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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
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  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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23 novembre 2006 4 23 /11 /novembre /2006 00:42
Petit voyage dans la riche Bibliothèque Publique et Universitaire de Genève. Mes explorations recouvrent les textes libéraux français du XIXème siécle. Je prends Harmonies Économiques (les textes sont disponibles en téléchargement) de Bastiat, le plus rare de ses livres, "Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas", son dernier pamphlet. Je dévore les écrits énergiques d'Yves Guyot. "La Tyrannie Socialiste", "ABC du libre-échange" et surtout "Les principes de 89 et le socialisme". Dès 1848, je découvre combien les libéraux ont ferraillé contre les Socialistes. Je découvre avec un peu d'effroi et d'amusement l'extraordinaire stabilité des propositions socialistes depuis bientôt deux siècles à travers l'opération de réfutation du Socialisme et du Marxisme que tente Yves Guyot. Cette stabilité confère une intéressante actualité à sa description de la Tyrannie Collectiviste. Nous en reparlerons... Dés 1848, le Socialisme constituait une profonde régression intellectuelle et économique pour les libéraux. Voici quelques extraits tirés de la préface d'Harmonies Économiques. Bastiat y déclare en filigrane que la société capitaliste a plus de chances d'offrir le rêve des Socialistes que les mesures régressives qu'ils avancent.
"Socialistes, vous avez foi dans l'Association. Je vous adjure de dire, après avoir lu cet écrit, si la société actuelle, moins ses abus et ses entraves, c’est-à-dire sous la condition
de la Liberte, n’est pas la plus belle, la plus complète, la plus durable, la plus universelle, la plus équitable de toutes les Associations...
Communistes, vous voulez que les hommes, devenus frères, jouissent en commun des biens que la Providence leur a prodigués. Je prétends demontrer que la société actuelle n’a qu’a conquérir la Liberté pour réaliser et dépasser vos voeux et vos espérances : car tout y est commun à tous, à la seule condition que chacun se donne Ia peine de recueillir les dons de Dieu, ce qui est bien naturel; ou restitue librement cette peine à ceux qui la prennent pour lui, ce qui est bien juste."
Bastiat conclut Harmonies Economiques en parlant une dernière fois du socialisme.
"Je n’ai jamais douté que les écoles socialistes n’eussent entrainé beaucoup de cœurs généreux et d’intelligences convaincues. Mais enfin le caractère général du socialisme est bien bizarre, et je me demande combien de temps la vogue peut soutenir un tel tissu de puérilités. Tout en lui est affectation... II affecte dans ses écrits une délicatesse de nerfs si féminine qu’il ne peut entendre parler de souffrances sociales. En même temps qu’il a introduit dans la littérature la mode de cette fade sensiblerie, il a fait prévaloir dans les arts le goût du travail et de l’horrible... Mais ce que le socialisme affecte surtout, c’est la religiosité !"

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Published by Le crédule libéral - dans fondations
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