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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
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  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 18:33

Au fond de son kaléidoscope, l’alter-mondialiste Naomi Klein décrit le libre-échange en rouge sang et irise les cris d’orfraie des hordes nationalistes, du bleu de la liberté. Pour donner plus de consistance à son allégorie, une figure hasardeuse : le gentil docteur Milton Friedmann dont l’humble rictus cache un goût irrépressible pour le remède de cheval. Sous la loupe de Naomi Klein, on distingue la barricade vengeresse sur laquelle flotte au vent du désert le résistant Mustafa al-Sadr; le drapeau du Hezbollah, ébouriffante figure de proue d’un Liban moderne; la gouaille de Mahmoud Ahmadinejad qui a remplacé la poésie iranienne par l’art récurrent de remettre en place les Juifs du monde; le spécialiste des blagues américaines Hugo Chavez et l’inusable timonier du Tee-Shirt: Che Guevara. Face à cet aréopage lumineux fleurissant sous la cendre du capitalisme, on aperçoit sous la lucarne droite de la charmante Naomi, Madame Thatcher. Cette harpie profiteuse de la guerre non déclarée des Malouines, dont le crime le plus apparent, malgré le fait qu’elle ait houspillé quelque trublion en grève, fut sans doute d’avoir empêché l’équipe d’Angleterre de football de gagner le moindre titre de gloire depuis des lustres, en ouvrant son gazon à tous les baroufs de la mondialisation. On trouve à ses côtés l’outrecuidant Pinochet. Celui qui après quelques années bien ancrées dans la torture et le sang, trahit son icône bardée de lunettes noires.  Sous les conseils lubriques de Friedman entouré de sa clique de mannequins de Chicago, il ne noya pas le Chili dans la plus extrême pauvreté comme l’aurait parachevé n’importe quel dictateur digne de ce nom.
Eltsine empêcha les militaires de faire une révolution nationale « en douceur » en appliquant une politique basée sur un capitalisme sauvage et sans loi dont le brave Poutine se délecte encore des effets. On trouve même ce funambule plus féru de vodka que de milices, nominé « grand Pinochet Russe », comble de l'histoire réifiée, au pays de Staline.
On trouvera l’égal à lui-même, le punching-ball néoconservateur, l’inexpugnable Georges Bush, qui pour le coup, endosse les habits du plus tranchant des néolibéraux. Remerciements à celui qui de la façon la plus keynésienne du monde a affublé la dette des USA de nombreuses loques et d’une guerre discutable. Finalement, la stratégie du chocolat de Naomi Klein consiste à prendre une autre voie que la pompeuse méthode dictée par les adeptes de la régulation totalitaire, le (néo)libéralisme, et à finir (sans masquer les difficultés), par dévorer un gâteau au chocolat qui consiste à se libérer de la pauvreté extrême et à entrer dans le concert des nations les plus dynamiques du monde. Le dernier livre de Naomi Klein est une nouvelle bible pour les anticapitalistes de la gauche totalitaire bobo qui risquait de s’essouffler.  Les altermondialistes confondent allègrement libéralisme et corporatisme. En attaquant de front le (néo)libéralisme sans crainte de plier grossièrement la réalité à leurs fantasmes, on se demande parfois si les alter-mondialistes ne sont pas des libéraux contrariés.
Prochain message : traduction de la critique du livre de Naomi Klein « La stratégie du choc » par Johan Norberg

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Published by Le crédule libéral - dans actualités
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