Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
  • Contact

Mon profil

Recherche

Réseau

5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 00:08
Philippe Legrain vient de publier un livre qui fait du bruit dans le landerneau des politiques d'immigration. Son livre "Immigrants, your country needs them" soutient que l'immigration est positive pour les pays d'accueil. On trouvera ici la critique de son livre parue dans l'economist. On pourra lire sur son site l'introduction de son livre. On s'intéressera à un article de Legrain à propos de l'immigration en Australie dont les politiques semblent opter pour une immigration choisie, voie qui semble une impasse pour Legrain. Traduction.
"Le taux d'immigration a presque doublé ces huit dernières années en Australie, avec près de 180.000 étrangers. Les immigrés sont un avantage pour l'économie éclatante de l'Australie. Ils ne prennent le travail de personne :  le taux de chômage, 4.6 pour cent, est au niveau le plus bas depuis 30 ans. Les immigrés créent des emplois et ils dépensent leurs salaires. Un afflux de maçons, par exemple, provoque un afflux de fournisseurs et de dessinateurs d'intérieurs.
L'Australie tire clairement bénéfice de l'immigration, mais le désir du gouvernement de sélectionner son immigration est une erreur. Même dans une économie où les qualifications sont un plus, chaque immigré doué a besoin de travailleurs moins qualifiés. Chaque hôtel n'exige pas seulement des directeurs et des personnes de vente, mais des réceptionnistes, femmes de chambre et des serveurs aussi.
Une autre faille avec le système d'immigration est qu'il a tendance à la planification des emplois à la manière du modèle soviétique, avec des bureaucrates prenant très au sérieux une tâche impossible. Les étrangers ajoutent de la diversité et du dynamisme, stimulant l'innovation et l'entreprise, et la croissance économique.
L'Australien, immigré ou pas, doit respecter les lois de la démocratie parlementaire avec ses contraintes et ses principes fondamentaux comme l'égalité devant la loi et la tolérance des différences. Ce ne sont pas "des valeurs australiennes", ce sont des valeurs libérales, partagées par beaucoup, même par les non-Australiens, et rejetées par quelques Australiens marginaux, bigots blancs ou certains musulmans. Et alors que les gens ne peuvent pas être forcés de croire en ces valeurs, ils peuvent être obligés de respecter la loi : même ceux qui croient que les femmes ne sont pas l'égal des hommes. Naturellement, toutes les sociétés parfois abandonnent ses idéaux élevés de la démocratie libérale - la discrimination existe, la tolérance est parfois limitée - mais ils sont toujours les normes auxquelles nous aspirons et à la base de notre coexistence paisible. Mais si les immigrés doivent respecter les règles, ils doivent également avoir la sensation d'être les bienvenus. La rhétorique xénophobique n'aide en rien."

Partager cet article

Repost0

commentaires