Rémunération de l'auteur

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Samedi 30 septembre 2006
Par Le crédule libéral - Publié dans : vu/entendu
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Samedi 30 septembre 2006
Clip sympa et drôle de kamini "dédicacé à la France des petits patelins".
Par Goucho - Publié dans : vu/entendu
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Vendredi 29 septembre 2006
Tony Blair : " La libre circulation des travailleurs est bonne pour l'Europe de l'Est parce qu'elle leur donne la croissance, plus de travail et des bons salaires, et qu'elle approfondit les valeurs démocratiques européennes. Créer un marché commun signifie que les ouvriers doivent avoir des droits aussi bien que les entreprises, et il doit y avoir une libre circulation pour des ouvriers aussi bien que pour le capital, les marchandises et les services. "
Gordon Brown : "Le travail des britanniques pour les britanniques"
Référence : Norberg
Par Le crédule libéral - Publié dans : actualités
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Mercredi 27 septembre 2006

J'ai noté ce petit message d'Extrême centre suggérant de manière humoristique le mécanisme à double contrainte auquel est soumis l'occident et aujourd'hui le pape. Ce mécanisme aboutit au blocage de toute communication.
- Islam "modéré": "L'Islam est une religion pacifique!"
- Islam radical: "L'occident doit se convertir ä l'islam, sinon..."
Réponse de l'occident... avec des pincettes "Oui. L'Islam est sans doute une religion pacifique mais une frange radicale s'inspire de méthodes fascistes pour semer la terreur..."
- Réponse de l'Islam: "Arrogants, racistes, apostats..."

Par Le Crédule Libéral - Publié dans : actualités
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Dimanche 24 septembre 2006
Voici un extrait du livre de Philippe Manière écrit en 1997. "L'aveuglement français".
Ce livre est un excellent livre d'introduction au libéralisme. En voici un exemple!
QUAND L'ÉTAT INVENTE L'EMPLOI PRECAIRE?
S'il y a une catastrophe sociale que les Français sont convaincus d'avoir évitée mieux que beaucoup de leurs voisins, c'est bien la précarité. Des jobs de courte durée qui ne mènent à rien et qui tiennent les salariés dans une insupportable incertitude du lendemain : voilà, pensent la plupart de nos concitoyens, la tare des sociétés anglo-saxonnes. Beaucoup d'experts affirment c'est au prix de cette fameuse précarité que les États-Unis ou la Grande-Bretagne, par exemple, obtiennent de meilleurs résultats que nous en matière de chômage. Et ce prix-là, nous dit-on, la France s'honore de n'être pas prête à le payer.
Admirable posture ! Mais ce que les experts ne nous disent pas, c'est que la question n'est plus à débattre. D'ores et déjà, malheureusement, les salariés français vivent la précarité au jour le jour. Ne sont concernés ni les fonctionnaires ni la plupart des salariés qualifiés du privé, au chaud dans une grande entreprise. Mais les autres, la masse des non qualifiés, et surtout les jeunes, vont déjà par bataillons entiers de petits boulots en contrat à durée déterminée. En mars 1996, l'Insee recensait environ 1,8 million de personnes occupant des « emplois précaires » (intérim subi, contrats aidés par l'État, contrats à durée déterminée, apprentissage, etc.). Et tous les indices montrent que ce nombre ne fait que croître. Pour être complet, il faut y ajouter quelque 1,6 million de salariés ayant accepté un temps partiel faute de mieux. Plus du tiers des jeunes de vingt à vingt-quatre ans vit une situation de précarité.
