Rémunération de l'auteur

Rémunération de l'auteur

Dimanche 30 octobre 2005

Entendu à propos des thèmes politiques du réseau Al-Qaïda - émission du 28 septembre sur France-Culture.
« Les textes de Ben Laden sont des textes politiques.  Ceci transpire dans les textes. Les textes de Ben Laden, on doit le dire, si on enlève les formules religieuses rappellent des thèmes politiques qui sont les mêmes que la gauche laïque européenne : la question palestinienne, les sanctions envers l’Irak, les interventions militaires au moyen-orient. Ceci aide à comprendre que ces gens sont avant tout des hommes politiques d’action…" 
Plus loin, Gilles Kepel pense que les masses sont révulsées par la fuite en avant des islamistes radicaux. Après l'Algérie, l'Islam est en train d'échapper aux islamistes. Ils ont créé la "Fitna", la division entre sunnites et chiites.

Par Goucho - Publié dans : vu/entendu
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Vendredi 28 octobre 2005
Au cours de l’été, Goucho et son double ont manqué de se réconcilier. En effet après avoir écouté les émissions de Daniel Mermet et lu les articles du Monde Diplomatique et  la défense de Chavez par Maurice Lemoine. Chavez Présidente !   il y eut quelques jours de paix, les articles du Monde Diplomatique ont été disséqués. L’enthousiasme a grandi à la lecture des articles du monde diplomatique. La question s’est posée, y aurait-il un pays d’Amérique du sud ha]issant les Etats-Unis et offrant à son peuple développement, culture et santé ? Goucho s'animait d'une frénésie qui rappelait les émotions du Chili des années soixante-dix. Il y a cru jusqu’au bout mais tout cela est retombé dans un puits sans fond. N’en déplaise au sentimental Daniel Mermet, au Monde Diplomatique (qui n’en est pas à son coup d’essai), à Arte. Chavez est un clown, il instaure une dictature qui finira en eau de boudin, bâillonnant son peuple et pillant les immenses ressources de son pays. Le bréviaire de Chavez pourrait être le suivant: comment rendre son pays pauvre quand il est plein de richesses? On lira par exemple ce blog http://daniel-venezuela.blogspot.com/ ou bien plus prêt de chez nous le forum France-venezuela
Par Goucho - Publié dans : le bêtisier du Monde Diplomatique
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Jeudi 27 octobre 2005
Beau moment de radio sur Charivari le 25 octobre.
MVL (Mario Vargas Llosa): Je suis à droite quand je soutiens la liberté économique, le marché. Je suis de gauche quand je défends la société laïque, le mariage homosexuel, les droits de l'individu comme point de départ de toutes les libertés... La situation est ambiguë. Il faut chaque jour se définir. Même si on se trompe. La gauche vous pousse à droite. Un libéral n'est pas un conservateur. La droite européenne est conservatrice.
FB (Frédéric Bonnaud): Comment expliquez-vous la faillite économique de l'Argentine, terre bénie des dieux. Est-ce les Argentins? Est-ce l'organisation du libéralisme, le FMI?
MVL: Non. Vous pouvez dire les Argentins. Ce sont les Péronistes. Le Péronisme a changé le cours d'un pays prospère qui avait éliminé l'analphabétisme et qui avait en son sein une grosse classe moyenne. C'était le libéralisme qui a fait de l'Argentine un pays moderne. Avec Perón, l'Argentine est devenue populiste, nationaliste, étatiste. Voilà le résultat. La surprise, c'est cette vocation suicidaire de l'Argentine qui reste influencée par le Péronisme.
FB: votre contre-exemple, c'est le Chili. Vous dîtes qu'il ne faut surtout pas croire que c'est la dictature qui a redressé le Chili?
MVL: Le Chili, ce n'est pas la dictature qui a redressé ce pays. C'est une évolution de la droite et de la gauche vers le centre. C'est une refondation au centre. Le Chili a les institutions les plus solides d'Amérique latine. Le Chili n'a pas réussi à cause de la dictature. C'est une gauche libérale et une droite acceptant la démocratie. Ce consensus est similaire à celui qui a fait de l'Espagne un pays moderne...
FB: à propos de la colonisation, vous risquez de choquer...
Les Incas ne me sont pas sympathiques. Leur société était verticale, totalitaire. Vous étiez une fourmi dans cette civilisation. Je n'aimerais pas avoir vécu dans une civilisation. Je suis contre cette idée que le problème de l'Amérique latine est la conquête. Nous sommes responsables. Nous sommes un produit de la conquête. Nous sommes la conquête. Ce n'est pas les Portugais ou les Espagnols qui sont responsables de nos maux. Ce serait très commode.
Par Le Créduke - Publié dans : Amérique latine
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Mercredi 26 octobre 2005
Goucho a gardé avec amour les exemplaires de son premier abonnement au monde diplo, il y a bien longtemps.  Le monde diplomatique est un journal étrange. Ce journal est distribué dans le monde entier. Des journalistes du monde entier nous racontent l'évolution du monde aux quatre coins de la planète. D'abord plutôt austère, ce journal nous conte l'histoire du monde sans souci commercial. Il rassemble parfois des écritures prestigieuses comme celle de Noam Chomsky. Pourtant, derrière la plupart des articles, la même histoire se dessine, toujours recommencée. Une haine farouche du capitalisme. Au cours de l'été 2005, après la jubilation de la victoire du non au référendum, nous avons eu droit à quelques articles d'éloge sur le marxisme, de la mort de Che Guevara à un aveu de John Berger se déclarant marxiste. Chaque article s'oppose avec véhémence à toute tentative de privatisation ou d'individuation libérale. Le quarteron de soldats nostalgiques, comme Ignacio Ramonet, qui dirigent ce journal n'a pas digéré l'effondrement du communisme et sa vision noire du capitalisme n'a pas évolué d'un iota depuis ses débuts. Devant la richesse des sujets évoqués, on ne peut que conseiller la lecture de ce journal unique en son genre. Néanmoins il réclame un esprit critique sans défaut et un recoupement d'informations obligatoire.Pour Goucho, c'est une émission culte!  