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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
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  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 18:33

"Le taux de pauvreté suédois peut très bien être trop élevé, mais à 1,2%, aucun pays européen a un niveau inférieur. La moyenne dans l'Union européenne est de 8,8%. Si la pauvreté est la cause des émeutes, presque toutes les villes sur le continent aurait été brûlées avant Stockholm."

Ainsi Johan Norberg tente de comprendre les raisons des émeutes qui se sont déroulées en Suède.
"Dans ce pays, les inégalités sont faibles, les prestations sociales sont généreuses, et les écoles, les universités et les soins de santé sont gratuits. C'est une société dans laquelle vous n'êtes pas pauvres parce que vous ne travaillez pas." 


 Alors, d'où vient le problème ?


"Il y a un aspect du modèle social suédois que le gouvernement n'a pas osé toucher : la forte protection de l'emploi. Selon la loi, la dernière personne à être embauchée doit être la première personne à être licencié. Et si vous employez quelqu'un plus de six mois, le contrat est automatiquement rendu permanent. Un système destiné à protéger les travailleurs condamne le jeune à une succession de contrats à court terme. Le salaire minimum en Suède - environ 70 pour cent du salaire moyen - est de facto très haut et induit des chômeurs dont les compétences sont moindres. La Suède a le moins d'emplois à bas salaires en Europe. Seulement 2,5% des emplois suédois sont de bas niveau, par rapport à une moyenne européenne de 17%.
Si vous ne recevez jamais votre premier emploi, vous n'avez jamais à acquérir les compétences et les expériences qui vous donneraient le deuxième et le troisième emploi. La Suède a généreusement accueilli des immigrants dans ses frontières.
Mais il y a une autre frontière - autour de son marché de l'emploi - et elle est un bastion.
Le résultat ? Des jeunes hommes qui n'ont rien à faire et rien à perdre, qui se tiennent dehors, avec un sentiment de dévalorisation, d'humiliation et d'ennui. Ce n'est pas la première fois qu'une telle situation se termine dans la violence. Lorsque cela se produit en Suède, cela choque la gauche. Cela montre que l'argent n'est pas tout. Un gouvernement peut vous fournir des biens et services, mais pas l'estime de soi et le respect d'autrui. Un gouvernement ne peut répondre à tous vos besoins matériels, mais il ne peut pas vous donner le sentiment de ce que vous avez accompli vous-même."

Si vous parlez avec Goucho, il vous expliquera doctement que les émeutes en Suède sont le fait du libéralisme qui engendre pauvreté et inégalités.

Cela tombe bien, je croise Mohamed, beur d'origine marocaine qui ne veut plus retourner chez lui en France. Il dit que là-bas, il détonnerait. D'abord, ce qu'il adore c'est travailler : il n'aime pas les vacances. Il faut dire que cet ancien trader de formation a commencé comme garçon de café en Suisse. Mais il a fait preuve d'une tel dynamisme que ses patrons l'ont rapidement augmenté et lui ont demandé d'animer et de réorganiser d'autres établissements dont ils avaient la charge. "Si je retourne en France avec ma volonté de bosser et qu'en plus (avec mon origine), je leur explique comment faire du business, je suis mort..."

 Heureusement qu'il reste quelques pays plus libéraux que d'autres, pour laisser leur chance à des garçons de talent comme Mohamed.

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Published by Le crédule libéral - dans actualités
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Goucho 14/12/2013 18:40



R.Deschamps 13/12/2013 20:27


Il y a chez vous un certain renversement des valeurs. Vous dites que l'interventionnisme systématique est un totalitarisme, alors que le libéralisme, qui offre toute liberté à l'individu, est le
système le moins liberticide qui soit. Pourtant, dans un système de plus en plus libéral, jamais les individus n'ont été autant déterminés et aliénés. Car quand le marché libre dysfonctionne, ou
pire, n'existe pas, on se retrouve en face d'un des pire totalitarisme qui soit : le totalitarisme du secteur privé, qui cherche à tout prix à influer sur nos choix. J'en veux pour preuve les
utilisations terrifiantes de la neurobiologie dans le domaine de la publicité, qui cherche à influencer le comportement humain de la pire des manières.


