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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 22:17

Emmanuel Terray est un ethnologue de gauche. Il a étudié la droite afin d'essayer d'en déterminer le socle des idées de base. Son travail me paraît intéressant. Il permet de plus de voir dans le reflet de son étude, comment un homme de gauche discerne ce qui constitue les fondements de ses idées. Le modèle ci-dessous résume la vision de la droite et de la gauche exprimée par Emmanuel Terray.

 

Références : France-Culture, Atlantico...

Les caractéristiques des idées de droite sont la prédominance du réel et du présent, l'acceptation du monde tel qu'il est, le souci de la sécurité, l'hostilité de l'étranger, le goût pour la singularité. La droite aime les choses immuables, le pouvoir établi, la hiérarchie constituée. A l'inverse, la gauche est plus joueuse, exaltée par l'avenir. 

 "Les valeurs principales de la gauche sont le goût du changement et de la prise de risque, un penchant appuyé pour l'avenir plus que pour le présent".

A l'aune de la notion des forces spontanées, qui m'intéresse tout particulièrement, la droite semble utiliser la métaphore de l'arbre étendant ses racines, alors que la gauche, apprenti-sorcière, privilégie la table rase et les utopies de la terre brûlée.

Emmanuel Terray propose un bilan des apports positifs de la gauche : "Je suis convaincu que l’avènement de ce que Robert Castel a appelé la société salariale – une société de croissance, de plein emploi, de progrès du niveau de vie, de sécurisation des statuts pour les travailleurs – cette société construite par l’effort commun de l’aile réformiste du mouvement ouvrier et de la bourgeoisie éclairée, devait beaucoup à la pression extérieure exercée par l’aile communiste du mouvement ouvrier."

Le bilan me paraît bien maigre, sachant que les acquis sociaux, s'il en est, ont été mis en jeu par la plupart des pays, même sans grandes luttes politiques. De plus les ambitions de croissance, d'emploi, de progrès de niveau de vie sont des ambitions toujours portées par l'économie libérale.

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