Le cas de Daniel Mermet sur France-Inter avec l'émission "Là-bas si j'y suis" présente des similitudes. Un grand talent d'homme de radio. Des sujets abordés de front et avec courage en laissant une large place à l'expression des interviewés.  Une place très ou trop large à l'émotion. La parole à toutes sortes de gens et de catégories sociales. Et toujours au final : une inexorable conclusion. Le capitalisme en filigrane, les grandes entreprises et le capital seraient responsables de ces misères. Un simple décalage pourrait renvoyer Daniel Mermet à des conclusions d'où perlerait quelque espoir. Car la plupart du temps, la misère dont nous sommes entretenus dans ses émissions pourrait nettement s'améliorer par ce souffle de libéralisme et de courage qui manque si cruellement aux politiques français. Non. Derrière, il n'y a rien. Les clés d'une véritable lecture ne sont pas donnés aux auditeurs. Les conclusions finissent inexorablement par une critique du capitalisme et de la mondialisation. Une révolte sans espoir. Daniel Mermet est à la radio en ce début de siècle ce qu'Aragon était à la littérature du siècle dernier. Un grand talent au service des ténèbres et de l'absurde. La victoire nihiliste du non au dernier référendum est aussi la victoire de Daniel Mermet et du Monde Diplomatique. C'est finalement une victoire des médias mais pas ceux qu'on attendait!
Par Le crédule libéral - Publié dans : actualités
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Mardi 25 octobre 2005
Après le recul non avoué du gouvernement sur la SNCM, les politiciens sont prudents dans leur discours sur les privatisations. Alors que l'heure est au retour arrière dangereux puisque la gauche parle de (re-)nationalisations, Alexandre Adler ce matin sur France-Culture tente de faire un peu de pédagogie sur la notion de privatisation. Il est drôle de constater aujourd'hui que le gouvernement Jospin en terme de privatisation fut le gouvernement le plus libéral de la décennie. Goucho lui trouve là l'explication dans la déroute de Jospin en 2002.
Par Goucho - Publié dans : vu/entendu
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Lundi 24 octobre 2005
Le crédule libéral a une admiration sans bornes pour le peuple polonais. Ils n'ont pas fait que donner au monde un pape hors normes comme Jean-Paul II qui fit preuve d'un courage hors du commun.
Le peuple polonais a participé à une extraordinaire expérience de transformation d'un régime communiste. La table ronde en est un symbole magnifique. La transformation a été brutale mais pacifique. Dans les années quatre-vingt-dix, une réforme libérale de choc entraîne 20% de perte du pouvoir d'achat. Avec courage, la Pologne a opéré une transformation libérale radicale à l'aide de petites PME familiales notamment dans l'agriculture. Le PC est dissous. Ironie de l'histoire: les anciens du PC sont les premiers bénéficiaires des privatisations grâce à une habilité acquise dans la nomenklatura. Ils ne sont pas complètement européens, mais ils le sont plus que nous tous réunis. Ils ont traversé des années de totalitarisme. Leur fidélité aux Etats-Unis n'est pas neutre. Elle est à la mesure de leur attachement sans faille à la liberté retrouvée. Goucho, dans sa grande naïveté, s'est toujours étonné que Lech Walesa soit un président de droite. " Un grand syndicaliste comme lui ne pouvait n'être que de gauche. S'il ne s'est pas fait réélire: c'est bien fait pour lui. "
Pologne: belle émission sur Arte le 6.09. Lors du débat final, quelqu'un avance la sempiternelle diatribe contre les risques de la mondialisation libérale, heureusement un éditeur conclut: "Il y a un peu plus de dix ans, si on m'avait dit que nous en serions où nous sommes aujourd'hui, je ne l'aurais pas cru!"
Par Le crédule libéral - Publié dans : actualités
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Vendredi 21 octobre 2005
Plaidoyer pour la mondialisationJohan Norberg est un jeune Suédois de trente-deux ans. Son look n'a rien à voir avec celui du libéral classique: complet-cravate et langage technocratique.  Il est un free-lance qui parcourt le monde pour défendre trois idées que nous caricaturons ainsi:
- L'anti-globalisation est immorale.
- L'immigration ne devrait pas être contrôlée
- Le libre-échange travaille à notre bonheur
Il a écrit un livre passionnant qui balaie les critiques bateaux sur la mondialisation libérale qui sont une seconde nature de nos politiciens et de beaucoup d'entre nous. N'est-ce pas Goucho? Je vous recommande son livre "Plaidoyer pour la mondialisation capitaliste" et un accès fréquent à son site www.johannorberg.net dont celui-ci ne manquera pas de se faire l'écho. Par exemple, le discours de Tony Blair est extrait du site de Norberg.
Par Le Crédule libéral - Publié dans : fondations
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Jeudi 20 octobre 2005
Pour Goucho, c'est une découverte. Il ne sait s'il doit rire ou pleurer. Le libéralisme pourrait-il être de gauche? Qu'on se rassure, sur l'échelle de Richter entre la gauche et la droite en France, Tony Blair est très loin des idées de la gauche française et passerait ici pour un OVNI. À l'aune de l'histoire, de Tocqueville à Bastiat, les libéraux siégeaient à gauche.

