Rémunération de l'auteur

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Samedi 31 mars 2007
Par Le crédule libéral - Publié dans : vu/entendu
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Vendredi 30 mars 2007
"La liberté individuelle, comprenant la liberté des contrats de travail et d'échange
La propriété individuelle
L'égalité de tous devant la loi
L'unité de la loi
L'impôt réel et proportionnel"
Pour Yves Guyot les principes socialistes sont un recul par rapport à la révolution française dont les principes sont résumés ci-dessus. C'est le thème de son livre, écrit début XXème siècle, "Les principes de 89 et les doctrines socialistes". Cette vision de la révolution française à travers le prisme des principes socialistes est particulièrement rafraîchissante. Elle nous redonne une vision enthousiasmante de la révolution française souvent oubliée. Voici les arguments du libéral Guyot, disciple de Bastiat et excellent vulgarisateur de la théorie libérale à travers les grands débats qui ont animé la fin du XIXème et le début du XXème.
1. La révolution française propose que "la loi soit la même pour tous. Tous les citoyens étant égaux sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.". Le socialisme crée le concept de "quatrième état" ou de classe ouvrière. De plus savoir qui est à même de faire partie de cette classe est très subjectif.
2. La révolution avait supprimé les corporations.
Sous la monarchie, la liberté du travail était restreinte . Il existait des privilèges inacceptables pour certaines corporations et quantités de régulations absurdes sur le travail (exemple: la taille des mouchoirs) . Ce fut une des premières actions de la révolution française de mettre à bas en une nuit toutes les jurandes et dirait-on aujourd'hui petites maffias organisées  ou régulations étatiques autour du travail. La description de Guyot de ce qu'étaient ces corporations avant 89 est particulièrement saisissante. Les socialistes en restaurant la liberté d'association à travers les syndicats "entendent reconstituer les vieilles corporations à leur profit. Les meneurs du syndicat se constituent en jurandes comme aux jours d'avant 89. La plupart ne sont des travailleurs que de nom, mais ils prétendent dès lors que tout le métier leur appartient. Ceux qui n'obéissent pas doivent être boycottés... La liberté d'association n'est à leurs yeux qu'un moyen d'oppression... Le congrès des gantiers de Grenoble a déclaré qu'il ne saurait être permis aux ouvriers de prendre des apprentis comme ils l'entendent."
3. La propriété est restaurée par la révolution. "Avant celle-ci, la France jouissait du collectivisme... Les collectivistes socialistes-révolutionnaires demandent la suppression de la propriété individuelle, de manière que le gouvernement de demain puisse se considérer comme Louis XIV, le seul propriétaire de la nation. Les socialistes désirent revenir en arrière en mettant tous les moyens de production à l'État comme auparavant ils appartenaient au roi et aux seigneurs. " Roi père et maître des personnes se chargeait de leur bonheur, sans admettre qu'ils eussent le droit de s'occuper de leurs propres affaires. La Révolution de 89 a brisé ce système. La Convention a renoué cette tradition qui représente le socialisme actuel. Leur conception ? Le gouvernement paternel le plus rétrograde. 
4. La fiscalité
"Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable, elle doit également être répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés." Pour Guyot, au vu de cet article, l'impôt est proportionnel et anonyme car les citoyens sont égaux devant l'impôt. Les socialistes veulent à l'inverse un impôt personnel et progressif. "Dans la conception des socialistes, l'impôt n'est plus destiné à pourvoir aux intérêts généraux de la nation, mais il doit être destiné à encourager telle ou telle industrie, telle ou telle culture, tel ou tel syndicat; à subventionner comme la bourse du travail; à rémunérer les travailleurs en révolution sociale."
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Lundi 26 mars 2007
