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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
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  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 22:57

 

Après avoir lu le programme de Mélanchon, je me suis amusé à lui opposer des citations du livre de Yves Guyot, rare politique qui a entrepris à la fin de XIXème de démonter la mécanique du socialisme. Très vite, il lui est apparu que les fondements de cette doctrine ne pouvaient mener qu'à la dictature ou à la paupérisation. Il a toujours considéré que le socialisme était une régression de la société et la négation des principes de la révolution de 89. A ce propos, Mélanchon admirateur de Robespierre et de la révolution de 1793 ne pourrait le démentir..... Retour aux sources.

 

Programme de Mélanchon

Extraits de la comédie socialiste d'Yves Guyot 1890

Dans les entreprises. Il veut abolir la précarité et prône une augmentation des salaires et des retraites, le droit au logement pour tous, la défense d’une vraie protection sociale, des services publics consolidés et étendus.

Nous sommes volontiers mélodramatiques dans nos conceptions politiques, et nous nous enivrons d'enthousiasme pour telle ou telle journée révolutionnaire, parce que nous sommes séduits par la mise en scène de l'action. Quant au résultat, nous nous en inquiétons moins.

Il propose une véritable réduction du temps de travail

Il ne faut pas travailler, parce que si un ouvrier, si
un maître d'atelier produisent trop, ils diminuent la part d'ouvrage des autres.

Jules Guesde et ses amis leur disent : —Ne travaillez pas. Mettez-vous en grève. Votez pour nous et nous garantissons votre bonheur.

 

D'après les promesses des chefs du collectivisme, il représente : Un état de société où nul ne travaillera que sur la réquisition de ses ennemis et où nul ne recevra que par la faveur des gouvernants.

Smic à 1 700 euros brut par mois pour 35 heures

Instauration d’un salaire maximum pour toutes les entreprises

Droit au travail, à l’emploi et au repos

C'est un spectacle navrant que de voir certains ouvriers se figurer qu'ils marchent en avant quand ils ont les yeux fixés sur un idéal du moyen âge; qu'ils sont « avancés », alors qu'ils sont aussi rétrogrades que le moine qui voudrait nous ramener au bon temps de l'Inquisition; qu'ils veulent vivre en hommes libres, alors qu'ils demandent la reconstitution du servage de l'homme sous la tyrannie de la corporation; qui, dans leur aberration, au moment où ils évoquent à grands cris toutes sortes de droits, veulent supprimer pour l'homme le droit de vivre en travaillant; qui sont dans un tel aveuglement qu'ils appellent leurs ennemis ceux qui leur signalent les contradictions où ils tombent, les déceptions qu'ils se préparent et les cataclysmes dans lesquels ils précipiteraient eux et leurs compatriotes, s'ils pouvaient entraîner la foule dans leur démence où se mêlent, d'une manière si caractéristique, le délire de la persécution et le délire persécuteur.

 

Dans le travail servile, la tâche est imposée d'autorité : l'individu doit l'accomplir par crainte d'un châtiment.

Dans le travail libre, l'individu choisit la tâche qui lui convient, et il l'accomplit librement en vue d'un gain, déterminé par la loi de l'offre et de la demande. La société collectiviste supprimant la rémunération débattue et consentie, le travail ne peut y revêtir que la forme du travail servile.

Élargissement des droits sociaux aux jeunes majeurs

Ne croyez pas que l'Etat soit fait pour donner du bonheur, pour garantir de la richesse. Sachez bien que le gouvernement ne peut enrichir les uns qu'en dépouillant les autres. Il a des missions strictement déterminées. Ne faites pas comme les rajahs de l'Inde et les tyrans orientaux toujours prêts pour l'inutile et jamais pour le nécessaire.

Le droit à la retraite à 60 ans à taux plein

M. Leydet demanda que l'Etat vint au secours de tous les vieillards n'ayant pas de moyens de subsistance acquis. Il fait participer à cette charge pour moitié les départements et les communes : mais ce seront toujours les contribuables qui la supporteront.

A combien se monteront ces charges? Ces évaluations varient autant que les systèmes. L'expérience de la loi de 1853 sur les retraites nous permet d'affirmer qu'elles seront toujours au-dessous de la réalité. On va de 100, de 180 millions à 500 ou 600 millions. Ces clliffres n'ont, en réalité, d'autre mérite que la fantaisie du législateur.

Mais le législateur ne pourra s'arrêter. L'expérience qu'il tente l'engage pour l'avenir. Il crée une nouvelle dette viagère; il ajoute des créanciers à tous ceux qui obèrent déjà l'Etat; il prend des engagements, tels que s'il les trouvait un jour trop onéreux, il ne pourrait s'y dérober sans être, ajuste titre, accusé de banqueroute.

On a beaucoup parlé de solidarité, à propos de ce projet. Je ferai observer à M. Bourgeois que la solidarité obligatoire qu'il impose aux contribuables n'a point pour résultatde développer leurs vertus morales :la contrainte provoque la résistance chez ceux qui sont forcés de payer; la proclamation du droit à l'assistance développe l'esprit de mendicité chez ceux qui se croient appelés à recevoir.

Aucun salarié ne touchera de retraite inférieure au Smic.
Le financement des retraites sera assuré en particulier par une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises, au même taux que les cotisations employeurs sur les salaires.

Si les collectivistes arrivent jamais à conquérir le pouvoir, ils institueront un régime qui constituera :

1° Les travaux forcés pour les uns,

2° Les loisirs pour les autres.

Pour les uns et pour les autres, à l'état permanent, la guerre sociale.

