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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
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  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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5 mars 2006 7 05 /03 /mars /2006 00:00
Les conséquences de la dette sont actuellement dédramatisées. Selon Jean-Paul Fitoussi dans le Monde. " Il faut comprendre que la plus grande partie des dépenses de l'Etat représente des dépenses de protection sociale: le chômage de masse."  Cet article résume avec clarté  l'argumentation des partisans du "Il n'y a pas péril en la demeure" à propos de la dette. Contrairement à ce dont nous avons souvent avancé dans ce blog, JP Fitoussi soutient: " Il n'y a aucun danger que la France se trouve dans une situation analogue à celle de l'Argentine. Il n'y a donc aucune possibilité d'évolution catastrophique en France qui conduirait à la faillite des épargnants." Exemple également cet extrait du No 453 de Marianne: "Un raisonnement doublement spécieux. D'abord parce qu'il ne prend en compte ni le patrimoine public (éducation, ponts, routes, forêts...) pour tous, ni surtout le patrimoine privé pour certains. Ensuite parce que cette somme est une moyenne signifiant qu'une bonne moitié des Français ne naît pas endettée, mais riche d'un prêt à son pays." A l'inverse,  Xavier Méra de l'Institut Molinari, ajoutant sa pierre au débat, nous offre une analyse pédagogique des dangers de la dette publique. Il nous explique pourquoi la meilleure solution consiste à diminuer la dépense publique. "Plus la taxation et les dépenses correspondantes sont élevées, plus la production est désavantagée et le pouvoir d’achat amputé... L’endettement public étant la promesse d’une taxation accrue à venir, c’est le pouvoir d’achat des générations futures qu’on décide aujourd’hui de grever. Ce n’est pas la diminution des dépenses publiques mais au contraire leur hausse qui « détruit le lien social », « marginalise les plus pauvres », et « multiplie les ghettos », car la redistribution obligatoire impliquée est destructrice des efforts productifs de tous, créant un cercle vicieux de l’appauvrissement généralisé. La solution de la hausse des impôts reviendrait à soigner le mal par le mal puisqu’elle consisterait à faire tout de suite ce qu’il faut éviter à l’avenir."  Il y a donc une ligne de fracture nette aujourd'hui entre les libéraux et les autres sur l'appréciation des dangers de la dette.

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Published by Le crédule libéral - dans actualités
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