Il existe comme une machinerie, à la perpétuelle faconde, apte à générer sans fin des critiques au capitalisme. Pour démarrer, la machine fanfaronne sur l'exploitation de l'homme par l'homme. Dès le XIXème, en plein boom industriel, elle avance sans rire que "les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres". Heureusement, la paupérisation des masses sous le capitalisme est démentie par les faits. Le capitalisme à l'Ouest fait rêver et provoque le départ de nombre de dissidents des pays de l’Est. Mao voulant prouver la supériorité du socialisme sur le capitalisme entreprend d'immenses travaux dont les rendements s'avèrent bientôt ridicules. Avec la chute du mur de Berlin, le capitalisme triomphant semblant inaccessible à la critique, la machine, sans se laisser démonter, change de vitesse et invente la notion de néolibéralisme. Ce travestissement lui permet de continuer à pétarader. La machine oubliant la notion caduque d'exploitation insiste sur celle des inégalités, ce qui montre intrinsèquement un changement de paradigme dans un sens positif. "Ainsi les pauvres ne sont plus si pauvres, ce qui est ennuyeux c'est que les riches le sont encore trop". Cet indicateur redoutable permet à court terme d’éviter de parler de l’élévation rapide du niveau de vie sous l’égide du capitalisme, et il peut offrir à la machine le mouvement critique perpétuel. Le libre-échange, s’il ne supprime pas les inégalités de par sa dynamique, n'est pas un facteur intrinsèque de progression des inégalités. De plus, les recherches sur le bonheur des populations montrent que les pays réputés inégalitaires ne sont pas systématiquement les plus malheureux.
La machine ne manquant pas de pistons découvre le réchauffement climatique. « Produit des gaspillages incontrôlés du capitalisme, il risque de tuer des millions de gens dans les pays pauvres. De plus, l'épuisement des réserves de pétrole à court terme, pompées par le Satan américain nous mène à la catastrophe. » Si le capitalisme n’a pas le monopole des catastrophes écologiques, bien au contraire, on s'apercevra bientôt que les capacités d’innovation du capitalisme le rendent à même de juguler les conséquences du réchauffement planétaire. En attendant, Chavez, producteur de pétrole et gros client de la machine, ne se prive pas d'utiliser le réchauffement climatique pour diaboliser le capitalisme. Ce dernier argument s'accompagne d'une remise en cause des fondements du capitalisme sur le modèle de la croissance. La machine parle de croissance zéro ou négative. Proche de déglutir et suintant l'huile, la machine ronronne en arguant que « ce capitalisme prend le citoyen pour des enfants en lui offrant trop de liberté pour consommer ». Puis montant encore les tours, la machine sur le mode « Savonarole » parle parfois de décadence de l’occident capitaliste en employant des images fortement symboliques comme celle du "veau d'or".
En moins grave et plus drôle, la machine, en régime de croisière, impute l'obésité à la crise du capitalisme. Elle l'associe parfois aux inégalités arguant que l'obésité tue les plus pauvres comme les accidents de la route tuent plutôt les ouvriers que les cadres. La machine aime à culpabiliser au moment des fêtes de Noël. Elle rue contre la publicité et la surconsommation, mais cela ne dure pas car les mécanos ont, eux aussi, envie de boire une coupe de champagne.
Face à ce capitalisme inoxydable, la machine se déploie sur plusieurs dimensions en laissant entendre que le racisme, dont la définition a été implicitement étendue, serait une des composantes intrinsèques du capitalisme comme la critique marxiste pensait que le fascisme après la seconde guerre mondiale était inhérent au capitalisme. La machine insinue que ce dernier « engendre les discriminations par l'intermédiaire de son bras armé, le patronat ». On verra que les réglementations des États, provoquent souvent plus d'inégalités encore qu'un marché libre. Même si au XXIème siècle, les pays occidentaux considéraient les Africains comme inférieurs - on se remémorera les Expositions universelles à Paris- l'évolution a plus trait à l'histoire coloniale, à une arrogance paternaliste qui consistait à penser que la Civilisation des lumières avec un grand C allait faire évoluer les peuples (ou bien une réaction d'amour-propre nationaliste après la défaite de 1815), plutôt que le libre-échange, la