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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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24 janvier 2006 2 24 /01 /janvier /2006 00:00
En complément d'un article qui paraîtra ces jours prochains "Le bilan de la politique de Chavez au Venezuela ou la mise au pas graduelle d'un pays", on trouvera ici un florilège de l'attachement sans faille du Monde Diplomatique à la révolution bolivarienne...
1999 : Ignacio Ramonet

"Sur le plan économique, le commandant Chávez souhaite s’éloigner du modèle néolibéral et résister à la mondialisation. « Il nous faut, dit-il, rechercher le point d’équilibre entre le marché, l’Etat et la société. Il faut faire converger la main invisible du marché et la main visible de l’Etat dans un espace économique à l’intérieur duquel le marché existe autant que possible et l’Etat autant que nécessaire. »
2000 : Pablo Aiquel
"Jusqu’ici, M. Chávez a instauré une organisation centralisée, où toutes les décisions doivent passer par Caracas. D’autant que les partisans chavistes prennent parfois au pied de la lettre la rhétorique guerrière du mouvement et vont trop loin, comme cette enseignante, auteur d’un livre d’instruction « pré-militaire » pour élèves du lycée, qui tenait un discours xénophobe et ultra-nationaliste.
Grand voyageur, M. Chávez s’est permis de devenir le premier président élu à rendre visite, le 10 août, à M. Saddam Hussein, non sans faire grincer des dents du côté de Washington.
Il a assuré que, le 25 décembre, on pourrait déjà mesurer l’avancement de ses plans sociaux. Ceux-ci prévoient aussi un volet spécifique pour l’Etat sinistré de Vargas (victime des inondations de décembre 1999), ainsi qu’une augmentation de la participation de l’armée dans l’économie.
Deux problèmes majeurs menacent cependant le changement « bolivarien » : le chômage et la délinquance. Plus de quatre-vingts personnes sont assassinées chaque fin de semaine dans tout le Venezuela, une cinquantaine dans la capitale. Par ailleurs, le gouvernement avoue que le taux de chômage avoisine les 15 %, alors que 54,3 % des travailleurs stagnent dans l’économie « informelle »
2002 : Ignacio Ramonet
"Ce qui stupéfie, tout d’abord, c’est la quasi-absence d’émotion internationale devant le forfait commis contre un gouvernement qui conduit, dans le plus grand respect des libertés, un programme modéré de transformations sociales et incarne l’unique expérience de socialisme démocratique en Amérique latine."
2002 :Maurice Lemoine
"Et tout cela sur fond de navettes entre Caracas et Washington, ville d’où l’administration de M. George W. Bush multiplie les banderilles verbales à l’encontre du président « bolivarien ». Son peu d’empressement pour épouser la « lutte antiterroriste », en particulier contre les guérillas colombiennes, ses accords militaires avec la Chine et la Russie, son discours antimondialisation et sa révolution font chaque jour un peu plus grincer des dents. Provocations et auto-attentats risquent d’assombrir le proche futur. Car du dénouement de cette bataille à forte odeur de pétrole dépend l’avenir du Venezuela. Et des réformes sociales dont ce pays a d’urgence besoin."
2003 : Maurice Lemoine
"Malgré ces crimes, malgré le sang, dans ces immenses étendues où le ciel rejoint la terre et où l’on proclame un appui indéfectible « à notre comandante, le président Hugo Chávez », l’enthousiasme dépasse l’imagination. Partout on se salue par de vibrants « Epa chámo, como está la lucha ? » ­ « Hola, l’ami, comment va la lutte ? ». Partout on parle maïs, sorgho, légumes, fruits, bétail, pisciculture et mise en production, nouvelles écoles et nouvelles maisons."
2004 : Maurice Lemoine
"Durant l’année 2003, le Venezuela enregistre une chute de l’activité économique de 9,5 %, qui ruine le pays et torpille (là est le but) les programmes sociaux. Cependant, après avoir dépensé des millions de dollars pour en finir avec M. Chávez, consacré des milliers d’heures de télévision à le déstabiliser, l’opposition subit à nouveau une cinglante défaite. Une formidable vague d’électeurs déferle des collines pour appuyer le « processus populaire ». Beaucoup votent pour la première fois : le registre électoral a incorporé plus de deux millions de nouveaux électeurs en à peine un an. La participation, sans précédent, causera des files d’attente invraisemblables, obligeant certaines personnes à faire la queue durant treize heures pour pouvoir voter."
2005 : Maurice Lemoine
"Le 31 janvier 2005, le président vénézuélien Hugo Chávez a reçu un accueil triomphal de la part des militants altermondialistes rassemblés lors du Forum social mondial de Porto Alegre. Celui qui est devenu pour la gauche latino-américaine le symbole de la résistance au néolibéralisme et à l’hégémonie étatsunienne a estimé à cette occasion qu’il était urgent de « mettre en place une économie sociale pour dépasser le capitalisme ». Déjà soumis par le passé à la vindicte de la Maison Blanche, qui a tout fait pour le déstabiliser, M. Chávez redevient la bête noire de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et des nostalgiques de la guerre froide."
2006 : Ignacio Ramonet
"Dans une atmosphère marquée par le récent succès remporté, à Mar del Plata (Argentine), contre le projet de Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA, ALCA en espagnol) et par la victoire électorale, le 18 décembre 2005, de M. Evo Morales en Bolivie, les participants au Forum de Caracas pourront vérifier dans les faits, en observant la nouvelle réalité vénézuélienne, que la globalisation n’est pas une fatalité. Qu’il est possible de la faire reculer. A condition de demeurer fidèle à des valeurs de justice et de solidarité, de ne pas céder, de ne pas trahir. Et de savoir faire preuve d’une inébranlable volonté politique."

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Published by Goucho - dans Amérique latine
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