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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
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  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 01:06

Les entreprises multinationales en Suisse s'adaptent à la crise. La question d'un pacte de croissance ne se pose pas, il n'y a que les pays qui s'offrent le luxe du déficit économique et du Keynésianisme. Lorsque l'entreprise s'endette, c'est toujours pour investir. Néanmoins, malgré ces bons résultats apparents sur le plan mondial, au moindre effet de cisaille entre augmentation des dépenses et diminution des ventes, l'entreprise auparavant généreuse en salaires, en voyage et en frais divers, ferme le robinet. Il faut prouver par A + B que sa formation est utile, que son voyage est rentable. Plus de sponsoring, plus de marketing aux retours non tangibles. Et puis, peu à peu, si les courbes ne changent pas, on se sépare des collaborateurs. Malheur à celui dont les activités ne sont pas en pointe, à celui qui subit un ralentissement dangereux dans son projet. Du jour au lendemain, il peut être remercié, à moins qu'il accepte une mutation dans une lointaine destination. Il peut même négocier un "package" de départ de plusieurs mois de salaire en fonction de son ancienneté. L'entreprise tente d'y mettre quelque forme, de communiquer au mieux avec ceux qui restent. Mais elle n'est pas à l'aise, elle préfère embaucher, c'est sa nature. Ce moment toujours difficile à vivre pour l'employé est heureusement balancé par l'assurance-chômage (à laquelle il a cotisé) qui permet de retrouver finalement -non sans difficulté- un autre travail. Lorsque cela ne suffit pas encore, l'entreprise multinationale déclare gagner en productivité et se prononce contre la bureaucratie. Á l'échelle de la planète, les niveaux hiérarchiques sont réduits drastiquement. Après les employés de base, des managers sont remerciés à tous les niveaux de la société. Les coûts sont diminués. Après la crise, lorsque l'entreprise cessera de faire le dos rond, nul doute qu'elle ouvrira ses portes à de nouveaux employés.

Ce scénario se déroule un monde du travail particulièrement flexible, où les règles de l'état interviennent fort peu et où les syndicats sont inopérants.

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Published by Le crédule libéral - dans actualités
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commentaires

Edward 15/07/2012


Et après, on traîte les communistes d'utopistes ! Bravo l'ami !

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