simple liberté et le respect des droits de propriété préconisés par le capitalisme libéral. À propos du colonialisme, la machine déclare, péremptoire, que l'occident est devenu ce qu'il est en pillant les richesses naturelles des pays colonisés. Comme les anciens pays colonisateurs ne sont pas aujourd'hui les plus riches, on admettra bientôt que l'erreur de la colonisation n'a pas eu pour conséquence un enrichissement direct des pays qui l'initièrent, et que le capitalisme en avait moins besoin pour sa survie que les politiciens qui étaient aux commandes de l'État ainsi que quelques marchands sans scrupules. On démontrera aussi comme en témoignent les batailles sur le protectionnisme que c'est le manque de capitalisme qui s'avère un frein à l'expansion économique du continent africain. Si l'adage "les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres" est remis au goût du jour, c'est pour l'étendre à la planète entière afin de le rendre plus difficile à appréhender. On verra également que les multinationales ne pillent pas sans vergogne les pays africains ou latino-américains mais, que dans un marché libre, elles sont un des pivots de la croissance, une aide et une ouverture indispensable à ces pays.
La bataille des arguments reste rude. Vues sous un angle positif, les revendications sont en elles-mêmes des allégeances déguisées au capitalisme. Ainsi la doléance demandant à l'occident de s'excuser, si elle cache parfois les turpitudes des politiciens qui la formulent, considère intrinsèquement que l'occident ne colonise plus. À l'inverse, les Tibétains ne sont pas près de demander aux Chinois réparation. Les réclamations qui expriment le désir de sortir de la pauvreté sont en elles-mêmes des appels du pied au capitalisme. Les flux migratoires témoignent également d'un désir de liberté et d'assise matérielle que seul le capitalisme est à même d'offrir.
Même si, les nostalgiques du totalitarisme et les enfants gâtés du capitalisme devront faire preuve de plus en plus d'imagination pour alimenter la machine, il leur reste toujours des ressources insoupçonnées. Le capitalisme doit avoir la peau dure. Pourtant, il y a largement de quoi critiquer dans ce capitalisme d'aujourd'hui. Au lieu de s'épuiser en de vains combats qui consistent à le dénier, le militant avisé pourrait plutôt focaliser son énergie sur les moyens de l'améliorer et de le rendre encore plus efficace pour lutter contre la pauvreté. Peut-être tient-il toujours debout tant qu’à un moment donné les peuples font des choix rationnels vers leur bien-être plutôt que vers l'enfer ? Comme le soulignait l'institut Turgot (Think Tank libéral français): "L'avancée spectaculaire de l'humanité depuis la Révolution industrielle grâce à la libre entreprise est abusée par une virulente propagande anticapitaliste." C'est le moins que l'on puisse dire !
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Vendredi 23 mars 2007
Le paradigme du bonheur à somme nulle est ancré dans notre vision du monde. Il est difficile de considérer qu'un gain ne s'accompagne pas d'une perte par un jeu de vases communiquants. Au plan macro, il se distingue par exemple à travers notre vision du réchauffement climatique et de l'écologie. Dans notre subconscient, il apparaît impossible que nous ayons un si important niveau de vie sans piller d'une certaine façon, les ressources naturelles de la planète, voire sans dégréver en négatif l'avenir de celle-ci. Dans ce paradigme, le réchauffement climatique apparaît à point nommé pour nous punir de notre trop-plein de richesse et mettre en exergue notre sentiment de culpabilité. Au niveau international, notre richesse, forcément arrogante ne peut que provenir, non pas d'une ténacité à améliorer notre productivité de chaque jour mais plutôt d'un pillage récurrent des ressources des pays les plus pauvres de la planète.
