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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 00:15

Un petit rappel sur Thanksgiving : Ce n'est pas le souvenir d'une bataille de sang, la célébration d'une guerre passée, la mort d'un illustre, le culte d'une personnalité, une fête religieuse... Non. Cela s'apparenterait à la célébration des droits de propriété...

"En 1620, la plantation de Plymouth était fondée avec un système des droits de propriété communaux. La nourriture et les approvisionnements étaient tenus en commun et distribués en se basant sur l'égalité et la nécessité déterminés par des fonctionnaires attachés à la plantation. Les gens reçevaient les mêmes rations qu'ils aient contribué à produire la nourriture ou non...."

"Confronté à la famine potentielle au printemps de 1623, la colonie a décidé d'implémenter un nouveau système économique. A chaque famille a été assignée une parcelle de terrain privée. Ils pouvaient alors garder tous qu'ils se sont développés pour eux-mêmes, mais désormais eux seuls étaient responsables de se nourrir.
Cette modification, Bradford a eu beaucoup de succès, parce que elle a rendu toutes les mains très productives, pour beaucoup plus de maïs planté. Donner aux gens des incitations économiques a changé leur comportement."

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 09:02


Le cycle de Doha est relancé. Les USA vont négocier avec l'administration Bush, plus ouverte au libre-échange que semble l'être Obama. Après les précédents échecs de Doha et la dernière crise des matières premières, pour theeconomist, ce serait une honte de ne pas aboutir.
"Farmers in emerging economies are victims without any say, as they are shut out of rich EU markets. If EU leaders defend protectionist farm policies in December, it will be more than a disappointment. It will be a cause for shame." TheEconomist.

On écoutera Pascal Lamy, hier sur France-Culture, plaidant pour plus d'ouverture des marchés et plus de protection sociale.

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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 09:18
Entendu hier chez FOG exprimé par Rocard et Pasqua que le détachement du dollar en 1971 du standard de l'or était une des raisons de la crise actuelle. Sur ce point, ils sont d'accord avec les libertariens comme Murray Rothbard.
"On l'a complètement oublié aujourd'hui, même parmi des économistes, que l'explication de Mises et l'analyse de la dépression ont gagné en reconnaissance à propos de la Grande Dépression des années 30 - la dépression même qui est toujours assignée aux avocats de l'économie de marché comme une unique et catastrophique panne du capitalisme de laissez-faire. Ce n'était pas le cas. 1929 a été rendu inévitable par la vaste expansion du crédit bancaire dans le monde occidental pendant les années 20 : Une politique délibérément adoptée par les gouvernements occidentaux, et d'une manière plus importante par la Federal Reserve System aux Etats-Unis. Ils ont été rendus possibles par le refus du monde occidental de retourner à un étalon or véritable après la Première Guerre Mondiale, et avoir de ce fait laissé plus de champ à des politiques inflationnistes des gouvernements. "

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 20:02
On trouvera ci-joint une tentative de classement des présidents américains citée par freakonomics.


Clinton et Carter sont assez loins. Reagan est dans les premiers. Coolidge, risée de la gauche américaine est 14ième. Obama aura du boulot pour arriver à la cheville de Kennedy. Les critères retenus étaient par exemple: expansion des libertés, politique économique... Bush est inclassable pour l'instant, si ce n'est en bas de classement, il ne peut que remonter un peu dans les années à venir.

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 00:12

Les nostalgiques de la grande époque qui annonce la fin du capitalisme (pas seulement financier) me font sourire. Il est difficile de mesurer les conséquences de la crise. Mais de là à annoncer la fin du capitalisme, il faut être un dangereux rêveur et avoir une imagination particulièrement malingre pour imaginer un avenir radieux après le capitalisme. Le sociologue Immanuel Wallerstein reste peu optimiste même s'il ose annoncer cette fin. "Je crois qu'il est tout aussi possible de voir s'installer un système d'exploitation hélas encore plus violent que le capitalisme, que de voir au contraire se mettre en place un modèle plus égalitaire et redistributif."  "Je crois qu'il est certain..." devrait-il dire...

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 00:19

L'économiste canadien Pierre Lemieux était à Genève pour une conférence sur les défaillances de l'état. Occasion de présenter son dernier livre "Comprendre l'économie". On trouvera une modélisation visuelle de sa vulgarisation de la théorie dite des choix publics. Extraits :
Le politicien veut payer moins, le bureaucrate veut obtenir plus. Un jeu de souque à la corde s’engage où les bureaucrates, qui disposent de l’expérience du terrain et de l’information, gagnent souvent. Les bureaucraties étatiques modernes sont en bonne partie incontrôlables...
Il importe de comprendre que la force des intérêts organisés vient essentiellement du pouvoir de l’État d’accorder des mesures protectionnistes, monopoles, subventions et autres privilèges. C’est pour obtenir ces avantages que les groupes d’intérêt s’engagent dans le lobbying, les campagnes d’opinion publique et d’autres moyens de pression.
Or, dans le marché politique, au contraire du marché ordinaire, rien ne pousse l’intérêt des producteurs à coïncider avec ceux des consommateurs.
...