Comment pourrait-il en être autrement ? Dans n'importe quelle ANPE , un simple coup d'œil aux offres d'emploi montre que les contrats «normaux» - de droit privé et à durée indéterminée - sont devenus minoritaires. Les jeunes arrivant sur le marché du travail n'ont donc guère d'autre choix qu'un emploi dont ils savent d'ore et déjà qu'il ne durera que trois, six, dix-huit mois dans le meilleur des cas. Dans certains bureaux de l'agence pour l'emploi, c'est jusqu'à 80 % des «jobs» offerts qui sont soit des CDD (contrats à durée déterminés, surtout, des CES (contrats emploi solidarité) ou des CIE (contrats initiative emploi) - emplois pratiquement publics puisque massivement aidés par l'État, toujours limités dans le temps.
Paradoxe saisissant : c'est la puissance publique qui nourrit  cette précarité dont les gouvernements successifs dénoncent à juste titre les ravages psychologiques  et sociaux ! On s'en doute, la précarisation de l'emploi n'est pas l'objectif des politiques publiques. Elle en est, hélas, la conséquence inévitable : l'État veut encourager les entreprises, les administrations ou les associations à embaucher, mais il ne veut pas que les uns ou Ies autres s'habituent à un coût du travail réduit ni qu'ils s'installent durablement dans les aides. Il a donc eu l'idée de contrats subventionnés, mais qui comportent une échéance. Le CES (contrat emploi solidarité), par exemple, est un mi-temps rémunéré au Smic dont le coût est pris en charge par l'État à hauteur de 75% à 95 % - ce qui laisse très peu à payer aux administrations et aux associations auxquelles il est réservé. Mais il dure généralement six mois ou un an, et n'est pas renouvelable sauf exception. Dans de très rares cas, on peut occuper un CES pendant trois ans - jamais plus.
Au terme de cette période, que se passe-t-il? En théorie, l'employeur qui est satisfait peut «consolider » son CES en un emploi classique, à durée indéterminée et sans aide publique. Cela reste néanmoins exceptionnel. Généralement, il n'a pas le budget pour rémunérer normalement son employé. Même satisfait de ses services, il le renvoie donc à l'ANPE et rembauche immédiatement une autre personne qui, elle, étant éligible au CES, lui coûtera moins cher... pendant quelque six à dix-huit mois. Vous avez dit précarité ?
De même, les contrats aidés dont peuvent bénéficier les entreprises privées - il en existait, fin 1997, la bagatelle de soixante-seize catégories! - sont presque systématiquement à durée déterminée. Avec exactement les mêmes effets pervers. Le CIE est l'un des plus avantageux. Pendant deux ans, l'employeur bénéficie d'une totale exonération des charges sociales, d'une prime mensuelle d'environ deux mille francs par employé sorti du chômage. Mais le plus souvent, lorsque cette manne se tarit, le titulaire du CIE retourne pointer. Et son patron lui Si l'employeur trouve un successeur. Il sera inexpérimenté, mais subventionné.
Et c'est ainsi que des centaines de milliers de français sont enfermés dans le circuit démoralisant des jobs à durée déterminée - passant de contrat de qualification en CES, puis de CES en CIE, puis de CIE etc. Raffinement suprême : pour être admis comme bénéficiaire de certains dispositifs, il faut pouvoir justifier d'une durée de chômage minimum : pas de CIE, par exemple, si l'on n'a pas pointé en vain durant douze mois à l'ANPE. Ce n'est plus seulement la précarité que l'État organise. C'est carrément le chômage !
Et tout cela à grands frais. Comme toujours, les intentions sont pures : c'est faute d'emplois marchands en nombre suffisant que l'État n'a eu de cesse, depuis quinze ans, de multiplier les aides à l'emploi privé et les contrats de travail assistés. Mais les inconvénients de cette politique sont énormes. À commencer par un coût devenu colossal au fil des années : les aides à l'emploi pèsent désormais quelque 150 milliards de francs par an. Depuis la crise du pétrole de 1973, la France a consacré, au titre de la dépense pour l'emploi, la bagatelle de 3500 milliards de francs : l'équivalent d'un peu plus de deux années de budget de l'État, ou encore du volume de la dette publique accumulée à la mi-1996. Ce qui a pour conséquence plus d'impôts, donc moins de consommation et d'investissement dans la sphère marchande.
