Rémunération de l'auteur

Rémunération de l'auteur

Mercredi 31 janvier 2007
Par Le crédule libéral - Publié dans : vu/entendu
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Mercredi 31 janvier 2007
Il y a deux sortes de droit à la Paresse. Le droit à la Paresse "socialiste" qui grâce à la bienveillance d'un état salvateur me pousse à prendre des congés. Il me reste à vivre de peu sans avoir trop d'ambition grâce aux salaires (faibles mais sûrs parfois) que mon travail dans cet environnement réglementé finit par me délivrer...
Le droit à la paresse de type capitaliste est celui qui peut m'être octroyé par une épargne bien pensée ou par la revente d'un bien sur le marché. Ce dernier type de paresse est un choix à portée de plus en plus de citoyens dans un système capitaliste à plein régime.
L'émission à laquelle participait Jean-Louis Caccomo dans le Grain à Moudre sur le thème du pouvoir d'achat a été peu enthousiasmante. Ce n'est pas la faute de JLC qui s'est peu exprimé: "On ne décrète pas une augmentation du pouvoir d'achat. On ne peut avoir du temps libre et du revenu que si on augmente la productivité...". Celui-ci a même du avaler son chapeau pour ne pas exprimer son désaccord en fin d'émission devant des intervenants qui justifièrent un droit à la paresse par la pollution engendrée par le travail, la compétition individuelle destructrice des relations sociales, l'Amérique laborieuse...
On gardera en mémoire la dernière intervention de JLC reprenant à son compte les théories de Bastiat sur capital et travail. (Harmonies Economiques) "Les actionnaires et les dividendes ne sont pas un revenu indu. Le capital est du travail cumulé. Séparer capital et travail c'est entrer dans un clivage marxiste qui n'est pas pertinent." On lira le message de JLC à propos de l'émission, à réécouter ici.
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Mardi 30 janvier 2007
Dans la bande à Bonnaud, Catherine Nay à propos de sa biographie de Sarkozy, invoque la période 86-88 où la France aurait été (la plus) libérale. Cette embellie aurait valu à Chirac la perte de la présidentielle 89 notamment à cause de la suppression de l'ISF. Sur les statistiques, on remarque que cette courte période aurait coïncidé avec une petite baisse de chômage. (On téléchargera l'extrait ici).
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Dimanche 28 janvier 2007
Mes amis comédiens sont très occupés avec le problème de l'intermittence. L'un fait une journée de garde-à-vue, soupçonné d'avoir fraudé en faisant passer des cours dans les écoles pour des contrats de prestations. L'autre fait passer l'information ci-dessous comme une nouvelle de première importance après l'ajournement du vote concernant la loi où l'on voit la droite manoeuvrer pour noyer le poisson... "Le seul espoir, ce serait une niche PC ou UDF avant les présidentielles. Quand les médias en son temps parlaient de la violence de nos interventions (comme Starac), quand Rddv parle de la violence à son encontre cet été à Avignon, j'aurais envie de leur dire que j'ai vécu une matinée très violente : violence de la désinformation, violence des mensonges, violence des roublardises, violence des petits arrangements entre amis, violence du non-respect du travail commun et hors du commun effectué dans l'enceinte de l'assemblée Nationale, violence de la basse manoeuvre procédurière de monsieur accoyer (exécuteur testamentaire du gouvernement assujetti au medef). La dernière intervention de Noel Mamère sur "le fossé qui se creuse entre les citoyens et la politique " était digne. Après ces pratiques mafieuses, que la classe politique ne s'étonne pas du dicton populaire: tous pourris!."
L'État à travers le gouvernement Jospin dans les années 2000 a fait le choix de traiter le spectacle comme une cause nationale. Il a introduit la notion "innovante" d'intermittent du spectacle. Il aurait pu dans sa soif de donner un coup de pouce à certains domaines, choisir l'environnement, la recherche ou autres.
