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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 09:56

Après 6 ans de travail à mon poste, je viens de me faire virer de celui-ci. Je ne suis pas viré de l'entreprise, je suis remplacé par un jeunot fringant et ambitieux. Je change de poste et dois "retourner au fond de la mine". Je me retrouve dans un poste difficile (celui qu'occupait avec peu de résultats mon remplaçant) et je ne sais pas encore si je serais capable de l'assumer. Mon éviction est-elle le fruit d'un capitalisme sauvage et débridé? En apparence oui, car même si mes compétences étaient reconnues, le jeune manager qui m'a mis de côté l'a fait avec quelques manoeuvres, mais sans justification très solide. Le fait du Prince.

Il me semble aujourd'hui que les grandes sociétés ont un problème : celui de la mesure et de la gratification de leurs collaborateurs. Le jeune manager qui m'a mis dans un placard, agit comme un petit chef au sein de la société.Information dirigée uniquement sur une poignée de collaborateurs à sa botte et triés sur le volet. Il ne joue le jeu de la collaboration qu'avec ceux qu'il a choisi comme faisant partie de sa cour. Avec son petit bastion qu'il a aménagé au sein de la société, Il ne collabore que très rarement avec les autres entités, en dirigeant ses efforts uniquement sur ses potentiels de gratification. Mensonges par omission si nécessaires afin d'endormir sa hiérarchie qui ne demande que cela, ne voyant que le compteur des ventes à court-terme.

Les sociétés ne savent pas mesurer et mettre en lumière les personnes qui participent à son expansion, particulièrement les personnes qui ne sont pas au premier rang sur le front, et qui supportent les ventes au quotidien. Tout cela a peu de choses à voir avec le libéralisme voire avec le capitalisme.

Dans un registre à grande échelle, dans le livre "UBS, les dessous d'un scandale", Myret Zaki décrit la course aux bonus qui aveugle une direction et des administrateurs de pacotille. "Marcel Ospel semblait d'ailleurs surtout mû par sa mégalomanie et par les salaires prodigieux de ses homologues, qui pouvaient atteindre plus de 50 millions de dollars lors des deux dernières années. Pour mettre en oeuvre sa politique de développement agressive sur les marchés financiers aux États-Unis, UBS a débauché les meilleurs traders en leur proposant des ponts d'or."

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commentaires

phthoreux 17/12/2008 10:53

Je partage ce sentiment. La dérive actuelle en matière de gestion, souvent sous l'influence de consultants irresponsables et de normes trop formalisées "de qualité", conduit les entreprises en général, privées comme publiques à des évaluations erronées ou approximatives des mérites de leur personnel, de la qualité réelle des prestations, et de la satisfaction de la clientèle.Associée à l'appât du gain immédiat, et à la centralisation bureaucratique, ces tares expliquent en grande partie à mon sens la crise actuelle. Et ce n'est pas la faute à la liberté bien sûr mais au mauvais usage qu'on en fait...