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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
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  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 10:43

En tant que crédule libéral, ayant suivi de loin comme tout un chacun le conflit, je voudrais manifester toute ma compassion envers le peuple québécois. Je suis solidaire de ces oreilles blessées par le bruit des casseroles.

Les Québécois sympathisants de gauche face à leur démocratie ronronnante ont la nostalgie des luttes européennes, si épiques et si pittoresques. Ils veulent du bruit et de la fureur. En France, nous avons connu ces grandes manifestations, par exemple en 1993 et en 2006, lors des tentatives avortées de salaire minimum pour les jeunes. Nous ne sommes pas surpris par les arguments cul par dessus tête généralement invoqués, qui débordent largement de leurs sujets, les empêchements des étudiants réfractaires d'assister au cours. Ainsi, la formulation d'un problème pertinent comme "le financement des études" devient la lutte altermondialiste contre un libéralisme fasciste, un soulèvement salutaire contre le néolibéralisme et contre un système bancaire qui déraisonne, même si cela n'a rien à voir. Je sais la nostalgie des anciens combattants de gauche qui, la larme à l'œil, vantent une jeunesse virulente. Le principe de bon sens qui consiste à faire participer les bénéficiaires à leurs dépenses est mis à mal par la diabolisation du slogan "utilisateur payeur". Le principe inverse fait froid dans le dos.

J'ai plutôt le sentiment d'un nouveau soubresaut de notre bonne vieille gauche qui déteste la démocratie. La voilà qui se surprend à ébranler les gouvernements grâce à ces fleurons du capitalisme que sont les réseaux sociaux, en se prenant pour une faiseuse de printemps. Á la décharge des étudiants, j'imagine les arrestations brouillonnes d'un gouvernement québécois désarçonné (comme à leur habitude, ils ont même inventé une nouvelle loi) et peu habitué de ces manifestations. Comme à leur mauvaise habitude, Les policiers français sont habitués depuis 1968 à ce genre d'affrontement. l

Je ne vois rien à travers cet apprentissage de la non-démocratie qui soit porteur d'espoir pour les Québécois qui pourraient se retrouver un peu plus  à la traîne du Canada anglo-saxon. Je ne vois à l'avenir pour éviter ces vains affrontements qu'une solution : le référendum d'initiative populaire. Ainsi, les principales décisions des gouvernements seraient validées par le suffrage universel : Une solution démocratique pour clouer le bec aux vieux grigous de la gauche alternostalgique et aux jeunes ambitieux qui rêvent d'un baptéme de roses sur le podium de la lutte psalmodique et play-révolutionnaire.

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Published by Le crédule libéral - dans actualités
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Michel 28/06/2012 02:28


Aaaah la passion totalitaire !


Ces jeunes ont au moins autant raison d'assimiler la réforme des frais d'inscription universitaire au capitalisme que vous, monsieur, madame - pardonnez cette confusion des genres - qui assimilez
ces jeunes révoltés à un néogauchisme totalitaire antilibéral marxisant. Si les manifestations étudiantes sont ce qu'elles sont (rêveuses) elles ne sont pas condamnables sur leur principe. Ceci
s'appelle un rapport de force, et joue dans la démocratie autrement que par un simple bulletin déposé dans les urnes. Mais je m'arrête là, je sens que je froisse votre légalisme patent.


Heureusement que de puissants entrepreneurs capitalistes ont encore la main libre dans ce monde gangréné de justice sociale, pour faire des choses aussi fantastiques que Facebook. Mais Facebook
n'est qu'un outil, produit de notre époque : le minitel était celui qu'a développé un pays totalitaire gaucho, la France, soutenu par le ministère public et qui a, à ma connaissance, eu un
certain succès avant d'être écrasé par internet, un système de communication développé par le département de l'armée aux Etats-Unis, sans initiative privée. En fait, Facebook n'est rien de plus
qu'un produit des circonstances - en l'occurence de sociétés mondialisée et du libéralisme économique, et on l'utilise dans ce cas pour ce qu'il révèle de vraiment utile : la communication. Place
au dialogue !


Aussi l'initiative d'un référendum est louable, de mon point vue totalo-gauchisant intéressé, puisqu'il appuierait la gronde étudiante, contrairement à ce que des premiers journaux d'obédience
douteuse avaient d'abord affirmé. La contestation des inégalités manifestes devrait d'ailleurs vous séduire : je crois que l'abolition des privilèges ne s'est faite, en France, qu'à travers une
Révolution déjà appuyée par des initiatives populaires violentes. Mais peut-être préféreriez-vous naître roturier, mais roturier de réac, ce qui serait con, dans un monde où triomphent les
biens-nés. Vive la loi.


Je vous dis donc bravo.