 

Éradiquer la pauvreté !

En réalité, entre les prétentions des socialistes et leur caractère réel, il y a contradiction complète, à commencer par leur titre même; car, comme nous venons de le démontrer, ce sont, des antisociaux. Ils se prétendent égalitaires, et ils emploient tous leurs efforts à constituer des inégalités. Ils réclament la liberté pour eux, mais dans le but d'opprimer les autres et eux-mêmes réciproquement. Ils se prétendent « avancés », et les procédés qu'ils proposent aboutissent à frapper d'arrêt de développement ceux à qui ils s'appliquent; et l'idéal qu'ils nous offrent c'est la régression vers des civilisations passées.

Le logement locatif social sera reconnu comme le logement universel accessible à tous.

 

Nous interdirons les expulsions locatives de toute personne et famille en difficulté économique et sociale

Pour favoriser l’accès au logement dans le parc privé, nous upprimerons la caution.

 

Nous bloquerons les loyers

dans le public et encadrerons leur évolution dans le privé par le plafonnement des prix à la vente et à la location

M. Léon Say termina son discours en leur disant ;

« Déclarez que vous êtes avec nous pour honorer 1789 n'en reniez pas les grands principes et nous serons d'accord ! Cet accord ne durera peut-être pas longtemps, mais ce n'en sera pas moins pour moi un très grand plaisir. »

M. Vaillant répondit à cet appel par la déclaration suivante :

« Nous voulons la suppression du régime capitaliste et l'avènement d'une société égalitaire dans laquelle les classes soient abolies et le privilège de la grande propriété individuelle supprimé. »

Nous appliquerons la loi de réquisition des logements vacants

Si le vol est un crime, comment M. Jules Guesde et ses amis présentent-ils comme vertueuse l'expropriation violente qu'ils réclament? Cette « expropriation sans indemnité » s'est appelée vol jusqu'à présent.

D'après M. Guesde, est-ce que le vol ne serait une action blâmable que lorsqu'il est commis isolément? Le vol serait-il une action vertueuse s'il est opéré collectivement?

Nous abrogerons les lois de libéralisation du rail.

Le socialiste dit et répète que la Société — par un grand S régira la production et la répartition des produits et des services. Mais qu'est-ce que la Société? Nation, État? quoi donc! des hommes, des gouvernants, des administrateurs, un césar, un basileus, un khalife, concentrant tous les pouvoirs dans ses mains! sinon, un comité, expression d'un parti, parvenu au pouvoir par la force des à-coups électoraux? D'où cette conséquence : c'est que les gens qui attribuent tous les maux à la concurrence économique y substituent la concurrence politique la plus acharnée et, par la force des choses, aboutissent aussi bien à la servitude politique qu'à la servitude économique.

Nous développerons et créerons des services publics,

Le socialisme consiste à s'emparer des moyens de production, à mettre en mouvement les moyens de production au bénéfice de la collectivité, des travailleurs...Nous demandons également la nationalisation du sol... Ce programme est précisément le contraire des principes de 89 qui garantissent la liberté, l'égalité, la propriété et la sûreté.

Nous étendrons et augmenterons la place de représentants du peuple dans la gestion des services publics.

Pour juger la morale des socialistes-collectivistes révolutionnaires, il ne faut jamais oublier qu'ils se considèrent comme des assiégeants de tout ce qui n'est pas à eux. Ils ont la morale des gens qui montent à l'assaut et se préparent au pillage. Leur demander des raisonnements qui se tiennent, quelque respect pour les faits, les idées, quelque franchise dans leur politique, c'est de la naïveté.

Les secteurs confiés au service public seront protégés de la libéralisation des marchés et de leur mise en concurrence.

N'est pas socialiste, à mon avis, quiconque n'accepte pas la substitution nécessaire et progressive de lapropriétê sociale à la propriété capitaliste. C'est dire qu'il ne saurait s'agir seulement de la transformation de ces trois catégories de moyens de production et d'échange qu'on peut qualifier de classique : le crédit ou la banque, les transports par voie ferrée, les exploitations minières.

Nous stopperons toutes les libéralisations entreprises notamment dans les secteurs du rail

Dans un régime de liberté du travail, la concurrence est économique : dans la société collectiviste, la concurrence sera politique; car ceux qui auront pour unique tâche d'imposer le travail aux autres auront tous les droits et leurs subordonnés auront toutes les sujétions, y compris la condamnation à la famine, s'ils sont récalcitrants.

Augmentation de l’ISF et de l’impôt sur les revenus du capital,

« Il faut le combler, ce gouffre effroyable. Eh bien! voici la liste des propriétaires fonciers: choisissez parmi les plus riches, afin de sacrifier moins de gens, mais choisissez, car ne faut-il pas qu'un petit nombre périsse pour sauver la masse du peuple? Frappez, immolez ces tristes victimes ! Précipitez-les dans l'abîme !... il va se refermer... vous reculez d'horreur?... Hommes inconséquents! hommes pusillanimes ! ne voyez vous donc pas qu'en décrétant la banqueroute, ou ce qui est plus odieux encore, en la rendant inévitable sans la décréter, vous vous souillez d'un acte mille fois plus criminel !... »

Mirabeau

Nouvelle cotisation sociale sur les revenus financie

Jules Guesde et ses amis comptent sur l'intelligence de leurs disciples pour comprendre cette doctrine simpliste. « Ceux qui possèdent plus que nous sont les voleurs, nous sommes les volés : tout est mal. Demain, nous serons les voleurs et eux les volés : tout sera bien. »

 

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Published by Le crédule libéral - dans fondations
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