Au plan national et social, la lutte des classes suppose que si le patron s'enrichit, c'est en exploitant la sueur de ses employés. "L'effort humain porte un bandage herniaire et les cicatrices des combats livrés par la classe ouvrière contre un monde absurde et sans loi." Disait magnifiquement et pompeusement Jacques Prévert. Au plan personnel, ce paradigme du jeu à somme nulle apparaît parfois sous l'expression d'une jalousie mal placée impliquant un manque de générosité. Exemple: un professeur peut se vexer qu'un de ses élèves apprécie le cours d'un collègue autant que le sien. Ainsi, la jalousie que ressent ce professeur, sentiment bien humain est malvenue si ce professeur considère que le fait que l'élève apprécie un autre professeur n'enlève rien à ses qualités personnelles d'enseignant et ne lui fera pas forcément de l'ombre. L'amour d'un enfant pour sa mère ne s'accompagne pas du même désamour pour son père. Ainsi l'amour n'est pas un jeu à somme nulle. L'amour de l'un ne suppose pas que l'autre en soit dépourvu d'un même rapport. De la même façon, notre ambition au bonheur ne se paie pas d'un malheur équivalent pour une autre personne, bien au contraire. Notre richesse est un moteur de nature à tirer les autres dans le même sens. S'il y a des gens heureux, ce n'est pas forcément au détriment des autres. La porte est ouverte...
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Mardi 20 mars 2007
Cet article provoquant de l'Institut Constant de Paolo Pamini:  "Les syndicats appauvrissent les employés". Extraits "Selon le mythe, les syndicats auraient contribué à la hausse des salaires et à de meilleures conditions de travail. Dans une économie relativement libre, les salaires tendent à croître nécessairement. Le protectionnisme des emplois contribue directement ä la fossilisation du marché du travail et au chômage. Cette vérité s'observe particulièrement là oú les syndicats bénéficient de privilèges locaux étendus, comme en France, en Allemagne et en Italie. Le chômage y est anormalement élevé, en particulier chez les jeunes, en raison du coût surfait du travail, qui dissuade les employeurs d'engager davantage de personnel, voire les incite ä délocaliser. La Suisse a pu éviter jusqu'ici les dégats d'un syndicalisme exacerbé. Ce n'est pas par hasard si les salaires y sont en moyenne prés de deux fois plus élevés qu'en France. La tendance actuelle à la radicalisation des syndicats suisses est d'autant plus grave que la Suisse a fait l'erreur, dans sa nouvelle constitution, de rendre licite la grève et le lock-out, deux pratiques qui ne sont rien d'autre qu'une spoliation des propriétaires de l'entreprise. Les syndicats n'ont rien à faire valoir à leur actif. Même la diminution du temps de travail est une conséquence du progrès économique, l'augmentation de la productivité requérant moins de travail pour obtenir le même résultat.
Les employeurs ont également un intérêt évident à offrir à leurs employés des postes de travail sûrs et adaptés... Mais cela ne vaut bien sûr que sur un marché du travail libre et concurrentiel, ce que les syndicats sapent sans relâche en préconisant maintes réglementations.
Le syndicalisme est un phénomène historique dépassé, issu de mythes économiques depuis longtemps réfutés. Que les syndicats  ne servent à rien se reflète aussi dans la diminution constante de leur nombre de membres en dépit d'une population active qui n'a cessé de croître: la proportion syndiquée n'atteint pas plus de 18%, dont la plupart travaillent dans le secteur public. Un employé syndiqué paie à ses protecteurs entre 300 Francs et 600 francs par an: il serait mieux inspiré de garder cet argent pour lui."
On pourra lire la charte fondatrice d'Amiens, victoire des syndicalistes "modérés" français sur les Guesdistes qui propose : "le syndicat prépare l'émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l'expropriation capitaliste..." Ce sujet fait également débat aux USA ici et.
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Samedi 17 mars 2007
Goucho peut se moquer. En lisant Harmonies Économiques de Bastiat, je me sens comme une espèce de dévot, grappillant nombre de réflexions qui s'applique à notre présent. On trouvera dans le chapitre du moteur social cette diatribe contre ceux qui refusent de croire dans la dynamique d'organisation spontanée des masses. (pour reprendre le vocabulaire de Goucho)
"On ne souffrira pas d’oisifs dans la république ; on distribuera convenablement la population entre les villes et les campagnes; On avisera à ce qu’il n’y ait ni des riches ni des pauvres, etc., etc."

