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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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14 mai 2006 7 14 /05 /mai /2006 00:10
En économie, il y a deux génies. Marx et Keynes.
Bernard Maris, Professeur à l'université de Paris-VIII. Lettre ouverte aux gourous de l'économie qui nous prennent pour des imbéciles
 
Dans aucun domaine, peut-être, le virage néo-libéral des années 1990 n’est plus clair que dans celui des services publics dits « de réseau », c’est-à-dire ceux qui reposent sur une lourde infrastructure (énergie, communications, chemin de fer). Mais, si un coup d’arrêt n’est pas donné – et une occasion unique se présente avec le référendum – les années à venir seront pires, car c’est désormais l’ensemble des services marchands ou pouvant le devenir (c’est-à-dire presque tous les services) qui sont dans le collimateur de la Commission, de l’AGCS (accord général sur le commerce des services) et du patronat : la santé, l’éducation, la culture, la protection sociale, etc.

Jean Gadrey, Professeur émérite d’économie à l’Université Lille I

"La nouvelle rhétorique réactionnaire, loin de se présenter en France comme une figure inversée de la rhétorique progressiste, reprend à son compte le lexique de l’adversaire (1). Les prophètes du néolibéralisme, leurs exécutants politiques et leurs thuriféraires médiatiques veulent apparaître comme des « modernisateurs », courageux novateurs décidés à surmonter les « pesanteurs », les « blocages », les « immobilismes », les « tabous » de la société française ; comme des « réformateurs », adversaires indomptables de tout « conservatisme » ; comme de fervents partisans de l’« égalité des chances » déterminés à lutter contre les « privilèges des nantis » (à commencer par ceux des fonctionnaires et, par extension, de tous ceux qui ont l’aubaine de « bénéficier » d’un emploi stable) ; comme des « réalistes », capables de se confronter pragmatiquement au monde tel qu’il est (2) et aux chimères des défenseurs attardés d’un passé dépassé ; comme des adversaires résolus du chômage (n’ont-ils pas « tout essayé » ?), défenseurs des « exclus » (les « out »), contre les corporatismes frileux et les égoïsmes hexagonaux (les « in » qui bénéficient d’un « emploi à vie ») ; comme des internationalistes, « ouverts », adversaires inflexibles des « fermetures », des « protections » et des « replis souverainistes », etc".
Gérard Mauger Sociologue, directeur de recherches au CNRS.

La « raison démocratique » porte en elle la remise en cause du pouvoir du capital. « Un homme, une voix » : tel est bien la rupture radicale que l’on doit lui opposer.C’est en partant de leur situation de citoyen que l’on peut libérer les prolétaires de leurs chaînes, non en les renvoyant à leur condition subordonnée. Bref, c’est la citoyenneté qui émancipe bien plus que la « lutte des classes » (qui n’en existe pas moins).Il y a de bonnes raisons d’être anti-capitalistes. Il en est de plus importantes encore pour ne pas s’en contenter.
Christophe Ramaux Economiste à l’Université Paris 1


C’est pourtant au nom de l’efficacité économique que le pied néo-libéral fut mis dans la porte de notre modèle social. La porte est désormais grande ouverte à la tempête néo-conservatrice qui, en mettant fin au CDI et en s’attaquant prochainement au SMIC, veut balayer irréversiblement deux symboles forts du plein-emploi keynésien…
Liêm Hoang-Ngoc  Maître de conférences à l’Université de Paris I.


Nous sommes contre cette mondialisation parce qu’elle organise une gigantesque opération de captation de la richesse produite par les travailleurs à travers le monde.
Michel Husson Administrateur de l’ INSEE, chercheur à l’ IRES


La libéralisation des échanges a d’abord répondu à un principe instrumental, mais le problème c’est que la construction européenne a muté endogènement en cours de route, et d’un usage sagement instrumental, on est passé à une vision, je dirais, intransitive de la libéralisation des marchés, c’est-à-dire la libéralisation pour la libéralisation, la concurrence pour la concurrence, parce qu’elle est réputée être la forme supérieure d’organisation économique. Il y aurait beaucoup à dire là-dessus. Il y a des configurations historiques qui ont montré dans le passé que ceci était complètement faux. La construction européenne repose sur cet axiome, et je vous certifie que c’est le terme même que l’on retrouve dans des documents très officiels, sur cet axiome que pour accomplir le bien-être des populations, le bien-être matériel des populations, il faut en passer par la concurrence généralisée. Eh bien non, cet axiome est faux !
Frédéric Lordon (CNRS)

Pourquoi l'Europe libérale n'est pas viable?
Bruno Théret Directeur de recherche CNRS- IRIS - Paris Dauphine

Nous sommes aussi en faveur d’une réduction du temps de travail dans les pays européens, dont l’application en France, si elle n’est pas parfaite, est critiquée de manière excessive. Mais il faut avoir pour cela un mouvement social qui appuie cette revendication... Les idées libérales sont dominantes, notamment chez les nouveaux adhérents à l’Union européenne. Ils sortent de régimes planifiés, autoritaires, centralisés. Leurs habitants aspirent à d’autres modes de fonctionnement, bien que les inégalités soient très importantes et risquent de s’accentuer. La sensibilité sociale-libérale a aussi beaucoup avancé ailleurs, notamment en Espagne où elle est incarnée par Zapatero.
Jacques Mazier - Professeur d'économie, CEPN-CNRS, Université de Paris-Nord

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Published by Le crédule libéral - dans le bêtisier du Monde Diplomatique
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