On pourra regarder Ripostes. "Le libéralisme stop ou encore!". Le titre peut laisser entendre qu'avec Sarkozy, nous baignons déjà dans un trop-plein de libéralisme. Le principal reproche qui est
adressé au libéralisme désormais est, les rémunérations disproportionnées des patrons. Cet avatar est sans doute plus le symptôme d'un capitalisme d'état se ravitaillant à l'aune des entreprises et
grapillant les miettes de l'État qu'une dérive d'un soit-disant libéralisme.
Dans le registre USA, on regardera avec intérêt les deux apparitions de Guy Millière (Voir sa réaction ici et là) face à Susan Georg dans "Ce soir ou jamais" (1 et 2). On s'y amusera des prises de positions à la manière d'un libéralisme de gauche de Ted
Stanger.
En écoutant sur France-Culture, la longue interview d'Elia Kazan,
"Moral Hero", qui montre que la plupart
des artistes de l'époque rêvaient du communisme, en prenant en compte le fait que Rosenberg n'était pas un gentil militant du PC américain. En écoutant sur la TSR2 l'histoire de l'écrivain Howard
Fast engagé au PC américain, comme beaucoup d'intellectuels européens, je constate que l'influence communiste n'était pas minime aux Etats-Unis au sortir de la guerre. Howard Fast admettant qu'il
s'était trompé, démissionna le lendemain de sa prise de connaissance du rapport Kroutchev. Connaissant le cynisme des services secrets communistes, on peut s'attendre à toutes sortes de
manipulations au cours de cette guerre froide. Il convient sans doute de regarder cette période avec plus de distance. Même si il n'y avait pas de quoi en faire un tel "fromage" comme l'a fait le
pathétique McCarthy, n'hésitant pas à travestir la vérité jusqu'au ridicule pour parvenir à ses fins. les gens étaient condamnés non pas sur des faits mais sur des
idées. Citons Ayn Rand, écrivain libéral et chantre du capitalisme: "Je n'ai jamais entendu
parler du liste noire des communistes, mais je sais beaucoup concernant la liste noire des conservateurs tenue par les rouges. L'enquête dans laquelle j'étais impliquée eut lieu en 1947. C'était
avant l'aire McCarthy qui n'était pas impliqué."
Selon Jean-Pierre Chevallier, à l'inverse de Fillon, qui raille le pseudo-libéralisme des pays riches,
remettre de l'argent dans l'économie est une forme de libéralisme. "C'est du libéralisme car ce sont 150 milliards de dollars qui retournent dans la poche des Américains à qui l’Etat
restitue une partie des impôts qu’ils ont déjà payés. Moins d’impôts, moins de taxes, c’est du libéralisme !"
"Le texte de loi est irrecevable : comme le texte précédent sur la recherche, ce texte portant sur l'enseignement supérieur est sourd aux attentes de la communauté universitaire
et ne vise qu'à imposer la logique libéral d'un univers concurrentiel aux universités." Les syndicats d'enseignants protestent contre le projet qui consiste à leur demander deux matières à enseigner plutôt qu'une. Les enseignants français (ou
plutôt leur syndicat) ont sans doute déjà une tête trop pleine d'une seule matière et refuse d'en engranger une seconde. Je ne voudrais pas être à la place des gratte-papiers qui doivent gérer les
affectations. Il doit y avoir des casse-têtes qui laissent plus d'un prof en attente pendant que subsistent des trous béants.
Prenons le cas de la Suisse et sans doute de nombre de pays en Europe, les enseignants (parfois formés en France) ont deux matières à leur actif depuis belle lurette. Qui fait Anglais, fait parfois
Histoire de l'Art ou Allemand. Et pire encore, il peut être appelé à 7h30, un lundi matin pour faire un remplacement de Français au pied levé, même si cette matière n'entre pas dans ses
compétences. Ceci permet une plus grande flexibilité et aussi sans doute une plus grande fraîcheur, les expériences des deux matières se nourrissant l'une l'autre. Les enseignants français sont des
dinosaures, promis à une belle mort ils refusent d'avoir deux cordes à leur arc et de s'adapter à toute nouvelle donne.
