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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
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  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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14 avril 2007 6 14 /04 /avril /2007 00:04
Un logiciel libre est comme une 2CV. On a accés à toutes les pièces. On peut monter son logiciel en kit en toute liberté. Le logiciel libre permet à l'ensemble des étudiants, des petites sociétés et parfois de quelques grandes sociétés de partir en sécurité, avec un minimum, sur les routes chaotiques de l'informatique. Bien sûr, il faut être un peu mécanicien. Le logiciel libre pour une entreprise peut être complexe à gérer car il est comme une voiture en kit que va monter l'entreprise pour améliorer sa productivité et rendre plus efficace ses procédures métiers. Un logiciel fourni par un éditeur de logiciel a pour ambition d'être une Formule 1. Nul besoin de regarder sous le capot, il est juste nécessaire de conduire au plus vite. Obtenir le résultat voulu au plus vite. 
En général tout État aime le logiciel libre. D'un point de vue politique, c'est tout bénéfice. L'État s'affranchit de la tutelle coûteuse des sociétés d'éditeurs logiciels, le plus souvent américaines comme Microsoft ou IBM. Politiquement, cela fait bon effet. Il devient plus flexible car il a toute la palette des "open-sources" qui s'offre à son choix. Il diminue son budget logiciel. En général, ses procédures sont plus lourdes et bureaucratiques pour obtenir un budget. C'est parfait!
Néanmoins il prend un risque, il lui faudra apprendre à gérer son logiciel, pièce par pièce. Un vrai mécano. Il se confronte à un danger plus insidieux: Celui de perdre de l'argent en coûts supplémentaires de main-d'oeuvre pour gérer son mécano logiciel. Pour un État, ce n'est pas trop grave, il a souvent à disposition de la main-d'oeuvre dont il n'aime pas se débarrasser. Dans le pire des cas, il devra faire appel à des consultants externes qui vont l'aider à gérer ses logiciels libres. Ainsi, le coût d'un logiciel libre peut s'avérer à long terme plus important que celui d'un logiciel d'un gros éditeur de logiciel. Prenons l'exemple d'un logiciel acheté 3000 €. Sur 3 ans, avec 20% de maintenance, ce logiciel reviendra à 3000+600x3=4800 €. Cette somme correspond à 4-5 jours d'un consultant externe. On peut espérer au minimum que ce logiciel bâti avec force investissements fera gagner plus de 5 jours de productivité en 3 ans. Ainsi les coûts apparents d'un logiciel informatique sont à considérer sur le moyen terme et non à l'achat. Le logiciel libre devrait ainsi être considéré comme n'importe quel logiciel sur le marché. Restreindre le choix de son logiciel informatique aux logiciels libres est dangereux pour la productivité à long-terme de l'informatique des États. Les sociétés privées qui ont une gestion informatique saine font des choix en fonction de leurs besoins et non en fonction de critères idéologiques ! Les États prennent ainsi le risque d'avoir des coûts informatiques importants à long terme et une productivité plus faible de leurs équipes.

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Published by Le crédule libéral - dans actualités
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Le Crédule libéral 15/04/2007 17:24

A propos du point 1)MIcrosoft a cette réputation monopolistique. A ce propos on pourra lire les articles de l\\\'institut Molinari (dont celui-ci http://www.institutmolinari.org/editos/20060608.htm ) qui considère que le vrai monopole : c\\\'est quand la concurrence est interdite. Ce qui ne semble pas le cas avec les produits Microsoft. Personne n\\\'a encore trouvé mieux, pourtant il existe des logiciels libres qui remplisse les mêmes fonctions bureautiques.A propos des pannes avec l\\\'armée. Cela fait des années que MS tente de rentrer sur ce marché-là mais il n\\\'y arrive pas. Les taux de fiabilité de certaines machines IBM est beaucoup plus élevé que les serveurs Windows. Les benchmarks sont nombreux et publics à ce propos. Je ne crois pas que MS soit à blâmer directement mais plutot le responsable de l\\\'armée qui a pris cette décision. La plupart des entreprises qui ont des choix critiques à faire au niveau informatique ne choisissent pas souvent MS même s\\\'il fait des progrès considérables dans cette voie.Point 2)J\\\'ai peu exploré ce sujet. A brûle-pourpoint, je pense que MS n\\\'a pas intérêt à jouer les suppots de son gouvernement. La concurrence est très forte et MS peut se faire bousculer à tout moment si la qualité de ses produits est en cause. Imaginez que dans quelques années IBM remplace les 300000 postes MS Office de ses employés par 300000 PC équipés de Linux et de logiciels libres. Cela voudra dire enfin que la qualité des logiciels libres en bureautique est équivalente à celle de la suite MS.Merci Robert pour vos commentaires

Robert Marchenoir 14/04/2007 14:40

Ces considérations sont tout à fait justes.
Toutefois, il y en a d'autres à prendre en compte. Quand on parle de logiciels commerciaux, on veut dire en réalité logiciels de Microsoft, ou basés sur le système d'exploitation de Microsoft indispensable pour les faire fonctionner.
Or cela pose des problèmes de sécurité nationale pour deux raisons.
1) Microsoft est un hyper-monopole, qui profite de sa situation pour mettre sur le marché des logiciels instables et dangereux, et imposer ses conditions commerciales à ses clients, y compris les Etats.
2) Les grandes entreprises américaines d'informatique sont très perméables aux pressions de leur gouvernement, et celui-ci se trouve actuellement dans une phase historique de paranoïa aigüe, en matière de sécurité et d'espionnage, qui fait peu de cas de la souveraineté des Etats étrangers. Cet état d'esprit a toutes les chances de durer.
Même l'Etat américain a souffert des risques liés au point 1): son armée s'est trouvée dans des situations dangereuses en raison de pannes généralisées de ses équipements dûes à Windows.
La propension française à présenter le logiciel libre comme remède à tous les problèmes est angélique et naïve, et vous faites fort bien de remarquer qu'elle est directement liée au fait que des pléthores de gens payés par ailleurs par l'Etat (professeurs d'université, etc), ont tout le loisir de bricoler pour apporter gratuitement à ces programmes la finition qui leur manque.
Toutefois, il y a des inconvénients des deux côtés, et l'argument du coût n'est pas le seul à prendre en compte.