Les marchés financiers ont tout pouvoir actuellement : l'état est surendetté, et les impots des uns font les intérêts des autres. Les créanciers sur le marché obligataire empruntent à des taux
absolument indécents (taux d'intérêt à deux chiffres pour certains pays)


Quant à l'idée que vous avez du salaire minimum, il est bien entendu faux, puisque c'est lui qui est le garant de la consommation des ménages. Une absence de salaire minimum, et c'est la garantie
d'une diminution des salaires - et des heures travaillées - pour les travailleurs pauvres, ie une baisse de la consommation. Dans une situation de décroissance comme la notre, cela aurait un
effet désastreux sur le PIB et aurait pour effet secondaire d'augmenter le chômage. Résorber le chômage d'un côté avec la flexibilité du travail, pour l'augmenter indirectement par une chute de
la consommation... Pas si brillante que ça l'idée.


Mais surtout, le libéralisme a permit aux marchés financiers une énorme liberté d'action. Depuis l'application de l'idéologie néolibérale (Règle des 3D, etc.) nous avons à faire face à des crises
financières d'une régularité inébranlable et d'une intensité croissante. Bulles spéculatives, consommation basée sur le crédit, et croissance folle des inégalités dues aux bonus et aux primes
toujours plus grands octroyés aux traders. Sans parler des banques, qui utilisent l'épargne des ménages pour spéculer (mais au fait, a t-on demandé aux individus - sois disant libres - s'ils
étaient d'accord pour qu'on utilise leur épargne de cette façon ? ) sur les marchés financiers. Quelle brillante idée que celle du décloisonnement. Si les banques font faillite, l'épargne des
ménages s'évapore.


Et la mondialisation du secteur financier est l'idée ultime. En possédant des créances d'à peu près tous les états européens, les banques s'assurent que si un état fait faillite, le système
financier global sera en proie à une grave instabilité.


Sortez de l'idéologie, plongez dans le concrêt : les faits sont têtus (cf Olivier Berruyer) et ne vous donnent pas raison.


Maintenant, si vous voulez mon opinion sur F. Hollande, c'est un libéral de plus, un éminant membre de la droite complexée, qui a abandonné la Gauche Keynésienne au profit de l'idéologie
Néoclassique /Néolibérale, et qui défend avec acharnement les intérêts du capital.

Lecreduleliberal 19/05/2014 20:25

Cher M Deschamps
Merci pour votre message. Mais vous parlez de renversements des valeurs. Il me semble que si un renversement des valeurs a eu lieu depuis 20 ans, il s'est produit par le fait que le libéralisme est honni et considéré comme le responsable de tous les maux. Il est bon de revenir aux sources, je tente parfois de le faire en renversant la pensée commune de gauche (et souvent de droite) qui consiste à considéré la finance et le capital comme entièrement responsable, dédouanant les Etats et nos gouvernants. Mais cette histoire est la même depuis toujours, les états fustigent les financiers. La gauche fustige les financiers et le capital et n'a pour recette que plus d'état et de servitude. Le libéralisme dont vous parlez n'a rien à voir avec celui dont je parle, mais les dégats sont les mêmes. Certains en arrivent à rendre responsable le capitalisme avant de remonter dans leur voiture qui n'es pas un 4x4, mais une cylindrée plus modeste peut-être. Merci de votre message, il résume tous les faux semblants qui me semblent entendre sur Arte ou dans la bouche de mes amis. Il existe d'autres écoles de pensée qui vous expliqueront la crise d'un point de vue que le point de vue Keynésien. Si les financiers ont sans doute largement débordés de leurs prérogatives, ils ne sont pas les seuls. Hollande n'a rien d'un libéral. Il a augmenté les impôts d'un facteur important et créé 500000 chômeurs. Si Hollande a déserté la gauche, opinion commune de tous les gens de gauche, c'est que s'il veut améliorer le chômage, il est obligé d'utiliser les recettes classiques. Mitterrand a fait pareil après 3 ans de gauche. C'est inéluctable ou alors on rentre dans un processus de type Vénézuela. Obama est un bon serviteur des banquiers américains, sans doute Hollande l'est-il. C'est un capitalime certes, un capitalisme de connivence, un grand classique, un moindre mal parfois, mais ce n'est pas du libéralisme.
Je ne peux pas vous répondre point par point, mais votre message résume tout le combat (en parlant comme un militant de gauche) de ce blog.
Au plaisir

lonis 21/11/2013 14:18


Je vis en Tunisie après avoir vécu en France. C'est toujours ce que j'ai pensé, la France n'aime pas les gens qui travaillent, qui ont du talent et qui veulent réussir