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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
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  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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4 janvier 2006 3 04 /01 /janvier /2006 00:00

Au début des années soixante-dix, à un journaliste TV qui lui demandait s'il devait choisir entre deux modèles celui de l'URSS ou celui des USA, Rocard avait répondu sans hésiter: les USA. Dans le climat de l'époque, les évidences d'un libéral ou d'un anticommuniste n'étaient pas celles de tous les hommes de gauche. Et Rocard avait fait preuve d'un certain courage.

Dans son livre "Si la gauche savait", Rocard nous parle de la période de 1981.
"Le Programme Commun est un océan d’étatisme césarien centralisateur : il va en sortir des nationalisations qui vont mettre le pays à genoux – souvenez-vous donc : 1983, troisième dévaluation , balance des paiements dévastée, plan de rigueur, blocage des salaires pour la première fois depuis la guerre, et par des socialistes…"
Une question taraude Goucho : Mitterand a-t'il trahi le socialisme avec le tournant de la rigueur de 1983 ? Voici la vision de Michel Rocard.
"Le budget de 1982 par rapport à 1981 était en augmentation de 27%. Un fait unique dans l’histoire de France… On a mis les entreprises dans la quasi-incapacité de travailler, avec une double pression sur les salaires et sur les temps de travail. Si bien que le surcroît de pouvoir d’achat distribué s’est adressé à l’importation. D’où un déficit vertigineux, une inflation qui s’emballe…"
Pour illustrer cette dernière affirmation de Rocard, voici l'évolution de la dette française extraite du rapport Pébereau. Mitterand a amorcé la pompe et depuis les records de déficits de l'époque ont été battus.
"Trois dévaluations, des milliards de francs brûlés en nationalisations inutiles, pour la beauté du geste, trois fois plus cher que nécessaire. Vous savez combien cela fait d’écoles et d’hôpitaux ? Le blocage des salaires et des prix pour trois ans, la rupture de relations que cela a entraîné avec les syndicats. On a frôlé la grande catastrophe… Pour tout vous dire, avec le recul, je pense que la France avait la peau dure. Plus dure que je ne le croyais. Cela a été un peu moins pire que je ne l’avais pensé ; les institutions de la Vè République nous ont sauvés. Le principal inspirateur d’une politique économique, le président reste en place et assume les conséquences de ses erreurs."


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Published by Le crédule libéral - dans Livres
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