Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
  • Contact

Mon profil

Recherche

Archives

Réseau

25 mars 2006 6 25 /03 /mars /2006 00:00
Je me sens particulièrement affecté par les émeutes actuelles contre le CPE. Mon fils de 19 ans, étudiant à Jussieu, participe à toutes les A.G. dans un climat qui frise la paranoïa. "C'est la France qui tombe" dit-il au plus fort de son angoisse me renvoyant le titre du livre de Nicolas Baverez. Les affrontements font une fois de plus la première page avec photo couleur du Int Herald Tribune. "Nous craignons même d'être licenciée pour refuser une proposition sexuelle." conclut l'article. Dans mon éreintement, je ne peux m'empêcher de penser que ces étudiants, débordés ou manipulés, font le lit des prochaines émeutes des banlieues. Sur le Blog de Copeau, j'ai découvert cet article de Thomas Sowell tiré de Capitalism Magazin dont voici quelques extraits... Sowell explique en quoi un allègement des risques et des coûts de l'embauche diminue le chômage, s'étonne de l'extension implicite de la notion de droit aux privilèges, puis s'inquiète de l'éducation des étudiants à qui l'université ne semble pas prodiguer les connaissances économiques minimums.
"Les émeutes estudiantines à Paris nous rappellent que l'éducation dans les établissements scolaires d'élite n'est pas suffisante pour enseigner des valeurs plus élevées ou même les sciences économiques de base. Pas plus de ce côté de l'Océan atlantique que du nôtre. Pourquoi les étudiants de la Sorbonne et autres établissements distingués manifestent'ils avec une telle véhémence en s'attaquant à la police ? Parce qu'ils veulent des privilèges au nom de leurs droits, et sont trop ignorants des sciences économiques pour se rendre compte que ces privilèges leur coûtent leur travail. Comme quelques autres pays de l'Union Européenne, la France a des lois draconiennes afin d'empêcher les licenciements. La gauche politique a longtemps cru que de telles lois étaient une manière de réduire le chômage. Mieux, elle est restée sourde au fait que les pays avec de telles lois, comme la France et l'Allemagne, ont habituellement des taux de chômage plus élevés que des pays sans de telles lois, comme les Etats-Unis. Les étudiants et leurs défenseurs politiques, y compris les syndicats, les dépeignent comme victimes. Parmi les slogans chantés par les émeutiers, on entend « nous ne sommes pas de la chair à patrons »... Un député de gauche a déclaré : « Créer une discrimination basée sur l'âge transgresse les droits fondamentaux ! »  En d'autres termes, les gens ont un droit pour que d'autres doivent continuer de les employer, qu'ils le veuillent ou non...  Le fait que beaucoup d'étudiants pensent seulement en termes de « droits, » mais non en termes de conséquences, montre d'importantes lacunes dans leur éducation. Le droit à un travail n'est évidemment pas la même chose qu'un travail. Autrement il n'y aurait pas un taux de chômage de 23 pour cent parmi les jeunes ouvriers français.  La loi peut créer l'égalité des droits pour de jeunes ouvriers inexpérimentés mais la loi ne peut pas les rendre également productifs. La notion grisante des « droits » -- et particulièrement la notion que les droits dépassent les droits de certains autres, quand ces autres gens appartiennent à une certaine classe suspecte appelée les « patrons » -- est un dispositif trop familier des états-providence
modernes. Le Premier ministre français Dominique de Villepin connaît une grande baisse de popularité. C'est ce qui se produit quand un politique tente d'être raisonnable face à des gens qui préfèrent croire au non-sens. Cela fait partie des sciences économiques élémentaires que le coût de l'embauche s'ajoutant aux autres coûts, avec les risques inhérents, tend à réduire le nombre d'ouvriers potentiels à embaucher. Le fait qu'une telle ignorance des sciences économiques de base et qu'une telle sensiblerie soient si répandues dans les établissements d'élite est l'un des nombreux échecs des universités des deux côtés de l'Océan atlantique."

Partager cet article

Repost 0
Published by Le crédule libéral - dans actualités
commenter cet article

commentaires