Ces formules attestent chez ceux qui les emploient un orgueil incommensurable. Elles impliquent une doctrine qui ne laisse pas au genre humain un atome de dignité.
Je n’en connais pas de plus fausse en théorie et de plus funeste en pratique ; Sous l’un et l’autre rapport, elle conduit à des conséquences déplorables. Elle donne à croire que l’économie sociale est un arrangement artificiel, qui naît dans la tête d’un inventeur. Dès lors, tout publiciste se fait inventeur. Son plus grand désir est de faire accepter son mécanisme ; Sa plus grande préoccupation est de faire detester tous les autres, et principalement celui qui naît spontanément de l’organisation de l’homme et de la nature des choses. Les livres concus sur ce plan ne sont et ne peuvent être qu’une longue déclamation contre la Société.."
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Mercredi 14 mars 2007
La gauche est adroite: elle laisse la droite se débaucher à gauche.

Concile du PS 2: La petite nonne du Poitou est devenue mère supérieure.

Besson a démissionné après avoir surpris Ségo et François sur un coin de table.

Ségolène est mal élevée, sauf dans les sondages.

Ségo en garde sous la pédale avant de fondre sur le blairo-conservateur américain, toujours maillot jaune.

Les Français réhabilitent Marie-Antoinette: l'amant de Ségolène s'appellerait Louis.

Programme: Ségo a le sens de l'égoutte à goutte.

Ségo lance la Bib'révolution.


Ségo sacrée carafon par les Français!

Avec Ségo, les patrons vont être soumis à l'amende religieuse.

La télé: Ségo est complétement allumée.


Les éléphants ne barrissent plus. Ils s'égosillent.


ENA : voie Royal.

Sarko n'a pas fait l'Ego National d'administration.

Les intellectuels: je suis de gauche mais je m'éloigne!

Le Pen, dans un creux, s'adresse aux Francais de louche.

Hollande a-t-il une maîtresse d'école ?

Anti-tabac: Sarko prise du risque.

Sarcophage: Ségo pour les bigots de gauche va mettre en boîte tous les machos de droite.

Chiffrage: Besancenot est-il franc-comptable?

Le programme des candidats est flou à lier.

Eco-syllogisme : énucléer les centrales pour faire fondre le réchauffement.

Hulot: achèter des fonds éthiques pour enfouir les déchets de promesses toutes faîtes.

Bové, le libertartare, se goinfre de sucre Gandhi, de Martin Burger King tout en invoquant Nestor Macdonald.

OGM: l'extrême fauche.

Transfert: Nous, Français, avons besoin d'une psychanalyse où la figure tutélaire ne serait pas la mère, mais l'État!

Journal No 1
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Mardi 13 mars 2007
Mon voisin serbe observe de loin la campagne présidentielle. Pour lui, les Français ne voteront jamais pour Sarko. Trop risqué! À gauche, Goucho est sur un nuage. Il pense que Sarko a déjà perdu l'élection. Sarko se disperse de plus en plus. Ségo face à lui au deuxième tour n'en fera qu'une bouchée. A chaque passage télé, elle casse la baraque. Pour le moment, elle rassemble à gauche. Demain, elle plongera au centre. A la manière de Mitterand. Le danger pour elle, serait de croiser le fer avec Bayrou au second tour. L'effritement de Sarko, peu visible pour l'instant, se devine dans les progrès de Bayrou dans les sondages. Ceux-ci mesurent la défiance des Français envers Sarko. Bien sûr, pour Goucho, les sondages ne sont actuellement pas représentatifs. Ils sous-estiment la gauche.  Pour étayer cette analyse, on écoutera avec Emmanuel Todd les Matins de France-Culture d'hier matin (Audio ici). Rien de nouveau sous le soleil si ce n'est !

