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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 00:01
Trouvé dans Marianne du 14 au 23 avril, dans un article intitulé "Le modèle suédois. Est-ce si formidable que cela?" , on y voit les rois du dialogue social, les syndicalistes suédois, source d'inspiration pour Ségolène Royal ne pas trop se formaliser d'inéluctables délocalisations...
"Lors de sa visite chez Ericsson, Ségolène Royal a pu constater avec un certain étonnement que la formule tenait toujours le cap. Interrogé sur les dizaines de milliers d'emplois supprimés en 2000 par le géant de la téléphonie, Bent Fogelberg, le délégué de Landsorganisationen iSverige (LO), l'unique confédération syndicale, lui a tranquillement expliqué que rien ne servait de lancer des grèves contre des délocalisations inéluctables. La priorité consistait plutôt à obtenir le reclassement des licenciés. Ce qui semble avoir été le cas pour 90% d'entre eux chez Ericsson."

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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 23:59

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29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 00:03
Les libertariens représenteraient 13 % environ de l'électorat aux USA (voir theeconomist).  Cet électorat pour 72% aurait voté Bush en 2000. Néanmoins pris dans les contradictions de la politique de celui-ci, il semble y avoir désormais un rééquilibrage dans l'autre sens puisque 59% d'entre eux auraient voté Kerry. "Libertarians apparently became disillusioned with Republican overspending, social intolerance, civil liberties infringements, and the floundering war in Iraq. If that trend continues into 2006 and 2008, Republicans will lose elections they would otherwise win."

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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 00:15
Jacques Marseille cite Frédéric Bastiat. C'est assez rare pour être remarqué! C'est la métaphore du commerce extérieur. Je ne l'ai pas trouvé chez Bastiat mais Yves Guyot l'a largement commentée. La sempiternelle balance du commerce serait une métrique attrape-nigaud!
"Il faut enfin rappeler cette fable que racontait l'économiste français Frédéric Bastiat dans les années 1840, qui résume tous les clichés que véhicule la position commerciale de la France. Il était une fois un capitaine au long cours qui acheta avec talent pour 1 million de francs de vin de Bordeaux pour l'exporter en Angleterre. La douane, vigilante, enregistra cette exportation pour 1 million. A Londres, la marchandise séduisit tellement les Anglais qu'ils en offrirent en livres sterling l'équivalent de 2 millions de francs. Bon commerçant, notre capitaine décida de les consacrer à l'achat de cotonnades qu'il choisit si bien que les fabricants de vêtements lui en offrirent 4 millions. Certes, notre capitaine avait fait fortune, mais il fut emprisonné pour cette activité coupable qui avait creusé le déficit commercial du pays de 3 millions de francs..."

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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 19:40
Cette élection est étonnante. La gauche archaïque est réduite à la portion congrue. Sarkozy fait le plein de ses voix. En assumant sa position à droite, il pousse la gauche dans ses retranchements. Celle-ci doit donc désormais se déplacer au centre... Devenir un peu plus social-démocrate et surtout un peu plus libérale. Les prochains quinze jours vont être à suivre avec attention. Dans cette perspective, on écoutera le Franc-parler sur France-Inter aujourd'hui. Une émission passionnante où les digues de la gauche semblent s'amollir. On y entendra un Kouchner ému et utopique. Kouchner se prend parfois les pieds dans le plat en critiquant le libéralisme et en réclamant plus d'état mais on lui pardonnera cette fois, empruntant le langage de ses adversaires comme pour mieux se faire comprendre. "Enfin, on va changer!" lance-t'il à la cantonnade. Gauche Totalitaire doit son nom de baptème aux archaïsmes de la gauche dénoncés par Jean-François Revel. Le rêve de Gauche Totalitaire, c'est aussi la modernisation de la gauche, le rapprochement de la gauche vers ce libéralisme qui faisait son histoire avant la naissance du socialisme. On est très loin de ce rêve impossible mais les choses peuvent un peu bouger ces jours-ci.
On lira avec intérêt l'analyse pertinente du francophile Daniel du lointain Venezuela, très impressionné par la qualité des graphiques et des données. Extraits...
"
The 2002 debacle is reverted, we know that 80% of France espouses strong democratic values and even when they want real reforms they want them in peace and democracy, be these reforms coming from the right or the left.... Thus if Royal does well in the debate I might find myself voting for her in two weeks while hoping that Sarkozy wins. But if she does not convince me I will find myself voting for Sarkozy hoping that her showing is good enough in the second round so that she will still be able to modernize the socialist party. In other words, if I vote for Sarkozy that might mean that he indeed will win by an 8 % margin." Traduction:
« La débâcle 2002 est oubliée, nous savons que 80% de la France embrasse des valeurs démocratiques fortes et même lorsqu'ils veulent de vraies réformes ils les veulent dans la paix et la démocratie, réformes venant de droite ou du gauche…. Ainsi si Royal se débrouille bien au cours du débat, je pourrais ainsi voter pour elle dans deux semaines tout en espérant que Sarkozy gagne. Mais si elle ne me convainc pas, je voterai pour Sarkozy espérant que son influence soit assez forte par la suite pour qu'elle puisse moderniser le Parti Socialiste...»

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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 00:17
On lira avec intérêt le livre de Victoria Curzon Price, libérale suisse, ex présidente de la société du Mont Pélerin.
Selon elle, le libéralisme est une lutte contre toutes les formes de clientélisme. Mme Curzon-Price explique le phénomène des patrons-voyous par un manque d'éthique des patrons profitant d'entreprise dont l'actionnariat est dispersé. Elle avance que l'entreprise n'étant pas toujours porté à la concurrence mais plutôt au lobbying, c'est à l'État de veiller à garantir la concurrence,
État dont il faut veiller pourtant à réduire l'ampleur sous peine de lavage de cerveau.
Voici son interview parue dans Bilan.
"Le Libéralisme: Pourquoi ça marche?"
par Victoria Curzon Price, 224 pages, Ed. Favre, 2007.

