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J'ai écouté avec intérêt Fitoussi cette semaine sur France-Culture sur la crise et la dette. (J'aime bien écouter Fitoussi. S'il est keynésien jusqu'au bout des ongles, il est aussi anti-protectionniste. Il me semble pragmatique et désireux de se faire comprendre). Par exemple, Fitoussi s'étonne à juste titre des bonus des banques qui laissent penser que le système de bonus marche la tête à l'envers. Voci son argumentation que je transcris ici...
La crise est la faillite du secteur privé. Les états s'endettent pour sauver le secteur privé. Le germe de la crise est dans le fonctionnement du secteur privé. Les USA n'ont pas de problèmes
à financer leur dette. La dette publique n'est pas un problème. Un état vit éternellement et paut être endetté. Un état peut s'endetter au contraire d'un ménage. Nos enfants ne remboursent pas
pour nous. Nos enfants héritent de la dette et de la créance. En réalité, la question de la dette est une question de redistribution entre ceux qui la portent. Ce n'est pas une question
inter-générationnelle. Arrêtons de faire semblant de pleurer. Si nous ne faisons rien aujourd'hui, nous leur laisserions un monde à feu et à sang. Vaut-il mieux vivre dans un monde de chômeurs
sans dette ou un monde de travailleurs avec une dette publique à rembourser? La facture de la dette sera payée par le secteur privé pour payer ses bêtises. Le mot de faillite pour un état n'a pas
la même signification que pour une entreprise. Les sommes dues à la crise n'ont rien à voir avec les montants des déficits.
(Fitoussi)
J'avoue que je ne comprends pas cet argument d'une dette dérivant sans fin consistant à laisser penser que l'état achète la paix sociale avec ses dépenses. Les pays au budget équilibré n'ont pas plus de problèmes sociaux que les autres. J'ai le sentiment que les économistes qui croient que
la dette a peu d'impact sont très optimistes voire irresponsables.
On se réfèrera à cet appel d'économistes de renom, non keynésiens, appelant les gouvernements à ne pas
financer la crise.
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