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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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26 octobre 2005 3 26 /10 /octobre /2005 00:00
Goucho a gardé avec amour les exemplaires de son premier abonnement au monde diplo, il y a bien longtemps.  Le monde diplomatique est un journal étrange. Ce journal est distribué dans le monde entier. Des journalistes du monde entier nous racontent l'évolution du monde aux quatre coins de la planète. D'abord plutôt austère, ce journal nous conte l'histoire du monde sans souci commercial. Il rassemble parfois des écritures prestigieuses comme celle de Noam Chomsky. Pourtant, derrière la plupart des articles, la même histoire se dessine, toujours recommencée. Une haine farouche du capitalisme. Au cours de l'été 2005, après la jubilation de la victoire du non au référendum, nous avons eu droit à quelques articles d'éloge sur le marxisme, de la mort de Che Guevara à un aveu de John Berger se déclarant marxiste. Chaque article s'oppose avec véhémence à toute tentative de privatisation ou d'individuation libérale. Le quarteron de soldats nostalgiques, comme Ignacio Ramonet, qui dirigent ce journal n'a pas digéré l'effondrement du communisme et sa vision noire du capitalisme n'a pas évolué d'un iota depuis ses débuts. Devant la richesse des sujets évoqués, on ne peut que conseiller la lecture de ce journal unique en son genre. Néanmoins il réclame un esprit critique sans défaut et un recoupement d'informations obligatoire.Pour Goucho, c'est une émission culte!  Le cas de Daniel Mermet sur France-Inter avec l'émission "Là-bas si j'y suis" présente des similitudes. Un grand talent d'homme de radio. Des sujets abordés de front et avec courage en laissant une large place à l'expression des interviewés.  Une place très ou trop large à l'émotion. La parole à toutes sortes de gens et de catégories sociales. Et toujours au final : une inexorable conclusion. Le capitalisme en filigrane, les grandes entreprises et le capital seraient responsables de ces misères. Un simple décalage pourrait renvoyer Daniel Mermet à des conclusions d'où perlerait quelque espoir. Car la plupart du temps, la misère dont nous sommes entretenus dans ses émissions pourrait nettement s'améliorer par ce souffle de libéralisme et de courage qui manque si cruellement aux politiques français. Non. Derrière, il n'y a rien. Les clés d'une véritable lecture ne sont pas donnés aux auditeurs. Les conclusions finissent inexorablement par une critique du capitalisme et de la mondialisation. Une révolte sans espoir. Daniel Mermet est à la radio en ce début de siècle ce qu'Aragon était à la littérature du siècle dernier. Un grand talent au service des ténèbres et de l'absurde. La victoire nihiliste du non au dernier référendum est aussi la victoire de Daniel Mermet et du Monde Diplomatique. C'est finalement une victoire des médias mais pas ceux qu'on attendait!

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