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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
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  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 00:00
Il existe comme une machinerie, à la perpétuelle faconde, apte à générer sans fin des critiques au capitalisme. Pour démarrer, la machine fanfaronne sur l'exploitation de l'homme par l'homme. Dès le XIXème, en plein boom industriel, elle avance sans rire que "les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres". Heureusement, la paupérisation des masses sous le capitalisme est démentie par les faits. Le capitalisme à l'Ouest fait rêver et provoque le départ de nombre de dissidents des pays de l’Est. Mao voulant prouver la supériorité du socialisme sur le capitalisme entreprend d'immenses travaux dont les rendements s'avèrent bientôt ridicules. Avec la chute du mur de Berlin, le capitalisme triomphant semblant inaccessible à la critique, la machine, sans se laisser démonter, change de vitesse et invente la notion de néolibéralisme. Ce travestissement lui permet de continuer à pétarader. La machine oubliant la notion caduque d'exploitation insiste sur celle des inégalités, ce qui montre intrinsèquement un changement de paradigme dans un sens positif. "Ainsi les pauvres ne sont plus si pauvres, ce qui est ennuyeux c'est que les riches le sont encore trop". Cet indicateur redoutable permet à court terme d’éviter de parler de l’élévation rapide du niveau de vie sous l’égide du capitalisme, et il peut offrir à la machine le mouvement critique perpétuel. Le libre-échange, s’il ne supprime pas les inégalités de par sa dynamique, n'est pas un facteur intrinsèque de progression des inégalités. De plus, les recherches sur le bonheur des populations montrent que les pays réputés inégalitaires ne sont pas systématiquement les plus malheureux.
La machine ne manquant pas de pistons découvre le réchauffement climatique. « Produit des gaspillages incontrôlés du capitalisme, il risque de tuer des millions de gens dans les pays pauvres. De plus, l'épuisement des réserves de pétrole à court terme, pompées par le Satan américain nous mène à la catastrophe. » Si le capitalisme n’a pas le monopole des catastrophes écologiques, bien au contraire, on s'apercevra bientôt que les capacités d’innovation du capitalisme le rendent à même de juguler les conséquences du réchauffement planétaire. En attendant, Chavez, producteur de pétrole et gros client de la machine, ne se prive pas d'utiliser le réchauffement climatique pour diaboliser le capitalisme. Ce dernier argument s'accompagne d'une remise en cause des fondements du capitalisme sur le modèle de la croissance. La machine parle de croissance zéro ou négative. Proche de déglutir et suintant l'huile, la machine ronronne en arguant que « ce capitalisme prend le citoyen pour des enfants en lui offrant trop de liberté pour consommer ». Puis montant encore les tours, la machine sur le mode « Savonarole » parle parfois de décadence de l’occident capitaliste en employant des images fortement symboliques comme celle du "veau d'or".
En moins grave et plus drôle, la machine, en régime de croisière, impute l'obésité à la crise du capitalisme. Elle l'associe parfois aux inégalités arguant que l'obésité tue les plus pauvres comme les accidents de la route tuent plutôt les ouvriers que les cadres. La machine aime à culpabiliser au moment des fêtes de Noël. Elle rue contre la publicité et la surconsommation, mais cela ne dure pas car les mécanos ont, eux aussi, envie de boire une coupe de champagne.
Face à ce capitalisme inoxydable, la machine se déploie sur plusieurs dimensions en laissant entendre que le racisme, dont la définition a été implicitement étendue, serait une des composantes intrinsèques du capitalisme comme la critique marxiste pensait que le fascisme après la seconde guerre mondiale était inhérent au capitalisme. La machine insinue que ce dernier « engendre les discriminations par l'intermédiaire de son bras armé, le patronat ». On verra que les réglementations des États, provoquent souvent plus d'inégalités encore qu'un marché libre. Même si au XXIème siècle, les pays occidentaux considéraient les Africains comme inférieurs - on se