On pourrait l'accepter si l'efficacité du dispositif d'aide publique à l'emploi n'était de plus en plus faible. Les experts gouvernementaux l'admettent eux-mêmes : l'État évite chaque année moins de chômeurs en dépensant plus d'argent. Au cours des quatre années passées, l'impact net des aides a l'emploi a oscillé entre... 9000 et 48000 chômeurs de moins par an. Une goutte d'eau dans la mer de nos 3 à 4 millions de demandeurs d'emploi.
Mais l'État ne fait pas que dépenser. Il édicte aussi des règles - pour le bien des travailleurs, il va sans dire. Malgré la géniale proposition de l'inénarrable Bernard Tapie, on n'a pas encore décidé de rendre le chômage illégal. Mais à peu près tout le reste a été fait. Le code du travail pèse 730 grammes dans sa version la plus courante - 2464 pages imprimés sur papier bible... Il prévoit tout et le reste : l'article 224-4 exige l'installation d'une chambre d'allaitement dans «les usines qui emploient plus de cent femmes de plus de quinze ans » afin de leur permettre de nourrir leurs bébés. Surtout, il impose des masses de paperasse. À elle seule, la déclaration d'embauche implique quatre formulaires pour quatre administrations différentes.
Au prix de directions du personnel pléthoriques et grâce à des armées d'avocats spécialisés, les grand entreprises parviennent, en général, à maîtriser les subtilités byzantines de cette masse de textes qui se sont stratifiés au fil du temps. Les petites, évidemment, ne le peuvent pas. Un patron de PME ou un artisan doivent choisir : soit ils se plongent dans l'ivresse talmudique de l'étude du droit social, soit ils s'intéressent tout prosaïquement à leurs clients et à leurs affaires.
Bizarrement, la plupart d'entre eux optent pour la seconde solution ; et, pour avoir la paix avec les prud'hommes et l'inspecteur du travail, ils prennent deux mesures conservatoires.
La première : éviter d'embaucher. La seconde : ne jamais embaucher à durée indéterminée. Les patrons savent en effet que le pire problème qu'ils peuvent avoir, c'est un licenciement qui tourne mal. Les règles en sont touffues, largement jurisprudentielles, et souvent très favorables au salarié - car au droit général se combine, dans chaque branche, une convention collective le plus souvent généreuse et protectrice (comme dans la banque ou la presse par exemple). La procédure est complexe ( lettre recommandée, entretien préalable, motivation des causes «réelles et sérieuses », etc.), et son non-respect est sanctionné par de lourdes indemnités à verser au salarié. Pour éviter les ennuis, mieux vaut donc ne pas se mettre en position de devoir débaucher. Mais une chute d'activité justifiant un allégement des effectifs peut toujours survenir, tout comme une mésentente avec un salarié.
C'est pourquoi la solution idéale, aux yeux de bien des patrons, est le CDD (contrat à durée déterminée) : au moins la séparation, prévue dès le départ au contrat ne posera aucun problème... L'avantage est considérable.
L'inconvénient? Rien de grave : tout simplement, la précarité organisée. Les salariés savent qu'ils devront à coup sûr quitter l'entreprise dans un an à trois au maximum. Un raffinement particulièrement remarquable du droit du travail interdit en effet à un employeur de renouveler un CDD plus d'une fois. Comme un CDD ne peut excéder dix-huit mois, la formule ne permet pas d'employer à échéance fixe pendant plus de trois ans (deux fois dix-huit mois). Si, à tort ou à raison, un patron se refuse à embaucher des salariés à durée indéterminée, il est donc condamné à «faire tourner» son personnel sur cette base - et même à se séparer des employés qui donnaient satisfaction. C'est ce que l'on voit au jour le jour dans les petites entreprises françaises, notamment dans le commerce et, plus généralement, dans tous les secteurs dynamiques de l'économie.
