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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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14 janvier 2006 6 14 /01 /janvier /2006 16:55
Il semble que Michelle Bachelet l'emportera demain dans l'élection chilienne. On relira avec intérêt le programme de son adversaire, Sebastien Piñera. Ce programme est d'essence libérale. Nous avions fait un court résumé de programme de Michelle Bachelet car il était représentatif d'une gauche moderne. De la même façon, le programme de Sebastien Pinera est celui d'une droite moderne, ouverte et non conservatrice. Il comporte quelques originalités. En voici les thèmes principaux et classiques:  "sécurité des citoyens, emploi, logements sociaux, environnement, culture, sport, participation démocratique, régionalisation, intégration au monde globalisé." Piñera insiste constamment sur la responsabilité et l'individualisme. Son maître-mot: "construire une nation où chaque individu est propriétaire de son destin." Voilà qui est strictement l'inverse de la motion Hollande du PS  qui préconisait l'égalité de destin et dont nous nous étions amusés dans ce Blog. Sebastien Piñera use de l'Etat avec prudence et parcimonie. Néanmoins en ce qui concerne la culture et l'environnement, Piñera ne néglige pas le recours à l'Etat. Ainsi il étend quasiment l'environnement aux fonctions régaliennes de l'Etat. Extraits...
Il envisage une taxe unique d'impôt, l'impôt progressif selon lui rapportant peu au Chili. Pinera veut améliorer la transparence des comptes et améliorer son contrôle. Il considère que les entreprises publiques concentrent la plus grande corruption. Il désire appliquer à l'Etat les principes de la gestion d'entreprise.
"La concentration entre les mains de l'État se traduit par une inefficacité profonde et une plus grande restriction des libertés individuelles... Additionnellement, l'État n'a pas été capable de promouvoir  l'efficacité dans ses systèmes administratifs. Résultat, la bureaucratie, derrière laquelle on peut dissimuler son inefficacité et sa paresse, véritable arsenal du fonctionnaire public, prolifère. L'objectif du gouvernement n'est pas de rendre des services, mais d'assurer qu'il est possible de les rendre, ainsi il est un devoir de faire valoir les éléments qui ont permis le succès dans la gestion patronale et privée : efficience, développement personnel, décentralisation, flexibilité et responsabilité dans le travail de chaque fonctionnaire public."
Si Sebastián Piñera considère que la gestion de l'environnement est une mission essentielle de l'état, la culture également est assujettie à plus de gestion étatique que d'autres secteurs.
"Beaucoup des insuffisances de l'État sont expliquées parce que l'État traditionnel s'immisce dans des secteurs où sa présence est inutile et improductive. D'autre part il est évident que l'État ne fait pas ce qu'il doit faire, en oubliant des secteurs comme la sécurité des citoyens, l'environnement et l'administration de justice où son action est non seulement indispensable mais en outre irremplaçable."  Il propose d'utiliser les fonds récupérés par les privatisations pour soulager la plus grande indigence. "Établir un Fonds d'Investissement Social avec les ressources rassemblées par la vente d'entreprises publiques, dont la quantité est estimée à plus de trente milliards de dollars, administré par une entité autonome, dont l'objet sera de couvrir les nécessités de la population la plus pauvre en matière d'alimentation, santé, éducation, logement et infrastructure et sécurité."
Les réglementations de création d'entreprise paraissent encore trop lourdes. "L'objectif principal que nous cherchons pour notre pays est que le contexte dans lequel on développe les activités productives soit propice à l'entreprenariat libre et volontaire, plutôt qu'à un entreprenariat forcé dans lequel on trouve une grande quantité de chefs d'entreprise chiliens.
Éliminer l'impôt sur le logiciel: "Les règles douanières établissent que dans la facture doit se distinguer le prix du support de la valeur du logiciel, où ce dernier constitue un paiement de 30 % comme impôt au revenu par droit d'utilisation. Cet impôt est excessif et limite les possibilités de transfert technologique, c'est pourquoi on propose son élimination."
Sebastián Piñera propose de réglementer le rôle des Lobbys, d'en créer un registre,  afin d'améliorer la transparence. La modernisation de l'Etat est un thème récurrent. Du point de vue technique, il le nomme gouvernement électronique : call center, téléphonie, internet seront les premiers dispositifs pour la modernisation effective.
Il propose que le contribuable puisse affecter 2 % de ses impôts à un secteur ou une organisation particulière. "Ainsi dans le but de recueillir des ressources, les organisations feront publicité de leurs réalisations et de leurs objectifs, etc."
La lutte contre la délinquance pourra être renforcée par la réincorporation d'anciens policiers à la retraite.