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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 00:07
Si la Chine accède au droit de propriété, c'est une avancée considérable.  Une étude réalisée par Hernando de Soto montre une corrélation statistique à 89 % entre le PNB par habitant et le respect des droits de propriété.

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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 13:13
Laurence Boone (Telos) fait une étude comparative des trois principaux  candidats à l'aune du libéralisme. La surprise est le faible score de Bayrou. Conclusion de l'auteur:
"le degré de libéralisme économique proposé par les réformes de nos candidats demeure très faible en regard des critères qualifiant un « libéral économique »"


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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 00:10

Voici un quadrant magique (rapidement ébauché) concernant les mystères de la campagne. Deux axes : le protectionnisme et son contraire, le libre-échangisme, de haut en bas le libéralisme et son contraire  : l'Étatisme. La variable "libéralisme" me paraît trop large pour comprendre les tendances de chacun même si le libre-échange est indissociable du libéralisme. Le protectionnisme a souvent un corollaire: le nationalisme. Dans le cas des candidats Bayrou et Royal, ils sont portés à l'étatisme, mais ne rejettent pas le libre-échange. La gauche a même une tradition antiprotectionniste avec Delors et Pascal Lamy (que Bayrou aimerait bien comme premier ministre), du point de vue des relations internationales, alors qu'elle est fortement étatique et régulatrice dans ses frontières. La droite d'inspiration gaulliste a une tradition étatique. De plus, avec Villepin, elle a provisoirement réhabilité le patriotisme économique. Quant à Le Pen, sur le papier et à l'intérieur des frontières, son programme est économiquement le moins étatique des candidats, mais il est à la fois très protectionniste et très nationaliste. (voir la critique de Garello)
La politique d'immigration poussée au maximum en est un exemple, le rejet de l'Europe un autre. Du point de vue de la liberté des moeurs, le programme de Le Pen est conservateur et antilibéral : abrogation de la loi sur l'avortement, contre le mariage homosexuel et la libéralisation des drogues...
Selon Nicolas Baverez ("Pourquoi je vote Nicolas Sarkozy"), "Les options autoritaires, protectionnistes et xénophobes promues par le leader du Front National parachèvent le divorce de la France d'avec le monde moderne."
On comparera les quatre programmes des candidats en cliquant sur ce lien. Un programme authentiquement libéral flirterait avec le coin en haut à droite de la figure ci-dessus, mais cela est une autre histoire.

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14 avril 2007 6 14 /04 /avril /2007 00:04
Un logiciel libre est comme une 2CV. On a accés à toutes les pièces. On peut monter son logiciel en kit en toute liberté. Le logiciel libre permet à l'ensemble des étudiants, des petites sociétés et parfois de quelques grandes sociétés de partir en sécurité, avec un minimum, sur les routes chaotiques de l'informatique. Bien sûr, il faut être un peu mécanicien. Le logiciel libre pour une entreprise peut être complexe à gérer car il est comme une voiture en kit que va monter l'entreprise pour améliorer sa productivité et rendre plus efficace ses procédures métiers. Un logiciel fourni par un éditeur de logiciel a pour ambition d'être une Formule 1. Nul besoin de regarder sous le capot, il est juste nécessaire de conduire au plus vite. Obtenir le résultat voulu au plus vite. 
En général tout État aime le logiciel libre. D'un point de vue politique, c'est tout bénéfice. L'État s'affranchit de la tutelle coûteuse des sociétés d'éditeurs logiciels, le plus souvent américaines comme Microsoft ou IBM. Politiquement, cela fait bon effet. Il devient plus flexible car il a toute la palette des "open-sources" qui s'offre à son choix. Il diminue son budget logiciel. En général, ses procédures sont plus lourdes et bureaucratiques pour obtenir un budget. C'est parfait!
Néanmoins il prend un risque, il lui faudra apprendre à gérer son logiciel, pièce par pièce. Un vrai mécano. Il se confronte à un danger plus insidieux: Celui de perdre de l'argent en coûts supplémentaires de main-d'oeuvre pour gérer son mécano logiciel. Pour un État, ce n'est pas trop grave, il a souvent à disposition de la main-d'oeuvre dont il n'aime pas se débarrasser. Dans le pire des cas, il devra faire appel à des consultants externes qui vont l'aider à gérer ses logiciels libres. Ainsi, le coût d'un logiciel libre peut s'avérer à long terme plus important que celui d'un logiciel d'un gros éditeur de logiciel. Prenons l'exemple d'un logiciel acheté 3000 €. Sur 3 ans, avec 20% de maintenance, ce logiciel reviendra à 3000+600x3=4800 €. Cette somme correspond à 4-5 jours d'un consultant externe. On peut espérer au minimum que ce logiciel bâti avec force investissements fera gagner plus de 5 jours de productivité en 3 ans. Ainsi les coûts apparents d'un logiciel informatique sont à considérer sur le moyen terme et non à l'achat. Le logiciel libre devrait ainsi être considéré comme n'importe quel logiciel sur le marché. Restreindre le choix de son logiciel informatique aux logiciels libres est dangereux pour la productivité à long-terme de l'informatique des États. Les sociétés privées qui ont une gestion informatique saine font des choix en fonction de leurs besoins et non en fonction de critères idéologiques ! Les États prennent ainsi le risque d'avoir des coûts informatiques importants à long terme et une productivité plus faible de leurs équipes.

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