de la démocratie espagnole, que Mario Monti applique les recommandations de la commission Attali initiée par Sarkozhy, que la dette, à l'inverse des affirmations de la campagne existe bel et bien. Les commentaires de l'émission sont une parfaite illustration de l'émission.

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