remémorera les Expositions universelles à Paris- l'évolution a plus trait à l'histoire coloniale, à une arrogance paternaliste qui consistait à penser que la Civilisation des lumières avec un grand C allait faire évoluer les peuples (ou bien une réaction d'amour-propre nationaliste après la défaite de 1815), plutôt que le libre-échange, la simple liberté et le respect des droits de propriété préconisés par le capitalisme libéral. À propos du colonialisme, la machine déclare, péremptoire, que l'occident est devenu ce qu'il est en pillant les richesses naturelles des pays colonisés. Comme les anciens pays colonisateurs ne sont pas aujourd'hui les plus riches, on admettra bientôt que l'erreur de la colonisation n'a pas eu pour conséquence un enrichissement direct des pays qui l'initièrent, et que le capitalisme en avait moins besoin pour sa survie que les politiciens qui étaient aux commandes de l'État ainsi que quelques marchands sans scrupules. On démontrera aussi comme en témoignent les batailles sur le protectionnisme que c'est le manque de capitalisme qui s'avère un frein à l'expansion économique du continent africain. Si l'adage "les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres" est remis au goût du jour, c'est pour l'étendre à la planète entière afin de le rendre plus difficile à appréhender. On verra également que les multinationales ne pillent pas sans vergogne les pays africains ou latino-américains mais, que dans un marché libre, elles sont un des pivots de la croissance, une aide et une ouverture indispensable à ces pays.
La bataille des arguments reste rude. Vues sous un angle positif, les revendications sont en elles-mêmes des allégeances déguisées au capitalisme. Ainsi la doléance demandant à l'occident de s'excuser, si elle cache parfois les turpitudes des politiciens qui la formulent, considère intrinsèquement que l'occident ne colonise plus. À l'inverse, les Tibétains ne sont pas près de demander aux Chinois réparation. Les réclamations qui expriment le désir de sortir de la pauvreté sont en elles-mêmes des appels du pied au capitalisme. Les flux migratoires témoignent également d'un désir de liberté et d'assise matérielle que seul le capitalisme est à même d'offrir.
Même si, les nostalgiques du totalitarisme et les enfants gâtés du capitalisme devront faire preuve de plus en plus d'imagination pour alimenter la machine, il leur reste toujours des ressources insoupçonnées. Le capitalisme doit avoir la peau dure. Pourtant, il y a largement de quoi critiquer dans ce capitalisme d'aujourd'hui. Au lieu de s'épuiser en de vains combats qui consistent à le dénier, le militant avisé pourrait plutôt focaliser son énergie sur les moyens de l'améliorer et de le rendre encore plus efficace pour lutter contre la pauvreté. Peut-être tient-il toujours debout tant qu’à un moment donné les peuples font des choix rationnels vers leur bien-être plutôt que vers l'enfer ? Comme le soulignait l'institut Turgot (Think Tank libéral français): "L'avancée spectaculaire de l'humanité depuis la Révolution industrielle grâce à la libre entreprise est abusée par une virulente propagande anticapitaliste." C'est le moins que l'on puisse dire !

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Published by Le crédule libéral - dans fondations
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commentaires

hindflo 23/05/2007

Il n'y as pas que des régimes totalitaires et la démocratie dans ce monde.un régime totalitaire c'est la dictature d'une minorités sur un majorités.La démocratie c'est la dictature d'une majorités sur une minorités (et encore juste en théorie car encore faudrait t' il qu'il n'y ai pas de moutons dans la majorités).Mais est-ce que la majorités justifie tout les excès?Nous a t'ont demander si l'on voulais respecter ses règles?Pour moi le capitalisme est une bonne chose seulement si c'est une étape entre la dictature et l'anarchisme (ne pas confondre anarchisme et chaos).(cf destruction de la planète, brevet logiciel et sur les médicaments, guerre en irack , maladie du capitalisme qui montre les abus du capitalisme)Je vous conseille de lire ça: http://medialibre.blog4ever.com/blog/lirarticle-103330-328209.htmlet d'aller voir ça: http://www.simpsonscity.com/anarchisme/