Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
Avec la crise, le libéralisme est la tête de turc des langoureux de la réglementation; des rêveurs de lois à multi-têtes de chapitre, d'emphases juridiques avec
floraison de notes de bas de page, d'algorithmes logorrhiques à désambigüiser les cas épineux et de systèmes à noyer les effets de bord. Les amoureux d'un libéralisme modéré qui s'accommodent d'un
état qui serait peu interventionniste "stratège, léger et fin régulateur" ont eux découvert leur tête de turc : c'est Hayek. C'est Milton Friedmann avec la soi-disant thérapie de choc dont
l'a affubé N. Klein, c'est Greenspan, hypnotisé par la trop extrême Ayn Rand. Bref c'est le néolibéralisme et ses figures de proue: L'école "allemande", selon Slama pour ne pas désigner l'école
autrichienne... Malgré ses points très discutables qui sont représentatifs de la grande confusion intellectuelle sur l'explication de la crise, l'émission est passionnante. On y trouve des citations intéressantes. A réécouter ici. (à partir de 35mn). J'ai apprécié notamment la définition de A.G Slama. "Le libéralisme se définit contre
l'ordre moral, il s'agit de faire confiance à l'individu pour distinguer entre le bien et le mal. C'est un mode d'organisation qui privilégie la liberté de l'individu à condition qu'il ne soit pas
enfermé dans des groupes, il n'y a pas de fin dernière, ce n'est pas une idéologie..."
Jeu 30 avr 2009
3 commentaires
L'ultralibéralisme n'est pas une solution, bien au contraire. Voici ce qui ce passe, pendant que vous vous pavanez en pleine crise de votre système:
La France qui ferme
Par Nicolas Dupont-Aignan le samedi, mai 9 2009, 12:09 - Lien permanent
Un patron d’une entreprise textile de Castres a récemment proposé à 9 salariés un reclassement en Inde pour 69 € par mois. Le PDG de la Société CARREMAN s’en explique dans la Dépêche du Midi en indiquant que sa provocation vise à dénoncer la loi qui oblige une entreprise qui dispose d’autres sites de production à y proposer à un salarié licencié un reclassement. Tous les syndicats et les partis politiques ont protesté, indignés.
Mais pourquoi ne protestent-ils pas tous les jours contre le système de libre-échange déloyal qui provoque ce type de délocalisation ?
L’indignation générale porte sur l’effet mais pas sur la cause, que la société française refuse de voir en face !
Quand il y a des années, je mettais en garde contre le cataclysme économique et social entraîné par la concurrence totalement déloyale des pays émergents que des multinationales maintiennent pour bénéficier de conditions de production sans égal, on me regardait de travers et les bien-pensants expliquaient doctement que les délocalisations ne représentaient qu’une très faible part des suppressions d’emplois.
Aujourd’hui, avec la surévaluation de l’euro, la crise du crédit et la récession, le dumping monétaire sans précédent de la Chine et l’accroissement permanent des charges sur les entreprises de notre pays, le phénomène prend une ampleur inégalée.
Dans toute la France, des usines et même maintenant des centres de service délocalisent.
Les conséquences économiques deviennent insupportables :
* Déficit colossal du commerce extérieur,
* Amputation de la consommation des ménages qui fait boule de neige,
* Perte de savoir-faire industriel,
* Augmentation des dépenses sociales pour amortir la baisse du niveau de vie des salariés privés d’emploi dans des zones géographiques particulièrement touchées.
Quand les responsables politiques de notre pays prendront-ils conscience qu’il n’y a pas de nation libre et prospère sans une base productive diversifiée et innovante ?
Quand mettrons-nous enfin en place une autre politique européenne, seul moyen de rétablir par la préférence communautaire la loyauté des échanges ?
Quand l’Europe réagira-t-elle au dumping monétaire de la Chine, des Etats-Unis et même maintenant de la Grande-Bretagne ?
C’est l’enjeu majeur du débat européen, que les sortants de l’UMPS et leurs alliés centristes font tout pour accaparer en étouffant les voix dissonantes : ils entonnent le discours du changement à l’endroit d’un système dont ils sont non seulement collectivement responsables, mais qu’ils n’ont aucunement le pouvoir (à cause des traités qu’ils nous ont imposés), ni l’intention, de bouleverser. Comme en 2005, les Français doivent se mobiliser dans les urnes pour obliger leurs élites à cesser ce mensonge permanent. Avant qu’il ne soit vraiment trop tard…
La France qui ferme
Par Nicolas Dupont-Aignan le samedi, mai 9 2009, 12:09 - Lien permanent
Un patron d’une entreprise textile de Castres a récemment proposé à 9 salariés un reclassement en Inde pour 69 € par mois. Le PDG de la Société CARREMAN s’en explique dans la Dépêche du Midi en indiquant que sa provocation vise à dénoncer la loi qui oblige une entreprise qui dispose d’autres sites de production à y proposer à un salarié licencié un reclassement. Tous les syndicats et les partis politiques ont protesté, indignés.
Mais pourquoi ne protestent-ils pas tous les jours contre le système de libre-échange déloyal qui provoque ce type de délocalisation ?
L’indignation générale porte sur l’effet mais pas sur la cause, que la société française refuse de voir en face !
Quand il y a des années, je mettais en garde contre le cataclysme économique et social entraîné par la concurrence totalement déloyale des pays émergents que des multinationales maintiennent pour bénéficier de conditions de production sans égal, on me regardait de travers et les bien-pensants expliquaient doctement que les délocalisations ne représentaient qu’une très faible part des suppressions d’emplois.
Aujourd’hui, avec la surévaluation de l’euro, la crise du crédit et la récession, le dumping monétaire sans précédent de la Chine et l’accroissement permanent des charges sur les entreprises de notre pays, le phénomène prend une ampleur inégalée.
Dans toute la France, des usines et même maintenant des centres de service délocalisent.
Les conséquences économiques deviennent insupportables :
* Déficit colossal du commerce extérieur,
* Amputation de la consommation des ménages qui fait boule de neige,
* Perte de savoir-faire industriel,
* Augmentation des dépenses sociales pour amortir la baisse du niveau de vie des salariés privés d’emploi dans des zones géographiques particulièrement touchées.
Quand les responsables politiques de notre pays prendront-ils conscience qu’il n’y a pas de nation libre et prospère sans une base productive diversifiée et innovante ?
Quand mettrons-nous enfin en place une autre politique européenne, seul moyen de rétablir par la préférence communautaire la loyauté des échanges ?
Quand l’Europe réagira-t-elle au dumping monétaire de la Chine, des Etats-Unis et même maintenant de la Grande-Bretagne ?
C’est l’enjeu majeur du débat européen, que les sortants de l’UMPS et leurs alliés centristes font tout pour accaparer en étouffant les voix dissonantes : ils entonnent le discours du changement à l’endroit d’un système dont ils sont non seulement collectivement responsables, mais qu’ils n’ont aucunement le pouvoir (à cause des traités qu’ils nous ont imposés), ni l’intention, de bouleverser. Comme en 2005, les Français doivent se mobiliser dans les urnes pour obliger leurs élites à cesser ce mensonge permanent. Avant qu’il ne soit vraiment trop tard…
NDA - le 11/05/2009 à 17h52
Salut t'es où ???
Toréador - le 13/06/2009 à 14h27
Heureusement qu'il y a des intellectuels sérieux qui connaissent un peu la pensée libérale. Slama en est de toute évidence.