Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
  • Contact

Mon profil

Recherche

Archives

Réseau

22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 11:46
On trouvera ici une excellente critique d'un documentaire nommée "The End of Poverty". Apparemment ce documentaire présenté en 2008 lors du festival de Cannes est un véritable  bréviaire de clichés sur le capitalisme mondialisé : "les riches plus en plus riches, le Nord contre le sud, les grandes entreprises capitalistes qui appauvrissent le monde..." Cela m'a rappelé les documentaires qu'Arte (extrait retrouvé ici) nous avaient infligés en octobre 2008 en les présentant comme des argumentaires incontournables contre les privatisations. Arte que je regarde frequemment, est bien souvent une télévision de propagande altermondialiste. Depuis 90, j'y ai appris l'horreur économique du néolibéralisme, la noblesse de Chavez et bien d'autres choses que je me suis empressé d'oublier. Si ces documentaires ne nous démontrent pas les soi-disants effets désastreux de la privatisation, ils restent intéressants. A propos des chemins de fer britanniques, on y voit à travers le regard de syndicalistes désoeuvrés les multiples tâtonnements de cette privatisation, qui ne s'est pas faîte sans difficultés. De multiples entreprises sont impliquées. Pour lisser ces difficultés d'organisation, l'État britannique a du entretenir les voies ferrées par lui-même car elles étaient partagées par toutes ces sociétés. Le documentaire nous balade à Cochabamba en Bolivie. Cet exemple est lui-même cité par l'article ci-dessus. "As the film notes, the Cochabamba privatization was a big mistake. What it doesn’t say is that before privatization Cochabamba was an equally good example of state-supported monopoly at its worst, replete with fare hikes (35 percent) and resource theft. "  On s'y étonne que l'eau privatisée doive augmenter alors qu'auparavant elle était payée en partie par les impôts. On est surpris du commentaire laconique de la fin où les habitants auraient repris soi-disant le contrôle de leur eau. Aux Philippines, on voit des hôpitaux privés rutilants et des hôpitaux publics exangues comme si les deux allaient automatiquement de pair. La partie la plus étrange est dévolue à Soweto où un gentil "gauchiste" -qui sera assassiné- détourne toutes les distributions électriques pour les remettre gratuitement aux pauvres de Soweto. C'est une conception romantique et bien étrange. Cette violation des lois les plus élémentaires semble plébiscitée par les auteurs. En tous cas, je n'y vois pas d'arguments contre la privatisation. Si l'État décidait de donner de l'électricité aux plus pauvres, rien ne l'empêcherait de l'acheter aux sociétés privées. Tous ses exemples pourraient sans doute être repris par un documentariste talentueux pro-mondialisation qui à l'inverse fustigerait le manque d'organisation des États en terme de justice et de police, d'allocation des budgets ou de mise en route d'une politique de privatisation décente.

Partager cet article

Repost 0
Published by Le crédule libéral - dans vu-entendu
commenter cet article

commentaires

Bahia 02/02/2010 19:03



Combien de sites avez-vous été chargé de créer par le Comité central? Moi, on m'a demandé d'en créer une vingtaine. C'est super, l'anonymat du patron de blogue !




Fabien 27/04/2009 00:36

Certaines prestations d'intérêt général, les services publics, sont indispensables à la collectivité. Elles ne peuvent être abandonnées, même dans un Etat libéral, aux incertitudes de l'initiative privée et du marché...

Toréador 22/04/2009 18:11

Cher Fantôme, nous avons publié sur le même thème aujourd'hui... avec cependant un regard différent ?