D'autre part, Emannuel Todd est devenu dans cette campagne, le héraut du protectionnisme. Voilà qui a le mérite de clarifier le débat et de le rendre intéressant. On y apprend que Villepin en patriote économique, était convaincu, mais que Chirac, étrange caméléon libéral, a freiné. Celui qui a manifesté le plus clairement son attachement au protectionnisme, c'est Le Pen, pour l'instant. Comme le libéralisme, le protectionnisme n'est ni de gauche ni de droite mais il constitue une ligne de clivage importante.
Par Goucho - Publié dans : vu/entendu
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Lundi 12 mars 2007
Daniel Pipes analyse le risque islamique dans un article paru sur le site de la Revue Militaire suisse. "Islam : les options peu engageantes de l'Europe". La technique de l'analyse des risques est largement utilisée en management et en organisation d'entreprise. Elle semble être une technique inexistante en stratégie politique en France. Daniel Pipes examine trois scénarios concernant l'Islam au sein de l'Europe.
Scénario A: Règne musulman
L'Europe est islamisée, elle se soumet sans résistance à l'Islam.
Scénario B: Expulsion des Musulmans
Ce scénario veut que les Européens n'acceptent aucune inflexion au mode de vie Européen. Le mouvement anti-immigration se durcit. Le multiculturalisme est rejeté.
Scénario C: Intégration des Musulmans
Les Européens autochtones et les immigrants musulmans trouvent un compromis et vivent harmonieusement ensemble.
Pour Daniel Pipes, le scénario C est improbable. "Les Musulmans cultivent des revendications et des ambitions conflictuelles à l'égard de leur voisin indigène. Fait inquiétant, chaque génération semble plus aliénée que la précédente... Comme le résume le commentateur américain, il est difficile d'imaginer un autre scénario pour l'Europe occidentale que l'Islamisation ou la guerre civile." On peut considérer Daniel Pipes pour un odieux néoconservateur et considérer son analyse comme nulle. Néanmoins, au vu d'un sondage paru dans l'Economist. Il semble exister aux alentours de 23% de musulmans en France qui considèrent le conflit comme inévitable. On pourrait donc sans le moindre souci de polémique évaluer le risque de guerre civile en France à 23%. D'autant plus que ce risque n'est pas entièrement dépendant de la politique française mais de la situation internationale, il est donc à prendre en compte avec sérieux.