Supprimer le vote obligatoire
"Le vote des citoyens est un droit non une charge. Le caractère obligatoire du suffrage universel, soutenu par des sanctions légales pour lesquelles ils ne concourent pas voter, transforme les citoyens en individus captifs d'un système. L'attitude adéquate est de promouvoir et de faire que les personnes expriment volontairement leur préférence électorale."
Culture : " Créer au moins d'une bibliothèque dans chaque commune du pays."
"Nous proposons de transformer les 630 salles de spectacle du Chili en petits centres culturels, de sorte que toutes les régions et localités de plus de 50 000 habitants disposent d'espaces destinés au développement culturel. Pour cela on requiert d'augmenter et d'améliorer l'infrastructure déjà existante, en reconvertissant des bâtiments patrimoniaux ou en habilitant des espaces nouveaux."
Énergie
"Pour stabiliser le prix de combustibles fondamentaux comme la paraffine, l'essence et le diesel, on propose la mise en place d'un mécanisme qui considérera un Prix de Référence Intermédiaire (PRI), lequel devra refléter le prix attendu à moyen et long terme du marché des combustibles. Dès que le prix effectif dépasse le PRI, la quantité à payer pour l'impôt spécifique sera réduite pour compenser la différence entre le prix effectif et le PRI, et au cas où le prix effectif serait inférieur au PRI, la quantité de l'impôt spécifique augmentera pour compenser ce différentiel."
Environnement
Il justifie de la façon suivante, l'intervention de l'état dans la gestion de l'environnement.
"La grande tâche de l'État est de contribuer à atteindre le bien commun, non pas le bien de quelques-uns, ni non plus le bien de la majorité, mais le bien de chacun des membres de la société Chilienne. Notre programme est construit sur la primauté de la personne sur l'État...
Nous avons postulé que l'État n'est pas concerné à adopter des décisions qui sont propres aux individus, mais cela implique aussi que l'État doit assumer la tâche de créer les conditions sociales de l'égalité pour que, en accord avec leur volonté et aptitudes, les hommes libres puissent atteindre leur développement de manière cohérente avec dignité.
La qualité de vie est un concept clef qui dépend de variables économiques, de santé, éducation, d'accès à l'information et d'interactivité sociale. Il est lié non seulement à la paix sociale et à la stabilité politique, mais aussi à la viabilité des pays. De cette manière, la gestion environnementale doit être développée de façon à assurer que le développement économique soit soutenable dans le temps pour le bénéfice des prochaines générations. En s'agissant d'un objectif de la plus grande importance et d'un objectif à long terme, le rôle des organismes de l'État doit en la matière assurer tant la protection de l'environnement comme le développement économique. Les politiques environnementales ont été jusqu'à présent très peu cohérentes et éloignées de critères scientifiques. La gestion environnementale pour un développement soutenable et avec une base rationnelle constituera un pilier fondamental dans le futur gouvernement."
Politique Extérieure
"Nous préconisons une association stratégique avec les USA fondée sur la défense de la démocratie et l'état de droit, dans une économie ouverte et dans le libre flux de personnes, capitaux et biens, dans un ordre social juste et dans la reconnaissance que les institutions internationales sont fondamentales dans la promotion de la paix et la solution des conflits. Nous favorisons la négociation d'une Zone de libre Commerce dans les Amériques (ALCA). La similitude de modèles économiques et le Traité en vigueur de libre commerce constituent les bases pour promouvoir dans la région l'Accord mentionné, afin qu'il renforce la région comme un interlocuteur puissant face à l'Union Européenne et à l'Asie."

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commentaires

Candide 17/01/2006 14:14

Puisque la politique vous intéresse, je vous propose une vision décapante de l'actualité : rendez vous sur LibreCours

ED 16/01/2006 12:11

Le système est sclérosé. Chirac doit partir s'il lui reste un peu de dignité.

Christophe T 15/01/2006 22:09

Bonjour Nicolas,Désolé. Bien que j'ai suivi le voyage de Ségolène avec intérêt au Chili, je ne mettrai pas de lien vers votre site car il n'est pas dans l'esprit de mon site. Je tente de plus de minimiser mes liens pour ne garder que la substantifique moëlle. Je ne manquerais pas de continuer à m'informer des périgrinations du Parti Socialiste grâce à votre site.

Nicolas 15/01/2006 17:55

Bonjour,
 

Je profite de mon passage ici pour vous mettre l’adresse de mon blog :
 

http://segolene2007.over-blog.com
 

Ce blog est un blog de soutien à la candidature de Ségolène pour les élections de 2007…merci si vous le désirez et s’il vous est possible de mettre un lien sur votre site…
 

Bon courage et bonne continuation,
 

Cordialement,
 

 
 

Nicolas.
 

[une femme présidente, vite !]