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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 00:11
"La liberté individuelle, comprenant la liberté des contrats de travail et d'échange
La propriété individuelle
L'égalité de tous devant la loi
L'unité de la loi
L'impôt réel et proportionnel"
Pour Yves Guyot les principes socialistes sont un recul par rapport à la révolution française dont les principes sont résumés ci-dessus. C'est le thème de son livre, écrit début XXème siècle, "Les principes de 89 et les doctrines socialistes". Cette vision de la révolution française à travers le prisme des principes socialistes est particulièrement rafraîchissante. Elle nous redonne une vision enthousiasmante de la révolution française souvent oubliée. Voici les arguments du libéral Guyot, disciple de Bastiat et excellent vulgarisateur de la théorie libérale à travers les grands débats qui ont animé la fin du XIXème et le début du XXème.
1. La révolution française propose que "la loi soit la même pour tous. Tous les citoyens étant égaux sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.". Le socialisme crée le concept de "quatrième état" ou de classe ouvrière. De plus savoir qui est à même de faire partie de cette classe est très subjectif.
2. La révolution avait supprimé les corporations.
Sous la monarchie, la liberté du travail était restreinte . Il existait des privilèges inacceptables pour certaines corporations et quantités de régulations absurdes sur le travail (exemple: la taille des mouchoirs) . Ce fut une des premières actions de la révolution française de mettre à bas en une nuit toutes les jurandes et dirait-on aujourd'hui petites maffias organisées  ou régulations étatiques autour du travail. La description de Guyot de ce qu'étaient ces corporations avant 89 est particulièrement saisissante. Les socialistes en restaurant la liberté d'association à travers les syndicats "entendent reconstituer les vieilles corporations à leur profit. Les meneurs du syndicat se constituent en jurandes comme aux jours d'avant 89. La plupart ne sont des travailleurs que de nom, mais ils prétendent dès lors que tout le métier leur appartient. Ceux qui n'obéissent pas doivent être boycottés... La liberté d'association n'est à leurs yeux qu'un moyen d'oppression... Le congrès des gantiers de Grenoble a déclaré qu'il ne saurait être permis aux ouvriers de prendre des apprentis comme ils l'entendent."
3. La propriété est restaurée par la révolution. "Avant celle-ci, la France jouissait du collectivisme... Les collectivistes socialistes-révolutionnaires demandent la suppression de la propriété individuelle, de manière que le gouvernement de demain puisse se considérer comme Louis XIV, le seul propriétaire de la nation. Les socialistes désirent revenir en arrière en mettant tous les moyens de production à l'État comme auparavant ils appartenaient au roi et aux seigneurs. " Roi père et maître des personnes se chargeait de leur bonheur, sans admettre qu'ils eussent le droit de s'occuper de leurs propres affaires. La Révolution de 89 a brisé ce système. La Convention a renoué cette tradition qui représente le socialisme actuel. Leur conception ? Le gouvernement paternel le plus rétrograde. 
4. La fiscalité
"Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable, elle doit également être répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés." Pour Guyot, au vu de cet article, l'impôt est proportionnel et anonyme car les citoyens sont égaux devant l'impôt. Les socialistes veulent à l'inverse un impôt personnel et progressif. "Dans la conception des socialistes, l'impôt n'est plus destiné à pourvoir aux intérêts généraux de la nation, mais il doit être destiné à encourager telle ou telle industrie, telle ou telle culture, tel ou tel syndicat; à subventionner comme la bourse du travail; à rémunérer les travailleurs en révolution sociale."

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