On devrait s'attendre d'ors et déjà à une véritable invasion du "spectacle vivant" français exportant ses compétences et transformant bientôt en richesse exemplaire cette hardiesse extraordinaire portée sur la culture. On pourrait s'attendre dans les années à venir à l'émergence des compétences acquises lors de ces explorations nouvelles de création théâtrale et de spectacles de rues. Petit exemple symptomatique, on pourrait s'attendre à une nouvelle littérature sur la création, témoin de l'émergence des compétences nouvellement acquises. Les discours des gens de théâtre à la radio n'ont souvent rien à voir avec la pratique journalière des acteurs. Aujourd'hui, en dehors des nombreux textes d'auteurs, si vous cherchez un guide pour mener une répétition théâtrale, réussir un casting, échauffer les acteurs pour les mettre en état de création, apprendre à faire une mise en scène, il faudra vous lever tôt car ces livres sont rares. Nombreux par contre sont les livres autobiographiques sur les aspects anecdotiques de la vie de l'acteur, sur la décentralisation théâtrale, sur l'histoire du festival d'Avignon ou de telle ou telle troupe héroïque. Mais si vous voulez découvrir le théâtre par la pratique, les livres sont aussi rares que des perles dans l'océan.  Il vous faudra vous tourner vers la littérature théâtrale des États-Unis où le théâtre est vivant et dynamique, se nourrissant allègrement à la mamelle du théâtre amateur qui est celle de la passion et de l'innovation.
L'Etat dans sa grande mansuétude a enlevé au comédien un de ses moteurs: la prise de risque. Ce n'est plus la recette qui guide désormais l'art du spectacle. L'État offre désormais au comédien un confort unique au détriment d'autres domaines sans doute plus productif pour l'économie française. Il rend le comédien dépendant de l'Etat, avec une ribambelle de nouvelles occupations comme la signature de pétition, l'occupation, la manifestation et le remplissage de formulaires ad-hoc. Ce statut d'intermittent semble faire l'unanimité chez mes amis comédiens. S'il leur permet de se lancer dans l'aventure du spectacle avec une apparente sécurité, il permet aussi aux grosses sociétés de production de jongler avec ce comédien sans vergogne pour les contributions de l'État.
L'intermittence est un droit aujourd'hui devenu aussi naturel que celui de monter sur une scène et toute atteinte à ce nouveau droit -étrange petit monstre hurlant- inventé de toutes pièces par l'État, est une grave atteinte à la liberté et à la culture...
La progression irrépressible du spectacle vivant ne se fera pas. Il y a de fortes chances que cet investissement soit contreproductif pour l'Etat et les Français. "Le financement des intermittents coûte presque 1 milliard d'euros aux salariés du secteur privé." selon Aurélien Véron La nouvelle qualité du spectacle français ouvrira-t-elle un nouveau marché pour justifier un tel investissement? J'en doute. On peut s'imaginer même que dans cette offre pléthorique, le talent original ait encore plus de difficultés pour s'extraire du marché, transformé en panier de crabes.
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Vendredi 26 janvier 2007
"Esclaves coloniaux d'Afrique et d'Asie ; l'heure de la dictature prolétarienne en Europe sonnera pour vous comme l'heure de votre délivrance." Ceci est extrait du manifeste de l'Internationale Communiste de 1919. Ce n'est pas le manifeste des indigènes de la République mais selon Philippe Reynaud ce manifeste a des points commun avec cette bonne vieille logorrhée qui accompagna le communisme."Nous sommes aux côtés de tous les peuples qui luttent pour leur émancipation, contre toute les formes de domination impérialiste, coloniale ou néo-coloniale." Excellent interview de Philippe Reynaud sur l'extrême gauche et en filigrane à propos du libéralisme sur France-Culture ce dernier week-end. (Plus d'info sur ExtrêmeCentre).
Par Le crédule libéral - Publié dans : vu/entendu
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Mercredi 24 janvier 2007
Je me réjouis de lire ce hors-série du point sur le Libéralisme. La citation qui fait le titre de ce message est de Piero Gobetti. Nicolas Baverez, Jacques Marseille, Lucien Jaume, Alain Laurent, Raymond Boudon ont apporté leur contribution. Et si je ne suis pas encore rassasié à relire à cent à l'heure les grands libéraux de ce monde, je pourrais toujours réécouter Raymond Boudon sur Canal Académie.
Par Le crédule libéral - Publié dans : vu/entendu
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Mardi 23 janvier 2007
Croyez-vous qu'il soit facile de ne plus être socialiste?