"Le rythme du changement peut nous décourager, ou bien rendre nos vies meilleures et notre pays plus fort.
Ce que nous ne pouvons pas faire est de nier la réalité.
J'entends les gens dire que nous devons tout arrêter et débattre des effets de la mondialisation. Nous pourrions aussi bien discuter de savoir si l'automne devrait suivre l'été.
En Chine et en Inde, cela ne se discute pas. On saisit ces possibilités, d'une façon qui transforme nos vies.
Oui, ces deux nations ont toujours des millions de personnes vivant dans la pauvreté. Mais elles sont dans le flot. Regardons le Vietnam ou la Thaïlande. Attendons alors les Américains du sud, et avec notre aide, les Africains.
Toutes ces nations ont des coûts de main-d'oeuvre inférieurs aux nôtres.
Toutes peuvent importer la technologie.
Toutes attireront le capital en mouvement, doubleront la valeur de ce qui existait dix ans auparavant, pour trouver le meilleur rendement.
Ce monde changeant est indifférent à la tradition.
Impitoyable à la faiblesse. Sans respect des réputations passées.
Il n'a aucune coutume et pratique.
Il se joue des opportunités, mais celles-ci vont seulement à ceux qui sont assez agiles pour s'adapter, peu enclin à se plaindre, ouverts, disposés et capables de changer.
À moins de "décrypter le futur dans une boule de cristal", à moins que nos valeurs correspondent à un arrangement complètement honnête avec la réalité qui déferle sur nous, au prochain coup porté, nous échouerons.
Et puis les valeurs auxquelles nous croyons profondément tournent à vide nous entraînant dans la désillusion et la déception.
Dans l'ère de la mondialisation rapide, il n'y a aucun mystère: La seule chose qui marche est une économie ouverte et libérale, prête constamment au changement afin de rester concurrentielle.
Le nouveau monde récompense ceux qui sont ouverts à lui.
L'investissement étranger améliore notre économie. Comme l'immigration.
Nous savons que nous avons besoin de contrôles stricts. Ils sont mis en place, avec des cartes d'identité, indispensables dans un monde mouvant.
Mais une des choses les plus satisfaisantes au sujet de l'élection est que le pays a reconnu le tort des Conservateurs, désavouant leur campagne odieuse sur l'immigration. Vous qui venez pour travailler et faire votre vie ici, vous rendez la Grande-Bretagne non pas plus faible mais plus forte.
Mais il y a une autre leçon à tirer.
La tentation est d'utiliser le gouvernement pour essayer de se protéger contre l'impact de la mondialisation en se fermant de l'extérieur; de se protéger d'une main-d'oeuvre étrangère par règlement; d'assurer une compagnie grâce à une subvention du gouvernement, une industrie avec une régulation des tarifs.
Cela ne fonctionne pas aujourd'hui.
En effet, le barrage tirant en arrière l'économie globale a éclaté depuis des années.
La concurrence ne peut pas être bâillonnée, elle peut seulement être battue."
Traduction avec l'aide de Systran
Par Le crédule libéral - Publié dans : actualités
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Mercredi 19 octobre 2005