Ce dessin résume me semble t'il la théorie des choix publis. Je l'ai réalisé avec un outil informatique de modélisation. Merci é Fabrice Copeau de l'avoir repris (mise à jour de 2012(

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 00:30
Finalement il n'y a qu'un capitalisme solide qui dans sa grande mansuétude puisse appliquer le socialisme. Cela a été vrai pendant un moment avec Freddie Mac et Fanny Mae. Cela comporte parfois des risques. Malheureusement, quand il y a des difficultés, le capitalisme a bon dos... Pierre Lemieux vient de publier sa propre explication de la crise économique actuelle sous le titre révélateur : "A crisis of global statism"
" C'est une vieille histoire : les interventions politiques passées créent les raisons des neuves... L'agitation financière actuelle est vraiment une panne de l'étatisme. Le socialisme a échoué à nouveau. Essayons le capitalisme."

Dans le même esprit, on lira l'explication de Guy Millière : "Le marché a toujours raison".

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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 00:09


" En dépit d'une hausse de population du monde de 2 milliards d'individus, le nombre de personnes vivant dans la pauvreté absolue a été réduit de 500 millions, de 1.9 à 1.4 milliard. Ceci signifie que 57.000 personnes par jour ont quitté la pauvreté extrême depuis 1981. Et la dernière décennie a été la plus avantageurse dans ce sens.". Bono, le chanteur du groupe U2 s'insurge  sur son blog contre le manque de connaissance de cette information capitale "It’s undeniable, there simply has been fantastic success and it’s a crime these breakthroughs against poverty aren’t better known. Can all of you out there in the blogosphere please focus on these statistics of success and help me understand why they aren’t better known?" Résumé de l'étude ici.

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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 09:06
Si le capitalisme libéral sert de tête de turc à la crise financière, il n'est pas pour grand-chose dans la crise actuelle. Fannie Mae est une créature hybride créée par le gouvernement de Roosevelt, Freddy Mac par le congrès en 1970. Ces entreprises, îlots "socialistes" à visage humain sont sponsorisés par le gouvernement. Le marché de la finance américaine est particulièrement contrôlé par l'État. Il n'est pas cette jungle que les Européens aiment à se représenter en pensant au capitalisme américain. Si le marché avait été derrière ces entreprises, elles auraient fait faillite depuis longtemps. Le sauvetage du gouvernement risque de créer un dangereux précédent qui annonce d'autres crises (Why the bailout is bad?). En effet, les preneurs de risque et actionnaires ne sont pas les payeurs mais l'ensemble des contribuables. Les gouvernements vont créer de la masse monétaire et donc plus d'inflation. Pour nous rassurer un peu, theeconomist pense que le plan mériterait néanmoins un peu de soutien, compromis acceptable pour éviter la crise. Il rappelle que la dépression de 29 supportait à l'époque 20% de chômeurs au lieu de 6% aujourd'hui. On s'étonnera que la plupart des politiques en appelle à plus de régulation. Les gouvernements ne se gênent en aucune manière pour réguler le marché de la finance, lorsqu'ils y voient un avantage. (If regulation is the answer, why didn't it help?) Le marché financier depuis 50 ans, l'illustre (how to create a crisis?).

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 07:53
Depuis plusieurs années, je suis admiratif des qualités de l'enseignement ici à Genève. Chaque canton étant indépendant de ce point de vue, il est difficile de généraliser à l'ensemble de la Suisse. L'enseignement dans les collèges est de bonne qualité. La Suisse a une capacité d'intégration grâce à lui tout à fait remarquable.Les Suisses sont très rares au sein des classes oú on croise le monde entier. Depuis nombre d'années, je me régale des merveilleuses histoires que me rapporte mon amie professeure exercant dans deux établissements variés. Résilience dirait Boris Cyrulnik. En effet, à cet âge, un enfant peut se retourner du jour au lendemain. Rien n'est joué et mon amie me décrit les fréquents déclics qui lui semble s'opérer au sein de jeunes élèves qui étirent un ennui sans nom au cours de leur scolarité. Ici, les classes sont dites hétérogènes, on aime à mélanger les "bons" et les "mauvais". Au final, la moyenne conjuquée des établissements hétérogènes est meilleure, les bons stimulant voire même coachant les moins bons. Mon amie, les larmes aux yeux, me raconte les immenses progrés d'un jeune handicapé (atteint d'une maladie dégénérescente ) qui se plaît à avoir parfois les meilleures notes de la classe, tellement la présence des autres le pousse à aller de l'avant alors qu'il ne lui reste pas plus de dix ans à vivre. (Eh oui, les handicapés sont admis dans ces classes).
J'attribuais cette qualité à un engagement de tous les instants aux raisons suivantes:
1. Très peu de personnes exercent des postes administratifs. La plupart des personnes appartenant au système éducatif enseignent quelques heures
2. Une grande souplesse car les professeurs ont deux matières à leur actif
3. Une volonté forte de ne laisser personne sur le bas-côté
4. Des possibilités nombreuses  et valorisées d'apprentissage
Hélas, cette belle construction va subir quelques coups sérieux.
. Nomination de gratte-papiers à la solde de la direction générale et avec des salaires conséquents à la tête des écoles primaires
. Dévalorisation déguisée de l'apprentissage
. Suppression des classes hétérogènes en nivelant celles-ci
Charles Beer, l'artisan de cette réforme est membre du parti socialiste genevois. A sa décharge, une initiative populaire, portée par l'inquiétude des parents, allant dans le sens d'une notation précoce et d'une sélection plus rigoureuse des élèves lui sert de prétexte. S'il veut se faire réélir, il n'a pas le choix.

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