J'ai dû taire mon arrogance face aux Américains que je prenais pour des imbéciles.
J'ai dû renoncer à mon émotion en évoquant les "avancées sociales" des gouvernements de gauche.
J'ai dû apprécier que l'activité indépendante que j'allais monter était plus porteuse pour la société que ma lutte sans faille contre le patronat.
J'ai dû conclure que la mondialisation n'était pas une mécanique inventée par le capitalisme pour mettre les travailleurs au chômage.
J'ai dû faire confiance à l'humanité.
Croyez-vous qu'il soit facile de ne plus être socialiste?

J'ai dû découvrir que mes meilleurs potes anarchistes, qui se targuaient de profiter des subventions de l'État en refusant de travailler, étaient de tristes maraudeurs.
J'ai dû ne pas rejeter les riches au premier chef et ne pas voir les "pauvres" comme une entité informe de laquelle j'allais me considérer comme le bienfaiteur potentiel, puisque j'étais de gauche.
J'ai dû m'affranchir de ma haine du commerce et des commerçants, ces "Dupont-la-joie personnifiés".
J'ai dû respecter les propriétaires, ces "petits-bourgeois puants", des appartements que je louais.
J'ai dû concéder que la théorie marxiste n'était pas forcément un cadeau pour l'humanité.
J'ai dû admettre que le Chili, ce n'était pas Allende.
J'ai dû accepter le capitalisme comme un bienfait alors qu'il rendait les riches plus riches et plus pauvres les pauvres.
J'ai dû conclure que les multinationales n'étaient pas responsables des difficultés de l'Afrique.
J'ai dû jauger la culture au même titre que les autres domaines et ne plus l'apprécier comme si elle fut universelle, dépassant tous les clivages et prioritaire sur toute subvention.
J'ai dû renoncer à cette posture gourmande qui ânonnait que la panacée était de distribuer gratuitement des allocations, quarante litres d'eau et un abonnement électrique gratuits.
J'ai dû désigner les intermédiaires, du nom de grossiste et de distributeur alors qu'ils étaient des parasites spoliant le producteur.
Croyez-vous qu'il soit facile de ne plus être socialiste?

J'ai dû me crisper lorsqu'il s'agissait de squatter dans l'allégresse militante des appartements inoccupés.
J'ai dû consentir que la propriété, cette invention de la petite bourgeoisie libérale était une forme sophistiquée de l'évolution humaine.
J'ai dû commencer à regarder l'État avec de plus en plus de circonspection...
J'ai dû me rendre à l'évidence que nombre de manifestations auxquelles j'avais participé étaient des attrape-nigauds.
J'ai dû perdre l'amitié de mes copains de gauche pour qui je suis désormais, un damné de droite...
Croyez-vous qu'il soit facile de ne plus être socialiste?

J'ai fait la paix avec mon passé que la lutte des classes a fourvoyé.
J'ai considéré que j'étais libre et qu'en face de moi, il y avait plein d'incertitudes et de lendemains qui dansent...
Par Le crédule libéral - Publié dans : fondations
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Lundi 22 janvier 2007
Pour les héritiers des lumières, il est parfois difficile d'admettre la possibilité du réchauffement climatique qui semble a priori plafonner la notion de progrès. Marc Fumaroli exprime ce dilemme dans Le Point de cette semaine avec un article intitulé: "Querelle de l'écologie, querelle des Lumières".  "Mais que deviennent les lumières, si les bienfaits du progrès matériel sont payés demain par le flétrissement général de l'écosystème planétaire? Et où vont-elles, si une combinaison de saint-simonisme et de socialisme crée des tigres industriels capables de démontrer mieux que son échec irakien, à quel point le libéralisme de la nation pilote n'est pas universalisable?"  Néanmoins, basse vengeance sur le modèle négativo-écologique de société ou sublimation de l'idée de progrès, la lutte contre le réchauffement climatique, si  elle s'avère pertinente, nécessitera de solides efforts d'innovation. Le modèle écologique devra s'accommoder de la prolifération de centrales nucléaires et sans doute de celle des OGMs. En effet, ces derniers permettraient aussi d'économiser les émissions de CO2 dans l'atmosphère. (Ref Norberg)
Par Le crédule libéral - Publié dans : écologie
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Samedi 20 janvier 2007
Le dernier livre de Tzvetan Todorov "La littérature en péril" dénonce l'enseignement de la littérature en France où depuis les années quatre-vingt dix on préfère enseigner à nos gamins le discours critique sur les oeuvres plutôt que l'oeuvre. C'est un peu comme si Grand-mère enseignait le schéma de Propp aux enfants plutôt que de leur conter le petit chaperon rouge; comme si en cours d'anglais, on apprenait la linguistique appliquée plutôt que de parler. On lira à ce propos le résumé de Pierre Assouline: "Après tout, si l’analepse et la prolepse, les six fonctions de Jakobson et les six actants de Greimas l’ont emporté sur une approche moins brouillée de La Nouvelle Héloïse, ou sur une lecture de La Comédie humaine pour elle-même, il semble que le barthésianisme ne fut pas étranger à ce gâchis. Il est vrai que moins de cent pages, c’est court pour un tel examen de conscience, pour le reste aussi eu égard à l’ampleur des dégâts. Todorov les a vécus de l’intérieur puisqu’il a siégé au Conseil national des programmes de 1994 à 2004."
Par Le crédule libéral - Publié dans : Livres
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Samedi 20 janvier 2007
Villepin a-t'il son propre juste? Villepin adoube Harold Pinter. Celui-ci a le Curriculum Vitae particulièrement chargé. Il est vrai qu'il est un homme de théâtre tout à fait respectable. Ce prix nobel de littérature est poète également et aime à partager son amour pour celle de Neruda. Il n'y a pas de honte à être comme beaucoup d'Américains contre la politique de Bush en Irak. Critiquer Israël est encore possible. Ajouter à cela le soutien à Slobodan Milosevic, à Fidel Castro et à Chavez marque le grand homme de lettres. Á côté, le clinquant d'une légion d'honneur fait à peine le poids. J'imagine combien Villepin doit être apprécié des Américains et réciproquement.
Par Le crédule libéral - Publié dans : actualités
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