Il y a deux siècles, les artistes engagés en politique comme l'était Lamartine réagissaient comme aujourd'hui: peu connaisseur en économie, donnant toute leur confiance en l'Etat.
Dans sa correspondance, Bastiat s'adresse à Lamartine et tente de lui faire comprendre que cette charité demandée à l'Etat est vaine et contreproductive. "Vous proclamez le droit au travail, vous l’érigez en principe; mais, en même temps, vous montrez peu de foi dans ce principe. Voyez en effet dans quelles étroites limites vous circonscrivez
son action. Ce droit au travail ne pourra être invoqué que dans des cas rares, dans des cas extrêmes, pour cause de vie seulement (propter vitam), et à la condition que son application ne créera
jamais, contre le travail des industries libres et le tarif des salaires volontaires, la concurrence meurtrière de l’Etat. Réduites à ces termes, les mesures que vous annoncez sont du domaine de la
police plutôt que de l’économie sociale...
Vous reprochez à l’école Libérale d’être cruelle… Vous dites :" que l’état adopte les enfants trop nombreux. Voilà, certes, qui est bientôt décreté. Mais avec quoi, s’il vous plaît, les
entretiendra-t-il ? Sans doute avec des aliments, des vêtements, des produits prélevés sur la masse sous forme d’impôts, car I’Etat, que je sache, n’a pas de ressources à lui, indépendantes du
travail national." L’Etat ne déplace pas seulement les capitaux, il retient une partie de ceux auxquels il touche; et trouble l’action de ceux qu’il ne touche pas. De plus, la nouvelle distribution
des salaires est moins équitable que celle à laquelle présidait la liberté, et ne se proportionne pas, comme celle-ci, aux justes droits de la capacité et de la moralité
vous ne pouvez servir deux maîtres. Vous ne pouvez travailler à la simpliticalion du pouvoir, demander qu'il ne touche " ni au travail ni à la conscience, et en même temps qu’il prodigue
l’instruction, qu’il colonise, qu’il adopte les enfants trop nombreux, qu’il s’interpose entre les masses et leurs misères. Si vous lui confiez ces taches multipliées et délicates, vous
l’agrandissez outre mesure; vous lui conférez une mission qui n’est pas la sienne; vous substituez ses combinaisons à l’économie des lois sociales ; Vous le transformez en "Providence qui ne voit
pas seulement, mais qui prévoit; vous le mettez à même de prélever et de distribuer d’énormes impôts; vous le rendez l’objet de toutes les ambitions, de toutes les espérances, de toutes les
déceptions, de toutes les intrigues; vous agrandissez démesurément ses cadres, vous transformez la nation en employés ; en un mot vous êtes sur la voie d’un fouriérisme bâtard, incomplet et
illogique… Inscrivez sur votre bannière "Société libre, gouvernement simple."
Depuis que j'ai souscrit un abonnement à une chaîne internet via ADSL (en Suisse, pour ma part) ma
vie d'"audimateur" a changé. Le logiciel a complètement transformé mon rapport à la télévision. Adieu, les regards légumiers et indifférents, adieu les émissions de routine qui tuent le
temps sans correspondre à ce qu'on a envie d'écouter sur le moment. Désormais, je ne regarde plus que ce que je choisis. Il m'est possible d'enregistrer les émissions qui passent à des heures
tardives et de les voir quand bon il me semble, d'en changer la langue. Désormais, grâce au disque dur contenant jusqu'à 100 heures de programmation, je ne regarde plus que
les émissions qui m'intéressent. Il m'arrive finalement assez peu souvent de regarder le direct. L'interface Homme-Machine fournie me permet de naviguer dans la liste des
quinze jours à venir, de faire des recherches par mot clé, d'enregistrer des séries d'émission. Je me sens plus responsable face au tube cathodique ou du moins ce qu'il en reste. Cerise sur le
gâteau, je passe rapidement sur les pubs. En gros, je vois plus de choses, je fais le tour du monde, je suis plus attentif et je gagne du temps!
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Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!