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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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17 mai 2006 3 17 /05 /mai /2006 00:01
La France produit une jeune génération d'intellectuels anti-libéraux. C'est bien dommage, on eût préféré le contraire pour redorer le blason de l'utopie libérale et l'associer à la modernité plutôt qu'aux combines d'une droite française tétanisée. On a vu apparaître "ces nouveaux intellectuels" notamment au cours du débat sur la constitution européenne, défendant le non avec âpreté. Chercheur au CNRS, Frédéric Lordon est l'un des représentants de cette "French Touch". Il est un défenseur farouche des prérogatives de l'état face au libéralisme. L'avantage avec Lordon, c'est qu'il n'est pas ennuyeux. Sauf cette fois. Ce mois d'avril 2006 dans le Monde Diplomatique, dans un article dénommé "Invasion de la charité privée", il s'insurge étrangement contre une pratique qui pour un libéral n'aurait rien de bien répréhensible: la philanthropie privée. Exemple: la restauration de la galerie des glaces par une entreprise privée. Mauvais coucheur, Lordon y voit une sorte de complot du libéralisme veillant à annihiler l'état dans son rôle social. "Remettre aux agents privés le soin de faire de l'action collective est autrement plus radical que ne l'est une simple stratégie de privatisation... Transformer la politique publique en moralisme ploutocratique, et prononcer ainsi la définition définitive de l'état social, voilà peut-être la nouvelle frontière libérale." Pour le rassurer, on citera Adam Smith concernant les devoirs du libéralisme laissant entendre que cette dernière pratique serait l'exception plutôt que la règle."... Et le troisième, c'est le devoir d'ériger ou d'entretenir certains ouvrages publics et certaines institutions que l'intérêt privé d'un particulier ou de quelques particuliers ne pourrait jamais les porter à ériger ou à entretenir, parce que jamais le profit n'en rembourserait la dépense à un particulier ou à quelques particuliers, quoiqu'à l'égard d'une grande société ce profit fasse plus que rembourser les dépenses."  Livre 5

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