Partager l'article ! Lorsque François Hollande taillait des croupières au libéralisme: Rue89 se délecte d'un article de François Hollande écrit en 85, « Un mé ...
Rue89 se délecte d'un article de François Hollande écrit en 85, « Un mélo de série B » : quand Hollande se payait Guy Sorman, qui taille des croupières au libéralisme proné par Guy Sorman. Hollande fait mouche grâce à son sens de l'humour et au punch de son article.
Cela commence avec les mêmes acteurs : Reagan, réduit désormais au second rôle (dur de tenir dans ce métier), Hayek, jeune premier malgré ses quatre-vingt ans passés, et Frédéric Bastiat, cet Humphrey Bogart de l’économie trop tôt disparu.
Hollande reproche à Sorman de faire du neuf avec du vieux. Aujourd'hui, Sorman campe sur ses positions et plébiscite toujours un état minimum. Examinons les trois raisons invoquées par Hollande qui tente de ringardiser, il y a plus de 20 ans, les arguments de Sorman.
"C’est donc ça le libéralisme :
Les raisons de Hollande me semblent aujourd'hui sujettes à discussion.
1. Pour de multiples raisons, les exportations américaines battent des records et je ne crois pas que l'industrie française fasse de même.
2. La droite a essayé à juste titre de contourner les contraintes d'airain du salaire minimum avec le smic jeune en 93 et le CPE avec villepin. elle a échoué par deux fois. Avec les résultats que l'on sait, les jeunes sont au chômage dans une proportion plus importante uue la moyenne. Depuis ces deux échecs, la droite a lâché prise sur cette question.
3. Les multiples reglementations qui assaillent les entreprises aujourd'hui assurent-elles, avec l'aide du principe de précaution, une meilleure sécurité du
consommateur? En tous cas, elles pèsent lourdement aujourd'hui sur les entreprises.
| Mai 2013 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||||
|
||||||||||
Si tant est que François Hollande donne du propos de Guy Sorman un aperçu fidèle, ce dernier pêche par excès d'enthousiasme dans son interprétation du libéralisme. Évidemment la révolution française n'eut rien de libéral. Avec ou sans interprétation mrxiste, ce fut une triste et sanglante mascarade, bien éloignée de l'esprit libéral moderne, qu'il soit d'orgine française (Montaigne, Montesquieu, Voltaire...) ou anglo-saxonne (Locke, Hume, Smith...).
Mieux vaut tourner son regard vers la révolution américaine pour comprendre l'essence de l'esprit de liberté. Et de ce point de vue, François Hollande fait preuve d'une ignorance assez crasse. Doublée d'a priori assez grotesques. Au surplus, son humour pachydermique consistant à ironiser sur le cinéma de série B fait long feu. Il est vrai qu'il n'a toujours pas réalisé que, sous toutes les latitudes et quelqu'en soit le modèle, le socialisme menait invariablement à la ruine et à la servitude...