Pour Goucho, les choses sont claires. La guerre d’Irak est une monstrueuse erreur. Elle est le terreau pour une expansion du terrorisme et l’Amérique est une puissance occupante. Pourtant depuis le déclenchement du conflit, les médias français nous ont donné une image faussée de la guerre d’Irak. La seule vision présentée étant celle qui confortait la théorie du chaos avancée par la France. Alain Hertoghe dans la guerre à outrances a montré le décalage constant des informations produites par les médias français avec les faits réels. Depuis quelque mois- retour du dernier otage ?-, le ton des médias change concernant la guerre d’Irak. Nous entendons moins souvent le terme « résistance irakienne » et un tout petit peu moins le terme de chaos.
On lira l’article suivant sur le site suisse checkpoint dont voici un extrait : « Aussi, il n’est pas sans ironie de constater qu’aujourd’hui, en Irak, baassistes et islamistes se sont alliés pour empêcher coûte que coûte l’établissement d’un régime démocratique et prospère dans ce pays. » Qu’importe aujourd’hui notre sentiment devant cette guerre mais nous avons tous besoin que l’Irak devienne un pays libre.

Par Le crédule libéral - Publié dans : actualités
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Mardi 18 octobre 2005

Pour Goucho, les discussions sur l'état de la France sont de la véritable propagande. Comme le dit Jean-Francois Kahn dans Marianne, la droite a toujours utilisé cet argument dans l'histoire. Goucho garde son sang-froid, il sait très bien que la France a de nombreux atouts. Un modèle social avant-gardiste qui malgré les critiques dont il fait l'objet est envié par le monde entier. Une productivité de ses travailleurs sans équivalent dans le monde: la preuve, il existe quantité d'entreprises étrangères qui investissent en France. Son hôte libéral, adepte de la France qui tombe selon Nicolas Baverez, est tombé sur la vision apocalyptique de  Jacques Attali sur l'Etat de la France dans l'Express. Jacques Attali compare la situation de la France à celle de l'Argentine. En conclusion, pour retrouver une certaine cohérence, Attali propose deux voies: la voie thatchérienne et la voie de la rupture à gauche. Autant la première a prouvé son efficacité, autant la seconde semble rester du domaine de l'utopie. Goucho part à la recherche de cette voie mystérieuse et nouvelle de la social-démocratie européenne.  Un gros mal de tête en perspective pour Goucho!

Par Le crédule libéral - Publié dans : actualités
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