Néanmoins, le consensus le plus apparent en France adhère au scénario C. On en parle peu, mais c'est le scénario qui est le plus implicitement envisagé. Il n'a pas réellement fait l'objet de débat politique ces dernières années du fait notamment de l'ostracisation du Front National. La laïcité est le maître mot de la mise en oeuvre de ce scénario. Les moyens de le mettre en oeuvre sont parfois différents. Ségolène Royal envisageait il y a quelques mois une application stricte du concept de la laïcité jusqu'à la disparition des signes chrétiens dans les salles de classe.  Le procès de l'affaire Redecker a permis de montrer heureusement quelques limites au delà desquelles les Français ne sont pas prêts à aller. Le scénario de l'intégration ("can find common ground") semble donc faire consensus à hauteur de 70 % en termes d'occurrence de risque. C'est également l'idée qui prédomine dans ce blog. Le scénario C est le plus souhaité et le plus probable. Souhait n'étant pas forcément réalité, il convient de rester vigilant. Si le scénario souhaité s'avérait impossible, afin d'éviter le scénario A, le scénario B conduirait à une guerre civile. Il est donc nécessaire de continuer à évaluer le risque de guerre civile. Il est également intéressant de noter que des spécialistes américains du Moyen-Orient comme Daniel Pipes, aussi néoconservateur soit-il, l'évalue à plus de 50% de probabilité de se produire.
On pourra lire également l'article de Daniel Pipes où il cite Jean-François Revel: "La grande faiblesse de l'Occident, comme Jean-François Revel l'a déjà indiqué, consiste en cette haine de soi qui va jusqu'à rejetter les fondations philosophiques, économiques, et politiques qui ont permis l'émergence de la civilisation occidentale."
Par Le crédule libéral - Publié dans : questions
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Samedi 10 mars 2007
On écoutera ce débat intéressant à l'Université de tous les savoirs entre Thomas Piketty et Alain Madelin en octobre dernier.
Thomas Piketty n'est pas pour l'augmentation de la pression fiscale mais plutôt pour sa stabilisation. Il dénonce l'opacité des impôts en France et insiste sur leur faible valeur (3 % du PIB) par rapport aux autres pays. Il vaut mieux alléger les prélèvements sur le travail plutôt que les impôts. Il existe des prélèvements peu justifiés et opaques. Il existe des prélèvements pour la redistribution ainsi que pour les dépenses de l'état qui eux se justifient. D'autres émanent d'une logique d'assurance-chômage et santé personnelle. On a adopté le système de répartition car on a considéré que les marchés financiers étaient peu fiables pour conserver les avoirs financiers sur 30 ans. Dans le cas des retraites, ce que les gens cotisent, ils le touchent plus tard sous forme de revenu différé. Ainsi, le système de retraite complémentaire des cadres est l'exemple d'un prélèvement qui ne rapporte rien et plutôt coûteux pour la collectivité.  Le système de retraite par répartition marche ainsi sur la tête pour les gros salaires. Alors que ces cadres préféreraient le plus souvent gérer eux-mêmes leur financement retraite. Les prestations familiales, elles, sont relatives à une solidarité nationale. Ces dépenses devraient porter sur toutes les formes de richesse et non uniquement sur les salaires.
Alain Madelin lui, parle de prélever moins et mieux pour augmenter la croissance. Les pays nordiques, s'ils ont de forts prélèvements ont ouvert leur service public à la concurrence et investissent plus. Pour preuve, si on veut créer des emplois, il faut créer un statut fiscal dérogatoire. On prélève mal aux deux extrêmités de l'échelle des revenus. Dans la partie haute de l'échelle des revenus, on dégrève les investissements, on décourage les initiatives. Pour les revenus les moins qualifiés, on laisse les pauvres comme "dans une bouteille" dont il est très difficile de s'échapper. Les allègements sont le plus souvent mal ciblés. C'est la smicardisation. La sortie du système de l'aide sociale est parfois contreproductive. L'endettement n'est pas condamnable s'il correspond à des investissements et s'il n'excède pas nos capacités de remboursement. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Une approche moderne consisterait à accepter les inégalités fécondes et motrices de notre économie. L'impôt devrait être allégé et simplifié.

Le débat entre les deux hommes est vif par la suite... La diminution des prélèvements devrait se faire sur un point de PIB par an sans déficit tout en dopant la croissance, à la manière de l'Espagne. La croissance est un facteur important. Piketty tente de justifier l'immobilisme ainsi. "C'est plus compliqué que cela !" répète-t-il. La croissance étant proportionnelle aux dépenses, il est difficile de descendre la pression fiscale. Paradoxalement, Piketty défend la médecine libérale à la française qui à la fois associe une logique de concurrence et une logique d'égalité. Au contraire, pour Madelin, l'économie de la santé est extrêmement régulée et tarifée. On lira la position d'Alexandre Delaigue sur Libération, plus proche de celle de Piketty. Celle de Jean-Pierre Chevallier plus proche de Madelin et... Sarkozy.
Par Le crédule libéral - Publié dans : vu/entendu
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