L'État, nous dit-on, n'a qu'un souci, une obsession : l'emploi, la sécurité de l'emploi. Sur ce double critère, le bilan de son intervention est tout bonnement catastrophique. La puissance publique engloutit des sommes himalayesques sans obtenir d'autres effets que la modification de l'ordre des chômeurs dans la file d'attente - cela au prix d'une précarité qu'elle prétend haïr. Et elle réglemente le travail jusque dans les plus infimes détails, avec ce résultat admirable que  les employeurs embauchent le moins possible et presque toujours pour une période courte.
Jarry, Kafka et Courteline sont hélas morts trop tôt pour goûter cette farce grinçante. Quant aux millions de personnes qui en sont les acteurs, curieusement, ils n'en rient pas.
                   Philippe Manière
Si on veut voir les conséquences de la précarité en France en conservant un oeil critique sur les raisons invoquées de celle-ci, on écoutera les émissions de Daniel Mermet sur ce thème.
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Samedi 23 septembre 2006
Les blogs sont comme des pièces de théâtre et les spots finissent par s'éteindre. L'excellent blog What's Next quitte la scène, préfigurant ce qui arrivera forcément à la plupart d'entre nous, cultivateurs anonymes d'éphémérides. L'absurde animé de notre politique nous a tous poussés, parfois malgré nous, dans l'aventure absorbante des blogs puis, lassés par tant de balivernes toujours recommencées ou happés par le tourbillon, amateur que nous sommes, il nous faut rentrer dans le rang et reprendre de plus fructueuses activités.
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Jeudi 21 septembre 2006
Un petit air de liberté souffle sur la Suède. Il est vrai que pour Goucho, il est impossible de penser qu'un pays qui vient de basculer à droite puisse se sentir plus léger. Pourtant c'est certainement le cas même si Reinfeldt ne remet pas pour l'instant en question le côté mamelle universelle de l'État suédois. Faisons connaissance avec les trois partis qui composent pour l'essentiel cette coalition.(Raconté par Johan Norberg)
  • Moderaterna (libéraux-conservateurs)
Depuis que Fredrik Reinfeldt a pris les rênes du parti, celui-ci s'est déplacé vers le centre devenant plus libéral et moins conservateur. Que les antilibéraux se rassurent, le parti vainqueur a abandonné ses plans de dérégulation du marché du travail et maintenant il caresse les syndicats "dans le sens du poil", il veut bloquer la privatisation des hôpitaux et promet de dépenser encore plus que les démocrates sociaux sur les services publics d'assistance sociale. Le parti est également revenu à une politique plus restrictive avec les réfugiés.
  •         Folkpartiet (social-libéral)
Ceci était le parti libéral par excellence qui a combiné l'économie de marché avec des interventions en faveur de la tolérance. Mais sous la conduite de Lars Leijonborg, ce parti est devenu plus protectionniste et s'est concentré sur la partie sécuritaire favorisant la loi et l'ordre.
  •         Centern (rural-libéral)
Ce parti était auparavant en faveur des subventions et du protectionnisme et il était opposé farouchement à l'énergie nucléaire. Mais il était également en faveur de la décentralisation, de droits de propriété renforcés et de l'esprit d'entreprise. Et sous Maud Olofsson, c'est la dimension centriste qui s'est affirmée. Le parti a mis en sourdine son opposition à l'énergie nucléaire et à la déréglementation de l'agriculture. C'est le parti le plus libéral de la coalition et il est désormais le troisième parti de Suède.Il s'oppose aux tentations par trop sécuritaires, aux modalités de surveillance et il est en faveur de l'égalité des droits pour les homosexuels. En même temps, Centern est maintenant le seul parti qui parle d'ouvrir le marché du travail et il est le plus ardent de tous pour valoriser l'esprit d'entreprise. Il est représenté à Stockholm par le jeune député nouvellement élu, Fredrick Federley qui vante le libre marché et souhaite limiter les prétentions du gouvernement,. Celui-ci est pour la "Flat-tax" et veut supprimer le contrôle des loyers. Il est aussi un fervent lecteur de Ayn Rand.
