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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
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  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 20:51

Aujourd'hui, la volonté des entreprises de se délocaliser est source d'une angoisse parfaitement justifiée. Néanmoins, si l'on s'amuse à changer de point de vue, on peut voir ces délocalisations, cette volonté "d'outsourcing" peu compréhensible pour l'employé, comme l'expression d'une révolution salutaire. On imagine, à tort ou à raison, notre manager, salarié haut de gamme, formé au moindre coût choisir la solution meilleure marché en soupesant avec ses collaborateurs, formés dans les mêmes écoles, ses objectifs de rentabilité sur sa fiche excel. On le devine ne pas vouloir faire preuve d'originalité et agir en utilisant les mêmes méthodes que son copain de promo œuvrant dans une entreprise similaire. Néanmoins, ces choix, quelles que soient leurs raisons, ont une vertu salutaire. Ils réalisent un vieux rêve, qui semblait peu accessible, il y a une trentaine d'années, riches de nos trente glorieuses, lorsque nous parlions de cette entité abstraite qu'était le Tiers-monde. L'Inde était une icône de ce troisième monde qui avait peu de chances de s'en sortir. Désormais, le capitalisme redistribue la richesse à l'échelle de la planète. Avec des hauts et des bas, il s'insinue pour dispenser une vague d'espoir et de richesse. Les subsides des gouvernements n'auraient pas pu suffire : c'est bien l'entreprise capitaliste, le meilleur redistributeur à grande échelle.
Je posais la question à un jeune chercheur indien. Comment voyez-vous l'avenir ? "The future is bright" a-t-il répondu. Les entreprises prennent des risques énormes. Loin de sous-traiter des pièces afin de les réassembler sur leur terrain, elles délocalisent peu à peu le noyau dur de leurs connaissances en Inde, en Chine, aux Philippines... Elles prennent même le risque d'une perte de qualité qui sera longue à juguler. Je ne vois pas seulement 
l'explication à cette désertion par le coût plus faible du travail ou par les erreurs économiques de nos dirigeants, mais également le besoin des entreprises de s'extirper de l'arbitraire peu rassurant des États, dont la faculté est constante de s'immiscer dans le contrôle des entreprises. Les pays émergents n'ont sans doute pas cette attitude pleine d'aléas et laissent faire... Pour le plus grand bonheur de l'humanité !

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Published by Le crédule libéral - dans questions
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