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Lundi 18 septembre 2006
Sur les mécanismes de fonctionnement du débat à gauche, l'émotion, l'attachement à la cause l'emportent sur la réflexion. Pour Goucho, inspiré par Max Gallo dans l'esprit public sur France-Culture, la carte scolaire était une "vieille lune" libérale. D'ailleurs ce politicien conservateur à tête de turc qu'est Sarkozhy en avait parlé sans susciter d'intérêt. Puis Ségolène Royal a parlé. Tout à-coup, on en débat à gauche comme d'une idée dictée par la raison et susceptible de faire évoluer les choses. Disons-le - tant que Goucho ne nous écoute pas - les privatisations surtout celles de l'énergie, sont de vieilles lunes libérales. La concurrence aussi et le libre-échange, et le droit de propriété et l'ouverture des frontières et la suppression de ces subventions qui font plaisir à quelque lobby d'apparence "social", et la dérégulation... Tout cela n'est que vulgate de dinosaures libéraux. En attendant que Goucho dans un grand élan romantique et social les fasse siennes, on ne va surtout pas lui laisser entendre que les libéraux l'avaient écrit sur leur pierre de touche. Cela pourrait le faire changer d'avis. Toutes ces belles idées que la gauche va réinventer, recycler, digérer à sa sauce, dans le meilleur des cas et avec parcimonie, ne seront que le pur produit du débat critique, de la créativité des membres du parti et de la dynamique de la gauche. Sûrement pas de plusieurs siècles de réflexion libérale dont on sait à gauche qu'elle est complètement dépassée. Comme une vieille lune aigre et poussiéreuse(sic).
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Lundi 18 septembre 2006
L'émission Ripostes du 17.09 est consacrée à l'immigration. De Taubira à Marine Le Pen jusqu'à une députée UMP, Nadine Morano, les différents points de vue s'expriment. Mon intérêt a été éveillé par le jeune représentant du gouvernement de Zapatero, Javier Moreno Sanchez. Celui-ci ébauche le programme de l'Espagne pour juguler l'immigration. C'est une solution d'essence libérale surtout si on la compare aux propositions de Sarkozhy et de Marine Le Pen. Il insiste sur le contrat de travail qui reste le principal discriminant et sur l'idée intéressante d'un visa provisoire de recherche d'emploi. En conclusion, le jeune musicien sénégalais, Didier Awadi, rappelle la nécessité de l'ouverture des marchés internationaux. Comme le disait Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, le même jour sur la même antenne: "La modernité, ce n'est pas être libéral. le libéralisme a été condamné dans le monde entier."
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Dimanche 17 septembre 2006

Oriana Fallaci est décédée. Ses interviews étaient exceptionnels et sans la moindre compromission. Elle ne mâchait jamais ses mots. Cette colère permanente lui a valu d'être brûlée sur l'autel de l'antiracisme européen. Ses derniers brûlots sur l'Islam étaient sans nuances, "écrits avec des pataugas" selon Finkielkraut. (voir dossier du point) Chrétienne et athée, elle avait de l'admiration pour "Ratzinger". Celui-ci l'a finalement reçue début septembre 2005. “Je me sens moins seule lorsque je lis les livres de Ratzinger“. Elle se reconnaissait dans ses mots du pape:  “L’Occident montre une haine envers lui-même qui paraît étrange et peut être considérée uniquement comme un phénomène pathologique; l’Occident ne s’aime plus; dans son histoire il voit uniquement ce qui est blâmable et destructif, et il n’est plus capable de reconnaître ce qui est grand et pur”. 

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